Entrepreneur chrétien et patriote, il est le nouvel homme à abattre.
Il n’aura pas fallu longtemps à la gauche pour trouver un nouveau bouc émissaire. Après Vincent Bolloré, c’est au tour du discret Pierre-Édouard Stérin de se trouver dans leur viseur. Riche, brillant, conservateur, catholique revendiqué et résolument de droite, Stérin cristallise les attaques. Le politologue d'extrême gauche Thomas Guénolé a donné le ton, sur X : il appelle ironiquement l’extrême droite à acheter des produits de la société Smartbox, dont Stérin est le cofondateur et le premier actionnaire, afin de financer la montée de l’extrême droite en France... Et il tourne en dérision le slogan de l'entreprise en évoquant « le fascisme à vivre ». Un appel au boycott pour attaquer Stérin et ce qu’il représente.
"Si tu es d’extrême droite, offre une #SmartBox à tous tes amis. Offrir une @SmartBox, c’est donner à son propriétaire Pierre-Edouard Stérin plus d’argent pour le Projet Périclès, qu'il a lancé pour soutenir massivement l’extrême droite en France. Smartbox: le fascisme à vivre!" pic.twitter.com/m8tV2THdQl
— Thomas Guénolé (@thomas_guenole) May 18, 2025
Les attaques contre le milliardaire prennent de l'ampleur, à gauche. Une Section carrément anti-Stérin (SCAS) a vu le jour... Son but : alerter sur les œuvres de l'entrepreneur catholique et inciter à agir contre. Dernier combat : s’opposer aux soirées de la Nuit du Bien Commun. Selon ses opposants, Stérin serait partie prenante, en tant que créateur de l’événement, de ces galas de charité. Mais le principal intéressé affirme qu'il n'a plus rien à voir avec ces levées de dons. Les communiqués contre la Nuit du Bien Commun ont malgré tout rencontré un bel écho, dans certaines franges de la presse d'ultra-gauche et dans les associations et groupements comme les Soulèvements de la Terre, Mediapart ou encore le média Blast.
Contacté par BV, un très proche collaborateur de Pierre-Édouard Stérin regrette ces accusations. Selon lui, si le milliardaire avait été juif ou musulman et de gauche, personne ne lui aurait tenu rigueur de ses convictions.
