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mardi 25 juillet 2023

Bonne nouvelle. Construction d’une nouvelle usine de billets. La guerre contre le cash n’est pas perdue !

 

 

 par | 24 Juil 2023 |

La guerre contre le cash n’est pas perdue d’avance.

La preuve avec la construction de cette nouvelle usine de billets qui verra le jour à Vic-le-Comte, dans le Puy-de-Dôme.

« La construction de cette usine, d’une valeur de 250 millions d’euros, qui avait été repoussée à plusieurs reprises par le passé, va finalement avoir lieu.

Lors d’un entretien téléphonique accordé à l’AFP, le directeur général des moyens de paiement de la banque, Erick Lacourrège, s’est félicité pour la construction à venir de la nouvelle usine de billets de la Banque de France. « La décision du Conseil général a été de valider le projet, en soi, c’est une très bonne nouvelle », a-t-il, en effet, déclaré.

Les travaux devraient être lancés dans un avenir proche. Une période de deux mois devrait désormais s’écouler avant le « démarrage en tant que tel de la construction de l’usine », selon le directeur général des moyens de paiement de la Banque de France.

La nouvelle usine du Puy-de-Dôme viendra en remplacement de l’usine actuelle de Chamalières, à côté de Clermont-Ferrand. Sa construction avait initialement été décidée l’été dernier.

Lorsque le projet sera achevé en 2026, la France devrait disposer « du pôle de production publique de billets le plus moderne, efficace et écologique d’Europe », se félicite la Banque de France. L’usine de production de billets actuelle est en activité depuis 1917 à Chamalières. Ce site a désormais « atteint ses limites d’évolution », précise la Banque de France sur son site internet. »

Nous aurons encore besoin de billets pendant longtemps, et il nous faut à tout prix favoriser l’usage de la monnaie fiduciaire.

Les espèces sont une garantie de protection démocratique et d’anonymat.


Source le Parisien.fr ici

mardi 27 juin 2023

« Cash+, le crypto-euro digital dévoilé, un billet de banque numérique qui ne sert à rien ! ». L’édito de Charles SANNAT

 

 

par | 27 Juin 2023 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Je vais vous laisser prendre connaissance du dernier discours du gouverneur de la banque de France qui a dévoilé le nom de la future crypto-monnaie européenne, le « Cash+ ».

C’est beau le Cash +, c’est le cash, mais en version plus… « plusse mieux » je suppose comme disent mes enfants.

Mais de vous à moi, à quoi va servir une telle monnaie « digitale » de banque centrale, puisque notre euro est en réalité très largement dématérialisé. Entre nos paiements en CB, le « sans contact » et les virements que nous nous faisons, les espèces ne représentent plus qu’une proportion très négligeable de nos échanges.

Alors de vous à moi, pour nous, le peuple, les PME, ou même les entreprises plus grandes, ce nouveau machin « cash+ » n’a strictement aucun intérêt est c’est plutôt « cache+ » car oui, on nous cache des choses !

Ces choses que l’on nous cache sont très faciles à comprendre et sont exprimées à demi-mots par le gouverneur de la banque de France.

Ce que l’on nous cache et ce dont on ne débat pas, tourne évidemment autour de la vie privée et surtout du contrôle et de la surveillance.

Selon les propos même du gouverneur de la Banque de France « le « Cash+ » apportera des avantages significatifs par rapport aux billets : il permettra à chacun d’utiliser la monnaie de banque centrale dans le e-commerce, pour les paiements à distance entre pairs (peer-to-peer), ainsi que pour les paiements conditionnels. »

Officiellement, vous le voyez, il s’agit de e-billets de banques que vous pourrez donc utiliser pour vos paiements en ligne. Des paiements en ligne que nous faisons aujourd’hui sans problème avec nos moyens de paiement actuel.

Encore une fois, cet e-billet, cette crypto-monnaie de banque centrale n’apporte strictement rien. Elle ne nous apporte rien ou si peu, qu’il ne faut surtout pas que nos autorités s’embêtent à ce point pour nous la mettre en place.

Alors si cela ne nous sert pas à grand-chose, mais qu’ils y tiennent beaucoup, c’est que les avantages ne sont pas forcément pour la population, mais pour les autorités monétaires et bancaires (sans oublier les autorités politiques), car à terme la suppression du cash physique c’est évidemment la diminution des coûts. C’est aussi la mise en place d’un contrôle monétaire rendant l’évasion fiscale quasiment impossible. C’est aussi dans une vision extrême, le volet monétaire d’un contrôle social potentiel comme en Chine. Votre porte-monnaie numérique, comme votre pass sanitaire pourront être désactivés, rechargés, ou limités. On pourrait même vous le supprimer.

Bref, les dérives potentielles sont telles que c’est un sujet qui mérite, bien évidemment, un débat démocratique et philosophique national.

Voici le texte du discours source Banque de France ici.


La monnaie numérique d’un monde qui change

« Permettez-moi maintenant d’aborder mon second sujet : les évolutions technologiques en cours dans les domaines de la finance et des paiements, qui nous ont amenés, nous l’Eurosystème, à lancer une phase d’investigation sur une monnaie numérique de banque centrale (MNBC) de détail, sous l’égide de la Présidente Christine Lagarde et de mon collègue et ami Fabio Panetta. Si le Conseil des gouverneurs l’approuve, une phase de préparation débutera à la fin de l’année, avant un lancement potentiel et progressif à partir de 2027 ou 2028. J’ai conscience de fouler ici un terrain moins consensuel, à entendre les doutes des banques qui s’articulent autour de deux arguments : (i) la MNBC serait « une solution en quête d’un problème », la question du « pourquoi? », (ii) la MNBC ferait concurrence à la monnaie de banque commerciale.

La finalité : un billet de banque numérique

En ce qui concerne le « pourquoi ? », j’imagine qu’il y a deux siècles, de nombreuses voix remettaient en question la nécessité d’émettre un billet de banque papier – une innovation technique majeure à l’époque – en plus des bonnes vieilles pièces en or et en argent.

dimanche 23 août 2020

La fin du Cash ou le début de l'Enfer


La fin du Cash ou le début de l'Enfer


Pierre MAURYAbonné
Publié le 23 août 2020
Imaginons que, demain matin, le cash ne soit plus disponible, car interdit par l'Etat...
Comment allez-vous fonctionner ?

Vous allez aller au distributeur pour retirer du cash, mais il n'y a plus de distributeur, ou le distributeur ne fonctionne plus...vous allez à votre banque et vous demandez du cash, mais la banque n'a plus de cash...

Vous avez votre carte de crédit, donc vous allez payer votre journal à 2€ avec, chez le buraliste ou la maison de la presse.
Puis vous allez boire un café à 1,80€ et vous payez avec la carte. Etc...
On est Jeudi, étant retraité, votre caisse de retraite vous demande une « preuve de vie » pour être sûre que vous n'êtes pas mort, depuis l'an dernier.
Vous allez à la Mairie la faire remplir et valider.
Rentré chez vous, vous allumez votre PC (encore faut-il en avoir un et savoir s'en servir), vous scannez votre preuve de vie et l'envoyez par email (encore faut-il avoir un scanner sur votre imprimante et un abonnement internet) chez Malakoff Humanis qui, habituellement, vous vire votre retraite sur votre compte bancaire.
Vous pensez alors que vous pouvez aller faire vos courses car votre compte doit avoir été réapprovisionné par Malakoff Humanis.
Arrivé au Supermarché, vous faites vos courses et à la caisse vous payez avec votre carte.
Mais là, oh surprise, vous n'avez pas été crédité !
Vous abandonnez votre caddy, et rentrez chez vous.
Vous cherchez le numéro de téléphone de Malakoff Humanis et vous les appelez.
Mais malheureusement, c'est samedi, et personne ne vous répond.

lundi 8 juin 2020

Avec le coronavirus, c’est la fin des espèces !



 par | 8 Juin 2020 |

« Le coronavirus accélère la fin du paiement cash », c’est ce que proclame cet article du Monde.

« La possible transmission du coronavirus par l’intermédiaire des pièces et billets a favorisé l’accélération des paiements digitaux.
Même si changer les habitudes prendra du temps, cela pourrait faciliter la transition déjà bien engagée vers une société sans argent liquide.
Dans la boulangerie Bo&Mie, à deux pas de la porte Saint-Martin, à Paris, une affichette demande aux clients de « privilégier s’il vous plaît la carte, et notamment le sans-contact », pour plus de rapidité lors du paiement « et par mesure d’hygiène sanitaire ».
Depuis que l’épidémie de coronavirus s’est répandue en France, de tels écriteaux pour déconseiller l’usage des espèces fleurissent devant les caisses des petits commerces et des supérettes.
« C’est à prendre en photo, c’est un moment d’histoire », commente Gilles Grapinet, PDG de Worldline, premier groupe de services de paiement en Europe ».

vendredi 20 septembre 2019

Les réserves de cash au plus haut ! 600 milliards planqués sous les matelas !

 
 
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par | 20 Sep 2019 |

Le degré de confiance dans l’économie est tel que entre 2009 et 2018, le nombre de billets en circulation en zone euro a augmenté de 50% ce qui est considérable, au moment même d’ailleurs où l’on effectue de plus en plus de paiement sous forme digitale !

Alors comment expliquer le passage de 820 milliards en circulation en 2009 à 1 260 en 2018 ?

Simple.
Par les 600 milliards d’euros qui sont stockés par tous les Européens dans les matelas et autres bas de laine sous forme d’espèces !
Ce phénomène démontre à quel point, le cash, est une nécessité et une liberté économique fondamentale.
Avoir vos sous avec vous sous forme de billets, c’est par exemple pouvoir un jour échapper à la taxe que représentent les taux d’intérêt négatifs.
Avoir ses sous avec soi est le meilleur rempart à toute dictature fiscale ou économique, le cash est un contre-pouvoir naturel nécessaire et indispensable à l’équilibre des choses.

C’est pour cette raison que la guerre contre le cash n’est pas prête de cesser… et devrait même
s’amplifier.

Charles SANNAT