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lundi 7 août 2017

Vive le bus !

 


Le 07/08/2017


Nos villes sont de plus en plus envahies par des lignes de bus à l’utilité douteuse, auxquelles des rues entières sont réservées.
 
Parmi toutes les idéologies qui mènent notre société libérale avancée, celle du transport en commun provoque des dégâts urbains dont nous commençons à peine à percevoir les effets.
À l’instar du Paris de madame Hidalgo, toutes les villes de France s’emballent pour cette nouvelle folie, au prix de sommes et de nuisances pharaoniques.
Entendons-nous bien : les transports publics sont nécessaires.
Dans des métropoles aussi peuplées que la région parisienne, comment se déplacer et travailler sans métro, RER, trains de banlieue ?
Toute une catégorie de la population française en est dépendante et il ne s’agit pas de la mépriser. Mais entre la nécessité et l’exclusivité, la marge est énorme.
Et les politiques actuelles sont exclusives.
C’est ainsi que nos villes sont de plus en plus envahies par des lignes de bus à l’utilité douteuse, auxquelles des rues entières sont réservées.
Les commerçants s’en plaignent, à raison, parce que transformer une voie de circulation en boulevard à bus entraîne mécaniquement une baisse de fréquentation commerciale et une dégradation de la qualité urbaine.
Mais, non contentes d’interdire la circulation automobile, certaines communes développent ce que les technocrates appellent des bus « à haut niveau de service ».
C’est-à-dire des bus en site propre, dont la voie, démesurément large, occupe la majeure partie de la chaussée, et dont les véhicules déclenchent à distance les feux tricolores.
Le résultat de cette idée géniale est immédiat : des bouchons incessants, la saturation des voies parallèles et une pollution inconnue jusque-là. Des bus à haut niveau de bouchons.
Parce que, bien entendu, tout cela est fait pour l’environnement !
Il s’agit de « réduire la pollution automobile ». Les bobos qui circulent à vélo n’ont sans doute jamais monté une côte derrière un bus de vingt tonnes qui dégage une malodorante fumée aux relents d’huile de friture, à cause du colza utilisé pour fabriquer son carburant.