C’est, selon l’AFP, « la tentative de passage la plus massive jamais enregistrée à cet endroit ».
Depuis deux jours (et pour combien de temps encore ?), Melilla, ville autonome espagnole sur la côte nord de l'Afrique, en face de la péninsule Ibérique, fait face à un afflux de migrants.
Crochet à la main pour escalader les grillages, ils sont plus de 800 à avoir réussi à entrer (contre 1.092 sur l'ensemble de l'année 2021, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur espagnol), tandis qu'une impressionnante colonne de 2.500 hommes s'était rendue à l’assaut de la frontière, matérialisée par une triple clôture grillagée pouvant atteindre une dizaine de mètres de haut et d’une longueur d’environ 12 km.
Pendant ce temps, en Espagne. pic.twitter.com/2neE0VELQx
— Damien Rieu (@DamienRieu) March 3, 2022
Sur place, les images ne montrent pas des femmes et des enfants qui ont embrassé une dernière fois leurs pères, maris, frères ou fils partis au combat, mais bien de jeunes gaillards non accompagnés. À l’inverse des Ukrainiens qui espèrent regagner leurs terres à la fin des combats, et qui arrivent la main sur leur cœur en signe de reconnaissance.
Premier geste de ces réfugiées ukrainiennes une fois arrivées en France ? Exprimer leur gratitude, la main sur le coeur... Ce ne sont définitivement pas les mêmes. pic.twitter.com/qu8OE3IeHF
— Pierre Sautarel (@FrDesouche) March 3, 2022
La préfecture décrit, dans un communiqué : « La grande violence employée par les migrants - équipés “de crochets” pour escalader la clôture grillagée et de “bâtons” et qui “jetaient des pierres” - leur a permis de déborder les forces de sécurité marocaines qui tentaient de les empêcher d’atteindre la clôture. »
