Martine Aubry, je connais bien, ayant été élevé et ayant grandi à
Lille.
Outre ses frasques sur fond d’alcool et de cure de désintoxication (il faut dire qu’elle a été à bonne école avec son prédécesseur, ministre de surcroît, qu’on a retrouvé raide bourré, dans un état pitoyable, dans les toilettes d’un ancien étoilé Lillois…).
Elle est maire de cette ville qui, comme beaucoup en France, se dégrade à vue d’œil dans l’indifférence générale.
Après avoir fait ses études à Paris, elle est diplômée de l’École nationale des ânes promotion Léon Blum.
C’est une haute fonctionnaire qui occupe différents postes dans différents ministères.
En 1995, Pierre Mauroy dit « Gros Quinquin » lui propose de devenir première adjointe à la mairie de Lille, avant de prendre sa succession 6 ans plus tard.
Elle accepta. Considérée à juste titre comme une parachutée, son intégration a été difficile, les gens du Nord voient d’un très mauvais œil ce genre de parachutage !
Elle succède à Gros Quinquin en avril 2000.
Elle est réélue en 2008 et 2014, mais la gauche perdant le pouvoir à Roubaix et Tourcoing, ces premières villes d’Afrique du Nord, elle perd la présidence de la communauté urbaine de Lille et soutient Damien Castelain sans étiquette contre l’UMP Bernard Gérard.
Elle est réélue de justesse en 2020 avec 227 voix d’avance face à un candidat vert (deux recours sont en cours, un de LREM et l’autre justement des verts) et pour la deuxième fois soutient Damien Castelain à la tête de la communauté urbaine de Lille, bien que celui-ci ait été entre deux mis en examen !
Si Gros Quinquin a à son actif la réfection du vieux Lille, il faut bien l’admettre, il s’est enrichi honteusement par le jeu des expropriations.
En effet, généralement, la mairie expropriait les gens de leurs biens (en dépit de la loi qui stipule que pour exproprier il faut un projet d’utilité publique et peu de gens osaient s’opposer à la mairie ) et ce au profit de sociétés civiles appartenant à des proches de Mauroy.
C’est comme cela que le Gros Quinquin s’est enrichi et a mis sa famille pour plusieurs générations à l’abri du besoin.
Socialisme, quand tu nous tiens !
