
Mais qu’est-il donc allé faire dans cette galère ? Il ?
Non pas le fils de Géronte, non, mais celui de François Hollande : Emmanuel Macron.
Comment son jeune ministre qui a construit tout son profil en décalage par rapport à lui, en pointant les erreurs de son prédécesseur, notamment par rapport aux foules de la Manif pour tous (LMPT) de 2013 dont, disait-il, il n’avait pas aimé « l’humiliation » que Hollande leur avait infligée, comment Emmanuel Macron a-t-il pu remonter dans pareille galère ?
Pourtant, les signaux d’alerte – pour employer une expression décidément à la mode – étaient nombreux : mobilisation lors des états généraux de bioéthique, mise en garde de l’Académie de médecine, voix discordantes dans la majorité.
Sans compter l’annus horribilis des manifestations gilets jaunes. Et la réforme des retraites, délicate, à mener.
Tout cela aurait dû conduire le Président et le gouvernement à renoncer à ce projet, en juin.
Les réponses des états généraux et l’engagement du Président de ne légiférer que s’il y avait consensus leur fournissaient d’ailleurs une noble porte de sortie et pouvaient leur faire espérer un regain de popularité dans certains secteurs de l’opinion.
Désormais, avec le succès incontestable de la mobilisation de dimanche, Emmanuel Macron s’est attaché, pour toute l’année qui vient, le boulet LMPT au pied : quelle erreur…
Les organisateurs, forts de cet acte I réussi, ont donné rendez-vous à leurs troupes, qui ont des réserves, pour cinq autres manifestations, la prochaine étant fixée au 1er décembre prochain.
Quel cauchemar pour Emmanuel Macron…