
Quand j’étais gamin, Paris Match ou Point de vue, images du monde nous permettaient de rêver sur l’Iran du chah.
Un Iran sans doute un peu fantasmé, certes.
En 1971, les fêtes de Persépolis, sorte de millénaire capétien à l’orientale, furent grandioses : uniformes chamarrés des diplomates et militaires constellés d’ordres improbables, costumes traditionnels perses, carrosses et tout le toutim.
Rien à voir avec du Jean-Paul Goude.
Pahlavi rappelait au monde, notamment à l’Occident, que le Perse bâtissait déjà des palais quand, par exemple en Germanie, on passait la vie enfumé au fond d’une cahute.
Et puis, il y avait l’impératrice, la chahbanou Farah Diba.
Comment vous dire ? Tout simplement impériale.
Bon, les esprits chagrins diront que le peuple était très malheureux et que ça torturait à tour de bras dans les locaux de la SAVAK.
Et puis, par bonheur, grâce à Dieu et un peu à Giscard, enfin Khomeini vint.
Et les femmes de Téhéran et d’ailleurs, en Iran, furent priées illico presto d’arrêter de se prendre pour des chahbanous de quartier et de vite se couvrir de la tête au pied.
Farah Diba a, aujourd’hui, 80 ans mais dans cet Orient compliqué, il est une reine qui n’a pas encore 50 ans et qui damnerait un couvent de pères franciscains, rien qu’à son regard.
Le reste, n’en parlons pas.
La reine Rania de Jordanie, l’épouse du roi Abdallah.
Pourquoi parler d’elle ?