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jeudi 17 avril 2025

Parachute très doré : Carlos Tavares quitte Stellantis avec 35 millions, pendant que les salariés paient les pots cassés


 
 
Chez Stellantis, les échecs se paient en or. Les salariés, eux, doivent se contenter des miettes.

le 16/04/25

Carlos Tavares quitte la direction de Stellantis avec une indemnité mirobolante de 35 millions d’euros, tandis que le groupe enregistre une chute vertigineuse de 70 % de ses bénéfices.
 
 Une récompense disproportionnée pour un dirigeant dont la gestion a été marquée par des licenciements massifs et des tensions avec actionnaires et fournisseurs.

Une rémunération qui frôle l’indécence²

En 2024, Tavares a perçu 23,1 millions d’euros, soit 350 fois le salaire moyen d’un employé Stellantis. S’y ajoutent 2 millions d’indemnités et un bonus de 10 millions pour une prétendue « transformation » de l’entreprise. Une générosité qui a poussé 33 % des actionnaires à rejeter cette politique salariale lors de l’assemblée générale.

 

 

Un départ précipité après une année catastrophique

Évincé fin 2024, Tavares laisse derrière lui un bilan désastreux : bénéfices en chute libre, usines à l’arrêt, action en berne. Pendant ce temps, AllianzGI et Proxinvest dénoncent une rémunération « excessivement généreuse » pour un PDG dont les performances en Amérique du Nord ont été calamiteuses.



Stellantis au bord du précipice

lundi 2 décembre 2024

Stellantis annonce le départ immédiat de son emblématique patron Carlos Tavares



John Elkann, chef de la famille Agnelli et président du conseil de Stellantis, et Carlos Tavares, directeur général du groupe automobile. Nathan Laine / Bloomberg

 

 

INFO LE FIGARO - Le conseil d’administration du constructeur, réuni ce dimanche, a annoncé la démission, un an avant l’échéance de son mandat, de son emblématique patron.

C’est une séparation brutale, le point d’orgue d’une annus horribilis. 

Convoqué dimanche après-midi pour une réunion exceptionnelle, le conseil d’administration de Stellantis a annoncé le départ de son emblématique patron, Carlos Tavares. Une démission «avec effet immédiat» prise en accord avec le conseil, pour cause de « divergence de vues ».

Preuve que ce dénouement, malgré les tensions visibles à la tête du constructeur depuis des mois, n’était pas prévu, le successeur de Carlos Tavares ne sera désigné qu’au cours du premier semestre 2025. Dans l’intervalle, John Elkann, président du conseil et chef de la famille Agnelli, qui est le premier actionnaire du groupe (14,2 % du capital via le holding Exor), assumera la direction d’un nouveau comité exécutif temporaire.


Un empire de l’automobile mondiale

De source proche du dossier, Carlos Tavares n’a été informé de la décision à venir du conseil, dont il est membre, que dans la journée de samedi. Et, ce dimanche, l’ambiance a dû être lourde autour de la table…

lefigaro.fr 

mardi 23 janvier 2024

« Un bain de sang » : le patron de Peugeot, Citroën, Fiat et Jeep continue d’être sceptique sur la voiture électrique

 


 

Carlos Tavares, le CEO de Stellantis (qui détient notamment Citroën, Peugeot, Opel, Fiat et Jeep), s'est toujours montré sceptique sur le marché de la voiture électrique.

 Il continue manifestement de l'être ; plus précisément, la "guerre des prix", principalement menée par Tesla et les marques chinoises, l'inquiète fortement.

Malgré une gamme de voitures électriques qui s’étoffe de jour en jour, avec même un certain succès en termes de vente, le tentaculaire groupe Stellantis (qui détient PeugeotCitroënFiat, Jeep et Opel, mais également DS, Alfa Romeo, Lancia, Maserati, Dodge ou même RAM et Chrysler), s’est toujours montré sceptique sur ce domaine.

Des doutes qui se personnifient en la personne de Carlos Tavares, CEO du groupe, qui ne cesse d’avertir sur les dangers de l’électrification du marché. On l’avait déjà entendu sur la « brutalité » du changement de paradigme dans ce secteur, mais il ne s’arrête pas là, comme nous le rapporte le journal Fortune.


Un « bain de sang » en approche

C’est en parallèle de la présentation de sa nouvelle plate-forme STLA Large, dédiée aux modèles les plus luxueux et performants du groupe, que Carlos Tavares a pris la parole sur la « guerre des prix » que mènent majoritairement Tesla et les constructeurs chinois, BYD en tête. Et il ne mâche pas ses mots.

« Si vous décidez de baisser les prix sans tenir compte de la réalité de vos coûts, vous aurez un bain de sang. J’essaie d’éviter un nivellement par le bas », a-t-il ainsi précisé.