Ouf ! La presse de ce matin nous offre l’image d’un pays que les nuages quittent.
Seule la canicule qui vient, tellement étonnante à la mi-juillet, va porter l’attention sur la seule crainte qui vaille, celle du terrible réchauffement climatique contre lequel il faut mobiliser notre énergie… renouvelable, bien sûr.
En revanche, l’enquête de l’Assemblée Nationale a conclu que les repas fastueux de son ancien président étaient bien professionnels, et non réservés aux amis.
Il est vrai qu’il est assez rare que l’on confie une enquête aux complices objectifs d’une faute, à une institution, en l’occurrence qui a organisé ces banquets, et qui est aujourd’hui présidée par un ami politique de M. de Rugy, dont l’intégrité ne fait pas le moindre doute…. puisqu’il a été élu en raison de sa soumission particulière au Président de la République par l’assemblée de godillots propulsés à l’aveugle au Palais Bourbon par les Français en 2017…
Sauf miracle, il serait paradoxal qu’on puisse voir très clair dans cette purée de caviar.
Caviarder était le mot qui désignait les opérations de censure de la police tsariste contre les écrits des opposants.
On ne sait pourquoi il convient à merveille pour le brouillage de cette affaire.
Le but de l’opération est louable sur un plan humain : faire apparaître l’accusé comme une victime, brisée par de méchants journalistes qui passent leur temps à jeter la suspicion sur le pays, alors qu’il est si profitable d’utiliser sa plume ou son micro pour tresser des louanges au génie qui nous fait l’honneur de nous gouverner.
Nous ? Evidemment, c’est ce « nous » qui fait problème.
