mardi 28 janvier 2014

Le fils du ministre de la défense parachuté à la SNI.

Lundi 27 Janvier 2014 à 20:18 (mis à jour le 27/01/2014 à 20:58)

Par valeursactuelles.com
 

Jean-Yves le Drian, ministre de la défense. Photo © AFP

Nomination. La Société Nationale Immobilière (SNI) compte un nouveau membre. Et pas des moindres.
Le fils du ministre de la défense Jean-Yves le Drian est venu gonfler les rangs du plus grand opérateur dans le domaine du logement social à un poste hautement stratégique.
Le quotidien Libération épingle ce lundi la nomination de Thomas le Drian en tant que « chargé de mission auprès du président du directoire » de la Société Nationale Immobilière (SNI) et « directeur du contrôle de gestion d’Efidis », une entreprise sociale pour l’habitat francilien qui gère 48 000 logements selon le site web.
 Cette société a annoncé ce recrutement dans un communiqué diffusé sur l’intranet début janvier. 
Le fils du ministre de la défense se retrouve également propulsé au « Comex » (comité exécutif) de cette filiale de l’entité publique Caisse des dépôts, qui gère 275 000 logements HLM.
Le parachutage du fils d’une personnalité du Parti socialiste au sommet de la Société nationale immobilière (SNI) risque de faire grand bruit.

Quelle légitimité ?
 
Rappelant l’âge et l’inexpérience du principal concerné, le quotidien Libération se montre très critique envers cette nomination, évoquant « une fonction démesurée au regard du CV ».
 Le fils de Jean-Yves le Drian, âgé de 29 ans, est diplômé depuis 2008 de l’Institut supérieur du commerce (ISC) : « une école de commerce à la réputation moyenne » assène le quotidien.
 Elle arrive à la 26ème place sur 33 dans le dernier classement du Figaro Etudiant. 
 
 Le quotidien fait un procès d’intention à André Yché, le président du directoire de la SNI, qui est présenté comme un proche de Nicolas Sarkozy : « Cette nomination contestée sert surtout à conforter André Yché dans ses fonctions de président du directoire de la SNI, alors qu’il a beaucoup craint pour son fauteuil avec le retour de la gauche au pouvoir » avance Libération.

André Yché était « dans le viseur de nombreux élus socialistes et de pontes du milieu HLM (qui) lui reprochaient d’avoir beaucoup œuvré pour faire avancer l’idée d’une marchandisation du logement social » indique le quotidien.
 
Le président de la SNI a-t-il cherché à assurer ses arrières ?

 Doit-on y voir plutôt une nomination népotique ?

 Quoi qu’il en soit, cette ascension éclair d’un fils de ministre risque de faire couler de l'encre.

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