jeudi 30 janvier 2014

Délinquance : les chiffres qui accusent.

  Jeudi 30 Janvier 2014 à 10:20 (mis à jour le 30/01/2014 à 10:27)
 Par Pierre Dumazeau 


Scène ordinaire de la violence urbaine, à Strasbourg, dans la nuit de la Saint-Sylvestre. Le signe d'un échec. Photo © MaxPPP

Bilan vérité. Le rapport annuel de l’ONDRP (Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales) le révèle : tous les indicateurs en matière de vols, de cambriolages, d’effractions et d’actes de violence sont au rouge.
 
Cambriolages, vols, atteintes à l’intégrité physique… : 2013 a été l’année de tous les records pour les actes de délinquance.
 Les cambriolages enregistrés par la police dans les zones urbaines ont en effet augmenté de 6,4 %. Et jus qu’à 17,7 % pour les “cambriolages de résidences secondaires”.
 Les chiffres enregistrés par la gendarmerie en zones rurales sont à peine moins inquiétants : + 4,7 % par rapport à 2012.
 En additionnant les cambriolages d’habitations principales et secondaires et ceux concernant les entreprises, la France en dénombre aujourd’hui, sous l’ère Valls, pas moins de 1 021 par jour !

Face à ces chiffres, publiés le 23 janvier par l’ONDRP, le ministre de l’Intérieur botte en touche.
« Il ne faut pas tout confondre », a-t-il tenté de rassurer, l’air grave, lors de sa conférence de presse organisée le même jour.
 La vérité, pourtant, n’a rien de rassurant.

Tout au contraire. Le rapport annuel de l’ONDRP constitue un véritable réquisitoire contre la politique suive par Manuel Valls.
C’est ainsi, concernant les vols à la tire, notamment de sacs à main, cartes de crédit et téléphones portables, qu’en 2013, police et gendarmerie ont comptabilisé 113 039 actes, soit une augmentation de presque 12 300 vols à la tire en un an !

Idem pour les atteintes volontaires à l’intégrité physique : là encore, les chiffres parlent d’eux-mêmes, aux antipodes de l’image d’efficacité que parvient à se donner Valls à grand renfort de communication.
En zone police, les “vols avec armes blanches” ont bondi de 5,5 %, les “tentatives d’homicides pour voler” de 19,6 %.
On a dénombré, toujours en zone police, 114 148 “vols avec violences” en 2013.

Confronté à ces chiffres, aussi implacables que ceux de la hausse continue de l’immigration (lire encadre ci-contre), Valls va jusqu’à nier la réalité.
« Les résultats sont là ! », a-t-il déclaré, pointant, çà et là, des « signaux positifs » aux allures d’écran de fumée.
 « Depuis la première seconde où j’ai pris mes fonctions, j’ai été comptable de l’action menée. Et j’entends être un comptable exigeant des faits, pour dire ce qui a été réalisé. »

Autre défausse, bien qu’il soit aux manettes depuis près de deux ans : la mise en cause répétée de ses prédécesseurs.
« Les choix budgétaires du précédent gouvernement ont affaibli le service public de sécurité, qui doit accomplir ses missions avec beaucoup moins de moyens qu’en 2008 », explique-t-il.
Mais il est impossible, avec les chiffres, de masquer son bilan calamiteux.
 Au total, en France, le nombre d’“atteintes volontaires à l’intégrité physique” (regroupant les “violences physiques crapuleuses” et “non crapuleuses”, les “violences sexuelles” et les “menaces et chantages”) a augmenté de 9 734, soit 494 298 actes en 2013.
 À l’épreuve des faits, Valls est bien, comme l’a dit Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, « le pire ministre de l’Intérieur depuis dix ans ».

Un dernier chiffre pour s’en convaincre : sur 4 millions d’affaires, 2,6 millions d’entre elles ont été classées pour défaut d’élucidation…

Près des deux tiers !

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