lundi 30 décembre 2013

Interrogations sur le financement des Femen.

Une jeune femme, membre du collectif féministe Femen, au cours d'une action devant l'autel de l'église de la Madeleine à Paris, le 20 décembre.
 Une jeune femme, membre du collectif féministe Femen, au cours d'une action devant l'autel de l'église de la Madeleine à Paris, le 20 décembre. Crédits photo : THOMAS SAMSON/AFP

Une semaine après qu'une Femen a mimé un avortement en l'église de la Madeleine à Paris, une élue marseillaise s'inquiète publiquement de la nature des revenus des membres de l'association.
 
Une semaine après avoir «avorté de l'embryon de Jésus» devant l'autel de l'église de la Madeleine, le dos barré de l'inscription «Noël est annulé», Éloïse n'a aucunement été inquiétée.
 En Allemagne, la Femen qui a perturbé la messe de minuit à la cathédrale de Cologne a été interpellée et risque trois ans de prison.

 Mais à Paris, la profanation d'Éloïse, qui, le 20 décembre, voilée de bleu ciel, un morceau de foie de veau en main, «s'est dépoitraillée en se tournant vers la nef», selon le curé de la Madeleine, Bruno Horaist, n'a suscité aucune réaction.
 Et la plainte aussitôt déposée par le père Horaist n'a «pas eu de suites».



Cofondatrice de la branche française des Femen, Inna Shevchenko en rigole encore: «Rien ne s'est passé, Éloïse n'a pas été appelée par la police.
 Cela montre combien l'Église est devenue faible en France…»
 En ce «pays progressiste», se félicite la nouvelle Marianne des timbres-poste, «on n'a jamais été condamnées, car il n'y a pas lieu de condamner notre action, voilà tout».

Indignée par «le silence incroyable du ministre des cultes» Manuel Valls, la députée UMP de Marseille Valérie Boyer lui a adressé, sur son blog, une question écrite.
 
«Il est curieux de constater le peu de renseignements juridiques figurant sur le site Internet du mouvement, laissant à penser à une devanture téléguidée par des volontés politiques sous-jacentes et non déclarées», affirme-t-elle, demandant «à Monsieur le ministre de l'Intérieur de bien vouloir indiquer aux Français les modes de financement de l'association Femen, la nature des revenus de leurs membres, notamment les éventuelles prestations sociales qui leur sont octroyées, et s'il considère que les troubles à l'ordre public engendrés par ce mouvement sont acceptables au nom d'une liberté d'expression qui ne respecterait plus les croyances intimes de chacun».
«Ce que je veux savoir, résume-t-elle, c'est qui les finance, et à quel titre?
Dans un pays perturbé par les questions religieuses, on ne peut laisser prospérer un tel mouvement sans rien savoir de ses origines!»

Dans l'entourage du maire de Paris - qui a condamné la «provocation» des Femen à la Madeleine -, on assure que, contrairement à certaines rumeurs, «la Ville ne subventionne ni ne soutient d'aucune manière le mouvement Femen».
 
Avant de quitter le collectif, la Tunisienne Amina avait déjà posé la question de son financement: «Je l'ai demandé à plusieurs reprises à Inna, mais je n'ai pas eu de réponses claires, a-t-elle confié à l'édition maghrébine du Huffington Post.
Je ne veux pas être dans un mouvement où il y a de l'argent douteux.»
 Pour Inna, cependant, qui vient d'obtenir le statut de réfugiée politique, «à cause de la répression en Ukraine», tout est clair: «On ne reçoit pas d'allocations, assure-t-elle.
 On est toutes bénévoles, uniquement mues par l'idéologie.»
 
 La jeune femme, qui dit vivre, pour l'instant, «de l'avoir reçu pour (son) prochain livre», est «en train de réunir tous les papiers pour toucher le RSA».
 
La Place Beauvau n'a pas souhaité faire de commentaires

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