
Si les clichés sexistes ont la vie dure, convenons que l’actualité de ces derniers jours vient d’en déconstruire – mot plus chic que détruire – certains.
L’affaire « Meghan et Harry », par exemple, vient clairement invalider le postulat de base féministe selon lequel, dans un couple, toute femme serait une victime innocente sous influence et tout homme un prédateur manipulateur…
De la même façon, le spectacle que nous ont offert certaines féministes, le 8 mars, met à mal cette présomption de douceur – la progestérone contre la testostérone – que l’on prête aux femmes. Violentes elles veulent être, violentes elles sont. On les a vues arpenter, bravaches, le bitume parisien, la tête encagoulée, en hurlant : « Louis XVI, on l’a décapité, Darmanin on peut recommencer. » On reconnaîtra que, dans le contexte actuel, une menace de décapitation – en l’occurrence du ministre de l’Intérieur – est plutôt malvenue.
🔴 « Darmanin, on peut recommencer ; Louis XVI, on l’a décapité » Lors de la manifestation pour la #JourneeDesDroitsDesFemmes 😶 pic.twitter.com/v9XOQAcTOq
— Boulevard Voltaire (@BVoltaire) March 9, 2021
On les a vues, aussi, porter haut une pancarte « Kill all men » – confiée, du reste, à un homme, comme atteint du syndrome de Stockholm – sans que cela ne heurte personne. Imagine-t-on l’Hiroshima médiatique si, par exemple, dans une manifestation d’un collectif de « pères en colère » était apparu le slogan « Kill all women » ?
On a tort, pourtant, de traiter ces manifestations de haine avec légèreté, comme s’il s’agissait des mouvements d’humeur d’une poignée de suffragettes un peu fofolles, façon Mary Poppins.