Translate

Affichage des articles dont le libellé est recasage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est recasage. Afficher tous les articles

mercredi 23 novembre 2022

Un reclassement à 18.000€ nets par mois pour Amélie de Montchalin


 
23 novembre 2022

Emmanuel Macron a le souci scrupuleux de trouver un fromage à poser dans le bec de chacun de ses anciens sbires malmenés aux élections.
 
 Le dernier recasage en date, et non le moindre, est le remplacement de Muriel Pénicaud par Amélie de Montchalin comme ambassadrice de France auprès de l'OCDE, un poste basé à Paris. Selon les estimations (mais le quai d'Orsay conserve un secret d'airain sur ces informations pourtant directement liées à l'intérêt général), la rémunération pour ce genre de poste est d'au moins 18.000€ nets par mois. 
 
 

On apprend aujourd’hui qu’Emmanuel Macron a nommé, en Conseil des Ministres, l’éphémère ministre de la Transition Ecologique Amélie de Montchalin comme ambassadrice de France auprès de l’OCDE à Paris. Ce fromage de la République était jusqu’ici dévolu à Muriel Pénicaud, ancienne ministre du Travail. 

Nous avons déjà évoqué les “recasages” dans l’entourage d’Emmanuel Macron.

dimanche 31 juillet 2022

Agnès Buzyn, mise en examen, recasée à la Cour des comptes, avec Jean Castex


 

 
 
 
 
 
 
 
 Frédéric Sirgant 30 juillet 2022

En plein coeur de l'été, au moment où les Français décrochent de l'actualité, le dernier Conseil des ministres a nommé Agnès Buzyn, ancienne ministre de la Santé, conseillère maître à la Cour des comptes. 

Ce poste correspond à celui d'un magistrat de la Cour des comptes du grade supérieur. 

Dès son départ du ministère de la Santé en février 2020, elle avait été nommée à un poste important à l'OMS. En janvier dernier, elle avait été promue chevalier de la Légion d’honneur. Une carrière qui n'en finit pas d'ajouter à un collier déjà bien pourvu les perles les plus prestigieuses.

Disons-le d'emblée : cela frôle l'indécence. On aurait aimé plus de discrétion, moins de hochets tintinnabulants. Agnès Buzyn est en effet mise en examen par la Cour de justice de la République pour « mise en danger de la vie d'autrui » dans le cadre d'une enquête sur la gestion de la crise sanitaire. On entend d'ici : tout mis en examen est présumé innocent. Si le principe doit être rappelé dès qu'il s'agit d'affaires du type Abad ou Coquerel, il n'a pas la même portée pour un ministre qui était officiellement en charge d'une crise dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'a été ni anticipée ni gérée au mieux, comme le confirmait le professeur Delfraissy il a quelques jours qui rappelait les mensonges du gouvernement sur les masques.

Cette nouvelle nomination est indécente car Agnès Buzyn, professeur de médecine, n'est pas issue de ce corps et n'a aucune compétence en matières de comptes publics. Certes, le statut de conseiller maître extraordinaire est fait pour cela : accueillir des compétences extérieures, considérées par l'institution comme des "conseillers de haut luxe" (sic), comme le mentionne le projet de loi qui modifiait ce statut créé en 1976, modification qui a porté de 10 à 12 l'effectif de ces conseillers extraordinaires, et de 4 à 5 ans la durée de leur séjour. Donc Buzyn fait partie de ces 12, et pour 5 ans ! Occupent d'ordinaire ces postes des hauts fonctionnaires (préfets, diplomates ou autres) issus majoritairement de l'Intérieur, de la Défense ou des Affaires étrangères. Rarement des anciens ministres. On assiste donc , avec cette nomination de complaisance, à un détournement d'un statut qui avait sa raison d'être.
Même BFMTV voit dans cette nomination une « récompense » pour un bon petit soldat de la Macronie et nous parle d'un traitement de 6.500 euros bruts.

Plusieurs personnalités de droite ont dénoncé cette nomination, comme Jean-Frédéric Poisson, Gilbert Collard ou Florian Philippot.

samedi 23 juillet 2022

Dans la série « On recase les anciens ministres », le cas Wargon


 

 
 Georges Michel 22 juillet 2022

Le reclassement des anciens ministres est « un vrai sujet », comme on dit. 

 Surtout lorsqu’ils ont été battus aux élections législatives et qu’ils se retrouvent sur le marché de l’emploi, du jour au lendemain. 

Il y a le cas Montchalin qui semble aujourd’hui en suspens. Le nom de cette première de la classe de la Macronie, essorée dans l’Essonne, a été évoqué, il y a quelques jours, pour une éventuelle ambassade. Depuis, silence radio. Il faudra surveiller les nominations en plein cœur du mois d’août...

Curieusement, au rayon des causes désespérées, personne n’a encore évoqué celle de Christophe Castaner. Ce dernier, qui faisait de la politique depuis plus de vingt ans – et qui en vivait pas trop mal -, s’est retrouvé, du jour au lendemain, avec une main devant, une main derrière. Tragique destin pour celui qui, lorsqu’il était encore socialiste, présidait aux municipales de 2014 à Forcalquier, une liste baptisée « Un temps d’avance ». Rédaction de CV, stages de reconversion, pointage à Pôle emploi et… bilan de compétences sont-ils au programme, une fois épuisés les plaisirs d’un repos bien mérité autour de la piscine après avoir été en première ligne pendant cinq ans ?

Et puis, on apprend, ce vendredi 22 juillet, que le dossier d’Emmanuelle Wargon, ancienne ministre déléguée, chargée du Logement, a été mis en haut de la pile des cas en souffrance. Emmanuel Macron envisage de la nommer présidente de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Un lot de consolation pour celle qui n’a même pas été qualifiée pour le second tour des élections législatives dans le Val-de-Marne, avec moins de 19 % des inscrits derrière les candidats LR et NUPES. Allez savoir si les électeurs, qui ne comprennent rien à rien et ne savent pas toujours reconnaître leurs élites à leur juste valeur, ne lui ont pas fait payer ses déclarations sur la maison individuelle, considérée par ce brillant esprit comme « un non sens écologique, économique et social ». Lorsqu’on habite une « villa cossue » de 150 m2, ça peut éventuellement énerver l’électeur qui, lui, ne sait pas forcément profiter des joies écologiques, économiques et sociales du vivre ensemble dans un collectif en barres verticales ou horizontales - c'est au choix.