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jeudi 15 octobre 2020

Jean Castex : le péquenot de service, « ça plaît »


 

est mal sapé. 

Déjà, ses poignets de chemise sont à boutons. Rédhibitoire. , lui, c’était poignets mousquetaires, été comme hiver. 

Notez que Macron, c’est des fois boutons, des fois mousquetaires. Les deux en même temps, c’est à façon. Pas encore tenté. Les costumes de sont amples quand ceux d’Édouard Philippe sont cintrés. Pour les chaussures, on ne peut rien dire, vu qu’il est rare à la télé qu’on nous fasse un gros plan sur les souliers de nos femmes et hommes politiques. C’est dommage, car on en apprendrait beaucoup. Mais l’on peut craindre le pire pour .

À boutons ou mousquetaires, ample ou cintré, slip kangourou blanc ou caleçon à fleurs, ceinture ou bretelles : ainsi se divise l’humanité. Définitivement. Cruellement. Sans possibilité de réconciliation. Si, peut-être, chez les défenseurs inconditionnels du principe de précaution, adeptes du « ceinture et bretelles » car on n’est jamais trop prudent.

Donc, Jean Castex est mal sapé. C’est pas moi qui le dis mais « un macroniste de la première heure » au très élégant Figaro. Et en matière d’élégance, on s’y connaît, en Macronie. « À la campagne, les gens voient qu’il est mal sapé, comme eux. Et ça plaît. »

À bien y réfléchir, cette phrase résume ce qu’est devenue la politique : de la com’. Tiens, les gars, remuez-vous un peu et trouvez-moi un Premier ministre qui fasse province – pardon : territoires.