Le 1er octobre 2019, le Parti communiste célébrait en grande pompe le 70e anniversaire de la République populaire de Chine sur la célèbre place Tienanmen. Au programme ce jour-là, levée de drapeaux, hymne national et surtout parade militaire.
A cette occasion, la présentation du WZ-8, un drone de surveillance dit "supersonique", avait marqué les esprits. Pourtant, d'après de nombreux observateurs, l'aéronef n'était alors qu'un prototype non-opérationnel, sans doute exhibé à des fins de propagande. Quatre ans plus tard, la donne semble avoir changé.
Revoir les images de la célébration des 70 ans de la République populaire de Chine:
Selon une évaluation de la National Geospatial Intelligence Agency (NGA), une agence de renseignement du Département de la défense des Etats-Unis, Pékin aurait "presque certainement" établi la première unité de ce type de drones sur une base aérienne de la province du Anhui, dans l'est du pays.
Les documents confidentiels, qui émanent d'une fuite sur le service de messagerie Discord et qui ont été révélés pour la première fois cette semaine par le Washington Post, jugent que cette nouvelle avancée technologique pourrait renforcer de manière considérable les capacités chinoises de renseignement.
Dans son rapport, la NGA simule des trajectoires de vol possibles pour ces drones, ainsi que pour l'avion bombardier utilisé comme une rampe de lancement. Ces calculs montrent que le drone WZ-8 pourrait facilement pénétrer l'espace aérien sud-coréen ou taïwanais, à une altitude supérieure à 100'000 pieds (30 kilomètres) et voler ensuite à plus de 3000 km/h, ce qui rendrait l'engin difficilement détectable par les radars.
Rendre des frappes plus précises
