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mercredi 18 décembre 2019

hypermarché en libre-service, sans caissière ni hôtesse, une réalité en Haute-Loire !

 
En Haute-Loire, ce dimanche 15 décembre, l’hypermarché Géant de Vals-près-le-Puy a ouvert en libre-service, sans caissière ni hôtesse.
 
C’est une grande première en France qui a suscité de nombreuses contestations.

Et syndicalistes, employés comme Gilets Jaunes locaux étaient là pour protester contre cette évolution mortelle pour l’emploi.
D’ailleurs, si vous ne trouverez plus de personnel aux caisses dans l’hypermarché Géant, vous y aurez tout de même 36 vigiles…
La grande distribution va très mal, et il est évident que la suppression des caissières va s’accélérer sous l’effet  d’une part de la nécessité de réduire les coûts pour maintenir les marges, et les progrès technologiques qui permettent désormais sans problème de se passer du métier de caissière.
Ce sont des milliers d’emplois qui vont partir en fumée. 
Or, dans les petites villes de province, les hypermarchés et autres grandes surfaces représentent souvent des centaines d’emplois et font de ces entreprises les plus gros employeurs locaux.
 
Charles SANNAT

mardi 27 août 2019

Les caissières vont-elles être remplacées par des robots ?

 
 



Un accord national autorise les caissières « volontaires » à travailler les dimanches dans les magasins d’alimentation jusqu’à 13 heures.

Passé cette heure, les hypermarchés et les supermarchés sont, en théorie, contraints de fermer, sauf s’ils font appel à des caisses robots.

Or, celles-ci se multiplient et quelques magasins les utilisent désormais pour ouvrir le dimanche après-midi en ne vendant ni pain, ni poisson, ni alcool.
Des vigiles sont là pour s’assurer que les clients ne partent pas sans payer ou pour limiter les fraudes et des intérimaires engagés par des entreprises extérieures et qui (hypocritement) ne sont pas considérés comme des caissiers (ce qui serait interdit par la convention collective en vigueur) sont présents pour conseiller les clients et parer aux nombreux dysfonctionnements des automates.
Ce qui s’est passé pour la première fois à Angers, le dimanche 26 août dans l’après-midi. L’expérience a tourné au fiasco du fait de la manifestation prévue par les syndicats ainsi que de nombreux problèmes techniques.
Nombre de clients ont abandonné leurs courses, générant des pertes pour le magasin.
Les caisses automatiques ne cessent de se généraliser malgré les risques importants de fraude (changement volontaire d’étiquetage pour payer moins cher) et les innombrables bugs.
Elles sont d’abord apparues pour des achats rapides à côté des caisses classiques.
Des supermarchés ont ensuite misé sur ce type d’équipement pour ouvrir 24 heures sur 24.
Et, récemment, ce sont des hypermarchés qui ont banni les caissiers humains.

dimanche 11 août 2019

Requiem pour les caissières

 
 


Le Géant Casino de la Roseraie à Angers (5.000 m²) sera, à partir de fin août, ouvert le dimanche après-midi avec seulement trois vigiles et une animatrice de caisse automatique, tous salariés de sociétés extérieures.

Les syndicats renâclent. La CFDT dénonce un contournement de la loi, au préjudice des autres commerces.

Avec FO, ils prédisent à terme la fin des emplois de caissières.
C’est vrai, quoi, le client pose le contenu de son chariot sur le tapis roulant, attend que ses achats soient scannés par la caissière, puis range ses produits.
Le processus est tellement plus simple et plus rapide si le client qui vide son chariot scanne son achat et le range d’un seul geste.
Être caissière dans la grande et moyenne distribution, c’est un travail répétitif, où une cadence de travail élevée peut être exigée aux heures de pointe, où l’on doit supporter la mauvaise humeur et les exigences des clients.
Il est peu rémunérateur, et il oblige bien souvent à travailler en horaires décalés par rapport à la masse des clients, entraînant une vie familiale et sociale qui l’est d’autant.
Il offre peu de perspectives d’évolution « naturelles ».
C’est sans doute le travail par défaut auquel toute personne sans qualification peut accéder, donc une voie de garage sociale réservée à un « lumpenprolétariat ».
Bref, c’est un travail réputé aliénant, sans doute autant qu’un travail à la chaîne en usine ou en atelier. Mais c’est un travail qui fait vivre de nombreuses femmes, dont certaines sont parfois seules dans la vie et n’ont pas les moyens d’accéder à d’autres emplois plus gratifiants.