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09/03/20
Source : AFP
Une
marée de rouge sur les écrans boursiers: les marchés étaient en chute
libre lundi, encaissant un double choc, celui de l'effondrement du
pétrole et état d'alerte face au nouveau coronavirus en Italie en
Italie, mauvais présage pour le reste de l'Europe et la croissance
mondiale.
Les investisseurs étaient déjà échaudés ces dernières semaines par la propagation du coronavirus et s'ajoute à présent le stress lié à l'or noir, qui a connu lundi sa pire chute depuis la première guerre du Golfe en 1991, s'effondrant de plus de 30% en Asie.
Dans un mimétisme parfait, la chute des Bourses d'Asie s'est propagée à l'Australie puis à celles du Golfe, avant de rejaillir sur les marchés européens.
A 11H00 GMT, Paris plongeait de 6,40% tout comme Londres, Francfort de 6,43%, Madrid de 6,29% et Milan de 9,75%.
Les taux d'intérêt sur la dette des pays réputés sûrs, Etats-Unis et Allemagne en tête, chutaient lourdement, indice supplémentaire de la nervosité des investisseurs.
Le taux d'intérêt sur la dette américaine à dix ans est tombé au plus bas niveau de son histoire, à un peu plus de 0,3%.
En cause, la décision de l'Arabie saoudite d'adopter une politique de la terre brûlée en baissant drastiquement le prix de son or noir, après l'échec de négociations en fin de semaine dernière avec la Russie.
"S'il y a une guerre des prix qui s'ouvre, c'est qu'il y a le sentiment du marché que quelque chose de grave se passe au niveau de l'économie mondiale", qu'un fort ralentissement se produit, indique Alexandre Baradez, analyste chez IG France, pour qui les marchés ont passé "un cap psychologique" avec ce déclin boursier "d'une violence absolue".