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jeudi 9 janvier 2025

Les défis de l’Occident en 2025 : déclin ou résilience



 

Dans cette nouvelle émission, premier numéro de l’année 2025, Édouard Husson et Thierry Meyssan dressent un panoramique de l’actualité de l’année précédente et se livrent à un exercice d’analyse et de prospective pour les douze prochains mois. 
 
L’Occident sort-il renforcé des affrontements qui ont eu lieu, que ce soit en Ukraine ou au Moyen-Orient ? Ou bien l’affirmation des BRICS sonne-t-elle le glas de la domination américaine, et plus globalement anglo-saxonne ? La réponse est ici. 
 
 

Dans cette émission, nous passons en revue les différents éléments de l’actualité géopolitique de 2024, et les annonces plausibles pour 2025 :

dimanche 18 août 2024

Comment un trio des BRICS accapare Israël

 

Comment un trio des BRICS accapare Israël 
 

Pépé Escobar

Alors qu’Israël s’isole de plus en plus sur la scène internationale, l’Iran, la Russie et la Chine, membres des BRICS, coordonnent discrètement un programme global de soutien diplomatique et militaire à la Palestine.

La majorité mondiale est consciente que les génocidaires de Tel Aviv font tout ce qu’ils peuvent pour provoquer une guerre apocalyptique – bien sûr avec le plein soutien militaire des États-Unis.

Comparez cet état d’esprit combatif avec 2 500 ans de diplomatie perse. Le ministre iranien des Affaires étrangères par intérim, Ali Bagheri Kani, a récemment déclaré que Téhéran faisait tout son possible pour empêcher « le « rêve » du régime israélien de déclencher une guerre régionale totale ».

Mais il ne faut jamais déranger l'ennemi lorsqu'il est complètement paniqué. Sun Tzu aurait été d'accord avec cette maxime. L’Iran n’interviendra certainement pas si les États-Unis et les membres du G7 mettent tout en œuvre pour parvenir à une sorte d’accord de cessez-le-feu entre le Hamas et Israël pour la bande de Gaza afin d’éviter de graves représailles militaires de la part de l’Iran et des obstacles de l’Axe de la Résistance.

Plus tôt cette semaine, cet avertissement s'est concrétisé : le représentant du Hamas au Liban, Ahmed Abdel Hadi, a annoncé hier que le Hamas ne participerait pas au cycle préliminaire de négociations jeudi – aujourd'hui. La raison ?

Le climat clair est plein de tromperies et de retards de la part de Netanyahu, qui gagne du temps pendant que l'Axe prépare une réponse à l'assassinat des martyrs [Ismail, chef du Bureau politique du Hamas] Haniyeh et [Commandant militaire du Hezbollah Fouad] Shukr... [Le Hamas] ne répondra pas. Entamer des négociations qui fourniraient une couverture à Netanyahu et à son gouvernement extrémiste.

Ainsi, le jeu d’attente, en fait un chef-d’œuvre d’ambiguïté stratégique destiné à énerver Israël, va se poursuivre. Derrière tout le drame bon marché de l’Occident collectif suppliant l’Iran de ne pas répondre, il y a un vide. Rien n'est offert en retour.

Pire encore. Les vassaux européens de Washington - le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne - ont publié une déclaration directement sortie du désespoir, appelant « l'Iran et ses alliés à s'abstenir de toute attaque susceptible d'aggraver davantage les tensions régionales et de mettre en danger la possibilité d'accepter un cessez-le-feu et la libération des les otages. Ils porteront la responsabilité des actions qui menacent cette chance de paix et de stabilité. Aucun pays ni nation ne bénéficiera d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient.