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dimanche 18 août 2024

Alea jacta est

 

 


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vendredi 14 juillet 2023

Lettre à Alain Delon [par Jean-Paul Pelras]

 

11 juillet 2023 E-site66agri11


Monsieur, en parcourant l’actualité, en cherchant l’inspiration nécessaire à la rédaction de ma correspondance hebdomadaire, je me suis demandé s’il restait encore quelqu’un, parmi les personnalités qui ont accompagné notre histoire contemporaine, capable de nous rassurer.
 
Et puis, je me suis souvenu de cette déclaration datant de 2018, lorsque vous disiez : “Je hais cette époque, (…) tout est faux, tout est faussé, il n’y a plus de respect, plus de parole donnée…”
 
 Ce respect dont vous avez fait preuve au détour d’une rue quand, alors que nous sortions avec l’ami Pierre-Jean d’une réunion agricole, vous nous avez gratifié d’un “Bonjour messieurs” avant de disparaître, boulevard Haussmann, dans la pénombre d’un immeuble ancien. (Comment oublier cet instant où nous venions de croiser à la fois Le samouraï, Un flic, Le battant, Corey, L’homme pressé et Monsieur Klein… ?). Ce respect qui disparaît progressivement de nos écrans où j’apprends qu’une ancienne finaliste aux élections présidentielles va bientôt animer une émission aux côtés de celui qui remplissait son slip de vermicelles. Ce respect où le cinéma que vous avez si bien représenté n’est plus celui du Guépard, de Plein soleil, du Cercle rouge ou des Granges brûlées. Mais celui de ceux qui veulent nous apprendre à penser, car ils croient que la portée de leur talent est proportionnelle à celle de leurs idées.
Ces idées qui rangent du côté des personnes peu fréquentables ceux qui écoutent encore Sardou, regardent Delon ou lisent D’Ormesson. Ces idées qui plébiscitent le propos d’Omar Sy et de Mbappé ou, entre autres célébrités rétribuées avec nos deniers, celui de ces député(e)s qui défilent ces temps-ci aux côtés de la famille Traoré.

mercredi 15 mai 2019

Moi, ma France, elle choisi Alain Delon et dit merde aux donneurs de leçons

 
 

Alain Delon, il dit qu’il vous emmerde



 
Alain Delon arrive à l'Elysée, mars 2019. ©ZIHNIOGLU/JOLY/SIPA/SIPA /

par Iannis Ezziadi
- 15 mai 2019
 
Une pétition en ligne s'oppose à la Palme d'or que le festival de Cannes a prévu de lui décerner

Ils veulent la peau d’Alain Delon.
Une pétition en ligne s’oppose à la Palme d’or que le festival de Cannes a prévu de lui décerner pour l’ensemble de sa carrière.
On l’accuse d’être raciste, homophobe et misogyne.
Rien que ça.

Et voilà, c’est au tour d’Alain Delon de passer devant le tribunal de la vertu.
C’était d’ailleurs prévisible.
La cible idéale, parfaite.
Alain Delon, c’est le vieux monde, le monde qu’il faut condamner et effacer.

Mais pour moi, Alain Delon, ce n’est pas le vieux monde.
C’est le grand monde.
Le grand monde intouchable, inaccessible et éternel du grand art.
Le monde du rêve, du sublime.
Il incarne une époque qui nous paraît bien lointaine et qui fait encore fantasmer beaucoup de gens, de tous âges et de toutes classes sociales.
Il réunit. Il rassemble.
Alain Delon incarne à lui seul le fantasme.
Et puis Alain Delon, ce n’est pas juste Alain Delon, c’est aussi Gabin, Ventura.
C’est aussi Visconti, Losey, Melville, René Clément.
C’est Tancrède Falconerie, Rocco Parondi, Robert Klein et Le Samouraï.
Cet acteur n’est pas seulement un acteur, c’est L’ACTEUR.
L’acteur incarnant toute la complexité de l’homme, avec ses chatoyantes lumières et tous ses noirs recoins.
L’acteur fou, seul et libre.