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samedi 4 mars 2017

AZF : Silence TOTAL ou Silence d’Etat sur un attentat islamiste ?

Le 04/03/2017
 
 
    
      
Interview réalisée et diffusée en 2008.
Le vendredi 21 septembre 2001, il est 10h17 à Toulouse quand l’usine chimique d’AZF explose. Dix jours plus tôt, le monde entier assistait en direct à l’attentat du World Trate Center.
 
 Il est impossible de ne pas penser à New York  et son amas de cendres. L’histoire se répèterait-elle  à Toulouse ?.
 
Avant même le début de l’enquête, les autorités se veulent rassurantes : le procureur affirme qu’il est sûr à « plus de 90% qu’il s’agit d’un accident« .
L’affaire est entre les mains de la justice.
Il n’y a plus qu’à attendre.
En vain.
Au bout de plusieurs années, aucune des hypothèses avancées ne semble donner satisfaction.
 Le dossier est vide.
Les zones d’ombres que nul n’a voulu en haut lieu éclaircir subsistent.
 
C’est cette parodie d’instruction judiciaire que le livre de Marc Mennessier, « AZF, un silence d’Etat » dénonce.
 
Ce journaliste scientifique au Figaro a consacré plusieurs années d’enquêtes à la catastrophe d’AZF. Son analyse méticuleuse des faits, nous dévoile comment les autorités ont soigneusement privilégié la piste de l’accident chimique tout en négligeant les éléments de l’enquête qui auraient pu les mener sur celle d’un attentat.
Ecouter l’entretien avec Marc Mennessier.
 
1°partie :
 
Les hypothèses de l’accident chimique et la parodie d’instruction judiciaire
 
 

 
Pour l’auteur, l’hypothèse d’un acte de malveillance à caractère islamiste, semble la plus crédible.

AZF : l’acte terroriste trop vite écarté ?

Le 04/03/2017
 
 
AZF : l’acte terroriste trop vite écarté ?

AZF après la catastrophe - archive David Thierry
Publié le par Dominique Richard.
          
La cour d’appel de Paris est longuement revenue cette semaine sur la piste terroriste, écartée dès le début de l’enquête. Beaucoup trop vite, selon l’ancien juge Jean-Louis Bruguière
 
Le 24 septembre 2001, trois jours après l’explosion de l’usine AZF, le site ouvert à tous les vents n’est que chaos.
 Dans l’enceinte dévastée, les pompiers parent au plus pressé.
 Aucun prélèvement n’a été encore effectué à l’intérieur et aux alentours du cratère.
Le procureur Michel Bréard affiche pourtant ses certitudes. « C’est un accident probable à 99 %. » Une semaine plus tard, le spécialiste des explosifs, Daniel Van Schendel, appelé à coordonner le travail des experts, lui emboîte le pas.
Il écarte catégoriquement la possibilité d’un acte intentionnel bien qu’il ne dispose d’aucun élément lui permettant de l’affirmer.
« On était dans le déni absolu. On n’a pas voulu envisager qu’il puisse s’agir d’un attentat »
 
Fortement contestée, la thèse finalement retenue d’un mélange malencontreux entre des nitrates et des résidus chlorés dans le hangar 221 n’émergera que quelques semaines plus tard.
Alors que la tragédie du 11 septembre est dans toutes les têtes, le décor est planté.

« On était dans le déni absolu. On n’a pas voulu envisager qu’il puisse s’agir d’un attentat », soutient le commandant Alain Cohen, membre à l’époque de l’état-major du service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse.
Cet officier retraité entend encore tonner son supérieur, Marcel Dumas : « À Paris, ils veulent que ce soit un accident, eh bien ils auront un accident. »
 
Des propos démentis par l’intéressé mais que confirment d’autres…
 
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