Le 04/03/2017
Le vendredi 21 septembre 2001, il est 10h17 à Toulouse quand l’usine chimique d’AZF explose. Dix jours plus tôt, le monde entier assistait en direct à l’attentat du World Trate Center.
Il est impossible de ne pas penser à New York et son amas de cendres. L’histoire se répèterait-elle à Toulouse ?.
Avant même le début de l’enquête, les autorités se veulent rassurantes : le procureur affirme qu’il est sûr à « plus de 90% qu’il s’agit d’un accident« .
L’affaire est entre les mains de la justice.
Il n’y a plus qu’à attendre.
En vain.
Au bout de plusieurs années, aucune des hypothèses avancées ne semble donner satisfaction.
Le dossier est vide.
Les zones d’ombres que nul n’a voulu en haut lieu éclaircir subsistent.
C’est cette parodie d’instruction judiciaire que le livre de Marc Mennessier, « AZF, un silence d’Etat » dénonce.
Ce journaliste scientifique au Figaro a consacré plusieurs années d’enquêtes à la catastrophe d’AZF. Son analyse méticuleuse des faits, nous dévoile comment les autorités ont soigneusement privilégié la piste de l’accident chimique tout en négligeant les éléments de l’enquête qui auraient pu les mener sur celle d’un attentat.
Ecouter l’entretien avec Marc Mennessier.
1°partie :
Les hypothèses de l’accident chimique et la parodie d’instruction judiciaire
Pour l’auteur, l’hypothèse d’un acte de malveillance à caractère islamiste, semble la plus crédible.