dimanche 6 novembre 2016

Apocalypse bientôt ?





le 06/11/2016


Si ce n’est la fin du monde, c’est probablement la fin d’un monde.

Il flotte dans l’air un parfum inquiétant, composé de risque de guerre – peut-être nucléaire -, d’effondrement économique.
Chaque jour, l’actualité laisse une traîne angoissante pour les plus attentifs, notamment si l’on s’intéresse au bellicisme de Hillary Clinton, candidate démocrate à la Maison-Blanche.
Les médias ont toujours présenté les « survivalistes » comme, au mieux, de doux dingues, armés jusqu’aux dents, leur bunker perdu en Virginie rempli de boîtes de conserve, attendant une hypothétique fin du monde.
Ces dernières années, une approche plus raisonnée et pragmatique connaît le succès.
Ses têtes d’affiche préfèrent, d’ailleurs, parler plutôt de résilience, une façon de se préparer à des bouleversements qui ne sont pas un simple scénario de cinéma.
Le postulat est, en effet, le résultat d’observations et constats de ce que chacun d’entre nous peut faire facilement.
 Les menaces et risques de dysfonctionnements sont multiples dans notre monde moderne, urbanisé, cosmopolite.
Et l’on sent instinctivement que certains d’entre eux se rapprochent.
Explosion démographique, raréfaction des matières premières bon marché ou des hydrocarbures, catastrophes naturelles, tensions sociales ou ethniques, guerre nucléaire, effondrement financier à l’échelle mondiale, etc.
Autant de facteurs, pris individuellement ou qui s’enchaîneraient, pouvant causer un déséquilibre plus ou moins fatal.
Dans l’attente de ces événements à l’ampleur exceptionnelle, il s’agit aussi de prévoir l’éventualité de faits moins spectaculaires a priori.

Bien évidemment, la notion de rupture de la normalité est toute relative.
Une panne d’électricité de plusieurs heures ou jours dans une grande ville européenne serait rapidement une catastrophe pour chacun, ne serait-ce que pour conserver la nourriture, sans réfrigérateur ou congélateur.
À l’inverse, pour une peuplade vivant hors de la modernité, un retard dans la saison des pluies peut mettre en danger son agriculture, et donc sa survie.
Quid d’une grève longue des transporteurs ou des raffineries, laissant vides durablement les rayons de supermarchés ou les stations-service ?
 Manifestations, contestations des autorités et émeutes dans les quartiers pourraient très rapidement surgir.
Dernièrement, les articles sur l’état inquiétant des centrales nucléaires françaises se multiplient (quand on vit à une trentaine de kilomètres d’une centrale concernée, à quoi faut-il se préparer ?).
Les provocations des États-Unis à l’égard de la Russie se font également plus précises, en Ukraine ou en Syrie.
Dans le même temps, la financiarisation de l’économie mondiale s’est encore accrue depuis le crise des CDS (Credit Default Swap) et des « subprimes » de 2008, et la gigantesque Deutsche Bank est au bord de l’effondrement, dans un silence médiatique complice.
Nul besoin de préciser que son explosion entraînerait la chute en cascade de la plupart des banques européennes et mondiales.
On ose à peine évoquer les problèmes engendrés par la crise des migrants…

En réponse à ces futures situations, des auteurs comme Michel Drac ou Piero San Giorgio développent l’idée que les sociétés vont devoir s’adapter, probablement s’autogérer et, en tout cas au minimum, chacun devrait à titre individuel prévoir les situations d’urgence.

Notons d’ailleurs que le ministère de l’Intérieur recommande sur son site Internet de se constituer un « kit d’urgence » pour faire face aux risques majeurs et s’assurer une relative autonomie d’environ 72 heures.

Mais sur le long terme, c’est le concept de BAD (base autonome durable) qui prend le relais.
Un lieu servant de dernier refuge en cas de crise grave, permettant d’y trouver autonomie alimentaire (grâce à un potager), énergétique (développement de l’énergie solaire ou éolienne), protection individuelle, hygiène et santé, et du lien social au travers d’échange de compétences.

On peut voir, au travers de ce concept, un retour à un mode de vie traditionnel, et donc résilient et durable, libéré de la consommation effrénée et irresponsable.

Si ce n’est la fin du monde, c’est probablement la fin d’un monde.

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