dimanche 22 avril 2018

L’islamisme responsable des émeutes à Toulouse ? M. Moudenc ne sait pas !

 
 




Mais, au fait, « dialoguer » avec qui ?

Avec des femmes en burqa et des « jeunes » qui mettent le feu ?
Toulouse en feu !
Depuis dimanche 15 avril, la Ville rose est le théâtre d’émeutes, avec des dizaines de voitures incendiées dans plusieurs quartiers de la ville, dont le fameux Mirail, émeutes qui, dans la foulée, se sont propagées à Colomiers et Blagnac.
« Il est vrai que ce sont des quartiers taraudés par l’islamisme. Mais est-ce le cœur du problème ? » Dans une interview au Point, le maire de la ville avoue qu’il « ne sait pas » !
Ce ne sont pourtant pas les raisons de savoir qui lui manquent, à Jean-Luc Moudenc, lui qui administre 471.941 habitants (enquête de l’INSEE publiée en décembre 2017), dont 50.000 musulmans, chiffre en pleine expansion selon une enquête de La Dépêche de 2015, qui parle d’« une évidente pression musulmane »
Interviewé par Le Point, le 18 avril, il en énumère, d’ailleurs, clairement trois.
D’abord, c’est à cause d’une rumeur selon laquelle un détenu de la maison d’arrêt de Seysses ne se serait pas pendu mais aurait « été assassiné par des gardiens ».
Il n’en fallait donc pas plus pour mettre le feu aux poudres au Mirail – le détenu n’était donc pas bouddhiste -, un quartier « qui pose problème depuis des années », lui rappelle le journaliste.
Eh bien, grâce au dispositif voulu par le gouvernement, cela va changer car ce quartier va, à partir de septembre, servir de test à « la reconquête républicaine », annonce l’édile.
Waouah, ça claque comme la cravache sur le flanc de la jument !
On piaffe d’impatience…
Ensuite, c’est à cause de l’interpellation d’une femme affublée d’un niqab, qui a provoqué « beaucoup d’émoi ».
La faute aux policiers, en somme, qui ont insisté parce que la dame refusait de montrer sa bobine. Incroyable, n’est-ce-pas, de ne pas être autorisée à ne pas respecter la loi !
La dame en question rameute immédiatement une trentaine d’individus qui attaquent les policiers à coups de projectiles divers et variés.
Et, exactement comme en temps de guerre, ces « jeunes » s’organisent et érigent une barricade.
Enfin, la troisième raison de cette furie, c’est, en quelque sorte, encore la faute aux policiers.
En effet, le maire de Toulouse révèle que « la police avait effectué ces derniers jours beaucoup de saisies de drogue sur place, et asséché ainsi le trafic ».
Ah, c’est donc cela !
Et, donc, pour retrouver l’apaisement, on va laisser les trafics reprendre ?
Peut-être bien un mélange des trois, la cause de ce désordre, le maire n’est pas sûr.
Et l’islamisme, alors, en rapport avec ces scènes de guérilla urbaine ?
Non, monsieur le maire ne sait pas, donc.
En revanche, il a ses obsessions.
Ramener à tout prix la paix dans ces quartiers qui, la veille encore – grâce à la reprise tranquille d’activités lucratives ? -, étaient sages comme des images.

Mais, surtout, « il faut faire attention aux amalgames et éviter les généralités ».
Et, surtout, il faut dia-lo-guer.
« Dialogue avec les habitants », « situation d’apaisement », « rencontres avec la population sujette à beaucoup de désarroi, d’incompréhension, de manipulations », « rétablir le dialogue » : notre notable LR connaît ses éléments de langage par cœur.

Mais, au fait, « dialoguer » avec qui ?

Avec des femmes en burqa et des « jeunes » qui mettent le feu, caillassent et, derrière leurs barricades, hurlent « Vous êtes chez nous ! » ?

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