lundi 23 décembre 2013

Un enfant spirituel d’Hitler se cache en Centrafrique.

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Le 23 décembre 2013
    


Décidément, la lutte contre la bête immonde dont le ventre est le plus fécond n’a pas de répit. Pas de trêve des confiseurs.

Décidément, la lutte contre la bête immonde dont le ventre est le plus fécond n’a pas de répit.
 Pas de trêve des confiseurs pour les chasseurs de nazis.
« Néo », les nazis !
Ainsi, avec toute l’émotion obligatoire et républicaine que l’on peut avons-nous appris qu’un enfant spirituel d’Adolf Hitler se trouve, sinon au fin fond de l’Afrique, en tout cas en son centre.
 
 Et en la République du même nom.

Certes, ce guerrier néonazi-là s’est simplement contenté d’arborer sur la manche de son uniforme un macaron Velcro avec la devise « Meine Ehre heißt Treue » (en français : mon honneur s’appelle fidélité)
et, nous apprend le site BFMTV, « dans le cercle, la devise et la mention RCA [Centrafrique, NDLR] 2013. Au milieu, un drapeau français frappé d’un énigmatique “32”. »

Depuis que sa photo a été publiée sur la page Facebook des opérations extérieures de l’armée, les inspecteurs Clouseau de la bien-pensance sont sur les dents, comme on peut le lire sur le même site : « Sur ce chiffre, plusieurs interprétations sont possibles. Il pourrait s’agir de la 32e division des SS, mais elle n’a rien de significatif. Fondée sur le tard, en 1945, elle n’a duré que quelques semaines avant d’être anéantie. Il se pourrait aussi, selon une source proche de l’armée, que le chiffre fasse référence à la compagnie et à la section en question, par exemple : “3e compagnie, 2e section”. »

On devine le sort qui attend le bidasse indélicat : l’éjection des rangs de notre glorieuse armée, sinon manu militari, du moins très officiellement afin de sauver la République, Ve du nom !
 À moins, évidemment, que ce monstre-là ne soit d’ici là envoyé ad patres, ce qui satisferait bien du monde.

 Car pendant l’enquête, la guerre continue… et il ne faudrait pas oublier, tout de même, que ce soldat encore inconnu – mais sans doute plus pour très longtemps – est parti là-bas risquer sa vie pour être fidèle, déjà, à son engagement.
 On pourrait, ne serait-ce qu’à ce titre, lui accorder quelques circonstances atténuantes pour sa bêtise (pour rester poli).
 Car il faut être vraiment stupide pour ne pas avoir compris qu’en ce début de XXIe siècle, on ne badine pas avec les heures les plus sombres d’une partie de l’humanité.
 Même, voire surtout, à travers des mots tels qu’« honneur » et « fidélité », qu’il est interdit, depuis près de soixante-dix ans, d’accoler l’un avec l’autre.
Tout comme les termes « travail », « famille » et « patrie » – soit dit en passant –, au risque d’une mort citoyenne dans le civil, d’une cour martiale (pourquoi pas ?) lorsqu’on sert sous les drapeaux…

C’est vrai que si l’« honneur » a peu à voir dans l’affaire, il est pourtant évident que la « fidélité » à la Françafrique est tout de même la raison d’être de notre intervention militaire en RCA… depuis Charles de Gaulle jusqu’à François Hollande !

Un François Hollande qui, de son côté, a salué l’amitié franco-algérienne en se félicitant, devant le Conseil représentatif des institutions juives de France, que Manuels Valls soit rentré d’Algérie « sain et sauf », car « c’est déjà beaucoup »… paroles autrement moins graves pour les intérêts de la patrie, on en conviendra.

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