vendredi 10 mars 2017

Courdimanche : après le départ des Roms, des tonnes de déchets à évacuer

Le 10/03/2017
 

Cergy, ce mardi matin. Les dernières familles ont quitté le village pendant la nuit tandis que les dernières cabanes de fortune étaient mises à terre. LP/Elie Julien
 
|Elie Julien|07 mars 2017
 
Des planches de bois, des carcasses de voitures, des huiles, de la ferraille…
 
Ce mardi matin, il ne restait que des tas de déchets à perte de vue sur l’immense terrain situé entre Cergy-le-Haut et Courdimanche.
Suite à un arrêté municipal de péril et après une enquête sociale, les dernières familles Roms, installées depuis 2 à 3 mois, ont quitté les lieux dans la nuit, avant l’arrivée des forces de l’ordre ce matin.
« Nous avions déjà dû évacuer les lieux d’une première occupation en 2016 », se rappelle Elvira Jaouen, maire (PS) de Courdimanche.
 En effet, le terrain, appartenant en grande partie à l’exploitant de l’ancien parc d’attractions situé juste en face, est partagé entre les deux communes mais aussi avec la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise (CACP) dont les personnels s’activaient sur place ce mardi matin.
Au total, jusqu’à 80 familles et au moins 200 personnes vivaient ici.
Il y a trois semaines, une partie du camp qui servait de décharge à ciel ouvert s’était embrasée dans la nuit, mobilisant de nombreux pompiers.

 Aujourd’hui, outre les nombreux polluants déversés sur ces terres situées, en majeure partie sous les lignes à très haute tension, ce sont 2 000 à 3 000 tonnes de déchets à évacuer qui ont été évalués par les services de la CACP.
« Des artisans venaient y déposer leurs déchets, ils ont profité de la situation, peste Jean-Paul Jeandon, maire (PS) de Cergy. Ce business devait ce faire de nuit car nous n’avons rien vu jusqu’à l’incendie qui a révélé l’ampleur de ces dépôts sauvages organisés », poursuit la maire de Courdimanche.


LP/E.J.

Une pelleteuse a fait tomber les dernières cabanes ce mardi matin et sécurisé le site en le rendant inaccessible aux véhicules.
« Les conditions de vie étaient inacceptables », précise le maire de Cergy.
« Nous voulons récupérer ces terrains à l’entreprise qui gère Mirapolis, pour y faire des parkings par exemple », lance Dominique Lefebvre, le président (PS) de la CACP.

Une discussion à quatre est donc lancée pour déterminer à qui va revenir le lourd coût nettoyage.
 
 leparisien.fr

1 commentaire:

  1. Des familles se sont installées dans l’espace ex-Mirapolis à Courdimanche, si les terrains en face ont été évacués en mars dernier, nous aurons les mêmes problèmes avec des constructions en planches de bois, des carcasses de voitures, des huiles, de la ferraille…

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