« À moins de 20 kilomètres de Paris, des femmes ne vivent pas comme moi et n’ont pas les mêmes droits que moi », a déclaré mardi matin au micro d’Europe 1 Céline Pina, ancienne conseillère régionale d’Île-de-France, ancienne adjointe au maire d’une commune du Val-d’Oise.
Celle qui s’est fait connaître pour avoir vivement critiqué le Salon de la femme musulmane à Pontoise en septembre 2015 enfonce le clou : « Dans certains endroits, la condition pour occuper l’espace public est le voile. Et ça se passe ici et maintenant. »
Céline Pina dénonce le « déni » de la classe politique, la compromission des élus.
De ce cri d’alarme, elle a fait un livre, Silence coupable, sorti le 18 octobre.
Bien sûr, elle n’est pas la première à le dire.
Mais ses mots ont une portée particulière, un accent tout spécial de vérité.
 Simplement parce que Céline Pina vient du sérail socialiste.
Que l’on imagine qu’elle a dû hésiter, reculer, peser, réfléchir avant de se lancer.
 Parce qu’il n’est jamais simple de se désolidariser de sa famille politique qui, comme toutes les familles, est un nid douillet pénible à quitter.
C’est donc que quelque chose de plus fort qu’elle, quelque chose qui devait l’empêcher de se regarder dans la glace, quelque chose qui doit s’appeler l’honnêteté l’a obligée à parler.