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jueves, 23 de enero de 2025

Le Sénat supprime les avantages accordés aux anciens présidents de la République et Premiers ministres



Publié le

Par Guillaume Jacquot 

 

Les sénateurs ont adopté un amendement au budget 2025, contre l’avis du gouvernement, afin de mettre fin aux avantages des anciens présidents de la République et anciens Premiers ministres : voiture personnelle avec chauffeur, collaborateurs ou encore secrétariat.

Lorsqu’il était encore en poste à Matignon, Michel Barnier s’était montré favorable à « demander un effort aux anciens ministres et anciens Premiers ministres », pour un État « plus sobre ».

 Désormais lui-même dans cette situation, l’ancien chef du gouvernement, comme tous ceux qui l’ont précédé, pourrait se voir appliquer cette rigueur.

Le Sénat a adopté ce 22 janvier un amendement dans ce sens au projet de loi de finances pour 2025. Déposé par la centriste Nathalie Goulet, l’amendement a supprimé l’enveloppe destinée aux dépenses afférentes aux anciens présidents de la République et aux anciens Premiers ministres, soit 2,8 millions d’euros par an. C’est la réduction maximale qui a été retenue, car deux autres amendements proposaient de diminuer partiellement cette ligne budgétaire. L’amendement doit encore être retenu dans la suite de la navette parlementaire pour entrer en vigueur.


« J’ai vérifié, personne n’est aux Restos du cœur »

« Dans l’ensemble, ils ne sont pas des grands nécessiteux de la République, ils ont tous un certain nombre de retraites et ont tous des postes de consultant. J’ai vérifié, personne n’est aux Restos du cœur », a justifié la sénatrice de l’Orne. « Quand on demande aux Français de faire des efforts, ils ne comprendraient pas que l’État ne commence pas par lui-même et par éviter les dépenses superflues », a également argumenté le sénateur Michel Canevet (Union centriste).

Pour rappel, la France compte 16 anciens Premiers ministres, et ces derniers peuvent bénéficier d’une voiture avec l’attribution d’un chauffeur et d’un secrétariat s’ils n’en disposent pas dans le cadre d’un mandat parlementaire, d’un mandat d’élu local ou d’une autre fonction publique.

« Entre 2022 et 2023, les crédits consacrés aux anciens Premiers ministres ont augmenté de 11 %. Et il n’y avait que 13 anciens Premiers ministres à l’époque », a rappelé le centriste Hervé Maurey, sur la base d’un rapport de l’Assemblée nationale. Depuis la remise de ce travail, trois anciens Premiers ministres ont rejoint les effectifs, une « inflation » causée par l’instabilité politique qui a débuté en 2024.

lunes, 20 de enero de 2025

Hollande, Villepin et Philippe en lice pour 2027 : la France mérite mieux

Capture d’écran © BFMTV
Capture d’écran © BFMTV

 

Par son accession à Matignon, Bayrou a ouvert le bal, et le dernier tome de la recherche du temps perdu des vingt dernières années politiques. 

Comme dans Le Temps retrouvé de Proust, ils défilent devant nous, vieillis, leurs bilans peu reluisants aiguisant chaque ride, les ex-espoirs des années Chirac, Hollande, Macron.

 Ils ont d'abord montré leur museau dans son gouvernement, comme Valls et Borne. Mais voilà maintenant l'étage du dessus, ceux qui lorgnent vers 2027. Et tout en prétendant qu'ils ne souhaitent pas de présidentielle anticipée, ils s'y préparent furieusement, sentant une occasion : qui sait, sur un malentendu, une affaire de costume, une décision judiciaire, un appel à faire barrage ?

Bayrou a ressuscité le PS... et François Hollande !

On savait que Bayrou avait ressuscité le PS, un ex-parti de gouvernement tombé à moins de 5 %, pour sauver son gouvernement. On apprend, ce dimanche matin, par La Tribune, que « lors de cette semaine cruciale, François Hollande a joué un rôle actif en coulisses ». Laissant parader les ternes Olivier Faure et Boris Vallaud, il apparaît le surlendemain comme le grand marionnettiste et savoure l'événement : « Les socialistes constituent désormais le pôle central au sein de l’Assemblée nationale, puisque rien ne peut se faire sans eux ni contre eux », estimant qu'ils « ont la clé jusqu’en 2027 ». C'est vrai, à quelques nuances près. On voit mal la droite LR accepter cette mainmise du PS sur les orientations du gouvernement. Et, surtout, on voit mal comment une politique socialiste pourrait répondre efficacement aux problèmes de la France et des Français durant les deux ans qui nous séparent de 2027. Mais, pour François Hollande, l'essentiel est de croire être revenu au centre du jeu parlementaire, ramenant l'Assemblée à un trivial congrès du Parti socialiste - son terrain de jeu favori. Il cherchait déjà un trou de souris, en 2017, pour pouvoir se représenter...

martes, 23 de julio de 2024

Le "nouveau"(sic) Front populaire ne désarme pas

 

 

domingo, 7 de julio de 2024

Le véritable résultat des Législatives 2024


 Image

 

lunes, 1 de julio de 2024

Le clan Mélenchon confirme l’accord secret de gouvernement avec Macron


« Inflation » : Cadet Roussel s’en va-t-en guerre… sans la Méluche ! par modeste Schwartz

par Éric Verhaeghe

 

Nous avons évoqué la semaine dernière l’accord secret de gouvernement entre Macron et le Front Populaire. 


Peu à peu, les langues se délient. Non seulement les déclarations durant la soirée électorale ont confirmé les désistements d’après élections, qui indiquent la constitution d’un “Front Républicain”, mais des paroles malheureuses affirment explicitement qu’un accord antérieur aux élections a bien été passé. Avec un Premier Ministre issu de la France Insoumise.

 

 

Donc, Sophia Chikirou, dont on connaît la proximité avec Jean-Luc Mélenchon, n’a pas mâché ses mots (il faut bien écouter l’interview ci-dessus jusqu’au bout), il y a bien un accord pour un Premier Ministre de la France Insoumise.

S’agit-il d’un accord interne à la gauche ou d’un accord avec le Président de la République ?

Nos lecteurs savent désormais que, depuis plusieurs jours, nous soutenons que le Président a dealé avec la gauche pour garder le pouvoir. 

D’où, dès 20 heures ou presque dimanche, l’appel de Jean-Luc Mélenchon à se désister en faveur des candidats macronistes quoi qu’il arrive. Et, réciproquement, l’appel d’Emmanuel Macron à se désister en faveur dans candidats de gauche. Même prononcé du bout des lèvres, cet appel en dit long sur les tractations qui ont précédé le scrutin.

miércoles, 26 de junio de 2024

CLOWNS TRISTES...



Le 26/06/2024
 

Les gags de la semaine viennent de plusieurs sources.


- D'abord DSK, qui donne des consignes de vote. Vivant dans un Ryad à 10 millions d'euros minimum, il croit que son avis importe à qui que ce soit et on oublié ses démêlés avec une certaine femme de ménage. Démonétisé comme la plus démonétisée des monnaies, il n'a pas compris qu'il était totalement contre-productif. Hanouna considère d'ailleurs cela comme le baiser de la mort pour son camp...

- Le traineur de sabre BHL qui a mis le feu à pas mal de pays, donne aussi ses consignes de vote. Apparemment, il se déplacerait en voiture blindée avec 6 ou 7 gardes du corps, comme les politiciens US qui veulent désarmer la population.

- le monde des têteurs de subventions culturel pleure, par avance, ses subventions. Il est clair qu'en cas d'alternance, il y aura sans doute élagages de parasites, ni drôles, ni talentueux, mais toujours donneurs de leçons et propagandistes d'un régime qui les choit. Déjà qu'avec Rachida ils paniquaient. De même, dans tout le monde des subventionnés, on risque d'avoir la langue qui pend.

- Accès subite d'intelligence (mais fugace) chez Kassocial, pardon, Kassovitz, qui  donne son avis sur le RN. “Peut-être que le FN a sa place en France, et peut-être qu’ils vont faire un meilleur boulot, et peut-être que c’est une expérience à essayer. Je pense qu’on ne saura jamais qui on est si on n’est pas passé par ce stade-là.” Bien entendu, ça n'a été qu'un éclair, à ce panier percé qui devrait suivre des cours de vie sociale et familiale.

Ledit Kassos, veut casser la gueule à tout le monde. C'est sans doute ce qui a manqué aux gôchos, de se faire mettre sur la gueule.

miércoles, 12 de junio de 2024

Ciotti s’ouvre à droite, les caciques LR s’enferment dans le cordon sanitaire


Capture d'écran Capture d'écran

 

 

Souvenez-vous : le 4 février 2023, BV recevait Guilhem Carayon

Le président des Jeunes Républicains revendiquait une droite de panache, n’hésitant pas à déclarer : « Aujourd’hui, LR ne trahira pas, j’en suis certain ».

 Entendu, les valeurs de la droite. « Ne trahira plus » ?, se demandait alors l’auteur de ces lignes. Il ne faudrait jamais douter de la jeunesse ! En effet, car ce 11 juin 2024, Guilhem Carayon, qui était neuvième sur la liste de François-Xavier Bellamy, soutient l’initiative d’Éric Ciotti de passer un accord avec le Rassemblement national. C’est donc l’épreuve de vérité pour les LR.


 

Mettre fin à « l'entre-deux »

 

On sait que l’on va mourir mais on ne veut pas le croire. On savait qu’un jour ou l’autre le moment viendrait où les LR devraient mettre fin à « l’entre-deux » pour reprendre les mots de Nicolas Dupont-Aignan, saluant l’initiative d’Éric Ciotti. On ne savait pas quand, on ne savait pas comment, mais l’on ne voulait pas le croire, on ne pouvait plus le croire quand on l'espérait, tant le fossé s’était creusé entre ce qu’on appelle la « droite républicaine » et « l’extrême droite ». Et pourtant, cette « expérience » d’une alliance entre ces deux droites avaient bel et bien existé par le passé, contrairement aux menteries d’un Gérald Darmanin. Relisez ce témoignages publié par BV, il y a deux semaines, qui rappelait que Jean-Claude Gaudin avait gouverné la région Provence-Alpes-Côte d’Azur avec le Front national, pendant six ans, excusez du peu ! À l’époque, le FN était dirigé par Jean-Marie Le Pen, pas par Marine Le Pen ou Jordan Bardella !

 

 

Aujourd’hui, donc, Éric Ciotti, casse un tabou, selon ses propres mots. Mais un tabou qui n’en est pas à un pour les Français, s’est-il empressé d’ajouter. Alors, oui, c’est l’épreuve de vérité pour ce vieux parti qui revendique son label de « parti de gouvernement ». Or, Éric Ciotti sait très bien que ce label doit être passé au banc d’essai pour être conservé. Éric Ciotti sait très bien aussi que le pronostic vital de son parti est engagé. Il a connu, rappelait-il sur le plateau de TF1, un parti avec un groupe de 300 députés à l’Assemblée nationale. Une cinquantaine durant cette législature qui s’achève. Et combien le 7 juillet à ce rythme ? Mais Éric Ciotti a bien compris qu’il ne s’agit pas seulement de sauver des circonscriptions, que l’enjeu est bien plus vaste que cela, qu'il s'agit de la France.

lunes, 27 de mayo de 2024

Débat Bardella/Attal ou comment comprendre l’abstention

 

Débat Bardella/Attal ou comment comprendre l'abstention

Nous vous proposons cette analyse de Jean-Eudes Gannat au sujet du débat télévisé entre Gabriel Attal et Jordan Bardella.

  par 24 mai 2024


Deux ectoplasmes

Je suis tout ça que de loin et je ne loupe rien : arrogance, petites phrases, avalanches de chiffres abstraits et postures faussement dignes qui font ensuite l’objet de montages vidéos condensant les petites piques censées faire office d’estocades sans retour.

La réalité : deux ectoplasmes sans enfant, sans culture, sans véritable expérience professionnelle et sans vécu ni tempérament, tentent de se faire passer pour des hommes d’Etat.
Pour paraphraser De Gaulle à propos d’Albert Lebrun, une chose leur manquait pour qu’ils fissent véritablement “hommes d’Etat” ; qu’ils fussent des hommes tout court.

Comme le chante Brel “ils aimeraient bien avoir l’air, mais n’ont pas l’air du tout”.

Regardez-moi ces pauvres types, habillés tout pareil avec leurs couleurs ternes, leurs sourires faux et leurs discours convenus, qui font semblant de savoir ce que nous vivons alors qu’ils ne savent même pas qui nous sommes ni même qui ils sont, et que tout le monde sait qu’ils sont tout juste bons à flagorner auprès d’un mentor dont ils prendraient volontiers la place.


Des Iznogouds en costards

Hélas le plus insupportable des deux fut sûrement Bardella, dont l’arrogance et la manière d’appuyer chaque phrase avec une feinte conviction masque mal le manque d’expérience et d’idées en dehors des fiches; Puisse cette légère défaite médiatique contribuer à lui forger un peu le caractère.

D’ici là, chaque fois que j’entendrai “il parle bien”, je ne pourrai m’empêcher de penser que tous les gens qui ont détruit notre pays depuis 50 ans “parlaient bien” également, que ça ne veut rien dire et que les putes de luxe allument à merveille : c’est leur métier.

Avaleur de fiche contre débiteur de fiche : si on leur ouvrait le ventre, je ne suis pas certain qu’on trouverait autre choses que des post-its.

N’importe quel militantisme de terrain, engagement associatif, maison joliment retapée ou entreprise bien gérée font plus pour le pays que ces agitations d’Iznogouds en costards.

lunes, 22 de abril de 2024

Macron me fait penser à Neron tout simplement…


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ChienSurpris 

Dans une époque imaginaire qui ressemble curieusement à la nôtre, le gouvernement français semble avoir adopté une politique de recrutement pour le moins… originale.

 La consigne serait claire : pour intégrer l’équipe dirigeante, point n’est besoin de diplômes rutilants ni de compétences éprouvées. 

L’unique critère de sélection serait de ne jamais risquer d’éclipser l’intelligence du chef suprême. Ainsi, nos ministres seraient choisis pour leur capacité à manier la langue de bois plutôt que pour leur expertise, et leur fidélité serait plus précieuse que leur savoir. Cette pratique n’est pas sans rappeler le fameux empereur romain Néron, qui, selon les dires, préférait s’entourer de courtisans plutôt que de conseillers compétents, de peur que ces derniers ne doutent de ses talents de poète, de musicien et, accessoirement, de leader. 

domingo, 25 de febrero de 2024

Pourquoi la majorité des politiciens pilotés par la mafia oligarchique mondialiste est-elle composée d'individus totalement stupides ou des salopards? Mon analyse



 Tout d'abord quels sont les critères de sélection pour trouver des gens prêts à véhiculer les mensonges de cette oligarchie mondialiste :

 • Être obéissant.

 • Être corruptible.

• Être opportuniste. 

• Avoir pas ou peu d'empathie. 

• Être égocentrique. 

• Ne pas avoir d'éthique. 

• Être sioniste. 

• Défendre l'idéologie woke. 

• Défendre l'idéologie LGBT+ 

• Défendre l'escroquerie climatique. 

Dès lors, aucune personne saine d'esprit, intelligente et honnête ne remplit ces critères. Il ne reste que des psychopathes et des idiots. Cqfd

viernes, 8 de diciembre de 2023

OAS, colonisation : la gauche stigmatise une députée LR pour ses origines


 

 

Gabrielle Cluzel 7 décembre 2023

Vous savez comment est la gauche. Elle refuse de faire porter les péchés des parents aux enfants - elle réclame de ce fait le rapatriement des familles de djihadistes en Syrie - et les péchés des enfants aux parents : elle est toujours vent debout contre la suppression des allocations aux familles de délinquants.

 

 Elle ne reconnaît aucun héritage, aucune filiation. Le renvoi d'un individu à ses origines est stigmatisant. 

Chacun est une page blanche. « On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille/ Être né quelque-part pour celui qui est né, c’est toujours un hasard », chante-t-elle en écho à Maxime le Forestier.

Sauf quand il s’agit de la droite. Là, ce n'est pas la même limonade. Marine Le Pen est renvoyée tous les jours que le bon Dieu fait à son père. Et la députée LR Michèle Tabarot, à l'Assemblée, vient peu ou prou de subir le même sort : la députée EELV Sabrina Sebaihi, lors des débats sur la suppression (avortée) de l’accord franco-algérien de 1968, a attaqué Michèle Tabarot sur sa famille, au sein même de l’hémicycle : « Il est impensable de voter un texte défendu par une descendante de l’OAS, et applaudi par les héritiers tortionnaires de l’Algérie ». L’allusion à Robert Tabarot, père de Michèle est on ne peut plus claire.


 

Il faut dire, si l'on doit se situer sur le terrain familial, qu'à l’instar de Fatiha Keloua-Hachi (PS) qui dénonce une « vieille soupe rance  et stigmatisante envers les Algériens (…) nourrie d'un imagniaire post-colonial », ou encore de la communiste (GDR) Soumya Bourouaha, qui parle d'un « texte aux relents xénophobes », Sabrina Sebaihi est d’origine algérienne : son père était ouvrier, sa mère assistante maternelle, tous deux sont arrivés en France dans les années 70, rejoignant postérieurement à l’indépendance le pays colonisateur, jugeant, sans doute, qu’il pourrait leur offrir un avenir meilleur que leur terre natale, pourtant désormais débarrassée de son joug.

viernes, 8 de septiembre de 2023

Lettre à ceux qui ont diné avec le président [par Jean-Paul Pelras]

 

 

5 septembre 2023 E-site66agri11 


Mesdames, messieurs, ayant, comme nos lecteurs le savent, beaucoup de respect pour le “personnel” politique, je ne me permettrai pas d’évoquer un “Dîner de cons” pour qualifier la rencontre, organisée autour d’un saumon gravlax et d’un suprême de pintadeau rôti, entre Emmanuel Macron et les chefs de partis que vous représentez. 


Une rencontre qui dura donc douze heures et qui s’est déroulée le 30 août dernier, à l’école de la Légion d’honneur, sise Seine Saint Denis. Beaucoup de temps perdu pour certains parmi lesquels Manuel Bompard, représentant la France Insoumise, qui déclara : “J’ai eu l’impression de vivre douze heures sur la planète Mars […] avec aucune annonce, aucune mesure concrète sur les priorités des Français”. Ou encore Marine Tondelier pour EELV : “Je suis venue, j’ai vu, j’ai été déçue”. Et Olivier Faure pour le PS : “Toutes nos propositions ont été balayées très vite par le chef de l’État. La réalité, c’est que c’était inédit mais ça donne le sentiment d’être un exercice de communication”. Plus mitigé, le patron du parti communiste, Fabien Roussel, concédait : “Sur la forme, chacun a pu parler autant qu’il le voulait sans protocole…”. Tandis que Jordan Bardella, pour le RN, évoquait des “débats francs” desquels il ne pouvait extraire “aucune conclusion”, alors qu’Éric Ciotti, pour Les Républicains, tout en retenue, affichait une certaine forme de scepticisme sur l’issue de ces échanges déclarant : “J’attends de voir”.

Des doutes et une certaine perplexité in petto balayés par Olivier Veran, porte-parole du Gouvernement qui déclarait : “Une réunion qui pourrait marquer l’histoire politique”. Une histoire qui va donc, de toute évidence, perdurer puisque les participants devraient recevoir “Une lettre synthétisant les échanges et les pistes de travail abordées, que chacun pourra amender pour poursuivre sur cette base”. Sachant qu’il est également prévu, au sein du Gouvernement, un “séminaire” de suivi qui devrait se tenir dès le 6 septembre. Enfin, précisons que, concernant les 11 invités à cette “journée historique”, un remake est prévu “Dans le même format et dans les mêmes conditions pour une prochaine session de travail”.

Magnifique ! Que demande le peuple ? Pourrait-on presque dire en employant la formule consacrée. Sauf que le peuple, effectivement, est en droit d’en demander un peu plus à l’heure où le pouvoir d’achat s’effondre et où le dialogue social semble totalement rompu consécutivement à l’abrogation d’une réforme des retraites imposée à la hussarde et votée à coups de 49-3. Dispositif constitutionnel que la majorité pourrait bien utiliser à nouveau concernant notamment le vote du Budget.

domingo, 27 de agosto de 2023

Darmanin « orbanisé » par Mélenchon : les deux meilleurs imposteurs de l’été


 
 

 Frédéric Sirgant 26 août 2023

 

Marc Eynaud a bien vu ce que cachait la sortie de Gérald Darmanin sur la victoire « assez probable » de Marine Le Pen en 2027 : s'autodésigner comme son adversaire et s'introniser comme le candidat barragiste. 

C'est sans génie, mais c'est toujours bien calculé de préempter par rapport à tous ses petits concurrents macronistes un créneau qui s'est révélé porteur par le passé. Et puis on comprend que Darmanin ne raisonne pas comme Élisabeth Borne : elle est rigolote, elle qui prophétise que 2027, c'est bien loin, sans savoir si elle sera encore Premier ministre dans quelques mois, après un accident « assez probable » de 49.3 à répétition.

Mais en ce 25 août, Gérald Darmanin, après avoir engrangé le soutien de Nicolas Sarkozy, a dû savourer un nouveau ralliement : celui de Jean-Luc Mélenchon ! En effet, lors de l'université de LFI, il a intronisé Darmanin comme l'adversaire que la gauche aura à affronter, le représentant unique du macronisme et de la droite. Et de l'extrême droite aussi, puisque tout ce qui n'est pas NUPES, tout ce qui n'est pas Médine, relève de l'extrême droite, c'est bien connu.

Intronisé ? Mieux, il l'a « orbanisé » ! Rien que ça ! « Le candidat commun de l'espace idéologique que représente l'orbanisme français, la jonction de la droite avec l'extrême droite, c'est M. Darmanin », a-t-il lancé, lors d'une conférence aux universités d'été de son mouvement, les AMFIS.

Darmanin, l'Orbán français ! Cela relève du Gorafi. Comparer Darmanin à l'homme d'État hongrois, conservateur et patriote, populaire, constamment réélu sur une ligne claire, celle de la défense de son pays et des valeurs traditionnelles ! Il suffira de rappeler que Gérald Darmanin a construit sa petite ascension sur la trahison, celle des valeurs de la droite, celle du gaulliste Christian Vanneste puis celle de son parti, et cela, dès 2017, en se ralliant au macronisme, l'exacte antithèse de l'orbanisme ! Et ne parlons pas de l'écart de charisme entre les deux hommes...

jueves, 1 de junio de 2023

Taïaut ! Coursons le maudit…


 

 Georges Michel 31 mai 2023

S’ils pouvaient le traîner sur la claie à travers le village, comme on le faisait au temps où les ancêtres de notre député de la Marne roulaient carrosse, ils le feraient volontiers. 

Charles-Amédée de Courson est désormais la bête noire de la Macronie. 

De la Macronie, mais aussi un peu des députés LR qui n’ont pas de mots assez durs pour ce vétéran de la vie parlementaire française. Une véritable chasse à courre. Taïaut !

D’abord, les troisièmes couteaux se sont mis à la basse besogne. Sorte de prémices d’une grande contre-attaque face à cette nouvelle bête du Gévaudan. Ainsi, un certain Maxime Boudet, membre du cabinet du ministre du Logement et du parti présidentiel, tweetait, dimanche, en mode vulgaire : « Charles de Courson a décidé de consacrer son dernier mandat à mettre le bordel et provoquer. En bonus aider le Rassemblement national à monter. Quand il n’est pas d’accord avec l’extrême gauche, il l’est avec l’extrême droite. » Rappelons tout de même à ce jeune homme que s’il est en France une personne qui a aidé le RN à monter, c’est bien Emmanuel Macron, lui qui s’était engagé, bravache, en 2017, à ce qu’il n’y ait « plus aucune raison de voter pour les extrêmes en 2022 ». Ce serait injuste envers le président de la République de ne pas lui rendre cet hommage.

Dans la série des couteaux suisses de la Macronie, bien évidemment, il ne faut pas oublier Élisabeth Borne – une épée, en politique – qui estimait, dimanche, que le texte de la proposition de loi du groupe LIOT pour abroger les retraites était « dangereux et irresponsable ». Dangereux pour qui ? La réponse est sans doute dans la question. Irresponsable ? Évidemment, l’emploi de cet adjectif qui renvoie au lexique de ceux qui savent et « sont en responsabilité » n’a rien de nouveau dans la bouche d’une technocrate accomplie.

Mardi, dans l’Hémicycle, Olivier Dussopt, ministre du Travail, s’adressait ainsi à M. de Courson : « Vous bataillez depuis des décennies pour assainir les comptes publics. Votre proposition de loi dégraderait ces derniers de 15 milliards d'euros. Vous ne pourrez plus jamais venir dans cet Hémicycle nous faire la leçon. » Stéphane Séjourné, député européen, secrétaire général de Renaissance, lui, s’interroge : « Je ne comprends pas les ambiguïtés de Charles de Courson. Il a fait partie de la campagne de Valérie Pécresse : il était même son conseiller politique. Dans son projet, il défendait la retraite à 65 ans. Je ne sais pas s’il a menti à la candidate LR ou s’il a menti à ses électeurs. Dans les deux cas, il n’y a aucune gloire à tirer de ce genre de reniement. Il y a même une forme de lâcheté à l’assumer. » M. de Courson s’est peut-être renié, mais que dire alors d’Olivier Dussopt, cité plus haut, qui, lorsqu’il était député socialiste en 2010, s’opposait farouchement à François Fillon, porteur de la loi reculant l’âge de la retraite à 62 ans.

lunes, 9 de enero de 2023

miércoles, 4 de enero de 2023

Nos très riches ministres et la « pauvre » Charlotte Caubel, dit Cosette chez les Rothschild…


 

par 29 décembre 2022 

A la lecture des déclarations de patrimoine et d’intérêts des membres du gouvernement transmises par la Haute autorité de la vie publique (HATVP) la moitié des 41 ministres possède plus d’1 million d’euros. 

La plupart des ministres se situe dans les 10 % des Français les plus riches et/ou les 10 % ayant les revenus les plus élevés, 

Plusieurs ministres, Franck Riester en tête avec 10,6 millions d’euros de patrimoine, appartiennent même au sommet des Français les plus riches qui ne représentent qu’1% de la population. Amélie Oudéa Castera, ministre des sports, déclare un patrimoine de 6,47 millions d’euros. Vient ensuite Agnès Firmin Le Bodo, secrétaire d’Etat chargée de l’organisation territoriale et des professions de santé, avec 6 millions d’euros de patrimoine. Le garde des Sceaux Eric Dupont-Moretti, se porte bien également, avec un patrimoine déclaré de 4,5 millions d’euros.

La moyenne du patrimoine brut d’un ministre est de 1,9 million d’euros (1,5 million net, dettes déduites).

A titre de comparaison, le patrimoine moyen des Français est de 192 400 euros brut (147 200 net). Tous les ministres se situent largement au-dessus de cette moyenne nationale. Tous ? Non. Charlotte Caudel fait exception.

La secrétaire d’Etat à l’Enfance ne déclare que 29 996 euros de patrimoine, dont 19 500 placés sur un plan épargne logement. Ce n’est plus Caubel qu’il faut l’appeler mais Cosette. Elle dispose bien d’un compte courant, d’un LDD et d’un livret A chez Rothschild Martin Maurel, la banque privée de Rothschild and Co, habituée à héberger les grandes fortunes, mais dans son cas c’est pour y placer simplement le contenu d’une tirelire…

domingo, 11 de diciembre de 2022

Lettre à 19 ministres millionnaires [par Jean-Paul Pelras]



 
6 décembre 2022 

Mesdames, messieurs,

 
les déclarations d’intérêts et de patrimoine du gouvernement, publiées le jeudi 1er décembre par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, nous apprennent que 19 ministres sur 41 sont millionnaires ou multimillionnaires. 

Sachant que le patrimoine moyen des membres du gouvernement est de 1,9 millions d’euros, ce chiffre vous situe donc dans la tranche des 10 % des Français les plus riches. 

En tête de classement Franck Riester, chargé des relations avec le Parlement, dont le patrimoine dépasse 10 millions d’euros, suivi par Amelie Oudéa Castéra, ministre des Sports, avec presque 6,5 M €, Agnès Firmin le Bodo avec un peu plus de 6 M €, Éric Dupond Moretti 4,5 M€, Stanislas Guerini presque 4 M €… Et ainsi de suite avec Roland Lescure, Jean-Noël Barrot, Sylvie Retailleau, Laurence Boone, Agnès Pannier Runacher, Dominique Faure, Catherine Colonna, Élisabeth Borne, Gabriel Attal, Olivier Brecht, Carole Grandjean, Olivia Grégoire, Christophe Béchu, Jean-François Carenco, Marc Fresneau… qui franchissent la barre du million.

Précisons que ceux qui se situent en deçà de ce seuil ne sont bien évidemment pas à plaindre avec un ticket à 861 000 € pour Veran et, allez donc savoir pourquoi, seulement 294 000 € pour Le Maire qui se situe presque en queue de peloton. Des chiffres qui n’ont bien entendu rien à voir avec le salaire de Mbappé ou celui de Bernard Arnault qui demeure, selon le tout récent classement du magazine Capital, l’homme le plus riche du monde avec 133,69 milliards d’euros, mais qui nous renseignent tout de même un peu sur votre sensibilité à pouvoir gérer le pouvoir d’achat des Français et leurs problèmes de fin de mois.

Avec des comptes en banque aussi généreusement fournis, pas de quoi, nous pouvons l’imaginer, être traumatisés par le racket du carburant et la dictature du thermostat. Notons que votre chef suprême et sa dame ne semblaient pas être davantage perturbés par ces petits tracas du quotidien lorsqu’ils partageaient avec Jill et Jo, homard du Maine et caviar Osciètre américain. Certains dirons que, protocole oblige, le chef de l’État et les membres de son gouvernement se sacrifient et prennent sur leur temps pour la gestion, la sécurité, le bien-être du peuple et du pays. Idem pour ces parlementaires, paraît-il frigorifiés, qui se plaignent du 19°, sobriété énergétique oblige, imposé sur les bancs de l’Assemblée.

Rien à voir, bien entendu, avec l’ouvrier maçon qui se les gèle en plein vent sur son échafaudage et qui va prendre 3 ans de plus parce que madame Borne aura brandi son 49-3 pour la énième fois.