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lunes, 20 de enero de 2025

Hollande, Villepin et Philippe en lice pour 2027 : la France mérite mieux

Capture d’écran © BFMTV
Capture d’écran © BFMTV

 

Par son accession à Matignon, Bayrou a ouvert le bal, et le dernier tome de la recherche du temps perdu des vingt dernières années politiques. 

Comme dans Le Temps retrouvé de Proust, ils défilent devant nous, vieillis, leurs bilans peu reluisants aiguisant chaque ride, les ex-espoirs des années Chirac, Hollande, Macron.

 Ils ont d'abord montré leur museau dans son gouvernement, comme Valls et Borne. Mais voilà maintenant l'étage du dessus, ceux qui lorgnent vers 2027. Et tout en prétendant qu'ils ne souhaitent pas de présidentielle anticipée, ils s'y préparent furieusement, sentant une occasion : qui sait, sur un malentendu, une affaire de costume, une décision judiciaire, un appel à faire barrage ?

Bayrou a ressuscité le PS... et François Hollande !

On savait que Bayrou avait ressuscité le PS, un ex-parti de gouvernement tombé à moins de 5 %, pour sauver son gouvernement. On apprend, ce dimanche matin, par La Tribune, que « lors de cette semaine cruciale, François Hollande a joué un rôle actif en coulisses ». Laissant parader les ternes Olivier Faure et Boris Vallaud, il apparaît le surlendemain comme le grand marionnettiste et savoure l'événement : « Les socialistes constituent désormais le pôle central au sein de l’Assemblée nationale, puisque rien ne peut se faire sans eux ni contre eux », estimant qu'ils « ont la clé jusqu’en 2027 ». C'est vrai, à quelques nuances près. On voit mal la droite LR accepter cette mainmise du PS sur les orientations du gouvernement. Et, surtout, on voit mal comment une politique socialiste pourrait répondre efficacement aux problèmes de la France et des Français durant les deux ans qui nous séparent de 2027. Mais, pour François Hollande, l'essentiel est de croire être revenu au centre du jeu parlementaire, ramenant l'Assemblée à un trivial congrès du Parti socialiste - son terrain de jeu favori. Il cherchait déjà un trou de souris, en 2017, pour pouvoir se représenter...

viernes, 12 de enero de 2024

Rachida Dati: « En marche c’est quoi ?… ce sont des traîtres de gauche et des traîtres de droite ! »



 

Ben oui, c'est vrai, mais ce qu'ils oublient c'est qu'internet a de la mémoire!

 

domingo, 27 de agosto de 2023

Darmanin « orbanisé » par Mélenchon : les deux meilleurs imposteurs de l’été


 
 

 Frédéric Sirgant 26 août 2023

 

Marc Eynaud a bien vu ce que cachait la sortie de Gérald Darmanin sur la victoire « assez probable » de Marine Le Pen en 2027 : s'autodésigner comme son adversaire et s'introniser comme le candidat barragiste. 

C'est sans génie, mais c'est toujours bien calculé de préempter par rapport à tous ses petits concurrents macronistes un créneau qui s'est révélé porteur par le passé. Et puis on comprend que Darmanin ne raisonne pas comme Élisabeth Borne : elle est rigolote, elle qui prophétise que 2027, c'est bien loin, sans savoir si elle sera encore Premier ministre dans quelques mois, après un accident « assez probable » de 49.3 à répétition.

Mais en ce 25 août, Gérald Darmanin, après avoir engrangé le soutien de Nicolas Sarkozy, a dû savourer un nouveau ralliement : celui de Jean-Luc Mélenchon ! En effet, lors de l'université de LFI, il a intronisé Darmanin comme l'adversaire que la gauche aura à affronter, le représentant unique du macronisme et de la droite. Et de l'extrême droite aussi, puisque tout ce qui n'est pas NUPES, tout ce qui n'est pas Médine, relève de l'extrême droite, c'est bien connu.

Intronisé ? Mieux, il l'a « orbanisé » ! Rien que ça ! « Le candidat commun de l'espace idéologique que représente l'orbanisme français, la jonction de la droite avec l'extrême droite, c'est M. Darmanin », a-t-il lancé, lors d'une conférence aux universités d'été de son mouvement, les AMFIS.

Darmanin, l'Orbán français ! Cela relève du Gorafi. Comparer Darmanin à l'homme d'État hongrois, conservateur et patriote, populaire, constamment réélu sur une ligne claire, celle de la défense de son pays et des valeurs traditionnelles ! Il suffira de rappeler que Gérald Darmanin a construit sa petite ascension sur la trahison, celle des valeurs de la droite, celle du gaulliste Christian Vanneste puis celle de son parti, et cela, dès 2017, en se ralliant au macronisme, l'exacte antithèse de l'orbanisme ! Et ne parlons pas de l'écart de charisme entre les deux hommes...

martes, 13 de julio de 2021

Un député LREM a un problème avec l’immigration : une conversion surprenante ?


 

Voilà que François Jolivet, député de l’Indre, reconnaît, dans un tweet, que « nous avons un problème avec l’ »

Quelle découverte ! Et d’ajouter : « [C’est un] problème que nous essayons d’enrayer depuis 2017. » 

On croit rêver ! Vous n’êtes pas au bout de vos surprises : « Le reconnaître, c’est simplement être réaliste. Oui, la ne peut pas accueillir tout . Dans ce sens, je pense que nous pouvons modifier les règles du regroupement familial. »

Monsieur Jolivet s’est-il pris soudainement pour son homonyme humoriste ou plagie-t-il Marine Le Pen ? Dans un second tweet, il dissipe vite le malentendu. Il est le plus sérieux du monde et nie toute proximité avec le Rassemblement national : <« Trop longtemps ces sujets ont été abandonnés aux extrêmes qui manquent de discernement républicain. » Tenez-vous-le pour dit ! Promis, juré, craché : plus de « politique de l’autruche » ! Il voudrait, sans doute, convaincre qu’il a toujours été lucide, à l’exemple de son parti, mais il donne à penser – allez savoir pourquoi – qu’il est en train de retourner sa veste.

 

La première explication qui vient à l’esprit, c’est qu’il est payant, à l’approche de l’élection présidentielle, de partager l’opinion majoritaire des Français. Suivre le vent ne coûte pas grand-chose et ça peut rapporter gros. Maire de Saint-Maur jusqu’en 2017, n’ayant pas obtenu l’investiture de son parti pour les législatives, il a finalement quitté pour se faire élire sous l’étiquette LREM, continuant de se présenter comme « un homme de droite ». C’est humain, après tout, et il n’est pas le seul, à droite, à avoir rallié Macron.

lunes, 3 de mayo de 2021

Muselier, incarnation de cette hypocrisie qui mine la droite


 

Immense stupéfaction d’apprendre que pour les régionales en PACA, accepte la proposition de liste commune dès le 1er tour avec

Cette annonce a semé le doute de beaucoup de sympathisants de droite qui, tout logiquement, se sont demandés comment il est possible de se présenter comme opposant à la majorité actuelle puis faire alliance avec elle dans le cadre d’une élection. 

Donc LR attaque LREM chaque jour sur ses choix politiques pour, ensuite, accepter une alliance avec les personnes responsables des actions dénoncées. Quelle hypocrisie !

Dire que le RPR comptait plus de 800.000 adhérents au milieu des années 80… Mais que diantre a-t-il bien pu se passer pour que le grand mouvement de la droite se retrouve, aujourd’hui, dans cet état de petitesse au moment où toutes les enquêtes confirment que la France penche politiquement de plus en plus à droite ? Ironie de l’Histoire : c’est le petit-fils d’un des premiers et des plus illustres gaullistes, l’amiral Muselier, l’inventeur de la croix de Lorraine, qui devient aujourd’hui le symbole du naufrage LR.

Le parti Les Républicains, héritier du grand mouvement conservateur qui a marqué la sphère nationale, a incontestablement perdu sa légitimité aux yeux du peuple de droite dans la des valeurs portées par ce courant politique. L’ordre, l’autorité, le travail, le mérite, la , le patriotisme, la , les valeurs culturelles, les , l’écologie, toutes ces thématiques ont été lâchement abandonnées au nom de la bien-pensance et la peur du procès en « extrême-droitisation ».

À force de vouloir faire plaisir à une certaine idéologie, Les Républicains représentent de moins en moins le courant qu’ils étaient censés porter et glissent vers ce centre droit déjà occupé par plusieurs mouvements et dont le parti du Président pense être l’acteur principal.

lunes, 1 de junio de 2020

Ségolène Royal supprime ses tweets pro-chloroquine et pro-Raoult




Alors qu’ils avaient été parmi les premiers à prendre publiquement position en faveur de l’utilisation de la chloroquine par le Pr Raoult, et viennent de supprimer discrètement leurs tweets initiaux sur le sujet. 

C’est qu’après « l’étude » (car les guillemets s’imposent) parue dans The Lancet, et surtout la réaction aussi synchrone que fulgurante du ministre de la Santé, il convenait, tant pour l’ex-ambassadrice auprès des pingouins que pour le contempteur compulsif de la médecine libérale, de penser à l’avenir.

Beaucoup supputent, en effet, que pour le locataire de Matignon, ce n’est plus qu’une question de semaines avant qu’il ne rende son tablier.
Dès lors, avec un nouveau gouvernement, même les dossards du « monde d’avant » se prennent à rêver et, comme disait Jean-Claude Dusse dans Les Bronzés, « on ne sait jamais, sur un malentendu, ça peut marcher »…
La carrière chaotique de Ségolène, qui après avoir ruiné la région Poitou-Charentes et s’être fait piler par l’obscur Olivier Falorni aux législatives de 2012, n’en avait pas moins retrouvé un ministère sous Valls et Cazeneuve, illustre bien les choix assez particuliers des socialistes en matière de ressources humaines.
Elle a apparemment gardé de son dernier poste d’« ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique » une chaude pelisse dont elle espère que la réversibilité s’avérera utile.

domingo, 9 de junio de 2019

Avant 2022, 2020 : ces maires LR qui voient en Macron leur assurance-vie

 
 


Dans mes cours d’histoire au lycée, on m’avait appris qu’avant la guerre des tranchées, il y avait eu « la course à la mer ».

En ce moment, dans la recomposition politique installée par Emmanuel Macron à son profit, c’est à « la course au maire » que l’on assiste.

LR s’étant effondré, Valérie Pécresse l’ayant quitté car « démonétisé » (beau mot qui dit bien pourquoi elle y était), bien des maires LR qui tiennent à leur fauteuil se tournent donc vers le parti du Président qui est arrivé en tête dans leur ville.
Opportunistes, girouettes : ils ne seront ni les premiers ni les derniers.
Et, comme toujours dans cette position, ils nous assènent une argumentation à la sincérité touchante.
Dans la tribune qu’une quarantaine d’entre eux doivent faire paraître, ils commencent par dire leur rejet des « étiquettes » :
« Nous refusons de nous laisser réduire à une étiquette, à une consigne de vote, à un appareil partisan. Notre parti, ce sont d’abord nos habitants, c’est la République. »
Comme c’est beau !
L’étiquette, c’est bien quand elle rapporte, mais quand elle est « démonétisée »…
Et puis, une étiquette LREM élastique que l’on peut étirer à son gré à gauche comme à droite, comme c’est commode !
Ensuite, ils justifient leur désertion-trahison-ralliement par un de ces bons sentiments qui font de si mauvaises politiques :
« Nous sommes de ceux qui souhaitent la réussite impérative de la France, c’est pourquoi nous voulons la réussite du président de la République et du gouvernement car rien ne se construira sur leur échec. »

martes, 28 de mayo de 2019

La droite décidément la plus bête du monde...

 
 
L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout, costume et lunettes


Anne-Sophie Chazaud

Les réactions qui s’enchaînent à droite depuis sa déconvenue de dimanche ne font que confirmer qu’elle est décidément bien la plus bête du monde.

En déconsidérant son candidat et ses choix idéologiques, qu’il a pourtant portés avec talent et conviction, en brûlant aujourd’hui ce qu’elle semblait adorer hier à l’image du veule Geoffroy Didier critiquant subitement son candidat de la veille, elle fait une nouvelle fois la preuve de sa pusillanimité et de son absence profonde de convictions.

«La droite doit abandonner son conservatisme sociétal», déclare-t-il ainsi dans un grand élan stupide et de courte vue.
Croire que son salut consisterait à se gauchiser sur le plan sociétal est d’une bêtise sans nom : cela existe déjà, ça s’appelle le macronisme (économiquement plutôt de droite, idéologiquement gauchiste car caffi d’anciens socialistes).
Je ne vois pas de raisons pour quoi ceux des Français qui se reconnaissent dans ce bloc élitaire-là et dans ce projet so cool qui est tout de même au pouvoir bien que profondément contesté par le peuple, se détourneraient soudain de Macron pour aller voter subitement pour des tocards opportunistes qui changent de convictions comme de chemise.

jueves, 10 de enero de 2019

Ces LR qui se croient responsables parce qu’ils applaudissent Griveaux, Philippe et Castaner

 
 



Xavier Raufer remarquait avec effarement à quel point Emmanuel Macron et son équipe, par leur gestion désastreuse de la crise des gilets jaunes, écrivaient scrupuleusement, chapitre après chapitre, le manuel de tout ce qu’il ne faut pas faire dans une telle situation (http://www.bvoltaire.fr/xavier-raufer-fichage-des-casseurs-ce-gouvernement-est-soit-cynique-soit-incapable/).
 

L’apprenti Président qui voudra tirer tout le profit possible de cette crise aura aussi à sa disposition le livre que rédige actuellement la droite LR, censée incarner l’opposition.
Il faut dire que les choses avaient mal commencé.
Entre le vrai-faux gilet jaune de Laurent Wauquiez, en novembre, et l’apparition de Nicolas Sarkozy en deus ex machina venant murmurer à l’oreille d’Emmanuel Macron ses quatre mesures du 10 décembre (dont les vrais-faux 100 euros), la droite LR était apparue dépassée, hors jeu ou – pire – complice du pouvoir macronien.
Mais, cette semaine, elle a ajouté des pages d’anthologie.
Après le nouvel épisode de samedi, marqué par une reprise de la mobilisation, et certaines violences, dont la spectaculaire exfiltration du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, on a assisté à un concert de soutien de dirigeants LR.
Guillaume Peltier : « Défendre la justice et le mérite, c’est un noble combat. Mais l’anarchie, la violence et le désordre sont inadmissibles. Je m’oppose politiquement à @BGriveaux, mais ce soir, je suis à ses côtés. Je suis toujours du côté de l’ordre. »