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sábado, 17 de mayo de 2025

Comment la presse a accueilli « La Meute », le livre sur le système Mélenchon qui embarrasse la France Insoumise


Comment la presse a accueilli « La Meute », le livre sur le système Mélenchon qui embarrasse la France Insoumise

 

16 mai 2025

ojim. 

La Meute est le livre-enquête sur le fonctionnement de La France Insoumise.

 L’ouvrage est sorti officiellement le 7 mai et a immédiatement fait parler de lui en mettant en évidence des clivages quelque peu inhabituels.

Écrite par Charlotte Belaïch, journaliste à Libération, et Olivier Pérou, journaliste au Monde, cette enquête de deux ans se base sur plus de 200 interviews et témoignages concordants, sur des documents et des échanges écrits, et montre un parti qui fonctionne en mode autocratique, de manière souvent violente, et sur une logique de clan et d’exclusion.

Radio France a fait le job

Une fois n’est pas coutume, il faut relever que les différentes fréquences de Radio-France ont fait une place au livre et en ont renvoyé une image assez juste.

France culture a reçu les auteurs du livre le 6 mai et tous les aspects du livre ont été évoqués : le système monarchique sectaire, le pouvoir hyper-concentré, le roi sans garde-fous et la cour qui s’agite autour de lui … tout en reconnaissant l’efficacité électorale de ce fonctionnement.

La tonalité est proche sur France info, qui avait reçu Alexis Corbière le 6 mai. Celui-ci a confirmé  sobrement le contenu du livre et a décrit LFI comme une machine au service de son chef, où les divergences n’ont pas leur place … tout en continuant de militer pour l’union de la gauche.

France info donnera par ailleurs la parole à des militants LFI qui louent la personne de Jean-Luc Mélenchon et expliquent qu’il est attaqué parce que seul capable de s’opposer à l’extrême droite.

France Inter a reçu le 6 mai les auteurs du livre qui ont pu développer librement leurs thèses. Et comme pour équilibrer les propos, France Inter se fera l’écho dès le lendemain des propos de contre-attaque de Manuel Bompard et de Mathilde Panot.

Dans ces trois cas, nous sommes loin d’un réquisitoire contre LFI ; les auteurs du livre ont pu s’exprimer librement, mais les journalistes ont pris soin de garder une certaine distance, tandis qu’un espace était aussi accordé à la riposte de LFI.

En somme, il s’agit d’une présentation prudente, mais en définitive équilibrée. Comme il serait appréciable que cette neutralité dans le traitement de l’information soit de mise sur ces antennes sur tous les sujets !

Une partie de la presse de gauche a accueilli la sortie du livre

Certains titres de gauche sont sur la même longueur d’onde et ont donné une certaine résonance à la sortie du livre.

Pour ne citer que les journaux dont sont issus les auteurs, Libération a publié dés le 5 mai un édito intitulé « chez LFI, l’inquiétante dérive autocratique du patron Mélenchon » et a mis en ligne le 9 mai une discussion approfondie avec Charlotte Belaïch et Olivier Pérou sous la forme d’un podcast intitulé « Les dessous du système Mélenchon ».

Dans un souci d’équilibre, Libération s’est aussi fait l’écho de la contre-attaque de LFI, notamment sous la forme d’un article daté du 6 mai : « Ragots et mensonges, Mathilde Panot réagit à la sortie du livre sur le système LFI ».

Dans le même esprit, Le Monde avait dévoilé dés le 4 mai, en avant-première donc, quelques extraits choisis du livre.

Des alliés gênés aux entournures

domingo, 1 de septiembre de 2024

Sondage : horrifiés par LFI, les électeurs regrettent leur barrage anti-RN !


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Si le second tour du 7 juillet semble avoir figé la situation politique, l'été Castets et les consultations interminables pour dégager une majorité introuvable et un gouvernement ont toutefois fait bouger les lignes. 

LFI et Mélenchon, en assumant ce qu'ils sont, se sont exclus de l'équation et l'on va probablement (réponse lundi ?) vers une majorité PS-Renaissance-LR, dirigée par un Bernard Cazeneuve ou quelque chose dans le genre.

 Cette fracturation du NFP répond, en fait, aux désirs de Mélenchon comme de Macron. L'un pour s'ériger en seul leader de la vraie gauche qui ne trahit pas et continuer à tirer les dividendes d'une posture d'opposition extrémiste. L'autre pour replâtrer sa majorité défaite dans un énième élargissement du « en même temps ». PS et LR - ou du moins ce qu'il en reste - vont une nouvelle fois passer à la centrifugeuse de cet attelage qui se délitera jusqu'à la prochaine dissolution.

Mais les lignes ont aussi bougé dans l'opinion vis-à-vis de LFI et de Mélenchon, comme le montre l'enquête post-électorale d’Ipsos, réalisée pour Le Monde, le centre de recherches politiques de Sciences Po, l’Institut Montaigne et la Fondation Jean Jaurès.

LFI de plus en plus rejetée

C'est l'enseignement majeur de cette enquête : pour 74 % des Français, LFI est une formation d’extrême gauche, un chiffre en progression de 9 points par rapport à septembre 2023 ; elle attise la violence (72 %, +12 points) et elle est dangereuse pour la démocratie (69 %, +12 points). Un tel portrait-robot désigne clairement la cible du prochain barrage électoral.

LFI et Mélenchon seulement attractifs chez les électeurs... musulmans

L'autre enseignement spectaculaire - mais guère surprenant - relevé par Brice Teinturier, c'est que le socle de LFI est « numériquement faible » : « 7,5 % , soit moins que le PS qui obtient 10 % sans passer par le canal de la radicalité, autant que LR et loin derrière les 21 % qui choisissent le RN ». Et, surtout, ce réduit mélenchoniste est bâti sur un électorat bien spécifique : les musulmans. Ainsi Mélenchon est-il la personnalité politique la plus rejetée des Français mais, souligne Brice Teinturier, « seuls les Français musulmans portent sur Jean-Luc Mélenchon un regard positif, avec 64 % de jugements favorables ».

Un RN solide

lunes, 1 de julio de 2024

Le clan Mélenchon confirme l’accord secret de gouvernement avec Macron


« Inflation » : Cadet Roussel s’en va-t-en guerre… sans la Méluche ! par modeste Schwartz

par Éric Verhaeghe

 

Nous avons évoqué la semaine dernière l’accord secret de gouvernement entre Macron et le Front Populaire. 


Peu à peu, les langues se délient. Non seulement les déclarations durant la soirée électorale ont confirmé les désistements d’après élections, qui indiquent la constitution d’un “Front Républicain”, mais des paroles malheureuses affirment explicitement qu’un accord antérieur aux élections a bien été passé. Avec un Premier Ministre issu de la France Insoumise.

 

 

Donc, Sophia Chikirou, dont on connaît la proximité avec Jean-Luc Mélenchon, n’a pas mâché ses mots (il faut bien écouter l’interview ci-dessus jusqu’au bout), il y a bien un accord pour un Premier Ministre de la France Insoumise.

S’agit-il d’un accord interne à la gauche ou d’un accord avec le Président de la République ?

Nos lecteurs savent désormais que, depuis plusieurs jours, nous soutenons que le Président a dealé avec la gauche pour garder le pouvoir. 

D’où, dès 20 heures ou presque dimanche, l’appel de Jean-Luc Mélenchon à se désister en faveur des candidats macronistes quoi qu’il arrive. Et, réciproquement, l’appel d’Emmanuel Macron à se désister en faveur dans candidats de gauche. Même prononcé du bout des lèvres, cet appel en dit long sur les tractations qui ont précédé le scrutin.

jueves, 20 de junio de 2024

LFI : ils veulent absolument qu’on pense comme eux…


 

Le nouveau Front populaire sera à majorité LFI.

 Mélenchon est arrivé à ses fins, dominer une coalition dans laquelle il partait désavantagé, en regard du score obtenu lors du scrutin du 9 juin. 

Le vieux renard aura eu raison des autres partis pour imposer ses vues et son programme. Il fait de sa formation l’axe central et devient la figure incontournable. C’est bien là peut être que sera le problème, d’autant que l’association avec Poutou n’en finit pas de susciter des interrogations, quand ce ne sont pas des peurs, notamment sur les positions anti FDO qu’il n’hésite pas à revendiquer, jusqu’à se présenter dans la ville où a été assassiné le gendarme Beltrame. La provocation est à la hauteur du mépris et de la haine de cette gauche contre ce qui porte un uniforme. Dans le même temps, l’alliance s’empresse de préparer la contestation sociale. Le détonateur destiné à faire sauter la paix civile est en place, sous le prétexte que les libertés seront menacées, lutte décidée et encadrée par les valeurs que la gauche dispense, comme à son habitude, rendant le RN responsable par avance des maux qui pourrait surgir après sa victoire éventuelle.

Le RN est le diable parfait pour permettre à la gauche d’accéder au pouvoir. Elle ne craint qu’une chose, être prise de vitesse et voir le RN gouverner. Le risque est alors grand, car les mensonges pourraient ne pas résister à l’épreuve de la réalité. Au pire il ne ferait pas mieux, mais sans pour autant que les catastrophes annoncées aient lieu, nous devions voir une cascade de reculades sociales en Italie, on cherche encore, on ne constate rien. C’est donc à dessein que le NFP doit semer le doute, se livrer au procès d’intention, hurler sa haine à l’idée que le scrutin vienne contredire sa sainte parole. Et tous s’y mettent. Des hauts fonctionnaires de l’éducation nationale viennent de se distinguer en affirmant qu’ils n’appliqueraient pas les nouvelles directives. On se souvient qu’ils ont par ailleurs, été prompts à se plier aux injonctions durant le COVID, dont on sait aujourd’hui toute l’absurdité et l’inutilité.

miércoles, 19 de junio de 2024

[EDITO] L’effrayant programme du Nouveau Front populaire


mélenchon burkina faso

 

 

Le programme du Nouveau Front populaire (NFP) semble avoir été rédigé non pas sur un coin de table mais à l'ombre d'une barricade entre deux manifs de Black Blocs ou anti-flics. 

Programme qui, rappelons-le, a reçu le contreseing de François Hollande, ancien Président « social-démocrate » de la République française ! Un programme effroyable et effrayant. 

On ne parlera pas, ici, de son coût financier qui, si l’on en croit les « experts », s’évalue en centaines de milliards. Si, tout de même, juste un mot sur la très généreuse proposition concernant la gratuité des cantines scolaires ? Qui paiera ? Pour le primaire, les communes ? Elles n’en peuvent déjà mais et peinent à boucler leurs budgets. Ce programme ne le dit pas, mais on peut l’imaginer. Mais ce programme est surtout effroyable et effrayant, car il vise tout simplement à accélérer, précipiter notre pays dans le chaos.

En perspective : une bombe migratoire

Tout d’abord, précipitation dans le chaos migratoire. Ainsi, sous le très humaniste sous-titre « Garantir un accueil digne », le NFP annonce qu’il abrogera les lois Asile et Immigration de Macron. La dernière, retoquée et dévitalisée par le Conseil constitutionnel, passerait donc à la trappe. Mais ce n’est pas suffisant. Résolument pro-actif, le NFP veut créer une « agence de sauvetage en mer et sur terre », et ce, « dans l’attente de sa création au niveau européen et en appui de l’agence de l’Union européenne pour l’asile ». Mais ce n’est pas tout. Il est, aussi, question de créer un « statut de déplacé climatique », ce qui consisterait, on l’imagine, à ouvrir une nouvelle filière d’immigration en France. Concernant Mayotte, le NFP ouvre à bloc les vannes, d’une part en améliorant « les conditions d’accueil des exilés [on notera l’emploi de ce terme], d’autre part en supprimant « les conditions empêchant le déplacement entre Mayotte et le reste du territoire » [traduire : la métropole]. Cela va sans dire, on garantira l’accès à l’aide médicale d’État ainsi que « le droit du sol intégral pour les enfants nés en France » et, bien évidemment, on facilitera l’obtention de la nationalité française. Ce n’est plus une pompe aspirante mais une bombe migratoire en perspective pour la France, alors même que la plupart des États de l’Union européenne agissent ou, tout de moins, essayent ou font semblant de réduire l’immigration illégale.

Victoire des islamo-gauchistes

martes, 14 de mayo de 2024

[EDITO] « Sale Blanc de m… » : Adja Traoré, la nouvelle madone de LFI au langage si fleuri


Capture d'écran X Capture d'écran X

 

On a les Jeanne d’Arc que l’on mérite. L’extrême gauche a trouvé la sienne. 

Jean-Luc Mélenchon écrit, sur X : « La France, c’est elle », relayant une vidéo intitulée « Les vraies reines n’ont pas de couronne ». Le député LFI de l'Essonne, Antoine Léaument, renchérit : « La République, c’est elle » (et pour LFI, la République, c’est bien mieux que la France !). « Si le courage de ses idées et la compréhension du moment a [sic] un visage français, c’est celui de cette femme de conviction », complète le premier, enflammé. « Bravo Madame ! » ajoute, enamouré, le second avec un émoji de circonstance. La députée LFI du Val-de-Marne, Rachel Keke, de son côté, remercie cette « brave femme » de « son courage », qui « montre l’exemple ».


 

Mais qui est donc l’objet de ce concert d’éloge surjoué ? Adja Traoré, une militante anti-police du Comité Adama (sans qu'on sache s'il existe un lien de famille), venue, le samedi 11 mai, avec son caméraman, se poster sur le passage d’un cortège du GUD. Celui-ci rendait hommage à un ancien militant, Sébastien Deyzieu, tombé d’une lucarne à Paris, il y a trente ans, lors d’une course-poursuite avec la police. En principe, les jeunes qui meurent, fût-ce accidentellement, alors qu’ils sont poursuivis par les forces de l’ordre, LFI adore. Mais là, rien à cirer. Les « violences policières », c’est comme le cholestérol, il y a les bonnes et les mauvaises.

Précisons que cette manifestation, d’abord interdite pour risque de trouble à l’ordre public, puis autorisée par la Justice, s’est terminée sans incident. Elle a fait, cependant, couler beaucoup d’encre à gauche, qui y a vu (comme chaque année, car cette marche a lieu tous les ans) le retour des heures les plus sombres. Il est vrai que les tee-shirts noirs, les foulards sur le nez et les croix celtiques sur les drapeaux ont donné du grain à moudre. Y a-t-il eu des slogans antisémites, des juifs insultés ou agressés, des vitrines taguées, des appel à voir disparaître Israël ? Rien de tel n’a été rapporté. On ne peut pas en dire autant des récentes manifs d'extrême gauche. À nazi, nazi et demi ou, comme disent les enfants : c’est celui qui dit qui est.

Bouquet final

viernes, 6 de octubre de 2023

L'Incorrect persiste et signe


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domingo, 27 de agosto de 2023

Darmanin « orbanisé » par Mélenchon : les deux meilleurs imposteurs de l’été


 
 

 Frédéric Sirgant 26 août 2023

 

Marc Eynaud a bien vu ce que cachait la sortie de Gérald Darmanin sur la victoire « assez probable » de Marine Le Pen en 2027 : s'autodésigner comme son adversaire et s'introniser comme le candidat barragiste. 

C'est sans génie, mais c'est toujours bien calculé de préempter par rapport à tous ses petits concurrents macronistes un créneau qui s'est révélé porteur par le passé. Et puis on comprend que Darmanin ne raisonne pas comme Élisabeth Borne : elle est rigolote, elle qui prophétise que 2027, c'est bien loin, sans savoir si elle sera encore Premier ministre dans quelques mois, après un accident « assez probable » de 49.3 à répétition.

Mais en ce 25 août, Gérald Darmanin, après avoir engrangé le soutien de Nicolas Sarkozy, a dû savourer un nouveau ralliement : celui de Jean-Luc Mélenchon ! En effet, lors de l'université de LFI, il a intronisé Darmanin comme l'adversaire que la gauche aura à affronter, le représentant unique du macronisme et de la droite. Et de l'extrême droite aussi, puisque tout ce qui n'est pas NUPES, tout ce qui n'est pas Médine, relève de l'extrême droite, c'est bien connu.

Intronisé ? Mieux, il l'a « orbanisé » ! Rien que ça ! « Le candidat commun de l'espace idéologique que représente l'orbanisme français, la jonction de la droite avec l'extrême droite, c'est M. Darmanin », a-t-il lancé, lors d'une conférence aux universités d'été de son mouvement, les AMFIS.

Darmanin, l'Orbán français ! Cela relève du Gorafi. Comparer Darmanin à l'homme d'État hongrois, conservateur et patriote, populaire, constamment réélu sur une ligne claire, celle de la défense de son pays et des valeurs traditionnelles ! Il suffira de rappeler que Gérald Darmanin a construit sa petite ascension sur la trahison, celle des valeurs de la droite, celle du gaulliste Christian Vanneste puis celle de son parti, et cela, dès 2017, en se ralliant au macronisme, l'exacte antithèse de l'orbanisme ! Et ne parlons pas de l'écart de charisme entre les deux hommes...

jueves, 10 de agosto de 2023

Dissoudre LFI ? Cette députée Renaissance qui a tout compris


 Arnaud Florac 9 août 2023

 

L'annonce de la dissolution du mouvement catholique Civitas par Gérald Darmanin a donné lieu à un petit moment de grâce : Jean-Luc Mélenchon s'est félicité, sur Twitter, de la décision prise par le ministre de l'Intérieur ainsi que de la judiciarisation des propos de Pierre Hillard, l'orateur mis en cause.



À ce sujet — Le député LFI Léaument va rendre hommage à Robespierre. Et à la Terreur ?

La gauche n'a jamais été le parti de la liberté - ni d'expression, ni d'association, ni d'aller et venir, ni même d'opinion. Cependant, on ne s'attendait pas à un tel enthousiasme du leader autoproclamé de l'opposition et de la NUPES vis-à-vis d'un ministre que, la plupart du temps, politiciens débraillés et amuseurs subventionnés traitent quasiment de fasciste. Il faut dire que, cette fois, l'adversaire est catholique et « intégriste » (on ne sait pas trop ce que ça veut dire, au passage).

Ce qui est un peu ironique, en revanche, c'est que, si Civitas va être dissoute pour des propos jugés antisémites, La France Insoumise ne manque tout de même pas d'air quand, par la voix de Mélenchon, elle salue cette décision. C'est bien LFI qui, grâce à Danielle Simonnet, avait invité le travailliste antisémite Jeremy Corbyn, en 2022. C'est Mélenchon qui avait salué, en 2014, la « parfaite discipline » des militants palestiniens qui criaient « Mort aux Juifs » à Gaza. C'est Danièle Obono qui, en 2017, avait dit voir en Houria Bouteldja, habituée des dérapages antisémites, une « camarade ». C'est Taha Bouhafs, candidat LFI en 2017 et 2022, qui rêvait tout haut d'une Palestine allant « de la mer jusqu'au Jourdain », slogan historique du Hamas impliquant la suppression d'Israël. Tout ça n'est pas si anodin, on en conviendra. Dans son étude La France insoumise accusée d'antisémitisme : entre faux procès et vrais problèmes, la Fondapol avait répertorié les faits.

jueves, 4 de mayo de 2023

[Point de vue] Mélenchon : dirigeant assumé d’un mouvement insurrectionnel ?


 Me Alain Belot 3 mai 2023

Il est incontestable que Jean-Luc Mélenchon dispose d’une éloquence superbe qui le range parmi les dernier orateurs politiques. 

Mais les mots choisis, la voix posée, le verbe fort n’autorisent pas tout dans un état démocratique.

On évoque souvent, dans ces colonnes, les problématiques de la liberté d’expression. Même si la loi de 1881 a permis, temporairement, de mettre un terme à la censure, des lois postérieures ont restreint la liberté de dire et d’écrire, sous le prétexte que certains propos seraient contraires à l’ordre public. Comprenons naturellement qu’il s’agit d’opinions d’extrême droite.

Mais que fait alors le ministère du Contrôle de la pensée et de la parole lorsqu’il s’agit, pour un révolutionnaire antirépublicain, d’appeler ses troupes à la rébellion et au combat ?

Il faut l’affirmer et le dénoncer, M. Mélenchon, par son discours du 1er mai 2023, s’inscrit durablement dans une forme de délinquance politique. Ainsi, il s’y prend en deux temps pour légitimer le droit à l’insurrection. D’abord, il procède au discrédit voire à la discrimination de la nature même du régime actuel et de ses institutions. Il va, pour ce faire, comparer l’action d’Emmanuel Macron à celui du roi en faisant le parallèle avec les « lettres de cachet du monarque qui s’imposaient à tout le monde ». Selon l’orateur de La France insoumise, qui connaît l’existence car c’est un homme « d’âge », le régime de La République en marche est empreint d’arbitraire. « Aujourd’hui, vous pouvez finir à n’importe quelle heure en garde à vue, gazé, éborgné », affirme-t-il.

Mais ce n’est pas tout. Il évoque ensuite les chefs, de ce même régime, qu’il humilie en ces termes : « des petits tyrannos de week-end, comme ceux qui sont à la tête de l’État ». Partant, il remet en question la plus haute institution protectrice du pays : « Il n’y a pas de bon Conseil constitutionnel aussi longtemps qu’il y a une mauvaise Constitution. ». Le Conseil constitutionnel devient alors, lui-même, un outil de l’arbitraire macronien.



À ce sujet — Mélenchon appelle policiers et gendarmes à s’opposer à Macron : républicain ?

martes, 27 de septiembre de 2022

Scandales sexuels en chaîne à LFI : vers la chute de la maison Mélenchon ?


 Nicolas Gauthier 26 septembre 2022

Naguère patron incontesté de La insoumise et figure tutélaire de la NUPES, Jean-Luc Mélenchon serait-il bousculé en interne ?

Ça y ressemble bigrement, depuis son soutien maladroit à Adrien Quatennens, suite à une gifle administrée à sa future ex-épouse. 

Longtemps, ses foucades (« La République, c’est moi ! » et « La police tue »), même si elles faisaient lever les yeux au ciel de ses plus proches fidèles, s’arrangeaient immanquablement, le chef ayant, par définition, toujours raison.

Il est vrai qu’alors, mouvement et groupe parlementaire étaient tenus d’une main de fer, malgré une organisation prétendue « gazeuse ». Seulement voilà, « nous arrivons aux limites du gazeux », ose affirmer Clémentine Autain sur BFM TV, le 29 août dernier. Et ça sent d’autant plus le gaz que Jean-Luc Mélenchon a commis la grave erreur de laisser penser que sa succession était ouverte en ne se représentant pas à la députation. Ses moyens de rétorsion contre d’éventuelles brebis galeuses s’en trouvent réduits d’autant. Il n’est donc plus qu’une sorte de président d’honneur dont on commence à remettre en cause à la fois la présidence et l’honneur.

Et c’est ainsi que ce qui a souvent été évoqué sur ce site – sa formation à l’OCI, trotskisme tendance lambertiste – éclate désormais au grand jour. D’où cette révélation qui n’en est pas vraiment une, dans Le Parisien du 24 septembre, signée Laurence Rossignol, vice-présidente socialiste du Sénat, qui a fait ses armes dans un autre courant trotskiste rival, celui de la Ligue communiste révolutionnaire fondée par Alain Krivine : « Personne n’échappe à son passé. Jean-Luc Mélenchon a été formé à l’OCI, qui était viriliste et antiféministe. Au milieu des années 1970, lorsque les mouvements féministes bousculaient les organisations de gauche et d’extrême gauche, l’OCI était hostile au mouvement des femmes et à l’organisation autonome des femmes. Donc, je ne suis pas surprise », balance-t-elle.

Il est indéniable qu’à l’époque, les lambertistes tenaient antiracisme, féminisme et des homosexuels ou du pour des « dérives bourgeoises ». Le rôle de ses rares militantes consistait avant tout à assurer le repos du soldat. Éric Coquerel, désormais président de la commission des finances, même si ancien de la LCR et déçu du chevènementisme avant de rejoindre LFI, fait partie de cette vieille école. D’où ses rapports à la gent féminine qui lui valent maintenant les soucis qu’on sait. D’où, encore, ce problème générationnel agitant à la fois NUPES, EELV et LFI, ses principales composantes.

Si, chez de nombreux trotskistes, le sexe n’était que récréation d’après collage et baston, il se pratiquait aussi sans complexes chez les Verts. Celle qui ne couchait pas au premier regard était tenue pour vierge coincée, en proie à des préjugés bourgeois d’un autre âge. Le premier à n’avoir pas compris le changement d’époque fut Denis Baupin, débranché par les Verts en 2017 après avoir participé à une campagne contre les violences faites aux femmes (photo de lui rouge à lèvres à l’appui) pour ensuite se faire rattraper par la brigade des nouvelles puritaines – dont Sandrine Rousseau, déjà – pour harcèlement sexuel.

viernes, 26 de agosto de 2022

« La police tue » : la France insoumise récidive. Objectif, séduire les quartiers


 
 
 
 Frédéric Lassez 25 août 2022

Pas de vacances pour la haine anti-flics. 

À la suite du décès de deux individus, abattus par des policiers à Vénissieux, le 19 août dernier, après un refus d’obtempérer, La France insoumise a publié; le 23 août, un communiqué qui vise une nouvelle fois à instrumentaliser un drame à des fins politiques.

 « La police tue encore », affirment les Insoumis, qui reprennent la formule polémique de Jean-Luc Mélenchon.

Rappelons que, dans cette nouvelle affaire, il s’agissait d’un véhicule volé et que le conducteur avait volontairement percuté un des policiers pour échapper à un contrôle. Deux policiers, dont celui qui avait été projeté sur le capot, avaient fait usage de leur arme.

Bien que le communiqué des Insoumis, sans doute afin d’échapper au risque de poursuites judiciaires, indique prudemment qu’« il n’est pas question de jeter l’opprobre sur une corporation entière », le reste du texte suggère l’exact contraire.

Nous serions, en réalité, face à « une situation dont nous ne mesurons peut-être pas l’ampleur » avec des policiers « prompt[s] à tirer mortellement ». Il faudrait donc « refonder la police » et, notamment, supprimer la BAC ou la BST (brigade spécialisée de terrain), « des unités ultra-violentes qui sont impliquées dans la quasi-totalité des drames ». L’objectif étant « de retrouver une police qui participe à la tranquillité publique plutôt qu’à l’exacerbation des tensions avec la population » !

Une belle inversion des rôles basée sur une rhétorique classique de l’extrême gauche qui transforme les délinquants en victimes et les policiers en coupables. Il ne faudrait cependant pas penser qu’il s’agit là simplement d’un énième dérapage des Insoumis. Derrière les outrances verbales se cache une stratégie clientéliste parfaitement consciente et théorisée.

miércoles, 15 de junio de 2022

Ensemble vs Nupes, la vraie-fausse opposition



 Nicolas Gauthier 14 juin 2022

Macron et Mélenchon ? L’un contre l’autre, mais tout contre, dira-t-on.

Le premier voit la France comme un « palimpseste », lors d’un discours prononcé dans la cité phocéenne, ce 2 juin : « Marseille, c’est une ville-monde qui est le palimpseste des migrations et d’une France accueillante, avec toutes les défis que cela suppose et toutes les difficultés. » Pour mémoire, un « palimpseste » est un « parchemin dont la première écriture a été grattée ou lavée, et qui fait place à un nouveau texte », à en croire le dictionnaire.

Le second développe peu ou prou semblable feuille de route, même si oubliant son discours tenu en 2017, dans la même ville, à tendancieuse teneur antimigratoire : « La première tâche est de permettre à chacun de vivre chez soi. » Cinq ans auparavant, lors de l’élection présidentielle de 2012, il affirmait pourtant : « Hier comme aujourd’hui, je me réjouis que la France soit métissée. » En 2017, son alter-égo élyséen affirmait : « Il n’y a pas de de culture en France, il y a des cultures en France. » Bref, ces Laurel et Hardy ou ces Dupond et Dupont, se félicitent, chacun à leur manière, de cette « créolisation de la France » si chère au patron de la et à celui d’Ensemble.

Pour le reste, au moins sont-ils d’accord pour faire « barrage à l’extrême droite » ; ce avec cinquante nuances allant du rose au rouge, entre un Jean-Luc Mélenchon assurant que ses électeurs devront aller voter en pleine conscience, le dimanche 12 juin 2022, mais aussitôt démenti par l’un de ses bras-droits, Adrien Quatennens, le lundi suivant, affirmant que pas une voix ne doit aller à l’extrême droite. Du côté du Château, c’est un peu pareil en à peine différent : il s’agit de faire barrage aux extrêmes, mais plus à ceux de droite que de gauche.

Plus sérieusement, qu’est-ce qui différencie aujourd’hui ces deux mouvements arrivés en tête des dernières élections législatives ?

viernes, 6 de mayo de 2022

«Connard», «aboyeur», «usurpateur» : le réalisateur et ancien policier Olivier Marchal descend en flammes Jean-Luc Mélenchon



 Koba pour Fdesouche

Olivier Marchal est connu pour son franc-parler. Invité de la web-émission «Chez Jordan», l’ancien policier devenu acteur et réalisateur a dit tout le mal qu’il pense de Jean-Luc Mélenchon.

«J’ai dit: “Si j’y vais, je vais lui mettre une tarte dans la gueule, donc ce n’est pas la peine”», a-t-il déclaré à Jordan De Luxe avant de s’expliquer: «Ce que le mec dit sur les flics, ce n’est pas possible de dire ça. Moi, je ne peux pas. J’ai vu l’émission face à ce mec de la BAC qui était exceptionnel – d’ailleurs j’aimerais bien le rencontrer -, je trouve qu’il a été d’une élégance et d’une dignité en face à ce connard, qui est quand même un aboyeur. Moi, je ne peux pas. Ce mec est laid. Il est laid à l’intérieur. C’est un usurpateur, une espèce de tribun dangereux».

(…) TV Mag

(Merci à macadam)

jueves, 28 de abril de 2022

Mélenchon… premier sinistre ? Le bloc contre l’union populaire

Mélenchon

Face au bloc populaire, incarné par le RN, et au front mondialiste, dont le champion est incontestablement Macron, Jean-Luc Mélenchon tente « l’union populaire ».
 
 Après avoir écrasé la gauche, il essaie de dissoudre ses concurrents dans son parti.

Jean-Luc Mélenchon l’a appelé de ses vœux. Pour contrer la politique d’Emmanuel Macron, une seule option pour le leader et candidat malheureux de la France Insoumise : l’envoyer à Matignon pour créer une alternance. Pour cela, Mélenchon n’a qu’une option : obtenir une majorité nette à l’Assemblée nationale. Fort de ses 20 % qui ont bien failli le porter au second tour, l’ancien sénateur du PS aura surtout réussi à écraser ses concurrents, renvoyant le PS aux oubliettes de l’Histoire et cassant la dynamique que les Verts avaient cru trouver en remportant plusieurs villes. Seule épine à son pied, le baroud d’honneur du Parti communiste français et de son candidat Fabien Roussel. Comme si l’ancien parti de Georges Marchais s’était souvenu qu’il était à la base l’étendard des ouvriers dont l’immense majorité a rejoint les rangs de Marine Le Pen. Roussel a eu au moins le mérite de ne pas voir comme sienne la dérive islamo-gauchiste de ses concurrents Insoumis et surtout la menace de la fin pure et simple d’un des plus vieux partis de France. Si les communistes ont l’habitude d’être accusés de trahison par la droite, il faut dire qu’ils sont peu habitués à voir cette accusation venir de la gauche. Et pourtant, aux yeux de Mélenchon et de ses lieutenants, ce sont eux qui portent la responsabilité de l’échec Insoumis au premier tour, les privant à leurs yeux des quelques voix qui manquaient au Chavez français.

lunes, 18 de abril de 2022

macron choisit le jour de Pâques pour supprimer le corps diplomatique !


 


Et c'est pour ça que la vieille bourrique de mélenchon appelle à voter pour macron, pathétique !

Tous pourris jusqu’à la moelle.

martes, 12 de abril de 2022

Jean-Luc Mélenchon privé de second tour ? La revanche du PCF…


 
 
 
 Nicolas Gauthier 11 avril 2022

La vie politique est généralement faite de paradoxes et d’ironie, à en croire les résultats électoraux de dimanche soir. 

On sait qui a perdu, sans pouvoir véritablement affirmer qui a gagné. Il est vrai que le vote utile a causé les ravages qu’on sait. Anne Hidalgo et Valérie Pécresse sont tombées, laissées pour mortes, pronostic vital engagé, leurs deux partis et PS, ayant longtemps régi la vie politique française, étant aujourd’hui en état de raideur cadavérique ; tandis qu’Éric Zemmour, grand blessé de guerre, demeure, lui, en soins intensifs.

Eux, le vote utile les a tués. L’électeur de centre-droit a voté Emmanuel Macron et l’électeur de droite Marine Le Pen. Pareil pour ceux de gauche, les uns volant par anticipation au secours du locataire de l’Élysée, les autres se reportant sur Jean-Luc Mélenchon. Pourtant, ce dernier, échouant une nouvelle fois aux portes du second tour de l’élection présidentielle, est à la fois bénéficiaire de ce même « vote utile », tout en en demeurant la victime. La faute à qui ? À Fabien Roussel, pardi.

En effet, les 2,28 % de Roussel ont, de fait, empêché Mélenchon de concourir en finale.

lunes, 11 de abril de 2022

Mélenchon appelle à voter pour la retraite à 65 ans, le Pass Vaccinal, McKinsey…


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Les Insoumis se réveillent avec une gueule de bois digne d’un lendemain de réveillon après un concours de lever de coude en compagnie de Renaud et Depardieu. 

Nous sommes le 11 avril 2022 et le patron des Insoumis appelle ses ouailles à se soumettre à Emmanuel Macron. 

La France insoumise, le mouvement créé par Jean-Luc Mélenchon, se soumet au pouvoir profond. Le choc est terrible, Twitter est en ébullition, les électeurs n’en croient pas leurs oreilles. Jean-Luc Mélenchon appelle — à trois reprises — « à ne pas donner une seule voix à Marine Le Pen ». Ce qui équivaut — à trois reprises — à les donner à l’actuel président Macron. Le malaise est palpable, après avoir répété à tue-tête, en long, en large et en travers : « Tout sauf Macron ! » le chef de file retourne sa veste juste avant de prendre une confortable retraite. Démerdez-vous avec ça ! L’électorat des Insoumis s’agace sur les réseaux sociaux. Ils auraient préféré entendre une consigne de vote qui laisse le choix à chacun de faire comme bon lui semble, mais surtout pas de faire gagner celui qui veut mettre en place une retraite à 65 ans, qui a éborgné les Gilets Jaunes, viré les soignants des hôpitaux, fermé des lits, emmerdé les Français, magouillé avec Benalla, McKinsey, Alstom…