Face à Apolline de Malherbe, la mère du jeune Elias a taillé en pièces les théoriciens du « vivre-ensemble ».
Un courage et une dignité qui impressionnent. Moins de cinq mois après la mort du jeune Elias, 14 ans, tué à coup de machette en plein Paris pour un simple vol de téléphone portable, sa mère a pris la parole ce mardi matin sur BFMTV. Celle qui avait publié quelques jours plus tôt une lettre ouverte intitulée « Qui s’est moqué d’Elias ? » est revenue avec le même franc-parler sur le profil des meurtriers de son fils. « Les mots ont un sens. Ce sont des barbares, a-t-elle déclaré dans le plus grand calme, donnant raison à Bruno Retailleau. C'est la définition du dictionnaire : ils sont décivilisés. Ils n'ont pas de morale, ils n'ont pas d'âme. »
Les deux adolescents suspectés d'avoir tué Elias "n'ont pas présenté d'excuses, ils ne comprennent pas ce qu'ils ont fait", explique la mère du jeune homme pic.twitter.com/etCS5DBHAl
— BFMTV (@BFMTV) June 10, 2025
Face à une Apolline de Malherbe quelque peu décontenancée par une telle liberté de ton, la mère endeuillée n’a rien caché du profil psychologique des deux suspects mineurs, adeptes du look jogging-baskets, que la presse a audacieusement rebaptisés « Joe » et « Lucien ». Elle a raconté notamment leur absence totale d’empathie et de remords après les faits. « Ils n'ont pas présenté d'excuses, a ainsi relaté Stéphanie. Ils ne comprennent pas ce qu'ils ont fait. Au contraire. Ils disent qu'ils ne savent pas. Ils poignardent un enfant, ils n'ont pas d'explication. »
La violence clanique
Sur X, certains ont voulu voir dans cette attitude une « question de QI ». La possibilité d’une déficience cognitive n’est en effet pas à exclure, mais d’autres mécanismes semblent être en jeu. Très présent dans les médias ces derniers jours, le pédopsychiatre Maurice Berger a largement étudié cette jeunesse ultra-violente, décivilisée et dénuée de toute empathie envers ses victimes. Il a pointé le laxisme judiciaire qui incite à la récidive, mais aussi l’organisation clanique et le bain culturel dans lesquels évoluent ces jeunes gens depuis leur plus tendre enfance. La question ethno-civilisationnelle est bien entendu centrale. Lors de ses prises de parole, Maurice Berger souligne régulièrement l’écrasante surreprésentation des enfants de l’immigration parmi les mineurs violents. En juin 2024 encore, il prenait l’exemple d’un jeune Kosovar qui ne témoignait pas la moindre trace d’empathie envers les deux personnes qu’il avait manqué de trucider.


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