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domingo, 25 de mayo de 2025

Retailleau devient plus populaire qu’Édouard Philippe et tient tête à Macron !

Capture d'écran LCP 
 
Capture d'écran LCP

 

 Son élection triomphale à la tête de LR lui donne un statut de véritable vice-Premier ministre de cohabitation.

L'élection de Bruno Retailleau, la semaine dernière, comme président de LR après une campagne sans bavure a eu des effets notables au-delà des militants concernés, à la fois dans l'opinion et au sein du pouvoir, jusqu'à Macron.


Édouard Philippe et Bruno Retailleau : le croisement des courbes !

Si Retailleau doit sa victoire à la popularité acquise à Beauvau par sa parole libre et ferme sur l'immigration et la sécurité, son élection à 75 %, comme un cercle vertueux, a boosté cette popularité en retour. Un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro constitue un mini-séisme dans le scénario programmé pour 2027 : « Bruno Retailleau détrône pour la première fois le maire du Havre sur le terrain de la popularité. Avec 51 % de bonnes opinions, le Vendéen connaît une envolée fulgurante de +10 points en seulement un an. Quand Édouard Philippe chute, lui, à 48 % (-9 points en un an). » Un croisement des courbes de popularité spectaculaire qui met en lumière la fragilité de la figure d'Édouard Philippe. Et le détail des chiffres est parlant : les Français, à 74 %, estiment que Retailleau est un homme de convictions sincère, quand ils ne sont que 60 % à le penser pour Édouard Philippe, cet ex-LR passé chez Macron. Il dépasse également l'ancien Premier ministre sur le critère « un homme qui sait où il va ». Visiblement, sa droitisation de samedi dernier à Marseille n'a pas été jugée très crédible.

 
Retailleau : la revanche des fillonnistes ?

Retailleau fonctionne un peu comme un réactif chimique sur le produit « Édouard Philippe ». Il pointe ses failles et ses ambiguïtés. Si l'on ajoute à cela le passé politique des deux hommes - l'un juppéiste passé très vite au macronisme, l'autre fidèle de Fillon jusqu'au Trocadéro, une histoire que François Fillon se fait un malin plaisir de rappeler dans Le Figaro -, cette rivalité Retailleau-Philippe s'apparente à une forme de revanche pour cette droite fillonniste qui a toujours eu le sentiment d'une élection volée en 2017. Au passage, cela commence à faire beaucoup d'élections volées, si l'on pense aux alliances LFI-Macronie de 2024 contre le RN arrivé en tête et ses 11 millions d'électeurs floués...

viernes, 25 de abril de 2025

Marseille : Bruno Retailleau, ou l’anti Gérald Darmanin

Capture écran Le Figaro TV 
 
 Capture écran Le Figaro TV

 

 

 En déplacement à Marseille, l’actuel ministre de l’Intérieur a rompu avec les méthodes de son prédécesseur.

 

Le mercredi 23 avril, partout dans Marseille, des membres des forces de l’ordre étaient déployés. Ici, une compagnie de CRS, là une patrouille de police. Une présence massive qui a étonné, voire inquiété, plus d’un Marseillais. Pourquoi y avait-il tant d’uniformes, dans les rues de la ville ?

La réponse a été donnée ce matin par Bruno Retailleau, en déplacement dans la cité phocéenne. Sous le regard attentif de Martine Vassal, présidente de la métropole et du département, de Renaud Muselier, président de la région, et de Benoît Payan, le maire de la deuxième ville de France, le ministre de l’Intérieur est revenu sur cette « opération ville sécurité renforcée ». Après l’islamisme et le narcotrafic, le locataire de la Place Beauvau s’attaque à la « sécurité du quotidien ».


Changement de cap

Pour ce faire, il souhaite mettre en place « une stratégie nouvelle » dont les mots clefs seront « subsidiarité », « continuum », « massif » et « durabilité ». Autrement dit, le ministre de l’Intérieur veut laisser les acteurs de terrain agir chacun à leur échelle de manière régulière, visible et continue. Selon lui, « là où il y a une coopération entre ville, département et région, il y a des résultats ». Il veut redonner du pouvoir aux représentants locaux de l’État, car sur cette question de sécurité du quotidien, « ce n’est pas Paris qui décide ». Il milite en faveur du « décloisonnement de l’État ».

Il l’a répété à plusieurs reprises, il entend rompre avec le passé. Le procédé qu'il veut mettre en place sera « plus long, moins spectaculaire » mais « plus durable » que les opérations Place nette XXL de son prédécesseur. Bruno Retailleau se désolidarise de ce qui a été fait par Gérald Darmanin et qui pouvait être perçu comme des opérations de communication plus que comme de réelles solutions.

Bruno Retailleau ne veut pas faire dans le spectaculaire mais dans l’efficace pour « détruire progressivement les écosystèmes » de la délinquance via trois dimensions : judiciaire, sécuritaire et administrative. Comme pour prouver l’efficacité de la méthode qu’il prône, il rappelle qu’« Al Capone est tombé par le portefeuille ».

Durant toute son intervention, le ministre de l'Intérieur, comme souvent, a été juste et sobre.