Les Pions de #Rothschild 😎🍿#Merkel #Macron pic.twitter.com/H6MdWTR2Po
— AlexNoMatrixé (@AlexSofamous) September 5, 2024
Il n'y a pas de hasard, tout est décidé depuis longtemps!
Réflexions sur l'actualité et la politique Française. Avec quelques exceptions sur le reste du monde. Immigration, invasion, colonisation, islamisation, révolution.Covid
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Il n'y a pas de hasard, tout est décidé depuis longtemps!
Ça y est, on a franchi la barre des cinquante jours.
Cinquante et un jours, exactement, ce 4 septembre, que le gouvernement est démissionnaire. Un record sous la Ve et même sous cette malheureuse IVe tant décriée ! La IVe, parlons-en, justement. Certes, vingt-deux gouvernements en douze ans, mais, au moins, le président de la République qui inaugurait les chrysanthèmes ne mettait pas deux mois pour nommer un président du Conseil (c’est ainsi qu’on appelait à l’époque le Premier ministre).
Macron, inventeur du quinquennat à deux ans
Et, « petit détail » qui échappe à beaucoup aujourd’hui, la prochaine élection du président de la République au suffrage universel ne venait pas polariser, pour ne pas dire polluer, le débat politique, puisque le chef de l’Etat, élu par les parlementaires, comptait alors pour des prunes. Ne nous racontons pas d’histoires et n’essayons pas de la refaire, mais sous la IVe, par exemple, un Laurent Wauquiez, fort de son « groupe charnière » à la Chambre, serait entré au gouvernement, n’ayant pas le souci de la prochaine présidentielle. Nous ne disons pas que c’était mieux sous la IVe mais, aujourd’hui, cette Ve finissante semble cumuler les tares, de la Ve et de la IVe. Et on dit « merci qui » ? Merci, Emmanuel Macron qui donc a fait pire que Jacques Chirac. Ce dernier avait inventé le septennat à deux ans en décidant la dissolution de 1997, Macron, lui, a fait beaucoup mieux : il a inventé le quinquennat à deux ans avec sa dissolution, du genre coup d’un soir du 9 juin. Car, ne nous y trompons pas : malgré toutes les tentatives du magicien de l’Elysée pour faire entrer un rond dans un carré – ou le contraire, c’est vous qui voyez -, le temps d’un Emmanuel Macron omnipotent est terminé, révolu. Tout le monde l’a bien compris. Sauf lui, peut-être. C’est bien là le problème.
Cinquante et un jours, donc, et toujours pas de Premier ministre nommé. On s’attendait à ce que la fumée soit blanche ce mercredi. Et puis non. Peut-être après la fin des jeux paralympiques, nous murmure-t-on.
Entre deux maux, choisir le pire : telle pourrait être la devise du Président Macron.
Rien n’est encore officiellement décidé pour Matignon, à l’heure où nous publions, mais le nom du président du CESE (Conseil économique social et environnemental) Thierry Beaudet semble surgir pour occuper ce siège éjectable.
Si cette nomination se confirmait, ce serait une surprise, tant ledit Thierry Beaudet est inconnu du grand public et parfaitement inexpérimenté sur le plan des responsabilités politiques. L’organisme qu’il préside coûte cher : le budget du CESE atteint 46,6 millions d’euros, dont 45 millions d’euros aux frais du contribuable ! Et son utilité est contestée, comme le montrait, en 2023, le sénateur Jean-Louis Masson, qui proposait à nouveau sa suppression pure et simple.
Mais Emmanuel Macron ira donc peut-être y pêcher son Premier ministre : il se serait entretenu avec Thierry Beaudet la semaine dernière, selon TF1 et l’Opinion.
Contre Bardella
Macron et Beaudet étaient faits pour s’entendre. Âgé de 62 ans, Thierry Beaudet s’illustre par une participation active à tous les combats qui détruisent le pays, presque sans exception. Né un 21 avril (on ne choisit pas sa date de naissance…), cet instituteur quitte assez vite sa classe pour la direction départementale de la jeunesse et des sports de l’Orne, où il est « chargé de Jeunesse et d’Éducation populaire » en 1990. Apparemment, il comprend vite le fonctionnement de l’univers particulier des mutuelles.
L’année suivante, il est secrétaire général et directeur des services de la Fédération des œuvres laïques de l’Orne et, sept ans plus tard, en 1998, il est propulsé directeur adjoint de la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (la fameuse MGEN), qui ne se distingue pas par un positionnement particulièrement réactionnaire…
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Si le second tour du 7 juillet semble avoir figé la situation politique, l'été Castets et les consultations interminables pour dégager une majorité introuvable et un gouvernement ont toutefois fait bouger les lignes.
LFI et Mélenchon, en assumant ce qu'ils sont, se sont exclus de l'équation et l'on va probablement (réponse lundi ?) vers une majorité PS-Renaissance-LR, dirigée par un Bernard Cazeneuve ou quelque chose dans le genre.
Cette fracturation du NFP répond, en fait, aux désirs de Mélenchon comme de Macron. L'un pour s'ériger en seul leader de la vraie gauche qui ne trahit pas et continuer à tirer les dividendes d'une posture d'opposition extrémiste. L'autre pour replâtrer sa majorité défaite dans un énième élargissement du « en même temps ». PS et LR - ou du moins ce qu'il en reste - vont une nouvelle fois passer à la centrifugeuse de cet attelage qui se délitera jusqu'à la prochaine dissolution.
Mais les lignes ont aussi bougé dans l'opinion vis-à-vis de LFI et de Mélenchon, comme le montre l'enquête post-électorale d’Ipsos, réalisée pour Le Monde, le centre de recherches politiques de Sciences Po, l’Institut Montaigne et la Fondation Jean Jaurès.
LFI de plus en plus rejetée
C'est l'enseignement majeur de cette enquête : pour 74 % des Français, LFI est une formation d’extrême gauche, un chiffre en progression de 9 points par rapport à septembre 2023 ; elle attise la violence (72 %, +12 points) et elle est dangereuse pour la démocratie (69 %, +12 points). Un tel portrait-robot désigne clairement la cible du prochain barrage électoral.
LFI et Mélenchon seulement attractifs chez les électeurs... musulmans
L'autre enseignement spectaculaire - mais guère surprenant - relevé par Brice Teinturier, c'est que le socle de LFI est « numériquement faible » : « 7,5 % , soit moins que le PS qui obtient 10 % sans passer par le canal de la radicalité, autant que LR et loin derrière les 21 % qui choisissent le RN ». Et, surtout, ce réduit mélenchoniste est bâti sur un électorat bien spécifique : les musulmans. Ainsi Mélenchon est-il la personnalité politique la plus rejetée des Français mais, souligne Brice Teinturier, « seuls les Français musulmans portent sur Jean-Luc Mélenchon un regard positif, avec 64 % de jugements favorables ».
Un RN solide
Les journées historiques se suivent et se ressemblent dans la République finissante d'Emmanuel Macron : après l'entourloupe des désistements qui a privé le RN, largement majoritaire en voix, d'une majorité en sièges, le 7 juillet, après la réélection de Mme Braun-Pivet à la faveur d'un accord Macronie-LR ce jeudi, l'élection du bureau de l'Assemblée nationale vendredi, qui aurait pu être l'occasion d'un rééquilibrage démocratique, a au contraire accouché d'un nouvel avatar du « barragisme » anti-RN promu par LFI et adopté par la Macronie et LR.
Ainsi, après deux tours de scrutin, les six vice-présidents de l'Assemblée nationale sont Naïma Moutchou (Horizons), Clémence Guetté (LFI-NFP), Nadège Abomangoli (LFI-NFP), Xavier Breton (Droite républicaine), Annie Genevard (Droite Républicaine) et Roland Lescure (Ensemble pour la République, ex-Renaissance).
Pire : aucun rattrapage démocratique pour les trois postes de questeurs et les douze secrétaires : rien, rien pour le RN ! C'est la gauche qui a fait main basse sur le bureau de l'Assemblée nationale en raflant douze postes sur vingt-deux, dont deux vice-présidences pour LFI !
Au mépris du règlement intérieur de l'Assemblée, de toute la tradition républicaine et de la démocratie la plus élémentaire. Il y a deux ans, la Macronie et la même présidente avaient pourtant soutenu l'élection de deux vice-présidents RN. Avec des millions de voix et quelque cinquante députés supplémentaires, le RN n'en a plus un ! Allez, ensuite, comme LFI et les macronistes, plaider pour l'introduction de la proportionnelle !
Le RN, soucieux de montrer son attachement à la tradition républicaine, avait annoncé qu'il voterait pour les candidats LFI. Il n'a pu que constater qu'aucune réciprocité, improbable chez LFI, plus envisageable chez LR et l'aile droite de la Macronie, n'est venue répondre à cette ouverture. Les mauvaises manières des députés LFI qui refusent de serrer la main d'un député RN font tache d'huile. Le RN et ses 11 millions d'électeurs sont mis au ban de l'Assemblée nationale : c'est bien dans la logique totalitaire de LFI, mais cela pose problème que les neuf autres groupes (dont aucun n'égale le poids du groupe RN), qui se prétendent plus démocrates, sombrent dans ce sectarisme.
Du côté du RN, et au-delà, l'indignation est grande. Des constitutionnalistes s'élèvent contre ce détournement des institutions.
Que le RN n’ait aucune VP de l’@AssembleeNat alors que son groupe compte 126 députés n’est pas démocratiquement acceptable.
— Léonard Zerbib (@LeonardZerbib) July 19, 2024
⤵️Ce n’est pas l’esprit de l’article 10 du Règlement de l’Assemblée nationale. pic.twitter.com/I5rYeamNna
Les députés nationaux multiplient les messages d'écoeurement :
Les institutions sont à leur naissance ce que les pères fondateurs voulaient qu’elles soient.
Puis elles deviennent ce que les hommes et les usages en font.
Il y a encore quelques semaines, l’image de notre Constitution était généralement positive. Les spécialistes célébraient sa force et sa souplesse. Malgré quelques modifications discutables telles que le passage du septennat au quinquennat qui alignait le temps présidentiel sur le temps parlementaire et l’interdiction du cumul des mandats, qui coupe les élus de leur territoire, on appréciait notamment le glissement élégant qui faisait passer en cas de besoin, c’est-à-dire en période de cohabitation, la réalité du pouvoir et la prééminence de l’exécutif de l’Élysée à Matignon et du chef de l’État à son Premier ministre, en fonction de l’orientation voulue par le suffrage universel. À près de soixante-six ans, la loi fondamentale de 1958 ne faisait pas son âge. En cas de conflit entre le président de la République et le Parlement, le chef de l’État disposait de deux recours : soit par la dissolution soit par le biais du référendum, il lui était permis de demander au peuple tout entier d’arbitrer entre la représentation nationale et lui-même. De Gaulle ne s’en privait pas. Pour mémoire, il lui était également possible de démissionner. De Gaulle, comme on sait, s’y autorisa.
On ne saurait penser à tout, et moins encore tout prévoir. Les
délicats équilibres de la Constitution reposaient implicitement sur le
présupposé consubstantiel à la nature de la politique d’une droite
éternelle, d’une gauche perpétuelle et de leur alternance aux affaires.
Les conséquences de la dissolution de convenance décrétée par Emmanuel
Macron le 9 juin 2024 ont placé le pays et l’apprenti sorcier du 55
faubourg Saint-Honoré devant une situation aussi inédite qu’imprévue.
Entre Jeux olympiques et jeux du cirque, l’été qui commence a ouvert une
période de vacance sans que, au moment où sont écrites ces lignes, qui
que ce soit puisse prévoir la date de la rentrée. Ni Michel Debré, ni
(Dieu me pardonne) le général de Gaulle lui-même n’avaient anticipé la
tripartition et le cul-de-sac où s’est embourbé le char de l’État. Aucun
des trois blocs entre lesquels se sont répartis la quasi-totalité des
députés élus les 30 juin et 7 juillet n’étant majoritaire, aucun d’eux
ne peut prétendre accéder au gouvernement sans être immédiatement placé
sous la fatale épée de Damoclès des deux autres blocs. À perte de vue,
et très précisément en attendant qu’une nouvelle dissolution puisse
intervenir, soit en juin 2025, la France est et restera ingouvernable.
Retour vers le futur ? Conducteur et chauffard, Emmanuel Macron nous a fait repasser en IVe.
🔴👉🏻« Dans les 11 circonscriptions, nous avons tous baissé entre les votes dans les urnes et le vote électronique, sauf les candidats Renaissance qui ont bondi d’un seul coup ! »
— Tocsin (@Tocsin_Media) July 9, 2024
🗣️🔊Chiffres à l’appui, @f_asselineau démontre des écarts très curieux entre les scores des votes… pic.twitter.com/AyPmhwT1IW
🧨⚡️« C’est une espèce de cooptation.
— Tocsin (@Tocsin_Media) July 9, 2024
C’est la dernière station avant l’explosion générale du système ! Ce serait très intéressant de voir la réaction du Conseil constitutionnel face à nos demandes ! »
🔊🗣️@f_asselineau lance un appel à tous les candidats qui s’estiment lésés… pic.twitter.com/XJwRWdBqPe
Comment #macron a volé l'élection de 2017 !!!
— Johann Fakra (@Johannfakra) July 18, 2023
Il n'avait obtenu que 1,59%, aux deux tiers des dépouillements...
A faire tourner bien comme il faut ça... pic.twitter.com/6ZbY0wwdtq

Nicolas Gauthier 14 juin 2022
Macron et Mélenchon ? L’un contre l’autre, mais tout contre, dira-t-on.Le premier voit la France comme un « palimpseste », lors d’un discours prononcé dans la cité phocéenne, ce 2 juin : « Marseille, c’est une ville-monde qui est le palimpseste des migrations et d’une France accueillante, avec toutes les défis que cela suppose et toutes les difficultés. » Pour mémoire, un « palimpseste » est un « parchemin dont la première écriture a été grattée ou lavée, et qui fait place à un nouveau texte », à en croire le dictionnaire.
Le second développe peu ou prou semblable feuille de route, même si oubliant son discours tenu en 2017, dans la même ville, à tendancieuse teneur antimigratoire : « La première tâche est de permettre à chacun de vivre chez soi. » Cinq ans auparavant, lors de l’élection présidentielle de 2012, il affirmait pourtant : « Hier comme aujourd’hui, je me réjouis que la France soit métissée. » En 2017, son alter-égo élyséen affirmait : « Il n’y a pas de de culture en France, il y a des cultures en France. » Bref, ces Laurel et Hardy ou ces Dupond et Dupont, se félicitent, chacun à leur manière, de cette « créolisation de la France » si chère au patron de la Nupes et à celui d’Ensemble.
Pour le reste, au moins sont-ils d’accord pour faire « barrage à l’extrême droite » ; ce avec cinquante nuances allant du rose au rouge, entre un Jean-Luc Mélenchon assurant que ses électeurs devront aller voter en pleine conscience, le dimanche 12 juin 2022, mais aussitôt démenti par l’un de ses bras-droits, Adrien Quatennens, le lundi suivant, affirmant que pas une voix ne doit aller à l’extrême droite. Du côté du Château, c’est un peu pareil en à peine différent : il s’agit de faire barrage aux extrêmes, mais plus à ceux de droite que de gauche.
Plus sérieusement, qu’est-ce qui différencie aujourd’hui ces deux mouvements arrivés en tête des dernières élections législatives ?
Publié par Antonin Campana sur 28 Avril 2022
Dans l’hebdomadaire Marianne du 17 mars 2017, Jacques Julliard écrivait : « La France de demain sera une nation multiethnique, multiculturelle, multireligieuse (…) La pression migratoire ne va pas cesser de s’exercer sur les pays d’Europe pendant des années, et sans doute des décennies ».
Et il ajoutait : « la question est donc moins de savoir comment y résister - problématique de Marine Le Pen - que comment l’organiser -problématique républicaine ».
Question : le camp « patriote » pourrait-il penser, enfin, à sortir de cette « problématique républicaine » ?
Le camp « national » et « patriote » ne gagnera jamais une élection importante. C’est impossible, car les règles ont été précisément instituées pour que cela ne se produise pas. Comme dirait l’autre : « c’est étudié pour » ! Nous sommes enfermés dans une « problématique républicaine » liberticide pour le peuple autochtone, qui est obligé de subir, pour reprendre Julliard, une « pression migratoire » que cette « problématique » universaliste « organise » méthodiquement. Regardez Boulanger, regardez Maurras, regardez Barrès, regardez Péguy… qu’ont-ils pu faire, malgré leur talent, alors que la France déjà vacillante tenait encore debout et que le peuple français n’était pas encore l’ombre de ce qu’il fût ? Rien ! Absolument rien ! Et vous pensiez que Zemmour et Le Pen, avec dix-sept millions d’allochtones habitant au milieu d’un peuple de vieux, dans une France autochtone ayant renoncé depuis longtemps à se perpétuer, qui tremble aujourd’hui devant une « pandémie » responsable de 2% des hospitalisations, pouvaient renverser une « problématique républicaine » qui s’est considérablement renforcée depuis Péguy ? Vous rêviez ? La République est un régime totalement verrouillé, je l’ai déjà expliqué et je ne vais pas revenir sur ce point.
La voie électorale est une impasse qui permet au mieux de faire vivre des partis. Des partis qui ne servent à rien, si ce n’est à nourrir ceux qui les servent, à détourner des énergies par de faux espoirs et à nous faire perdre de précieuses années. Vivement 2027 pensent déjà les imbéciles ! La partie est truquée, que faut-il pour qu’ils le comprennent ?
Que faire alors ? D’abord prendre conscience que tout ce que nous subissons aujourd’hui n’est pas le fruit du hasard. Et puis agir. Lisez ou relisez notre petit PDF, « Grand Remplacement : que Faire ? », nous parlions déjà du Grand Rassemblement, bien avant qu’Eric Zemmour n’en face un stérile slogan de campagne.
Se rassembler, s’organiser, revendiquer et conquérir des droits légitimes, non en tant que parti politique mais en tant que peuple !

23 août 2021

Selon la presse subventionnée, la France a compté 175.503 manifestants samedi, contre 214.845 la semaine précédente. Voilà du comptage précis… Ces personnes se sont réparties dans 200 cortèges environ, et aucun journaliste n’a l’audace ou l’envie de remettre en cause ces chiffres officiels, qui paraissent très sous-estimés. En moyenne, un cortège compterait donc 800 personnes. Tous ceux qui ont vu les images des trois cortèges parisiens, des cortèges à Marseille, à Lyon, à Toulon, à Toulouse, à Bordeaux, à Nice, savent que la fréquentation est plus importante que ces chiffres en trompe l’oeil. Le nombre de villes gagnées par des mouvements de protestation augmente chaque week-end.
Un mouvement vraiment isolé ?Parallèlement, la guerre des sondages va bon train sur le soutien dont le mouvement bénéficierait ou non dans l’opinion. Cette fois, c’est BFM TV qui se colle à l’exercice, et ça donne ça :
par Charles Sannat | 21 Juin 2021 |
Lorsque l’immense majorité des Français ne va plus voter, ce n’est pas pour rien.
C’est parce qu’il n’y a plus grand intérêt au cirque électoral que l’on nous impose avec des choix blanc bonnet ou bonnet blanc.
Quoi que vous votiez, globalement, vous avez la même politique européiste où notre pays se tire une balle dans le pied et où nos politiques organisent leur propre impuissance.
Quel intérêt y-a-t-il à voter pour des impuissants qui n’ont plus de prise sur le réel ? Sur les problèmes ? Qui n’ont plus les leviers d’actions de la souveraineté ?
Aucun sens, si ce n’est celui de donner l’onction du suffrage universel, et qui du coup donne le droit à ceux qui en bénéficient de mener la politique qu’ils souhaitent sans en réalité aucune légitimité.
Cela ne se voyait pas trop jusqu’à présent et nous étions sur l’inertie de notre démocratie.
Mais, et c’est au moins une hypocrisie que l’élection de Macron aura levé. Nous voyons tous, aujourd’hui, qu’un président dirige ce pays sans légitimité, sans base électorale, et sans représentativité réelle.
C’est ce déficit démocratique fondamental qui explique l’échec majeur de Macron, un échec dont il ne faut pas se réjouir, car c’est nous la population qui en souffrons, pas lui dans son palais et je ne suis pas inquiet pour le reste de sa carrière, mais nettement plus pour celle de mes concitoyens.
Charles SANNAT
François Mitterrand eut beau jeu, autrefois, de dénoncer « le coup d’État permanent » qu’il reprochait à de Gaulle.
Les années ont passé, les méthodes aussi, notamment parce que les tripatouillages des officines partisanes ont conduit à la réduction du mandat présidentiel de sept à cinq ans, et au bouleversement du calendrier législatif.
Cinq ans de mandat, ce sont deux années de réel gouvernement, tout au plus. En effet, il en faut une pour s’installer et les deux dernières sont une précampagne pour la réélection… Faites le compte.
Le mandat de Nicolas Sarkozy avait été marqué par la crise économique de 2008. Celui d’Emmanuel Macron sera frappé du sceau de la pandémie. Il peut, paradoxalement, y trouver un bénéfice personnel.
Bonne surprise pour lui, les sondages donnent aujourd’hui au Président 40 % d’opinions favorables, ce qui est un exploit au regard de ses prédécesseurs. À un an de l’élection, Hollande était dans les culs-de-basse-fosse et Sarkozy devenu grandement insupportable à ses concitoyens.
La « fenêtre de tir » est favorable : les Français sont dans l’euphorie du déconfinement, prêts à embrasser leur sauveur… alors le Président part en tournée. À lui les Zénith de province, avec McFLy et Carlito pour chauffer la salle.
Démarrage ce mardi, dans le Lot, à Saint-Cirq-Lapopie, une merveille de la France médiévale perchée sur un éperon rocheux. Il connaît bien, le Président, pour y être venu en 2016, puis en janvier 2019 avant le grand débat des gilets jaunes. C’est sûr, pour une visite dans la France profonde, c’est plus sympa que la salle des fêtes d’une cité de banlieue.
Remarque, en passant : avec quinze membres du gouvernement candidats aux prochaines régionales et le Président en tournée, il ne va pas rester grand monde au Château… Il faut dire que ce parti fantôme qu’est LREM risque de se prendre une gamelle magistrale aux dites régionales, alors Emmanuel Macron prend les devants. Du coup, il va lui falloir la jouer fine. « Il est dans une bonne phase. C’est la jubilation, il est content, il ne pense qu’à la présidentielle. Mais l’euphorie actuelle ne doit pas masquer les tendances profondes du pays », dit au Figaro l’un de ses proches. « Au bout de trois ou quatre étapes, il aura très certainement abordé l’ensemble des sujets de préoccupation du moment », poursuit-il.

Comme je vous le disais il y a un mois, Michel Barnier, tout auréolé de sa minute de gloire médiatique en tant que négociateur du Brexit, se prépare pour 2022.
Après l’épisode 1 des préliminaires, « je suis là pour servir mais je n’ai pas d’ambition », voici donc la saison 2 : « je m’organise et je le fais savoir ».
Le pas a été franchi au palais du Luxembourg, dernier bastion LR de la République et véritable pépinière de jeunes (ou moins jeunes) pousses présidentielles. Après Bruno Retailleau, officiellement candidat à la candidature, et le président du sénat, Gérard Larcher, qui entretient son profil de « recours », voici donc Michel Barnier. Auditionné par le groupe des sénateurs LR, la semaine dernière, il a choisi la fin de la réunion pour déposer son deuxième petit caillou blanc. Interrogé par le sénateur de Paris Philippe Dominati sur ses intentions, une fois sa mission européenne achevée, dans quelques semaines, Michel Barnier a lâché le « oui » tant attendu. L’auditoire LR a salué l’engagement par des applaudissements nourris, rapporte le JDD. Et le questionneur Philippe Dominati a donné des précisions sur l’état d’avancement du plan Barnier : « Il a dit qu’il s’organisait. » Pour le troisième épisode, il vous faudra attendre le 16 février, date à laquelle Michel Barnier a rendez-vous avec les députés LR.
Donc, si on compte bien, dans la galaxie LR, on devrait arriver à une dizaine de prétendants.

