
Vous savez comment est la gauche. Elle refuse de faire porter les péchés des parents aux enfants - elle réclame de ce fait le rapatriement des familles de djihadistes en Syrie - et les péchés des enfants aux parents : elle est toujours vent debout contre la suppression des allocations aux familles de délinquants.
Elle ne reconnaît aucun héritage, aucune filiation. Le renvoi d'un individu à ses origines est stigmatisant.
Chacun est une page blanche. « On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille/ Être né quelque-part pour celui qui est né, c’est toujours un hasard », chante-t-elle en écho à Maxime le Forestier.
Sauf quand il s’agit de la droite. Là, ce n'est pas la même limonade. Marine Le Pen est renvoyée tous les jours que le bon Dieu fait à son père. Et la députée LR Michèle Tabarot, à l'Assemblée, vient peu ou prou de subir le même sort : la députée EELV Sabrina Sebaihi, lors des débats sur la suppression (avortée) de l’accord franco-algérien de 1968, a attaqué Michèle Tabarot sur sa famille, au sein même de l’hémicycle : « Il est impensable de voter un texte défendu par une descendante de l’OAS, et applaudi par les héritiers tortionnaires de l’Algérie ». L’allusion à Robert Tabarot, père de Michèle est on ne peut plus claire.
Accord franco-algérien de 1968 : "Il est impensable de voter un texte défendu par une descendante de l'OAS, et applaudi par les héritiers des tortionnaires de l'Algérie", dénonce @SabrinaSebaihi (Écologiste), à propos de @MTabarot (LR).#DirectAN pic.twitter.com/bPM3fIAU5k
— LCP (@LCP) December 7, 2023
Il faut dire, si l'on doit se situer sur le terrain familial, qu'à l’instar de Fatiha Keloua-Hachi (PS) qui dénonce une « vieille soupe rance et stigmatisante envers les Algériens (…) nourrie d'un imagniaire post-colonial », ou encore de la communiste (GDR) Soumya Bourouaha, qui parle d'un « texte aux relents xénophobes », Sabrina Sebaihi est d’origine algérienne : son père était ouvrier, sa mère assistante maternelle, tous deux sont arrivés en France dans les années 70, rejoignant postérieurement à l’indépendance le pays colonisateur, jugeant, sans doute, qu’il pourrait leur offrir un avenir meilleur que leur terre natale, pourtant désormais débarrassée de son joug.











