Encore des morts en mer, encore des familles éplorées, encore des drames.
L’immigration tue : 79 personnes (chiffre à l’heure où nous écrivons) se sont noyés au large du Péloponnèse en Grèce dans la nuit du 14 au 15 juin. « Il pourrait s'agir de la pire tragédie maritime de ces dernières années en Grèce », affirme Stella Nanou, au Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), sur la chaîne de télévision publique grecque ERT, citée par FranceInfo.
On compte encore des centaines de disparus. Entre 400 et 750 migrants tassés sur le chalutier Open arms, parmi lesquels une centaine d’enfants selon Info Migrants, avaient embarqué en direction de l’Italie. Les passagers seraient majoritairement originaires de Syrie, du Pakistan ou d'Égypte, mais il y aurait aussi des Bangladais et des Palestiniens.
Dans l’après-midi, le bateau a été joint par les gardes côtes grecs. « L'utilisateur du téléphone satellite à bord du bateau, qui parlait anglais, a répondu que le navire n'était pas en danger, qu'il ne voulait aucune aide autre que de la nourriture et de l'eau et qu'il souhaitait continuer vers l'Italie », précise le site du Premier ministre grec cité par Info Migrants. « À l'heure actuelle, on ne sait pas si ce sont les migrants qui ont refusé l'aide ou les passeurs qui ont pris cette décision au dépend des autres passagers », précise encore Info Migrants ce 15 juin.
Le pont est bondé, l’intérieur du navire aussi. Le moteur tombe en panne. Le bateau tangue, semble-t-il, sous le poids des passagers avant de sombrer. Selon InfoMigrants, « un survivant a également assuré à ce médecin qu'il avait vu une centaine d'enfants dans la cale du bateau. Les femmes et les enfants auraient été parqués à l'intérieur du chalutier pendant la traversée, ce qui expliquerait que les survivants soient tous des hommes ». Un élément étonnant qui devra être confirmé et éclairci.
Sur cette tragédie, reprend l’éternel débat. Pour les mondialistes sans frontiéristes de gauche et d’extrême gauche, le coupable est évidemment tout trouvé : c’est la frontière, les politiques anti-immigration, l’agence européenne Frontex qui n’a pas porté secours, la droite qui souhaite réguler l’afflux d’une immigration devenue incontrôlable. Comme Martine Aubry (PS), Manon Aubry (LFI) veut accueillir ces migrants. Tant pis si les Français sumergés refusent largement majoritairement l'aggravation de l'immigration.







