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miércoles, 2 de abril de 2025

ALERTE : Désertion record des soldats français avec une hausse de 56 % ! Enquête exclusive du Média en 4-4-2

 

 
 
 Pendant que Macron parade en chef de guerre, l’armée française se vide. Un rapport accablant révèle un effondrement des effectifs.

 

 le 02/04/25

Un rapport parlementaire explosif révèle que l’armée française est en pleine crise : désertions records, recrutement en berne, et moral en chute libre. 

Alors que le président rêve d’un affrontement avec la Russie, ses propres troupes ne le suivent plus. Enquête sur un fiasco militaire.

« Macron veut jouer les gros bras face à Poutine, mais ses soldats désertent en masse : l’enquête qui met le feu aux poudres »

Emmanuel Macron rêve de défier Vladimir Poutine sur le champ de bataille, mais pendant qu’il bombe le torse en conférence de presse, ses propres troupes lui tournent le dos. Les chiffres sont là, têtus comme une mule : les désertions dans l’armée française explosent, et le moral est aussi bas que le taux de Français qui pensent encore que Jupiter mène le pays dans la bonne direction – un misérable 4 %, selon les derniers sondages. Coïncidence ? Pas vraiment. Plongeons dans le rapport parlementaire du 19 mars 2025, signé par les députés Caroline Colombier (RN) et Loïc Kervran (Horizons), intitulé « Recrutement et fidélisation : gagner la bataille des ressources humaines du ministère des Armées ». Spoiler : c’est un fiasco qui sent la poudre… mais pas celle des canons.

Une armée qui se fait la malle : les chiffres qui font mal

En 2022, 1485 soldats ont claqué la porte de l’armée de terre sans dire au revoir, soit une hausse de 56 % par rapport à 2021. En 2023, ils étaient encore 1253 à jouer les filles de l’air, une augmentation de 31 % sur deux ans. Avant ça, les désertions ronronnaient gentiment autour de 900 par an, avec une petite accalmie en 2020 grâce au Covid – faut dire qu’avec le confinement, même les déserteurs n’avaient nulle part où aller. Mais depuis, c’est la débandade. Et pendant ce temps, Macron parade, prêt à envoyer nos bidasses en Ukraine, alors que ses généraux peinent à garder leurs ouailles dans les casernes.

Le rapport est clair : selon l’article L321-2 du Code de justice militaire, un déserteur, c’est celui qui « s’évade, s’absente sans autorisation, refuse de rejoindre sa formation ou ne s’y présente pas ». Sept jours d’absence, et hop, vous voilà dans le collimateur, avec 5 à 10 ans de taule au bout du canon (article 698 du Code de procédure pénale). Mais ne rêvez pas d’une justice implacable :

« Les peines prononcées sont des peines assorties d’un sursis simple allant de 15 jours à 6 mois, voire par un classement sans suite », déplore le texte.

En gros, déserter, c’est comme piquer un Carambar au supermarché : on vous tape sur les doigts, et encore, pas trop fort. La section AC3 du Parquet de Paris, censée gérer ces affaires, « classe systématiquement sans suite ». Bravo, Macron, avec une discipline pareille, on va faire trembler Moscou !

Pourquoi ils désertent ? Un cocktail explosif

domingo, 14 de abril de 2024

L’armée française déployée à Slavyansk, République populaire de Donetsk – Rapport


L'armée française déployée à Slavyansk, République populaire de Donetsk - Rapport

Image d’illustration

13.04.2024
southfront-press

Les premiers rapports en provenance des lignes de front ukrainiennes confirment le déploiement de l'armée française dans le Donbass. 

La première unité de la Légion étrangère française serait arrivée dans la région de la ville de Slavayansk, en République populaire de Donetsk.

Selon des sources fiables, une unité du 3e régiment d'infanterie de la Légion étrangère française, qui comprenait une centaine de militaires, a été transférée dans la direction de Slaviansk avant d'être envoyée sur le front. L'unité comprend le groupe du génie et les spécialistes du renseignement aéronautique du 3e régiment d'infanterie de la Légion. Apparemment, il ne s’agit que du premier groupe de militaires français déployés en Ukraine, d’autres forces doivent encore arriver.

Les premiers militaires français sont arrivés dans la ville de Slaviansk le 11 avril. Selon certaines informations, ils seraient actuellement basés sur le site de la 54e brigade mécanisée distincte des Forces armées ukrainiennes. Selon d'autres informations, ils seraient sous le commandement de la 7e brigade mécanisée distincte des forces armées ukrainiennes. Les militants français se déplacent dans la ville uniquement en compagnie des militaires ukrainiens.

sábado, 6 de abril de 2024

Pourquoi il ne faudrait mieux pas aller en Ukraine…



 

La France, pardon, le président de la France, bombe le torse, est prêt à partir, pardon, à faire partir des soldats de notre toute petite armée de métier, plus ou moins bien équipée, plutôt moins d’ailleurs, depuis que nous donnons ce que nous avons à l’Ukraine qui en fait, on ne sait quoi… mais pour projeter une armée, il faut savoir assurer son transfert, son ravitaillement, l’entretien et l’approvisionnement des armes… et le moins que l’on puisse dire, est que le président, dans ses discours, semble s’affranchir de la réalité, comme il s’affranchit depuis sept ans, d’un peu toutes les réalités, parlant, dépensant, promettant, un peu tout et n’importe quoi en fonction des circonstances, avant d’être rattrapé par les réalités en question et de changer de sujet.

Et pour ce qui est de la guerre, le mieux serait que nous n’y allions pas. Si le pays peut encore d’enorgueillir de fabriquer des canons César, les Rafale et des sous-marins nucléaires, les derniers nous étant de peu d’utilité dans le conflit ukrainien, la France, qui promet des armes conventionnelles, ne fabrique plus d’armes légères, pistolets et fusils, depuis la disparition de la manufacture de Saint-Etienne, créée sous Louis XV et de celle d’Hendaye, la MAPF, qui était gérée par la famille Uria de 1923 à 2001. Pas même leurs munitions, nous nous approvisionnons à l’étranger, avec des acheteurs qui courent le monde à la recherche de fournisseurs capables de proposer une qualité de fabrication que la France détenait pourtant et ce n’est pas une sinécure. Et comble de l’ironie, nous projetions nos « gars » avec des Antonov russes. Défense de rire.

Les pièces de rechange du char Leclerc sont fabriquées en Chine et les munitions en Israël. D’ailleurs, il n’est même pas sûr que nous serions capables de refabriquer des exemplaires de ce vieux char, autrefois le meilleur du monde, les ateliers du GIAT ayant été liquidés. Les survêtements et articles de sport pour l’armée française sont fabriqués en Tunisie et en Roumanie. Les pistolets Sig-Sauer SP 2022 pour les forces de l’ordre, sont fabriqués en Allemagne sous licence Suisse. Le fabricant français Manurhin a été cédé le 1er août 2018, par décision de la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse, au groupe de défense des Émirats Arabes Unis Emirates Defence Industries ompany (EDIC). Les cartouches de nos armes militaires sont d’origine israélienne. Il n’y a plus de fabrication de munitions en France. L’Armée de Terre en a terminé avec le Famas français et utilise désormais des fusils allemands Heckler & Koch HK 416 et des pistolets autrichiens Glock 17.

martes, 2 de abril de 2024

Bruits de bottes, quels moyens pour la France ?




NDLR : nous publions ci dessous l’analyse argumentée d’un officier sur l’état réel de notre armée, qui permet de comprendre l’absurdité totale de notre président bien aimé, qui pense qu’une gonflette « photoshoppée » est un acte de courage et de virilité.

Ce qu’il est convenu d’appeler, sans la moindre ironie bien sûr, le « corps de bataille » de l’Armée française, dispose de 4 régiments de 54 Chars Leclerc, le reste de la dotation étant réparti entre l’ESAM (École du Matériel), l’EAABC de Saumur, le 1er RCA de Canjuers (formation de base des équipages) et la DGA (Délégation Générale à l’Armement). Chacun de ces régiments comprend 4 escadrons à 13 chars.

 Nous serions donc, au moins en théorie, en mesure d’aligner 16 escadrons à 13 chars, soit 216 chars.

 
En théorie, car il faut bien sûr tenir compte d’un taux de disponibilité de 65% (et, à cet égard, connaissant d’expérience, pour, comme nombre de mes camarades, avoir moi-même contribué à les trafiquer, le crédit qu’il faut accorder à ces indicateurs de disponibilité, il est probable que le taux est surévalué) !
Notre corps de bataille serait donc réduit à … 140 chars et, à titre de comparaison, on se souviendra que la France, en mai 1940, alignait environ 3 700 Chars (il est vrai très mal exploités, Charles de Gaulle n’avait été ni écouté ni suivi), et, s’agissant ici d’entrer en guerre sur le terrain contre la Russie (!), on rappellera que, en juin 1941, l’Ostheer alignait 3 548 chars et que la bataille de Koursk (la plus gigantesque bataille de chars de l’histoire) mobilisa 8 000 chars.

Comment avons-nous pu en arriver là ? 

Les « dividendes de la paix » de Laurent Fabius ou la « fin de l’histoire » de Fukuyama n’y sont certes pas pour rien, non plus que les  soustractions laborieuses de nos brillants énarques de Bercy, mais, pour autant, j’avoue qu’il m’arrive parfois, lorsque mes camarades de promotion (ils sont pour la plupart généraux, l’Armée française ressemblant beaucoup à cet égard à l’armée mexicaine) se risquent à raconter leurs « campagnes », de les rappeler, en toute amitié bien sûr, à plus de modestie et de décence au regard d’une situation dont, gamelle oblige et leur silence (Discipline ! Que de lâchetés médiocres on commet en ton nom !) ayant valu acceptation, ils sont tout de même un peu responsables.

Certains journalistes, tenant compte du ratio courant combattants / supports propre aux armées modernes et constatant donc que l’Armée française ne pouvait aligner en première ligne que … 20 000 hommes (ce sont les derniers chiffres avancés par le CEMAT Pierre Schill), en déduisaient qu’elle ne pourrait tenir, en l’état, qu’un front de 80 km ; c’était à mon sens se montrer bien optimiste : toutes les armées du monde abordant l’ennemi sur deux échelons, notre première ligne, une fois entièrement déployée « en bataille », ne comprendrait que …. 70 chars, correspondant, dans un dispositif (très) relâché, à un front d’une quinzaine de kilomètres, et on se souviendra à cet égard que, en Ukraine, la ligne de front est … d’un millier de kilomètres.
Encore le constat n’est-il ici que quantitatif. En effet, outre le fait que l’entraînement de nos unités blindées-mécanisées a été, contraintes budgétaires obligent, réduit à sa portion congrue (la priorité étant portée sur les OPEX), il faut bien constater que notre armée s’est sans doute laissée parfois griser par les succès un peu faciles mais tellement bien montés en épingle (il fallait bien cacher la misère) de récents conflits asymétriques (les mauvaises langues, à propos de la « guerre » du Mali, parlent parfois de « parties de chasse ») et le risque existe que nous soyons tombés, et Bazaine en était un bon exemple, dans les travers de nos généraux des années 1870, dont la seule expérience coloniale n’a pas
longtemps fait illusion confrontée à une armée allemande « industrialisée ».

C’est donc des unités sans expérience sérieuse de la haute intensité que nous opposerions à des unités russes qui ont tout appris de deux ans de conflit.

viernes, 15 de marzo de 2024

Des officiers parlent de leurs troupes : « Face aux Russes, la France est une armée de pom-pom girls »


Des documents militaires français secrets montrent qu’il est impossible pour l’Ukraine de gagner la guerre – Des officiers parlent de leurs troupes : « Face aux Russes, la France est une armée de pom-pom girls ».

Le journal français Marianne a publié des extraits de documents militaires secrets qui suscitent un tollé en Europe et dans le monde, car ils traitent de la situation sur le terrain en Ukraine sans le déguisement de la propagande qui imprègne la quasi-totalité des rapports sur le sujet.

Dans l’article, les journalistes français voulaient comprendre ce qui était arrivé au président Emmanuel Macron pour qu’il envisage d’envoyer des troupes en Ukraine.

Ces « rapports confidentiels défense » expliquent la « panique » à l’Élysée.

En ce qui concerne la perspective d’envoyer des troupes pour combattre les forces russes, ils ont été incroyablement directs dans leur évaluation.

Plusieurs militaires français, interrogés par Marianne, disent être « sortis du placard ». Il ne faut pas se tromper, face aux Russes, nous sommes une armée de pom-pom girls », se moque un officier supérieur, convaincu qu' »envoyer des troupes françaises » sur le front ukrainien ne serait tout simplement « pas raisonnable ».

La principale conclusion à tirer de ces documents est qu' »une victoire militaire ukrainienne semble désormais impossible ». Les forces russes mènent « une guerre lente et longue, de haute intensité, basée sur l’usure continue de l’armée ukrainienne ».

domingo, 10 de marzo de 2024

Des soldats français s’entraînent pour les champs de bataille d’Europe "Le monde a révélé sa vraie nature : instable, dangereux, et tout le monde n'est pas ami", a déclaré le colonel français.

 

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A Leclerc tank during training at CENTAC | Laura Kayali for POLITICO | Laura Kayali

politico

 8 mars 2024 4h00 CET Par Laura Kayali MAILLY-LE-CAMP, France — 

Les troupes françaises se préparent à un conflit de haute intensité contre un ennemi capable de les égaler avec une puissance de feu — un grand changement pour une armée qui a passé les dernières décennies à mener des campagnes anti-insurrectionnelles dans des pays comme le Mali et l'Afghanistan. 

 Les hostilités en Ukraine, dans leur troisième année, ont ramené une guerre à grande échelle sur le continent, a déclaré le colonel Axel Denis, qui dirige le centre d'entraînement au combat (CENTAC) à Mailly-le-camp, dans l'est de la France.  

« Le monde a révélé sa vraie nature : instable, dangereux, et tout le monde n’est pas ami. Nous nous préparons à une culture d'alerte, où nous sommes prêts à bref délai », a-t-il déclaré à POLITICO lors d'une visite au camp. "Le CENTAC est le seul endroit [en France] où l'on peut voir à quoi ressemble la guerre." Les conditions d'entraînement des troupes au CENTAC sont aussi proches que possible d'un véritable champ de bataille.  

Le bruit, la chaleur et la lumière des tirs d'artillerie sont reproduits, tandis que de fausses mines sont dispersées partout et que les communications radio peuvent être interrompues sans préavis. Le camp de 120 kilomètres carrés est unique en France. D'une superficie supérieure à celle de Paris, c'est le seul endroit où les différentes unités de l'armée française — infanterie, blindés, artillerie et génie —, normalement dispersées sur tout le territoire, peuvent s'exercer ensemble. C'est aussi le seul endroit où une vingtaine de chars Leclerc sont en action toute l'année. Les officiers ne nomment pas d'ennemis potentiels, mais la formation vise à préparer les troupes à combattre un ennemi comme la Russie.

 

Les troupes françaises apprennent à utiliser des cartes et à opérer sans appareils électroniques | Laura Kayali pour POLITICO

 Après des décennies d'opérations militaires en Afrique, la France se concentre de plus en plus sur le flanc oriental de l'Europe – et ses forces armées doivent être crédibles, a déclaré en janvier le général Pierre Schill, chef de l'armée. D’ici 2027, l’armée française ambitionne de pouvoir déployer une division d’environ 25 000 soldats en 30 jours. "Nous ne sommes pas dans la même situation que l'Ukraine, mais nous faisons partie d'une coalition, et cela s'accompagne d'engagements", a-t-il déclaré. "La notion de crédibilité en matière de défense collective, notamment au sein de l'OTAN, est essentielle." 

viernes, 23 de febrero de 2024

Le général Delawarde sur l’inopérationnalité de l’armée française

 


dans Société 

Le Général Delawarde sur l'inopérationnalité de l'armée française

  par 22 février 2024

Au cours de cet entretien, le général Delawarde dresse un état des lieux de l’armée française.

Retenons cette comparaison révélatrice : en 1914, l’armée française comptait 1080 bataillons d’infanterie entraînés, avec chacun un millier d’hommes. 

Aujourd’hui, il en reste… vingt ! Et encore sont-ils disséminés sur la planète. Ce qui signifie pratiquement que si les politiciens va-t-en-guerre qui nous gouvernent voulaient entraîner la France dans une guerre absurde contre la Russie, l’armée française pourrait rassembler à peine environ 10 000 hommes.


Ni hommes ni matériel

Or, les conflits récents démontrent l’importance décisive de l’infanterie.

Quant au matériel, l’armée française a privilégié un matériel sophistiqué. Ce qui a deux conséquences : il est coûteux et fragile, donc l’armée en a peu et ce matériel tombe souvent en panne.

Selon le général Delawarde, l’armée française peut donc compter sur très peu d’avions ou d’hélicoptères de combat opérationnels.

jueves, 15 de febrero de 2024

« L’armée n’arrive plus à recruter de soldats et les jeunes ont des capacités physiques diminuées ! Poutine tremble… ». L’édito de Charles SANNAT


 

 
par Charles Sannat | 15 Fév 2024 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

C’est un reportage de France Info que vous pouvez écouter (source ici) et qui est assez édifiant sur l’état de l’armée française, sur notre capacité à recruter des soldats et de manière générale sur notre possibilité même d’aller faire la guerre, au moment même où nos dirigeants montrent des muscles que nous sommes loin, bien loin d’avoir.

Faire la guerre.

C’est une activité hélas vieille comme le monde. Toute personne douée du sens de survie sait que la guerre est un ultime recours et que lorsque l’on s’y lance, c’est le plus motivé qui l’emporte, que la guerre est un combat à mort, elle est existentielle.

Faire la guerre.

Cela nécessite une grosse motivation, le sens du sacrifice, l’effort, l’engagement total.

Il n’y a pas de place pour les menteurs, les pétochards ou les « cocheurs » de cases Excel en chaussures de ville aux bouts pointus qui donneraient l’assaut aux positions russes en trottinettes électriques la charge étant menée par Anne Hidalgo (je vous laisse imaginer la scène dans les plaines ukrainiennes).

Voilà, peu ou prou l’état de notre armée… et de notre population.

N’imaginez pas un seul instant que je sois dans la critique de nos militaires, valeureux, qui sont sacrifiés, bien souvent bien loin de chez eux, pour des guerres que nous perdons depuis 70 ans systématiquement.

Vous comprenez l’idée générale j’espère.

Une armée. Faire la guerre.

D’accord mais pour quoi faire ?

Disons nous les choses telles quelles doivent l’être.

Un « non » pays n’a qu’une « non » armée.

J’aimais mon pays, mais qu’est devenu mon pays ? Vais-je mourir pour ce qu’il en reste et ce que l’on nous en promet ?

J’aimais l’Europe mais vais-je me sacrifier pour sauver Kiev contre la Russie, la Russie qu’aucune armée à travers l’histoire, de Napoléon à Hitler n’a su vaincre ?

Vais-je me sacrifier pour Bruxelles ?

Pour l’Otan ou Joe Biden le mort vivant ?

Pour Macron, qui est tellement pétochard qu’il a renoncé à visiter Kiev le jour de la Saint-Valentin… remarquez il pouvait pas, il fallait qu’il invite son amoureuse Brigitte au Mac-Do je suppose.

Pour quoi vais-je me sacrifier ?

viernes, 27 de octubre de 2023

Les terribles prévisions pour l’armée française en cas de “guerre de haute intensité”


Service de santé des armées en cas de guerre de haute intensité

 

  par 27 octobre 2023 

 

Emmanuel Macron, de plus en plus va-t-en-guerre, a annoncé que la France devrait être prête en 2030 – tiens, comme l’Agenda 2030 ? – à la “guerre de haute intensité”. 
 
Des dépenses d’environ 400 milliards d’euros seront étalées sur sept ans pour atteindre cet objectif.

Mais la “guerre de haute intensité”, comme son nom l’indique, ce n’est pas une partie de plaisir. Sur base d’un exercice organisé par l’armée américaine, l’armée française a découvert, horrifiée, qu’un corps expéditionnaire de 15 000 soldats français essuierait après dix jours de combat une moyenne de 1 700 tués et 11 000 blessés ! Soit 1 100 blessés par jour  à faire soigner par le Service de Santé des Armées. Ce qui est tout simplement impossible en l’état. La mortalité exploserait donc tout simplement faute de parvenir à soigner une telle masse de blessés.


Se préparer à un très haut taux de perte

“Le SSA est dans l’incapacité, aussi bien sur le plan humain que matériel, de soutenir l’hypothèse d’engagements majeurs”, prévenait déjà en octobre 2021 le patron du Service de Santé des Armées. Et la situation s’est encore détériorée depuis. En dix ans, le SSA a tout simplement perdu 9 % de ses effectifs, les médecins militaires étant de plus en plus nombreux à se mettre pour six mois en arrêt maladie, puis à saisir la commission de réforme afin d’être radiés des officiers d’active pour “inaptitude à la vie militaire”.

Non, vraiment, l’armée française n’est pas prête à la “guerre de haute intensité”, quoi qu’en disent les rêveurs et les bellicistes.

Pierre-Alain Depauw

martes, 14 de marzo de 2023

Après de durs combats l’armée française reprend Cahors aux civils qui faisaient leurs courses.


Ce pays devient une vaste blague quotidienne.

Désormais, nos valeureux militaires dont le courage est inversement proportionnel au nombre, s’entraînent dans les rues de Cahors… en pleine journée et parmi les passants et les voitures qui circulent et qui ne font pas partie de l’exercice.

Nos soldats s’amusent à tirer (à blanc pour le moment) en pleine ville et malgré la présence de civils. Je me permets au passage de rappeler qu’il n’y a pas si longtemps que cela certaines vedettes s’étaient trompées dans une caserne et avaient chargé les balles à blanc… avec des vraies balles.

C’était en 2008 à Carcassonne… bilan 17 blessés dont 5 enfants. Relire l’article du Figaro ici

Donc les normes de sécurité que l’on nous impose dans tous les sens c’est très bien.. mais voir se balader des militaires armés ainsi dans les rues ce n’est pas franchement très prudents…



Et tout ceci est à l’image de notre pays qui devient une vaste pétaudière.

Charles SANNAT

martes, 28 de febrero de 2023

Je ne veux pas que la jeunesse française se sacrifie pour l’Ukraine



La France se prépare-t-elle à envoyer ses troupes en Ukraine?


27.02.2023

observateurcontinental 

La France a déjà livré à Kiev plusieurs dizaines de canons automoteurs Caesar modernes, le système de défense aérienne Crotale et a récemment promis de faire le don de 40 chars légers à roues, AMX-10 RC, tout en envisageant d’envoyer ses chars lourds Leclerc en Ukraine.

 Les exercices de grande envergure en cours démontrent que Paris n'exclut pas la participation directe de ses militaires au conflit armé sur le territoire de l'Ukraine.

​Exercice Orion. Des exercices militaires aux «proportions sans précédent» ont commencé dans le sud-ouest de la France, dont la tâche est de former les militaires de diverses branches des forces armées à travailler dans des conditions d'hostilités de haute intensité. «Vaste exercice militaire dans le sud de la France avec le largage de centaines de parachutistes», titre Sud Ouest

La France a lancé l’exercice Orion qui simule une intervention dans un pays fictif déstabilisé par des milices. Il sert, selon, le quotidien français, «à renouer avec l’hypothèse d’un engagement contre un adversaire à armes égales». Plus loin, on peut lire: «Plusieurs centaines de parachutistes ont été larguées samedi [dernier] sur la région de Castres (Tarn), dans le cadre d’un exercice interarmées d’ampleur inédite simulant un engagement majeur et mobilisant 7.000 militaires». C’est inédit.
 
«Le plus ambitieux exercice militaire interarmées». Selon Sud Ouest, «l’exercice Orion, qui se déroulera jusqu’au 11 mars et s’étendra sur 14 départements, simule une intervention dans un pays (Arnland) déstabilisé par des milices, frontalier d’un Etat puissant orchestrant ces troubles (Mercure). L’enjeu de cette ‘’entrée en premier’’ est d’offrir aux autres forces une porte d’entrée pour leur permettre de se déployer, explique le général Benoit Desmeulles, commandant de la 11e brigade parachutiste, en soulignant l’aspect ‘’assez inédit’’ de l’exercice militaire à grande échelle qui vient de démarrer». 

viernes, 17 de febrero de 2023

Les députés veulent des détails sur l’aide à l’Ukraine : enfin !


 

 © Geoffroy Antoine

Arnaud Florac 16 février 2023

1.7 milliards d'euros. C'est le montant qui circule dans les couloirs des ministères et de l'Assemblée nationale. 

Ce montant serait celui de l'aide que nous avons déjà apportée à l', tout cela sans poser la moindre question au peuple, alors que la constitution y obligerait le président, puisque "nous sommes en guerre".

Enfin, les députés semblent se saisir du problème. Le bureau de la commission de défense à l'Assemblée nationale va lancer, selon Europe 1, une mission d'information "flash", qui rendra ses conclusions à l'été, pour déterminer ce que représente exactement l'. Certains semblent déjà dire que les chiffres ne fournissent pas la mesure exacte du soutien apporté, puisque la fourniture de renseignements ou l'appui de la gendarmerie pour enquêter sur les crimes de guerre ne serait pas pris en compte dans les calculs. Il n'empêche : le peuple se doute confusément que si l'on met bout à bout toutes les "cessions" envoyées vers Kiev, on devrait tomber sur une somme rondelette, directement prélevée dans les poches des Français, puisque ce matériel ainsi généreusement donné a été acheté avec leurs impôts.

Plus encore, le sujet des dons à l' pose, les députés en sont bien conscients, une autre question : quel sera l'impact à terme sur notre armée ?

martes, 31 de enero de 2023

Qui veut aller mourir en Ukraine?( Pierre Duriot )


 

 

 28 janvier 2023 Publié par Xavier Jesu

La France est au pied du mur dans son aide à l'Uktaine

Elle a envoyé des munitions, des canons, de vieux blindés à roues, mais se heurte au principe de réalité. Si elle envoie des chars lourds, ou des avions de chasse, comme le demande Zélensky, les choses ne se présenteront pas de la même manière. Pour ces engins, très complexes, il va falloir des formations, pour les récipiendaires du matériel. Il va falloir aussi, une impressionnante logistique, du carburant, du matériel, des pièces détachées, des mécaniciens, des informaticiens, un environnement opérationnel, fait de drones, de relais au sol, nous de sommes plus dans la même dimension.

Il va falloir y aller

Nous en sommes à un point, où ce que veut Zélensky et ce que nous nous condamnons à faire, si nous voulons aller plus avant, dans l’aide à l’Ukraine, c’est envoyer les hommes et le matériel en même temps, en clair, combattre avec l’armée ukrainienne. Car quand bien même, nous formerions des pilotes, il n’y en a plus. L’armée ukrainienne, ou plutôt, ce qu’il en reste, était loin d’avoir le niveau technologique des armes que le président Zélensky réclame. Et si nous envoyons les hommes avec, il sera vraiment difficile d’expliquer aux Russes, que nous ne sommes pas co-belligérants, déjà que pour eux, nous le sommes, malgré les dénégations du président Macron, qui n’a pas l’air de vraiment mesurer la gravité de ce qu’il raconte.

En admettant que nous décidions d’aller combattre les Russes en Ukraine, il y a encore deux écueils et pas des moindres. On y va comment ?

 

Il faut se souvenir que l’armée française a des capacités de projection assez limitées, avec son A400M. Pour preuve, pour aller loin, nous utilisions habituellement de très grands Antonov, que nous louions… aux Russes. Et l’armée française est constituée de professionnels, dont beaucoup préféreront sans doute démissionner, que d’aller risquer leur vie dans une guerre qui ne nous regarde pas. Il se trouve quand même, de ces jeunes députés ineptes, en jean et pull, décontractés, pour expliquer doctement que si, il faut y aller. Des fois, on se demande s’ils réfléchissent avant de parler.

miércoles, 23 de noviembre de 2022

La France pourrait-elle tenir en cas de guerre ?


Arnaud Florac 22 novembre 2022

Il est toujours intéressant de lire ou d'écouter les interviews du général de Villiers. 

D'abord, ce n'est pas un « bidasse », tel que le commun des journalistes se le représente. 

Pierre de Villiers n'est ni prognathe, ni chauve, ni imposant, ni simpliste. Sa courtoisie, sa modération et - osons le gros mot - son humanisme sont autant de points à porter à son crédit. L'ancien CEMA [chef d'état-major des armées, NDLR], qui possède par ailleurs une connaissance très pointue des dossiers en cours, sans doute alimentée par des amitiés au sein de l'institution, vient justement de s'exprimer dans Le Figaro. On lui demande évidemment son avis sur les capacités de l'armée française, à la lumière de la en Ukraine. Son constat, qui n'est pourtant pas nouveau, est honnête et a le mérite d'être argumenté.

En un mot, dans le cadre d'une de haute intensité, c'est-à-dire d'une guerre comme le XXe siècle en a connu, à la différence de nos OPEX des trente dernières années, la France, malgré la puissance de ses équipements et le professionnalisme de ses soldats, ne tiendrait pas dans la durée. Ce n'est pas une question de qualité, c'est une question de masse, une question purement arithmétique, pourrait-on presque dire, si l'on suit les propos de Pierre de Villiers. Pourtant, l'effort de défense de la France est important : 43 milliards en 2023, soit trois milliards supplémentaires par rapport à 2022.  L'Allemagne, elle, de son côté, remonte singulièrement en puissance, notamment avec le vote l'été dernier d'un fonds spécial de 100 milliards sur plusieurs années pour rééquiper la Bundeswehr. Une Allemagne qui se tourne à la fois vers l'Est et vers les États-Unis, et semble dédaigner désormais l' et son fameux « couple franco-allemand ». Nos gouvernements successifs, dans le rôle de la névrosée érotomane de ce couple inexistant, se sont raconté des histoires. L'Union européenne permettrait-elle alors, sous la forme d'une initiative commune, de pallier ces faiblesses dramatiques ? Pas davantage, dit l'ancien CEMA, qui constate que les initiatives européennes sont bien moins efficaces, en matière de défense, que les coopérations bilatérales, qui sont par ailleurs beaucoup plus faciles à mettre en place que les usines à gaz à 27 pays.

Le général de Villiers relève deux angles morts particulièrement graves : d'abord, nous avons radicalement sous-estimé, tout en nous payant de mots, le retour de l'agressivité géopolitique et des États-puissances. Derrière les éléments de langage (« usage décomplexé de la force », etc.), il s'agit de remettre des moyens. Cela, c'est le lot commun de la plupart des États occidentaux, car la France n'est pas la seule à avoir voulu « tirer les dividendes de la paix ». L'autre point est plus grave encore, car il ne concerne, à vrai dire, que la France : depuis des décennies, nous gagnons toutes nos guerres et nous perdons toutes nos paix. Vous me direz que c'est également le cas des Américains depuis le Vietnam. Toutefois - mais le général n'entre pas dans de tels détails -, il me semble que les Américains, constants dans leur bellicisme (qui est le ciment de leur nation, et ce, depuis le génocide des Amérindiens), ne sont pas soumis à un programme aussi mouvant que le nôtre. En France, l'exécutif et le Parlement changent un peu moins souvent mais donnent, l'un et l'autre, des coups de barre désordonnés. L'intérêt de la nation ? Un détail. Le véritable enjeu, Pierre de Villiers, cette fois, le dit explicitement, est la réélection, ce qui n'est pas à mettre au crédit d'une classe politique par ailleurs tellement défaillante.

martes, 22 de noviembre de 2022

Général Dominique Delawarde: «Se préparer à une guerre de haute intensité en quelques mois est stupide et irréaliste»


22.11.2022

observateurcontinental.fr 

Le Général français (2S) Dominique Delawarde, ancien chef «Situation-Renseignement-Guerre électronique 19» à l’état-major interarmées de planification opérationnelle, a donné à Observateur Continental son point de vue sur un article du journal Le Monde qui annonce que «l’armée française se prépare à une guerre de haute intensité».

Observateur Continental: Que pensez-vous de l'annonce: «L’armée française se prépare à une guerre de haute intensité»?

Dominique Delawarde: Ce sujet ne mérite même pas d'être traité tant l'idée même de se préparer à une guerre de haute intensité en quelques mois est stupide et irréaliste. Comme à son habitude, le journal Le Monde sort des énormités et prend ses désirs, où ceux des hommes politiques qu'il sert, pour des réalités. Au mieux, lorsque cette hypothétique capacité à se battre en haute intensité sera prête, la guerre en Ukraine aura déjà été perdue depuis longtemps par l'Otan et un traité de paix en bonne et due forme aura été signé. Il est trop tard, beaucoup trop tard pour se réveiller et rattraper le temps perdu.

Combien de temps faut-il à une armée pour être prête à faire une guerre de haute intensité?

- Pour rebâtir une armée prête à la guerre de haute intensité, les délais ne se comptent pas en mois, mais en années (et pas qu'une). Tout est à rebâtir: en particulier, l'équipement individuel et collectif, la logistique (munitions mais aussi et surtout la maintenance), l'entraînement des forces à la haute intensité qui n'a pas été suivi depuis plus de 20 ans, le combat de nuit et le combat en ambiance NBC (Nucléaire, Biologique et Chimique) qui n'est plus pratiqué depuis bien longtemps. Ensuite, il se posera le problème des réserves. Nous n'en n'avons quasiment plus depuis l'abandon du service national.... etc.

Quelle force peut aligner l'armée française actuellement?

viernes, 30 de septiembre de 2022

Armement : pourquoi la France ne serait pas capable de faire face à une guerre


soldat assis au pied d'un réverbère, auprès d'une bicyclette

La guerre en Ukraine a mis en évidence les carences de la France en matière d’armement. Le chef de l’État pousse les industriels à produire plus vite, mais cette incitation aura du mal à être suivie de faits.

C’est très simple, si on n’a pas envoyé beaucoup d’armes à l’Ukraine, c’est avant tout parce qu’on était à l’os ! » 

Le constat dressé par l’ancien député Les Républicains de 1993 à 2022 François Cornut-Gentille, ancien rapporteur du budget défense à la commission du budget de l’Assemblée nationale, a de quoi inquiéter. La France s’est en effet retrouvée embarrassée lorsque la guerre en Ukraine a débuté. Qu’envoyer sur place alors qu’elle peine déjà à équiper ses propres soldats ?

25% de nos canons Caesar sont en Ukraine

Difficile de savoir exactement ce que nous avons livré. Contrairement à d’autres pays comme les États-Unis, la liste des équipements français est classée secret-défense. Le président de la République et le gouvernement ont cependant livré quelques informations. Emmanuel Macron a évoqué l’envoi de 18 canons Caesar, une arme qui permet de frapper des cibles à près de 40km. À cela s’ajoutent des missiles anti-char et des véhicules blindés livrés l’été dernier. Des équipements destinés aux soldats ukrainiens sont aussi régulièrement acheminés (casques, gilets pare-balles…).

Au total, la sénatrice Hélène Conway-Mouret, secrétaire de la commission défense au Sénat, évalue l’aide française en Ukraine à quatre milliards d’euros, aide humanitaire comprise. Bien plus donc, à priori, que les 100 millions d’euros avancés par l’ancienne ministre des Armées Florence Parly au mois d’avril 2022.

250 avions contre 700 il y a 30 ans

Problème pour l’armée française : ces armes ont été prélevées sur un stock déjà limité. Les 18 canons Caesar livrés représentent près de 25% du parc français. Certes, la France dispose d’un modèle d’armée dit « complet », à l’inverse de certains de nos voisins, nous avons conservé un panel global d’équipements dans les trois corps d’armées (terre, air, marine), « mais cette armée complète s’est heurtée à des coupes dans les budgets de la défense depuis la fin de la guerre froide », relève Elie Tenenbaum, directeur du centre des études de sécurité à l’IFRI. À partir des années 90, on se rend compte que notre appareil militaire ne correspond plus à un environnement pacifié. « On paye le prix de ce que Laurent Fabius appelait ‘toucher les dividendes de la paix’. On a dépensé moins et réduit les équipements car le spectre de la guerre s’était éloigné. » Elie Tenenbaum, directeur du centre des études de sécurité à l’IFRI.

Résultat : « Alors qu’on avait 1 350 chars de bataille en 1991, on en a 220 aujourd’hui. On avait 700 avions en 1991, et aujourd’hui moins de 250. » Et les budgets de la défense qui représentaient 4% du PIB à la fin de la guerre froide, sont descendus à 1% sous le mandat de Nicolas Sarkozy. Tandis que l’armée a réduit ses effectifs de 30% depuis les années 90.

Dans le même temps, la France serait passée à côté d’évolutions technologiques notables. « On a raté le virage des drones, regrette l’ancien député François Cornut-Gentille. Ça n’intéressait ni l’armée, ni les industriels. On a cru que c’était des joujoux alors que ça change la physionomie du champ de bataille »

Or, pendant que la France – et les Européens dans leur globalité – réduisaient leurs dépenses de défense, d’autres grandes puissances comme la Chine, la Russie ou les États-Unis continuaient d’investir.

Incapable de faire face à un conflit majeur

L’annexion de la Crimée par la Russie fera l’effet d’un électrochoc. « Avant cela, c’était assez confortable pour les pays européens de se reposer sur les investissements américains pour leur défense, explique le général Jean-Paul Paloméros, ancien commandeur en chef de l’OTAN. Outre-Atlantique, on n’a eu de cesse de réclamer aux Européens de prendre leur part du fardeau. Mais ça a pris du temps. »

Devant la menace Russe, l’OTAN fixe un objectif pour les pays européens : faire remonter la part de leurs dépenses de défense à 2% du PIB. Jean-Paul Paloméros conseillera le candidat Emmanuel Macron pour son projet de défense en 2017. Et le président nouvellement élu suivra ses préconisations en augmentant les budgets, d’abord de 1,7 milliard par an de 2017 à 2022, puis de 3 milliards par an jusqu’en 2025. Avec pour objectif d’atteindre 50 milliards au final, soit 2% du PIB.

Si cet argent a remis l’armée à flot, il n’a cependant pas permis d’augmenter ses moyens.