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martes, 6 de mayo de 2025

SNCF : des cheminots bien payés, primés, gratifiés… mais (encore) en grève !

© Samuel Martin 
 
 © Samuel Martin

 

 

 En moyenne, un conducteur de train touchait 4.214 euros bruts par mois en 2023 très au-dessus du salaire moyen en France

Ce week-end, le PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, se voulait rassurant quant aux risques de grève : « Nous sommes loin d'une semaine noire. » Des propos infirmés dès ce lundi 5 mai au matin où les trajets des usagers, en Île-de-France ou dans le Nord-Pas-de-Calais, ont été apocalyptiques. Les syndicats n’avaient-ils pas prévenu ? « Du 5 au 7 mai, mettons les trains à l’arrêt ! » Les préavis de grève concernent aussi, bien sûr, le pont du 8 Mai.

Et une prime traction, une !

Des milliers de Français resteront une fois de plus... à quai. Pourquoi ? Que réclament, par exemple, le Secteur fédéral des cheminots de Paris Rive Gauche (CGT) et l’UNSA Ferroviaire ? Une réforme de la « prime traction ». N’allez pas croire que les gros bras de la CGT Cheminots tirent eux-mêmes les convois, mais les conducteurs touchent cette prime fixée selon le kilomètre parcouru, le type de train, le type de voie… Une usine à gaz : « La méthode de calcul de la prime traction est incompréhensible pour bon nombre de conducteurs. » La réforme passe, pour les syndicats, par l’augmentation de la prime, mais aussi par sa « sécurisation », autrement dit qu’elle soit versée même lorsque les conducteurs ne roulent pas ! Ça confine à l’absurde.

Représentant, actuellement, quelque 150 millions d’euros par an, la prime traction s’ajoute aux autres avantages dont la SNCF est prodigue pour ses ADC (agents de conduite) : « gratification de vacances », « gratification annuelle d’exploitation », « gratification pour distinctions honorifiques » et autres « gratifications exceptionnelles » (pléonasme, puisqu’une gratification est censée être, par nature, exceptionnelle, ce qui la distingue de la prime). Quel métier est aussi… gratifiant ? On se le demande.

Ne me dis pas combien tu gagnes

Les syndicats réclament aussi la réforme de la « prime de travail » des contrôleurs - encore une prime - et une gestion plus anticipée des plannings. Pour François Delétraz, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT), contacté par BV, « la grève est un bazooka, elle doit être utilisée à bon escient. S’ils avaient fait grève pour dénoncer que, sur un billet de TVG à 100 euros, 50 euros sont ponctionnés par l’État ou que la SNCF a 5,4 milliards d’euros de bénéfices qui sont reversés au budget général de l’État, là, on comprendrait. » Mais « faire grève lors du pont du 8 Mai pour cent balles ? Ils sont hors-sol. »

Interrogée sur le salaire d’un conducteur, la SNCF nous répond qu’elle ne communique pas « sur le détail des rémunérations de chaque métier qui sont tous soumis à des spécificités ».

viernes, 16 de febrero de 2024

[POINT DE VUE] SNCF : à nous de vous faire détester le train


 
 

 

 Marie d'Armagnac 15 février 2024

Cela faisait longtemps.

On annonce 70 à 90 % de grévistes chez les contrôleurs de la SNCF, de vendredi à lundi prochain. 

Soit pour le week-end de milieu de vacances scolaires pour la zone C et au début de celles de la zone A. Une attention particulière, nous dit-on, sera portée au trafic en direction des Alpes afin de ne pas trop perturber les départs vers les stations de sports d’hiver. Quand l’on sait que moins de 8 % des Français vont skier, ces vacances sont surtout l’occasion, pour les Français, de retrouver leurs familles. Un petit tour sur les réseaux sociaux montre l’ire des Français, pris en otage, une fois encore, une fois de trop.

Les syndicats de gauche, une force décidément anti-familles

Quelles sont les revendications des futurs grévistes, pour la grande majorité affiliés à SUD Rail et à la CGT ?

Julien Troccaz, secrétaire fédéral de SUD Rail, l’explique sur le plateau de LCI lors d’une interview assez lunaire : les grévistes réclament la revalorisation d’une prime de travail (qui existe déjà, en plus de leur salaire de base) « qui prenne en compte les spécificités du métier de contrôleurs, des engagements sur la prise en compte de la pénibilité pour l’allongement des fins de carrière, le respect des engagements signés en 2022 à l’issue de la grève de Noël ».

Le journaliste un peu interloqué lui rappelle qu’il y a eu 30 grèves, nationales ou locales, en 2023, et déjà 8 en 2024, et que les salariés de la SNCF bénéficient de nombreux avantages, dont la circulation quasi gratuite sur tout le réseau, la réduction de 90 % pour le conjoint, les fortes réductions pour les enfants, les 16 voyages gratuits par an… avantages dont rêvent une bonne partie des Français, surtout depuis l’augmentation vertigineuse des tarifs de la SNCF. Se déplacer est devenu un luxe.

Un peu dépité, Julien Troccaz évoque les 1.500 euros de salaire de départ, hors prime de travail, la pénibilité non prise en compte.

« Quelle pénibilité ? » lui demande le journaliste. Ils travaillent parfois dès 6 heures du matin, et même parfois le dimanche, s’indigne le représentant de SUD Rail.

Comme beaucoup d’autres professions qui, elles, n’ont pas la possibilité ni même l’idée de bloquer tout un pays.


 

Mais la grève de la SNCF, c’est encore la journaliste Emmanuelle Ducros qui en parle le mieux. Dans une chronique enlevée sur Europe 1, elle rappelle que la SNCF a quand même recruté 450 contrôleurs en 2023, 650 en 2024, que 87 % des trains roulaient avec deux contrôleurs en 2023 et ce sera 100 % en 2024, qu’en trois ans, les salaires à la SNCF ont augmenté de 17 %, jusqu’à 21 % pour les salaires les plus bas, alors que l’inflation sur la période est de 13 %. Il n’y a pas de smicard à la SNCF, poursuit-elle, les plus bas salaires sont 10 % au-dessus du salaire minimum. Sans compter les primes sur les bénéfices, les primes de logement, les primes de transport.

viernes, 14 de julio de 2023

Pour le 14 Juillet, les réservistes de la SNCF défilent : quel est le message ?


Arnaud Florac 13 juillet 2023

Comme pour tous les événements très codifiés, il y a, tous les 14 Juillet, des variations sur un thème imposé.

 La France aime son armée : c'est même la seule démocratie du monde dont la fête nationale est couronnée par un défilé militaire.

 Les gauchistes enragent : c'est tant mieux. Eva Joly, éphémère candidate écolo à la présidentielle, avait proposé autrefois (il y a une éternité) qu'un défilé de lycéens et de travailleurs sociaux remplace cette démonstration de puissance : un silence gêné avait accueilli cette ébouriffante suggestion. Michel Audiard, lui, dans l'excellent Vive la France, exposait une convaincante vision de Marianne : la République est une fille libérée mais qui « aime les militaires », comme la grande-duchesse de Gerolstein dans l'air éponyme d'Offenbach. D'où ce besoin, récurrent chez elle, de se réfugier dans les bras d'un officier quand les choses tournent mal.

Parmi les figures obligatoires du 14 Juillet, évidemment, il y a le défilé à cheval de la Garde républicaine, le passage des grandes écoles d'officiers, avec leurs bicornes, casoars ou casquettes, la patrouille de France qui trace un drapeau tricolore dans le ciel de Paris ou encore la Légion étrangère, avec sa propre musique, et ses rangs qui ne se séparent pas. Du côté des innovations, chaque année apporte son lot de suggestions plus ou moins heureuses : fanfare qui joue du Daft Punk, mais aussi émouvante prestation de Candice Parise ; chorégraphies ridicules faites par des lycéens, mais aussi chœurs de l'armée française. Il y a de tout, le pire et le meilleur. Cette année, l'une des originalités consiste à faire défiler une soixantaine de réservistes de... la SNCF. Ce sont des réservistes opérationnels, c'est-à-dire qu'ils donnent de leur temps pour effectuer des missions militaires, comme les patrouilles de l'opération Sentinelle.

miércoles, 17 de mayo de 2023

SNCF FRET vers une catastrophe annoncée et une dissolution imposée par l’Europe.


 par | 17 Mai 2023 |

Notre système se mort la queue et enchaîne les injonctions contradictoires.

D’un côté les gouvernements et l’Europe augmentent le degré d’exigence dans les normes environnementales et de l’autre il faut organiser la « concurrence », même dans des secteurs où cela n’a aucun sens.

C’est le cas du rail et du fret ferroviaire.

D’un côté il faut réduire la pollution et le bilan carbone des transports. Il faut donc faire plus de rail et de transports par trains (électriques).

Et c’est ce moment-là que la Commission Européenne choisit pour se lancer vers le démantèlement du Fret SNCF.

Voilà ce qu’en dit la Tribune.

« Combien de temps reste-t-il à Fret SNCF ? Déficitaire pendant de longues années, ne devant sa survie qu’au soutien du groupe public SNCF, la principale société de fret ferroviaire est dans le viseur de Bruxelles. Pour éviter de s’acquitter d’une somme à neuf chiffres, elle risque bien de devoir disparaître pour laisser la place à une nouvelle structure de taille beaucoup plus petite. Un scénario connu en 2021 par la compagnie d’Etat italienne Alitalia, sacrifiée pour donner naissance à ITA Airways.

En effte, Fret SNCF n’a pas les moyens de rembourser ses 5 milliards d’euros de dette, absorbés par le groupe SNCF avec l’aval de l’Etat.

lunes, 26 de diciembre de 2022

[Tribune] Grève des contrôleurs et chefs de bord : les droits et les devoirs


 

 Stéphane Buffetaut 25 décembre 2022

La grève des contrôleurs et chefs de train qui a laissé à quai 200.000 Français à la veille de la fête de Noël revêt un caractère particulièrement écœurant. 

La volonté de chantage auprès de la direction de la SNCF est évidente, mais ce sont ses clients qui en font les frais. 

Ladite direction a pourtant fait des offres non négligeables : augmentation des salaires de 5,7 % en 2022, de 5,9 % en 2023, prime de 600 eurod, mesures d’accompagnement au changement de métier au sein de l’entreprise… Le « collectif » à l’origine du mouvement n’en a cure. Et les CGT et SUD Rail, qui n’appellent pas à la grève, ont néanmoins maintenu le préavis. En quelque sorte le « bal des faux-culs ».

Bien entendu, nous avons entendu des syndicalistes, drapés dans leur dignité, nous rappeler que le droit de grève est un droit constitutionnel. Oui, et alors ? Depuis 1789, la France a connu 14 constitutions, preuve que jamais un texte juridique n’a su ou pu garantir un bon gouvernement de la France et ne nous a épargné ni les soubresauts, ni les coups d’État, ni les révolutions, ni les massacres, ni les défaites. En outre, un certain nombre de professions qui assurent des missions de service public n’ont pas le droit de grève, comme les magistrats ou les militaires. Mais, surtout, un droit n’a de sens et de profondeur que s’il a pour contrepartie des devoirs. Sans cette contrepartie, l’on en vient aisément à l’abus de droit ou au privilège.

Certains aiment à proclamer que nous sommes une société de « droits », comme si ces droits se suffisaient à eux-mêmes. Or, les droits, civiques ou sociaux, ont pour pendants des responsabilités qui les justifient. Faute de quoi, l’affirmation de droits de certains vient se confronter à l’affirmation des  droits de certains autres dans une querelle sans fin.

viernes, 23 de diciembre de 2022

Briefing : comment les contrôleurs de la SNCF profitent de l’impuissance du pouvoir pour racketter les Français



23 décembre 2022

L'information du jour est un condensé du mal français : la grève des contrôleurs à la SNCF pour Noël prend progressivement des proportions démesurées.
 
 D'un côté, le pouvoir vitupère contre ceux qui gâchent la fête. De l'autre côté, pour calmer la tempête, la direction lâche du lest... alors même qu'elle devrait perdre 100 millions € du fait des grèves. Ou comment l'impuissance du pouvoir à régler fait le bonheur des uns et le malheur des autres.
 
 
 

Après deux années de restrictions dans les déplacements imposées par le COVID, un collectif inconnu de contrôleurs de la SNCF impose une année supplémentaire de difficultés pour les familles qui dépendent du train pour se déplacer… Un tiers des TGV sera supprimé ce week-end, provoquant des tensions majeures… que le pouvoir se contente d’entretenir, incapable d’assurer la continuité du service public.

Un syndicat de 3.500 contrôleurs bloque la SNCF

L’histoire est donc assez simple : l’ASCT est un collectif de 3.500 contrôleurs de la SNCF qui réclame une meilleure reconnaissance du métier et, pour y parvenir, entame son deuxième mouvement de grève dans le mois. Le premier avait eu lieu début décembre. Le second a lieu à Noël.

Ce collectif revendique une amélioration de ses conditions de travail, dans un langage qui laisse rêveur sur le poids du corporatisme et de l’égoïsme en France :

Nous passons une dizaine de nuits par mois en déplacement à travers la France“, témoigne-t-il, évoquant des journées de travail qui peuvent atteindre “jusqu’à 10h ou 11h” d’amplitude horaire. Selon lui, les contrôleurs se retrouvent “de plus en plus” seuls à bord, dans des TGV “qui peuvent comporter jusqu’à 600 clients“, alors qu’ils doivent être deux. “Les nouvelles rames, les TGVM, accueilleront encore plus de voyageurs dans quelques années mais nous serons toujours deux pour accompagner les clients” (…)

Nous demandons à avoir une carrière qui soit à la hauteur de notre engagement et de nos responsabilités dans l’entreprise et là-dessus, l’entreprise n’a pas répondu à nos attentes

Travailler moins, gagner plus… On connaît la musique, qui profite ici du monopole du rail pour racketter les clients. 

Grèves de Noël : pas si miséreux, les contrôleurs veulent plus de cadeaux


 
 
  
Éric Letty 22 décembre 2022

Sous prétexte d’obtenir des avantages catégoriels, 3.500 contrôleurs de la gâchent le Noël de centaines de milliers de Français. Pourtant, les cheminots sont-ils vraiment à plaindre ?

À défaut de fête, les Français auront les boules. Le 17 décembre, déjà, un « mouvement social » des aiguilleurs avait compliqué les départs en vacances.

 Cette fois, en déclenchant une autre grève, un « collectif » rassemblant un peu plus d’un tiers des 9.000 contrôleurs de train va empêcher 200.000 de nos concitoyens de partir fêter Noël avec leurs proches. Prétexte de ce débrayage : un mélange de revendications sur les salaires et sur le déroulé des carrières, que résume cette déclaration du secrétaire général de la CFDT Cheminots, Thomas Clavel : « On attend une prise de conscience sur la condition spécifique des contrôleurs. » On en attendrait une aussi sur la condition spécifique des voyageurs...

Le salaire des contrôleurs n’est pas mirifique, mais pas misérable non plus : après 22 ans de métier, soit la moitié de leur parcours professionnels, ils perçoivent une rémunération fixe de 1.864 euros bruts, auxquels s’ajoutent environ 600 euros de primes, selon la SNCF – soit un total un peu supérieur au salaire médian en France. Par ailleurs, ils bénéficient de la de l’emploi, voyagent en train gratuitement ou à prix très réduit ainsi que leurs proches (ce qui n’est pas neutre, quand on voit les prix actuels)… et, surtout, lorsqu’ils prennent leur retraite, profitent du très confortable régime spécial de la SNCF.

Très comparable à celui de la fonction publique, il présente trois gros avantages pour ses affiliés : premièrement, un mode de calcul de la pension très favorable, basé sur les six derniers mois de salaire, en y incluant une grande partie des primes, gratifications et indemnités (pour mémoire, la pension des salariés du secteur privé est calculée sur les 25 meilleures années, dans la limite de 1.714 euros bruts par mois dans le régime de base, et sur l’ensemble de la carrière dans le régime complémentaire Agirc-Arrco).

jueves, 22 de diciembre de 2022

On veut supprimer toutes les traditions qui se rattachent à Noël mais pas celle de la grève des transports !


 

Marie Delarue 21 décembre 2022

On le redoutait, voilà donc qui est fait : une fois de plus, une fois encore, rime avec des transports.

Tout comme les voitures brûlées à la Saint-Sylvestre, empêcher les Français de rejoindre leur pour les fêtes est désormais une « tradition » bien ancrée. 

Et quand on veut supprimer toutes celles qui se rattachent réellement à notre culture – crèche, santons, sapin, etc. –, on se garde bien de s’en prendre à celle-là.

La grève, donc. Vingt jours après la précédente (du 2 au 5 décembre, 60 % des trains avaient été annulés), les syndicats n’ont pas levé leurs préavis de grève pour et le jour de l’An. En bons tartuffes, ils ont « décidé de ne pas appeler » à la grève des contrôleurs « tout en maintenant leur préavis afin de laisser à chacun la possibilité de se joindre au mouvement ». C’est touchant.

La décision en revient donc à un « collectif » qui – on ne le croirait pas – ne manque pas d’humour. Si si. Ainsi, un certain Olivier, membre de ce collectif baptisé CNA, mandaté par SUD Rail et la Cheminots qui confie aux Échos : « Nous n’avons pas envie d’embêter les gens pendant la période des fêtes. Si les gens sont pénalisés à Noël, c’est entièrement la faute de la direction. »

Pourtant, c’est en raison des propositions de ladite direction que les syndicats ont levé le pied. Direction qui, pour éteindre l’incendie, a proposé, à l’issue des négociations avec le collectif (reçu le 8 décembre), « d’augmenter la "prime de travail" des chefs de bord de 600 euros par an, dont une partie serait intégrée à leur salaire en 2024, ainsi qu’une indemnité supplémentaire de 600 euros bruts par an ».

martes, 20 de diciembre de 2022

Sud Rail, une arme au service des privilégiés ? par Modeste Schwartz



 
20 décembre 2022

Modeste Schwartz, écrivain, inaugure une première chronique "brève de presse" pour évoquer le rôle ambigu joué par le syndicat gauchiste Sud-Rail, qui maintient son préavis de grève pour Noël. 
 

 

Le syndicat Sud Rail des contrôleurs de la SNCF confirme son intention de gâcher aux Français leurs weekends de Noël et du Jour de l’An. Pour rendre visite à ses proches, cette année, nous recommandons donc l’usage du jet privé – très prisé aussi pour se rendre aux grands banquets internationaux de la philanthropie climatique.

Ne pouvant appuyer leurs revendications sur aucun monopole de ce type, 80 % des boulangers risquent prochainement d’avoir à mettre la clé sous la porte, donnant ainsi, curieusement, raison aux « prévisions » de Klaus Schwab (dont la tendance à se réaliser l’amène à surclasser la plupart des prophètes de l’Ancien Testament). 

Eux ne menacent pas les Français. Ce sont au contraire eux, les boulangers – et le petit entrepreneur en général – qui sont menacés par l’inactivité forcée que la Communauté Européenne de Davos, sous couvert de solidarité avec telle ou telle république bananière d’Europe de l’est, cherche à leur imposer pour réaliser ses rêves de Green Deal et de Great Reset.

jueves, 21 de julio de 2022

Après le RER B, des voyageurs coincés en pleine surchauffe dans le Thalys : la tiers-mondisation en marche !


 

  
Silvio Molenaar 20 juillet 2022

La bonne ville de Saint-Denis semble s’être à nouveau distinguée, sans doute bien malgré elle. 

La faute, cette fois, non pas à 40.000 faussaires anglais sortis de l’imagination bananière d’un responsable politique, mais sans doute au hasard et à la canicule, ainsi qu’au degré de compétence de l’entreprise impliquée. 

La manière dont l’événement est relaté (ou non...) dans la presse de ce jour, au lendemain des faits, éclaire cependant la pente savonneuse sur laquelle semble se trouver la « 5e puissance mondiale », avec cette impression diffuse que l’ère Macron pourrait ne pas être étrangère à l’accroissement du phénomène.

À titre de comparaison, j’ai consulté deux quotidiens néerlandais (De Telegraaf, Algemeen Dagblad), ainsi que deux français (Le Figaro, Le Parisien), tous « en ligne ». Les faits, côté néerlandais : (De Telegraaf, 20/7/2022) « Des voyageurs coincés des heures durant dans un Thalys : vitres brisées pour avoir de l’air frais. » Lorsque l’on se remémore les températures de la journée du 19 juillet, 41 °C extérieur à 17 heures en région Centre, on n’ose imaginer celles d’un Thalys bouclé en rade à Saint-Denis sans climatisation, comme l'indiquent les articles néerlandais. Le titre de Algemeen Dagblad (20/7/2022) est identique, hormis l'adjectif final : « Bestial ». En combinant les deux articles, l’on apprend donc que, peu après son départ de Paris-Nord (19 h 30, avec une heure de retard), un Thalys à destination de Bruxelles, en proie à des problèmes techniques, s’immobilise station Saint-Denis pour une durée de 4 heures pour cause de panne de climatisation. Les températures montant rapidement, les passagers prisonniers avec interdiction (ou impossibilité ?) de sortir des rames, il y eut des malaises à bord et certains passagers prirent l’initiative de briser des vitres. Les seules informations de l’incident proviennent, pour l'heure, de certains voyageurs de la rame (via Twitter).


jueves, 17 de septiembre de 2020

Grève à la SNCF : le summum de l’indécence !

 

On se pince pour y croire : à l’appel de la CGT Cheminots, rejointe par SUD Rail, la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse, la SNCF sera en grève, de ce mercredi 16 septembre à 20 h jusqu’au vendredi 18 septembre à 7 h 55.

C’est une grève dont on dit qu’elle sera fort peu suivie, et c’est tant mieux, mais qu’importe, au fond, car le seul fait qu’on appelle à la faire est, dans les temps que nous vivons, le summum de l’indécence.

C’est, encore une fois, le moustachu Martinez, cette figure caricaturale qui ne représente plus rien ni personne de sensé, qui appelle au sabordage. Comme une grinçante boîte à musique, il rejoue son air en mouvement perpétuel : « Après la rencontre avec le Premier ministre, toujours rien de concret pour l’emploi et les salaires. Il faut passer des paroles aux actes », a-t-il tonitrué en sortant de Matignon, vendredi dernier. Qu’importent la crise sanitaire, le climat délétère, l’économie à la ramasse, le disque Martinez est rayé. Sa chanson tourne en boucle, réclamant « hausse des salaires, abandon définitif des réformes de retraites et de l’assurance chômage, réduction du temps de travail sans perte de salaire », à quoi il faudra ajouter, demain, sans doute, la contestation des futurs horaires d’hiver, comme c’est le cas quasiment chaque automne.

viernes, 24 de julio de 2020

Le naufrage de la SNCF. L’Etat à la rescousse.


 Le cimetière des trains en Hongrie: perdez-vous dans cet endroit ...

 par | 24 Juil 2020 |

La SNCF est un naufrage.

Tout dans cette société est un naufrage.

De la gestion des « ressources humaines », à la ponctualité cataclysmique des trains, sans oublier la vétusté du matériel, la « fausse » privatisation, ou encore le tarif prohibitif de certains trajets, tout à la SNCF ou presque est devenu mauvais.
Très mauvais.
Et plus c’est mauvais, plus cela coûte cher à la collectivité.
« L’Etat va aider la SNCF « à hauteur de plusieurs milliards d’euros », annonce Jean-Baptiste Djebbari »
Mi-juin, le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou avait estimé que la crise du Covid-19 devrait coûter à elle seule près de quatre milliards d’euros de chiffre d’affaires à l’opérateur ferroviaire.

Le gouvernement pose ses conditions

« Si l’État investit des sommes considérables, il attend en retour que la SNCF ait une performance économique, environnementale et sociale de haut niveau », prévient le ministre délégué.
« Nous souhaitons, que d’ici dix ans, le réseau ferroviaire soit modernisé ; de telle sorte que l’on puisse faire circuler sans accroc des trains de voyageurs, de jour comme de nuit, ainsi que des trains de marchandises. Pour cela, il faut maintenir le cap de la réforme de 2018 ; c’est-à-dire un investissement de plusieurs milliards d’euros par an jusqu’en 2022 pour régénérer le réseau ferré », poursuit-il.

viernes, 20 de diciembre de 2019

La SNCF, un monde à part



&quot;Dans cette enquete de Que choisir, on trouve un article special sur les primes << statutaires >> tres nombreuses et d'une folle complexite dont profitent les cheminots sous statut&quot;, assure le chroniqueur du Point.fr.
"Dans cette enquête de Que choisir, on trouve un article spécial sur les primes « statutaires » très nombreuses et d’une folle complexité dont profitent les cheminots sous statut", assure le chroniqueur du Point.fr.
© FAYOLLE/SIPA


 - Publié le lepoint.fr
 
Un journaliste-enquêteur de « Que choisir » a décortiqué les avantages hors du commun dont bénéficient les salariés de la SNCF. Un incroyable constat !

Après l'histoire du cadre payé à ne rien faire 5 000 euros par mois par la SNCF depuis douze ans, qui a fait l'actualité au mois d'août, voici l'enquête choc du magazine Que choisir parue dans son numéro de septembre.

Ce magazine bien connu depuis un demi-siècle appartient à une association indépendante, l'UFC, Union fédérale des consommateurs, dont la création remonte à 1961 et dont les études et tests comparatifs font toujours autorité.
L'un de leurs enquêteurs, Erwan Seznec, a passé méticuleusement à l'infrarouge les informations disponibles sur les rémunérations à la SNCF et son premier constat est brutal : « Année après année, et malgré les réductions d'effectifs, la masse salariale y progresse nettement plus vite que le nombre de voyageurs transportés. »
C'est ainsi qu'en 2003, 178 000 cheminots « se sont partagé » 7,7 milliards d'euros, soit 43 260 euros par tête.
Dix ans plus tard, en 2013, ils n'étaient plus que 152 000, mais « ils ont touché » 9 milliards d'euros, soit 59 200 euros par personne, soit 4 554 euros par mois sur treize mois.

Des augmentations de 4,25 % net par an

Explication : une des commissions des Assises du ferroviaire en décembre 2011 avait relevé qu'à la SNCF « les augmentations salariales se sont établies, en moyenne sur les dix dernières années, à un niveau annuel de 2,5 % en plus de l'inflation », soit 4,25 % nets par an, quatre fois plus que dans le privé au cours de la même période !

sábado, 23 de noviembre de 2019

Un Toulousain écope de 100 euros d'amende pour avoir donné 70 centimes à une mendiante en gare Matabiau

 
 
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Photo yahoo


Par Fabrice Valery
france3

Un Toulousain a été verbalisé jeudi par la police ferroviaire pour « sollicitation de toute nature » alors qu’il venait de donner quelques pièces à une mendiante.

Après la parution de cet article, la SNCF a décidé d'annuler l'amende. 
 
Jérémy* n’en revient toujours pas.
Mercredi 20 novembre, alors qu’il traversait le hall de la gare SNCF Matabiau à Toulouse, il a écopé d'une contravention de 100 euros pour une infraction pour le moins étonnante : avoir donné quelques pièces à un mendiant.
 
Un habitué de la gare
 
Il était un peu plus de 17 heures lorsque Jérémy traverse, comme chaque jour, la gare sortant de la station de métro pour rejoindre son domicile après une journée de travail.
Il s'arrête à un distributeur de billets.
C'est là qu'une femme l'aborde, lui réclamant l'aumône.

"Je lui ai dit que je n'avais pas d'argent à lui donner, explique Jérémy. J'étais d'ailleurs en train de retirer de l'argent. Elle a insisté, avec quelques mots de français, me demandant de lui acheter à manger. Comm j n'avais pas le temps je me suis donc décidé à voir s'il me restait quelques pièces dans mon portefeuille".

C'est au moment où il allait donner cette petite monnaie (70 centimes d'euros au total) que surgit une équipe de la police ferroviaire. 
 
"Sollicitation de toute nature"
L'un des policiers s'adresse alors directement à Jérémy, lui indiquant que la mendicité dans les lieux publics est interdite. 
Je lui ai répondu que la femme ne m'avait pas directement demandé de l'argent. Il m'a répondu que si je lui donnai les pièces que j'avais encore dans la main, j'étais passible d'une contravention. C'était tellement stupéfiant que j'ai cru que ce n'était pas sérieux et que j'ai lâché mes 70 centimes dans la main de la femme (Jérémy)
Mais la plaisanterie n'en est pas une.
Le policier sort alors son carnet à souche et verbalise le jeune homme.
La contravention, que nous avons pu consulter, porte la mention : 

viernes, 22 de noviembre de 2019

Les coûteux avantages des cheminots

 
 
 


La Cour des comptes est chargée d’ausculter tous les organismes qui dépendent de l’État.

À ce titre, elle a protesté à maintes reprises contre l’avantage accordé aux employés d’EDF ou de GDF leur permettant de ne régler que 10 % de leur consommation d’énergie.

Mais ces réductions ne sont qu’un complément de salaire, une façon de rémunérer à moindre coût les employés et qui est commune à toutes les entreprises : les vendeurs des concessions automobiles roulent toujours dans des voitures neuves de moins de 6 mois, les chargés de clientèle dans les banques ont droit à des emprunts à des taux encore plus bas que ceux qui sont consentis aux particuliers, etc.
Mais l’avantage accordé aux salariés de la SNCF dépasse – et de loin – ce que les autres entreprises publiques offrent à leurs employés.
Chaque agent ou retraité de la SNCF a droit à la gratuité totale des billets de trains et 8 réservations par an, leur conjoint (marié, pacsé ou concubin), leurs enfants bénéficient de « 8 cases gratuites » (grossièrement, un aller-retour en 2 jours) et ne payent que 10 % du prix des autres billets.
Mieux : les parents et les grands-parents des cheminots ainsi que les parents et les grands-parents de leurs conjoints ont droit, eux aussi, à 4 cases gratuites, comme le rappelle Capital.
Avantage qui, parfois, atteint un montant de 1.000 euros annuels !
Une centaine d’agents basés à Paris s’occuperaient de gérer ce privilège et de dresser la liste de ceux qui y ont droit.

martes, 22 de octubre de 2019

SNCF, Elle est pas belle la vie?


Grève sauvage à la SNCF : droit de retrait ? Mon œil…

 
 
 


Coup de gueule

On dira que c’est l’expression de la colère, mais bon… les chiffres sont là : à 80 %, les lecteurs du Point ont voté en ligne, ce lundi matin, pour la privatisation de la SNCF.

Je ne suis pas allée voir les autres sondages à chaud, mais j’imagine bien qu’après trois jours de galère, alors que commencent les vacances d’automne, les Français sont nombreux à honnir les cheminots.
On rappelle rapidement les faits : un accident de passage à niveau, mercredi dernier, soit le 16 octobre, et un «  » généralisé le vendredi 18, premier jour des départs en vacances. Bravo ! Parfait, le calendrier ! Le temps de la réflexion, sans doute…
Les syndicats, en tête, l’assurent la main sur le cœur : les cheminots font jouer leur droit de retrait pour notre sécurité, toute notre sécurité, rien que notre sécurité.
On connaît ça, le droit de retrait.
C’est un truc qui vous attrape inopinément sur les coups de cinq heures du soir, après qu’un agent s’est fait agresser dans un train de banlieue, ou à l’entrée au collège quand un prof s’est fait tabasser par un parent d’apprenant un peu trop énervé…
Cela concerne une ligne, un établissement.
Pas la France entière.
Bref, pour le droit de retrait, on repassera.
Et hélas, trois fois hélas, on va sûrement y repasser.
« SNCF, c’est possible ! » disait la pub en 1988.
Je confirme : avec la SNCF, tout est possible.
Y compris des grèves sauvages, des grèves tournantes, des grèves un jour sur deux, des trains qui, sans prévenir, passent une nuit en gare (Toulon, dernièrement) ou arrivent à destination avec un jour de retard…
Alors, pourquoi se gêner ?
On peut bien en remettre une couche sur l’usager. Pardon, le « client ».

martes, 8 de octubre de 2019

Racket: La SNCF coûte 224 euros à chaque Français [Vidéo]

 
 



Selon les informations du quotidien L’Opinion, les contribuables payent 224 euros par personne, ou 905 euros par foyer fiscal, par an à la SNCF.

Ces chiffres ont été calculés par l’ancien magistrat de la Cour des comptes, François Ecalle.
Ainsi, les Français financent très largement le groupe de mobilité.





Par ailleurs, François Ecalle a créé un site Fipeco.fr dédié à l’économie et la finance publique. – L’édito Eco de Nicolas Doze, du mardi 8 octobre 2019, sur BFMTV.


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martes, 17 de septiembre de 2019

Un enfant verbalisé dans le train pour… un billet trop cher !

 
 
 



Cette anecdote a fait le buzz sur les réseaux sociaux… Eh, la SNCF, et si on réintroduisait un peu de bon sens au lieu de nous faire détester le train ?

Gare de Chartres, mercredi 11 septembre. En cette journée ensoleillée et sans école, Gauthier, 11 ans, s’apprête à voyager seul pour la première fois afin d’épauler son papa à la ferme à une petite dizaine de kilomètres de là.

Nouvelles technologies oblige, il est muni d’un billet numérique d’une valeur de 2,60 euros à son nom, mais d’un tarif adulte puisque « l’application Oui SNCF n’a pas voulu m’éditer de billet 4-11 ans », déplore sa maman dans un post Facebook partagé plus de 10.000 fois en quelques heures. Jusque-là, a priori, pas de quoi passer pour un fraudeur.
Et pourtant, cette histoire si banale soit-elle pour les usagers quotidiens de la SNCF, malheureusement habitués à ce genre d’anecdotes, n’aurait pas fait un tel buzz si elle n’était pas aussi surréaliste.
En bref, ce jeune garçon a dû appeler sa maman, paniqué « car une contrôleuse lui disait qu’il n’était pas en règle ».
La preuve de l’âge justifié ne suffira pas au malheureux passager angoissé que l’on empêchera de descendre à bon port.
Les travaux des champs et son papa peuvent bien attendre, puisque le billet n’est pas au bon tarif.
Il aurait dû payer 1,40 euro, tant pis s’il manque son arrêt.
En souvenir de son tout premier voyage comme un grand, la contrôleuse annonce à Gauthier une amende de 50 euros… pour avoir déboursé 1,20 euro de trop !

lunes, 9 de septiembre de 2019

Quand la SNCF donne un billet de 50.000 € à Yves Cochet !

 
 



C’est Le Point qui a levé cette ahurissante affaire : via son think tank, la SNCF a commandé à l’Institut Momentum d’Yves Cochet un rapport sur l’Île-de-France en 2050.

Cette étude a été payée 50.000 euros, une bien modique somme, en somme.

Le collapsologue Yves Cochet, ancien ministre de l’Environnement, est un apôtre de la décroissance et du retour à l’âge des cavernes.
Si vous voulez vous marrer (il faut savoir prendre les choses au deuxième degré), je vous invite à prendre connaissance du rapport « Biorégions 2050, l’Île-de-France après l’effondrement ».
Les plaisantes élucubrations de Laurent Gerra quand il imite Haroun Tazieff, c’est de la « bibine » à côté de ce qu’on peut lire dans cette étude.

Exemples :
« L’Île-de-France sera atomisée en plusieurs biorégions. Celles-ci résulteront de la simplification des systèmes alimentaires industriels qui va s’accélérer dans un avenir proche, en raison de l’interruption des chaînes d’approvisionnement extrarégionales et des effets du changement climatique. La localisation des Franciliens en sera bouleversée. Alors que les territoires ruraux de la région accueilleront 700.000 habitants supplémentaires, Paris et l’immense zone urbanisée qui l’entoure verront leur population divisée par deux. On assistera à un exode urbain massif. »