03/04/2025
Stephanie Turner, escrimeuse américaine, a refusé de croiser le fer avec un athlète transgenre lors d’un tournoi à l’université du Maryland.
Face à ce qu’elle considère comme une injustice flagrante à l’égard des femmes, elle a posé un genou à terre et déclaré : « Je suis une femme. Ceci est un homme. Et je ne combattrai pas contre lui. »
Son geste de protestation, effectué lors de l’épreuve de fleuret féminin Division 1A du tournoi Cherry Blossom, lui a valu une exclusion immédiate de la compétition, marquée par un carton noir – la sanction la plus sévère en escrime.
« Je ne combattrai pas contre un homme »
La scène a marqué les esprits : juste avant le début du match, Stephanie Turner, après avoir enchaîné quatre victoires dans la phase de poules, découvre qu’elle est opposée à Redmond Sullivan, un athlète né homme mais autorisé à concourir dans la catégorie féminine.
Elle ôte alors son masque, s’agenouille, se tourne vers l’arbitre et annonce : « Je suis désolée, je ne peux pas faire cela. Je suis une femme. C’est un homme. C’est une compétition féminine, et je ne me battrai pas contre cette personne. »
La scène s’est déroulée sous les yeux d’un public médusé. L’adversaire, Sullivan, a d’abord cru à une blessure et lui a demandé si tout allait bien. Turner, avec calme, lui a répondu qu’elle lui portait respect, mais qu’elle ne participerait pas à cette mascarade.
Sanction immédiate, mais soutien croissant
La fédération américaine d’escrime (USA Fencing) a rapidement publié un communiqué défendant sa politique d’inclusion des athlètes transgenres, mise en place en 2023. Selon elle, cette politique vise à garantir des « espaces inclusifs » et est fondée sur les « recherches disponibles » à ce jour. La disqualification de Turner, insiste l’organisation, n’est pas une sanction politique, mais la conséquence directe de son refus de combattre un adversaire « inscrit régulièrement », comme le stipulent les règles de la Fédération internationale d’escrime (FIE).
Mais ce discours ne convainc pas tout le monde. Martina Navratilova, ancienne légende du tennis et militante pour l’équité dans le sport féminin, a dénoncé l’hypocrisie de la fédération sur les réseaux sociaux : « Voilà ce qui arrive quand une femme proteste ! Honte à vous, @USAFencing, de sacrifier les femmes sur l’autel de la politique de genre. »













