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martes, 19 de diciembre de 2023

Le « projet secret » de Decathlon pour continuer ses affaires en Russie


 

19 déc. 2023

​​Société-écran à Dubaï, filiale à Singapour… 

Malgré son départ annoncé du pays, le géant français du sport a mis en place un système opaque pour continuer à vendre, en toute discrétion, ses produits en Russie. 

Révélations sur un contrat secret qui a déjà permis à Decathlon d’empocher au moins 12 millions de dollars, selon des documents internes obtenus par Disclose.

Le coup a été brutal. Le 29 mars 2022, un mois après le début de la guerre en Ukraine, Decathlon annonce la fin de ses activités en Russie. Comme pour d’autres marques occidentales, la pression internationale s’accentue alors sur le géant français du sport pour qu’il abandonne rapidement le marché russe. Un départ officialisé en octobre 2023, avec la cession de ses 60 magasins à un repreneur local, la marque Desport. L’épopée de Decathlon au pays de Vladimir Poutine est donc officiellement terminée. Sauf qu’il n’en est rien.

Depuis quelques semaines, et dans la plus grande discrétion, la multinationale française, propriété de la famille Mulliez, continue d’alimenter le marché russe en produits siglés de ses marques phares : Quechua, Wedze et Kalenji. D’après l’enquête de Disclose, qui s’appuie sur des documents internes à l’entreprise, des vidéos en sources ouvertes et les témoignages d’anciens salariés, Decathlon a mis en place un vaste système de dissimulation de ses exportations dans le cadre d’un contrat d’approvisionnement signé avec Desport pour un montant d’au moins 12 millions de dollars. Au cœur de cette manœuvre aux marges de la légalité, on trouve les plus hautes instances du groupe français, une société-écran domiciliée à Dubaï ainsi qu’une filiale de la marque basée dans le paradis fiscal de Singapour.

Interdit d’utiliser le mot « Russie »

sábado, 4 de noviembre de 2023

Les sanctions antirusses ont coûté 1 500 milliards de dollars à l’UE selon Grouchko


«Les pertes de l'Union européenne dues aux sanctions et aux décisions économiques visant à réduire la coopération avec la Russie s'élèvent à environ 1 500 milliards de dollars», a déclaré ce 3 novembre le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexandre Grouchko. 

«Et ce sont des estimations a minima», a insisté le responsable russe, en marge du 16e Forum économique de Vérone, qui se tenait à Samarcande, en Ouzbékistan.

«En 2013, le volume des échanges entre l'UE et la Fédération de Russie s'élevait à 417 milliards de dollars», a rappelé Alexandre Grouchko, avant d'estimer que «compte tenu de leur dynamique, il pourrait s'élever à 700 milliards». Or, a-t-il ajouté, «en 2022, après l'introduction des sanctions, il était de 200 milliards et de 46 milliards pour les six premiers mois de 2023, ce qui veut dire qu'il n'atteindra pas 100 milliards sur l'année». 


Des échanges UE-Russie réduits comme peau de chagrin

Les chiffres de la Commission européenne avancent quant à eux que le volume des importations de l'UE depuis la Russie a chuté de 84% entre février 2022 et juin 2023, passant de 21,2 à 3,3 milliards d'euros. Le vice-ministre russe a poursuivi en prédisant que ces échanges commerciaux pourraient chuter à «moins de 50 milliards l'an prochain, voire tendre vers zéro par la suite».

martes, 26 de septiembre de 2023

Crise énergétique : l'ancien patron de Daimler veut remettre en marche les centrales nucléaires et réparer Nordstream



 politique Image: Forum économique mondial swiss-image.ch/Photo de Sebastian Derungs, CC BY-NC-SA 2.0, Flickr (recadré)

 derstatus 

 

L’économie allemande ne souffre pas seulement de la transition énergétique et de l’exigence de zéro émission, mais les sanctions suicides contre la Russie entraînent également des prix de l’énergie élevés, qui rendent le travail de plus en plus non rentable pour de nombreuses entreprises. 

 Il n’est donc pas étonnant que l’économie se contracte et que la production décline. 

L'ancien patron de Daimler, Eckhard Cordes, réclame désormais des mesures claires. Entre autres choses, la réparation des gazoducs Nord Stream, qui ont été détruits lors d'une attaque il y a exactement un an - probablement sur instructions américaines. 

 Merkel voulait mettre fin au nucléaire – contre l’économie Il est peu probable que l'ancien patron de Daimler, Eckhard Cordes, se rallie à ses exigences. 

Mais à 72 ans et après plusieurs mandats au sein de conseils d'administration et de surveillance de grandes entreprises, il risque d'avoir ses moutons au sec et ne doit pas forcément tenir compte des circonstances politiques. Mais dès 2010, il faisait partie d'un groupe d'une quarantaine de personnes qui critiquaient la politique énergétique déchaînée en Allemagne et réclamaient une prolongation de la durée d'exploitation des centrales nucléaires. 

Mais ensuite Fukushima est arrivé et Merkel a complètement changé la politique de l'Union en faveur du vert – les délais ont même été raccourcis. Dans une interview, il parle à nouveau clairement.

 Le problème énergétique

L'ancien membre du directoire de Daimler a expliqué au Berliner Zeitung que l'industrie allemande a besoin d'une énergie bon marché pour rester compétitive. Sinon, la substance est en danger. Cela ne concerne pas seulement l’industrie automobile, déjà en difficulté à cause de l’engouement pour l’électricité, mais également les secteurs énergivores comme l’industrie chimique ou métallurgique. L'Allemagne n'est pas encore « l'homme malade de l'Europe », mais elle vit de sa substance et elle rétrécit actuellement. Mais l’énergie constitue actuellement l’un des principaux problèmes. "Les prix de l'énergie, qui sont beaucoup trop élevés, pourraient affecter notre substance dans l'industrie manufacturière, et cela serait très dangereux", a déclaré Cordes. Cordes montre également comment le problème pourrait être résolu très rapidement. 

 Centrales nucléaires et Nord Stream  

Cependant, il ne tient pas compte des sensibilités vertes, de l’idéologie climatique ou de la rhétorique guerrière. "Nous pouvons redémarrer nos centrales nucléaires dans un délai raisonnable. Et nous pourrions également réparer le Nord Stream - le gaz russe est toujours disponible", exprime-t-il des pensées presque hérétiques, pour ensuite donner suite. Car si l'industrie automobile languit et si VW est même menacé de licenciements massifs parce que personne ne veut acheter de voitures électriques,

 Cordes a également une solution : produire des moteurs à combustion, d'autant plus que les constructeurs automobiles allemands disposent encore de capacités suffisantes pour cela. Et les moteurs sont techniquement excellents.  

Il sait ce qui anime la clique de Davos 

miércoles, 13 de septiembre de 2023

« Bouffonnerie géopolitique. Comment l’Allemagne continue ses achats de pétrole… russe ! ». L’édito de Charles SANNAT

 

 

 par | 13 Sep 2023 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

C’est une véritable bouffonnerie géopolitique qu’il convient de dénoncer pour ce qu’elle est, sans omettre, de mettre dans le lot, tous les imbéciles utiles qui veulent toujours plus de sanctions, toujours plus d’armes pour Kiev, et toujours plus de morts en Ukraine, des morts russes certes (mais ça ne compte pas vraiment puisque ce sont les méchants), mais aussi par centaines de milliers d’Ukrainiens, et là « ça vaut » puisque ce sont les gentils.

En attendant, l’Oncle Sam vend des armes comme jamais, l’Europe paye et finance et s’enfonce dans la crise énergétique et économique en refusant l’énergie abondante et peu coûteuse russe.

Enfin, pas toute l’Europe.

La très vertueuse Allemagne, la donneuse de leçon de bonne gestion, le parangon de vertu de la gestion des comptes publics, elle, se gave de pétrole russe.

Mais… Chut !

L’Allemagne multiplie par 12 ses achats de carburant à l’Inde, qui achète et raffine du pétrole russe

(Source Boursorama.com ici). « L’Allemagne a plus que décuplé ses importations de produits pétroliers en provenance d’Inde sur un an entre janvier et juin 2023, alors que ce pays achète et transforme du pétrole russe frappé par les sanctions européennes.

Les achats de produits pétroliers indiens sont passés de « seulement 37 millions d’euros au cours des sept premiers mois de 2022 à 451 millions d’euros entre janvier et juillet 2023, soit une hausse de 1.127,4% », a indiqué mardi l’institut national de statistique Destatis

Pour expliquer cette envolée, Destatis note que « l’Inde importe de grandes quantités de pétrole brut de Russie depuis l’invasion de l’Ukraine » et exporte aux entreprises allemandes « du gazole », produit à partir de brut.

« Il est très plausible que l’Allemagne et d’autres pays européens achètent implicitement du pétrole russe  » de cette manière, confirme à l’ AFP George Zachman, expert énergie du think tank bruxellois Bruegel.

martes, 18 de julio de 2023

La Russie se retire de l’accord sur les céréales, les Occidentaux ne tenant pas leurs promesses à son égard

 
La Russie se retire de l'accord sur les céréales 
La Russie se retire de l’accord sur les céréales

  par 17 juillet 2023


L’Occident et l’Ukraine ont désespérément besoin que l’accord sur le blé soit prolongé.
 
Ce ne sont pas les Africains affamés qui ont besoin de blé ukrainien, comme le répètent faussement nos médias ; ce sont des Européens. Mais la Russie s’est retirée aujourd’hui de l’accord et reprendra les pourparlers sur l’accord sur le blé « lorsque toutes les conditions seront remplies », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. 

La Russie « reviendra immédiatement à la mise en œuvre de l’accord dès que la partie russe des accords sera satisfaite » a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov

L’accord qui permettait jusqu’alors à l’Ukraine d’exporter des céréales depuis ses ports de la mer Noire a cessé d’avoir effet. La Russie reviendra en parler « lorsque toutes les conditions seront réunies » a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, arguant que la partie de l’accord concernant Moscou n’aurait pas été respectée. D’où le recul de la Fédération de Russie qui, a expliqué Peskov lui-même, « reviendra immédiatement à la mise en œuvre de l’accord dès que la partie russe des accords sera satisfaite ».

« L’accord de la mer Noire a cessé de fonctionner aujourd’hui », a déclaré Peskov, après que la Russie a affirmé à plusieurs reprises ces dernières semaines que « les obstacles » à ses exportations de céréales et d’engrais n’avaient pas été levés.

L’Initiative sur le blé de la mer Noire, ou Accord sur le blé, a été paraphé à Istanbul le 22 juillet 2022. Les Nations Unies, la Russie, la Turquie et l’Ukraine ont signé deux documents pour ouvrir un corridor céréalier à partir de trois ports ukrainiens (Tchernomorsk, Odessa et Yuzhny) et lever les restrictions sur les exportations russes de produits alimentaires et d’engrais.

L’accord autorisait effectivement les expéditions internationales de maïs, de blé, d’orge et d’autres produits alimentaires en provenance de Kiev. Cet accord sur le grain comportait deux volets. L’un était l’accès des navires aux ports ukrainiens.

L’autre était l’exportation normale de céréales et d’engrais de Russie. Alors que la Russie a facilité la première partie de l’accord, ‘l’Occident’ a collectivement bloqué la seconde partie.

domingo, 25 de diciembre de 2022

Enquête franceinfo "Importations parallèles", "caravane arménienne"... Malgré l’embargo, les produits de luxe sont toujours en vente en Russie

  

 Le grand magasin moscovite TSUM propose les dernières collections de nombreuses grandes maisons, malgré l’embargo. (Sylvain Tronchet / Radio France)

 Le grand magasin moscovite TSUM propose les dernières collections de nombreuses grandes maisons, malgré l’embargo. (Sylvain Tronchet / Radio France)

avec Anastasia Sedukhina - Sylvain Tronchet 
Radio France
Publié le 19/12/2022
 
Début mars, l’Union européenne interdisait l’exportation vers la Russie des produits de luxe d’une valeur supérieure à 300 euros. 
 
Malgré cet embargo, la plupart des articles restent disponibles à Moscou. Les moyens de contournement sont multiples.
Article rédigé par
  Cette année encore, "Ded Moroz" (littéralement "Papy gel"), la version russe du père noël, déposera les célèbres sacs des grandes maisons de luxe européennes sous les sapins des Russes fortunés. Pourtant, le 11 mars 2022, Ursula Von der Leyen affichait sa fermeté. "Nous allons bannir toutes les exportations de produits de luxe de l’UE vers la Russie […], ceux qui soutiennent la machine de guerre de Poutine ne doivent plus pouvoir profiter de leur style de vie somptueux", assénait la présidente de la Commission européenne en présentant le quatrième paquet de sanctions contre la Russie. Depuis cette date, toutes les exportations vers la Russie d’articles de luxe dont la valeur excède 300 euros sont interdites. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont pris des mesures similaires.
 
Sur les rues Petrovka et Stoleshnikov à Moscou, les boutiques Dior, Chanel, Fendi, Louis Vuitton, affichent toutes le même petit panonceau expliquant qu’elles sont "fermées pour raisons techniques". Peu de temps après le début de la guerre, l’immense majorité des grandes maisons occidentales ont annoncé qu’elles se retiraient du marché russe. Officiellement, leur position n’a pas changé. Mais, à deux pas de là, au TSUM, le grand magasin moscovite, les rayons restent pleins d’articles manifestement frappés d’embargo. Sur Internet, de nombreux sites russes proposent les modèles phares des grandes maisons, françaises et italiennes notamment.
 
 Une boutique Dior fermée à Moscou. (Sylvain Tronchet / Radio France)

 Une boutique Dior fermée à Moscou. (Sylvain Tronchet / Radio France)

"Il y a des problèmes logistiques, mais dans les faits on trouve absolument tout"

"Le luxe est toujours disponible pour ceux qui en veulent, confirme Stanislava Najmitdinova, une consultante spécialisée dans le secteur. C'est juste qu'il y a maintenant beaucoup plus de complications liées à la logistique. Je constate aussi que certains articles présentés appartiennent parfois aux collections des années passées, ce qui confirme qu’il y a des problèmes d’approvisionnement. Mais dans les faits, il est possible de trouver absolument tout", affirme cette spécialiste.

miércoles, 14 de diciembre de 2022

« Les médias s’inquiètent du manque de gaz. Et si 2023 était pire que 2022 ? ». L’édito de Charles SANNAT


 

par | 14 Déc 2022 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Vous connaissez sans doute le jour sans fin. 

Ce film où le héro vit jour après jour la même journée et recommence encore et encore. Sans fin. La morale de l’histoire est qu’il faut qu’il s’améliore et devienne meilleur afin de pouvoir retrouver à  nouveau les joies du temps qui passe et des journées qui avancent.

C’est un peu la même chose avec l’Union Européenne et nos dirigeants.

Nous sommes en train de vivre un hiver énergétique sans fin et sans perspective.

Nos aimables timoniers, nous expliquent « rassurants » que les réserves de gaz européennes sont pleines. Certes. Mais ces réserves ne couvrent que 75 % au mieux de la consommation hivernale. Nous risquons donc de manquer de gaz dès la fin de l’hiver et peut-être même un peu avant, d’où la nécessité des économies à très, très court terme.

Mais lorsque l’hiver sera terminé. Lorsque nos réserves de gaz auront été vidées, que se passera-t-il ?

Que ferons-nous ?

Allo, Poutine ? Tu reprends les livraisons de gaz à travers les gazoducs que les Américains ont fait sauter et qui ne peuvent plus approvisionner l’Europe en gaz que l’on ne veut pas te payer puisque nous te sanctionnons ? Peu de chances qu’une telle approche fonctionne.

Alors que ferons-nous ?

Que ferons-nous pour faire tourner les usines allemandes pendant l’été, et surtout, comment allons-nous pouvoir préparer l’hiver 2023/2024 ?

Vous allez me dire et bien, nous n’avons qu’à acheter du GNL… certes. Mais comme je vous le disais dès novembre dernier dans l’article ci-dessous, cela ne sera pas si simple, car les capacités de production et de transport ne sont pas extensibles facilement.

martes, 13 de diciembre de 2022

Guerre en Ukraine : l’Union européenne protège un oligarque lié à l’industrie militaire et l’arme atomique en Russie


 

 
publié le 13 déc. 2022
par disclose
 
 Vladimir Lisin a fourni de l’acier à une dizaine de fabricants d’armes du Kremlin. 
 
Malgré ses liens avec des entreprises qui conçoivent des missiles balistiques et des drones furtifs, l’oligarque ne fait l’objet d’aucune sanction en Europe et aux Etats-Unis, d’après l’enquête de Disclose.

« Nous portons des coups à l’économie russe (…) des coups robustes ». Ce 14 mars 2022 sur la chaîne d’information LCI, le ministre de l’économie et des finances, Bruno le Maire, est affirmatif : en réaction à l’invasion de l’Ukraine survenue deux semaines plus tôt, la France va « transmettre plusieurs dizaines de noms de personnalités russes à la Commission européenne pour qu’elles soient placées sous sanctions ». Au total, plus de 1 000 personnalités et oligarques russes sont aujourd’hui visés par lesdites sanctions. Yachts, jets privés, villas, comptes en banques, œuvres d’art… Près de 30 milliards d’euros d’actifs auraient ainsi été gelés à travers toute l’Europe.

Un homme fait exception. Son nom : Vladimir Lisin. Originaire de la même ville que Vladimir Poutine, cet oligarque de 66 ans est à la tête de Novolipetsk Steel (NLMK), un groupe qui détient des mines et des aciéries en Russie ainsi que des usines en Europe, notamment en France, en Italie ou en Belgique. Réputé proche du Kremlin, l’homme le plus riche de Russie, avec une fortune estimée à 18 milliards de dollars, peut encore voyager librement, et à bord de son jet privé, presque partout dans le monde — seule l’Australie l’a inscrite sur sa liste de sanctions.

 

 

Vladimir Lisin à Charm el-Cheikh, en Egypte, le 30 novembre 2022. ©ISSF

Le milliardaire peut profiter quand il le souhaite de son château en Ecosse ou de ses deux villas style Belle Epoque situées à l’embouchure de Saint-Jean-Cap-Ferrat, dans le sud de la France. Son voisin de l’avenue Louise Bordes, à Villefranche-sur-Mer, n’a pas eu la même chance : les maisons en bord de mer de l’oligarque Viktor Raschnikov, d’une valeur de 100 millions d’euros, ainsi que ses biens connus en Europe, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis ont été saisis.

 

  

L’une des propriétés (au centre) de Vladimir Lisin, à Villefranche-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes.

Pourtant, selon des documents inédits obtenus par Disclose, Le Temps et le Times, transmis par un groupe d’organisations ukrainiennes et russes de lutte contre la corruption, Vladimir Lisin a fourni de l’acier aux fabricants d’armes du Kremlin. Au travers de son empire, le richissime homme d’affaires a ainsi collaboré avec des entreprises qui fabriquent des missiles balistiques, des drones furtifs ou encore l’arme nucléaire. Le 28 novembre dernier, ces documents ont également été remis au Trésor américain et britannique par le groupe russo-ukrainien. 

domingo, 11 de diciembre de 2022

[Point de vue] Crise énergétique : la course à l’abîme de l’Union européenne



von der la hyène

Frédéric Lassez 10 décembre 2022

C’est un étrange phénomène qui s’est répété tout au long de l’Histoire sans qu’il ait été possible d’en comprendre véritablement les causes. 

Au début des années 1980, l’historienne américaine Barbara W. Tuchman lui avait consacré un livre intitulé The March of Folly

De la chute de l’antique cité de Troie à la guerre du Vietnam, elle s’interrogeait sur les raisons de la déraison qui conduit des gouvernements à mener des politiques contraires à leurs intérêts. Non pas à se tromper, ce qui n’aurait rien de très original ni de très intriguant, mais à persister consciemment dans des politiques dont les effets sont clairement contre-productifs voire désastreux. Une sorte de course folle vers l’abîme que rien ne pourrait arrêter, surtout pas ceux qui l’ont déclenchée.

La guerre économique engagée par l’Union européenne contre la Russie semble bien relever de cette catégorie. Depuis le mois de mars, il n’a pas fallu attendre très longtemps pour comprendre qu'il n'était pas aussi évident d'atteindre l’effet recherché. Certes l'économie russe n'est pas au mieux mais on se souvient de l'édito de François Langlet sur RTL, le 30 août dernier : « La Russie n'a jamais gagné autant d'argent avec ses exportations de pétrole et de ». Dans le même temps, l’Europe a subi un effet boomerang sur son économie déjà fragilisée par la pandémie. Les perspectives ont été, dès le départ, des plus alarmistes : inflation, récession, pénuries et craintes de déstabilisation politique.

miércoles, 7 de diciembre de 2022

Allemagne:  Presque pas de soleil ou de vent pendant des jours, le réveil sera difficile


 Seit einer Woche kaum Sonne und Wind. Habeck will Frage, woher der Strom bei Dunkelflaute kommen soll, nicht beantworten


7 décembre 2022
blackout-news.de

Tout le monde sait que le soleil brille moins en hiver qu'en été.

 Le fait qu'il puisse être nuageux pendant des jours pendant la saison sombre et qu'il n'y ait pratiquement pas de vent est également assez courant. 

Cependant, le manque de soleil et de vent devient un problème lorsque l'intention est de générer 80 % des besoins en électricité d'un pays à partir de l'énergie solaire et éolienne. Mais c'est exactement l'objectif du gouvernement tricolore en Allemagne. Néanmoins, le gouvernement veut accélérer la sortie du charbon. Le ministre de l'Economie Habeck ne veut pas expliquer comment l'alimentation électrique fonctionnera alors.

Quasiment pas de soleil ni de vent pendant une semaine

En Allemagne, il y a eu un marasme noir pendant une bonne semaine. Ce n'est pas une situation rare en hiver. Cependant, cela pose d'énormes problèmes à la politique énergétique allemande. Car sans vent ni soleil, les systèmes solaires et éoliens ne génèrent que peu d'électricité. Au cours de la semaine écoulée, la proportion était parfois inférieure à dix pour cent des besoins totaux en électricité.
Quasiment pas de soleil ni de vent pendant une semaine. Habeck ne veut pas répondre à la question de savoir d'où doit provenir l'électricité pendant le marasme noir.Il y a eu peu de soleil et de vent depuis une semaine. Habeck ne veut pas répondre à la question de savoir d'où l'électricité doit provenir quand il fait noir

Le ministre de l'Économie Habeck veut augmenter la part des énergies renouvelables à 80 % d'ici 2032. Dans le même temps, la coalition tricolore veut fermer les dernières centrales nucléaires en avril de l'année prochaine et éliminer progressivement la production d'électricité au charbon encore plus rapidement que prévu. Comment c'est censé fonctionner?

martes, 6 de diciembre de 2022

Embargo sur le pétrole Russe : Vous avez fait le plein ?


 Trouble Fait

  4 déc. 2022  

Le point sur la tentative d’embargo du pétrole Russe par les pays de l’UE et du G7. 

Depuis le moment où j’ai tourné cette vidéo, ils se sont entendus pour un plafonnement des prix à 60$ le baril comme demandé par les Etats-Unis. 

Ce mécanisme de plafonnement est donc à la fois inutile (prix trop haut) et inapplicable (facilement contournable). Quant à l’interdiction d’importer du pétrole Russe dans l’UE, rien n’est prévu pour surveiller la bonne application de la sanction. Que ce soit par les pétroliers, les transporteurs, les assureurs, ou les pays de l’UE eux-mêmes. Il y a donc toutes les chances que cela reste un embargo de pur forme, ce qui vaut mieux si on veut garder des prix à la pompe abordable.

martes, 15 de noviembre de 2022

La disparition secrète des sanctions et l’effondrement de l’UE (56:45)


Rarement dans l’histoire on aura vu un suicide collectif de cette ampleur, et on pourrait admirer sa brillante exécution, s’il n’était pas involontaire.

Un système douteux, des dirigeants débiles, de l’égo mal placé, une irresponsabilité générale… tous ces ingrédients ont conduit à pourrir l’approvisionnement de l’Europe en énergie et à multiplier le prix de celle qui nous reste par 10, pour le plus grand plaisir des intermédiaires.

Les conséquences économiques en cascade réveillent le risque d’un éclatement de l’Euro plus concret que jamais.

Alors nos gestionnaires de l’année, arborant des visages pâles et des caleçons marrons, ravivent discrètement leurs sanctions en espérant désenclencher le bouton d’autodestruction sur lequel ils ont si vaillamment tambouriné ces derniers mois.


martes, 4 de octubre de 2022

Viktor Orbán : On ne peut pas jouer avec le destin d’économies nationales entières et de millions de personnes

 

Orbán Viktor: Nem lehet egész nemzetgazdaságok és emberek millióinak sorsával hazardírozni

Viktor Orbán dans son dernier message sur Facebook:

“Les sanctions qui ont été prises causent également d'énormes dommages à l'Europe. En fait, depuis la guerre, en six mois, la Russie a gagné 158 milliards d'euros de revenus grâce à l'augmentation des prix des exportations d'énergie”. Orbàn soulignant que ce montant est supérieur au total des revenus annuels d'exportation réalisés par la Russie en 2021.

La moitié des recettes enregistrées cette année jusqu'à présent par la Russie, soit 85 milliards d'euros, ont été payées par les pays de l'Union européenne, souligne-t-il.

“On peut dire sans hésiter que les sanctions ont appauvri les peuples d'Europe sans mettre la Russie à genoux. Cette arme s'est retournée contre nous, l'Europe s'est tiré une balle dans le pied avec les sanctions”,

Il rappelle qu'à Bruxelles, en juin, les bureaucrates avaient également promis que les sanctions allaient mettre fin à la guerre.

“La fin de la guerre n'est toujours pas en vue et les factures d'énergie ont explosé”,

viernes, 30 de septiembre de 2022

Viktor Orbán : On ne peut pas jouer avec le destin d’économies nationales entières et de millions de personnes


Viktor Orbán dans son dernier message sur Facebook:

“Les sanctions qui ont été prises causent également d'énormes dommages à l'Europe. 

En fait, depuis la guerre, en six mois, la Russie a gagné 158 milliards d'euros de revenus grâce à l'augmentation des prix des exportations d'énergie”. Orbàn soulignant que ce montant est supérieur au total des revenus annuels d'exportation réalisés par la Russie en 2021.

La moitié des recettes enregistrées cette année jusqu'à présent par la Russie, soit 85 milliards d'euros, ont été payées par les pays de l'Union européenne, souligne-t-il.

“On peut dire sans hésiter que les sanctions ont appauvri les peuples d'Europe sans mettre la Russie à genoux. Cette arme s'est retournée contre nous, l'Europe s'est tiré une balle dans le pied avec les sanctions”,

Il rappelle qu'à Bruxelles, en juin, les bureaucrates avaient également promis que les sanctions allaient mettre fin à la guerre.

“La fin de la guerre n'est toujours pas en vue et les factures d'énergie ont explosé”,

souligne le Premier ministre, ajoutant que les entreprises européennes n'ont plus les moyens de payer les prix de l'énergie causés par les sanctions, ou seulement avec de grandes difficultés.

lunes, 19 de septiembre de 2022

Le responsable de tous vos malheurs se trouve sur cette photo, saurez vous le retrouver?

 

Un indice? cigarette

Ces maires qui ne savent pas comment ils vont payer les factures d’électricité !


 

par | 19 Sep 2022 |

Les mairies comme les entreprises ne bénéficient pas des tarifs « bloqués » par le gouvernement et se prennent donc de plein fouet les hausses des factures énergétiques liées au marché libre européen et à ses règles de fonctionnement délirantes.


« On ne sait pas comment on paiera les factures à la fin de l’année » : face à la hausse de la facture énergétique, les maires improvisent

Pour autant je ne fais pas que plaindre nos aimables maires qui pour une proportion non négligeable d’entres eux sont de biens piètres gestionnaires du bien aussi commun que public .

Le cas de Philippe Ginoux, maire de Sénas à franceinfo

« Ainsi, six salariés en CDD à la mairie vont voir leur contrat s’arrêter, soit une économie de 200 000 euros. Il restera encore 250 000 euros à trouver. « On a économisé 20 000 euros en supprimant le concert de la fête votive, poursuit l’édile. On va arrêter aussi le repas de fin d’année pour les personnes âgées. On le fait parce qu’on n’a plus le choix. » 200 000 euros les 6 intérimaires, cela fait tout de même un cout de plus de 33 000 euros par an et par personne. Pas négligeable en effet.

Et ce n’est pas tout : le maire a baissé de cinq euros le chèque de 50 euros qu’il adressait tous les ans aux familles pour les fournitures scolaires… Il y a pourtant l’Etat qui donne déjà une prime de rentrée pour les familles qui en ont besoin. Est-ce le rôle d’une commune que de faire ce chèque ?

viernes, 16 de septiembre de 2022

Ils ont pris les EMBARGOS les plus DÉBILES de toute l’Histoire !


 
 
  16 sept. 2022  
 
Après avoir tentés par tous les moyens de ne plus payer la Russie pour les produits qu’on est obligé de lui acheter, les européens ont fini par comprendre qu’ils ne pourraient pas avoir le beurre et l’argent du beurre. 
 
Il est devenu évident qu’on ne pourra pas sanctionner efficacement la Russie tant qu’on continue à acheter ces énergies fossiles. La solution était donc évidente : On va donc interdire d’en acheter en décrétant des embargos ! Le début d’une aventure riche en débilités !

Ne faites pas cuire vos nouilles à 19h00 pour sauver les nouilles qui nous dirigent



 par | 16 Sep 2022 |

Mesdames, Messieurs, l’heure est grave.

Ceci est un message officiel du président d’RTE, oui le machin qui gère le réseau électrique de notre pays depuis que l’Europe nous a forcé à démanteler EDF qui marchait parfaitement bien, pour « libéraliser » le marché de l’énergie.

Hahahahahahahahahahahahahaha.

Un brillant résultat que celui obtenu par les technocrates de Bruxelles. Vous leur donneriez le désert du Sahara à gérer qu’en 20 ans il y aurait une pénurie de sable.

Le mamamouchi du réseau nous explique donc que pour sauver la France, l’Europe et l’Ukraine des hordes de l’empire du mal Palpoutine, il ne faut surtout pas faire cuire ses nouilles à 19h00. Et si en plus des nouilles vous faites aussi chauffer la soupe (à la grimace) vous êtes carrément un traite à la solde des Russes et vous allez faire sauter les plombs du pays…



Sauvez la France, soyez patriote, et faites cuire vos nouilles à 19h30 !

Sinon, nous sommes un pays développé et n’oubliez pas de réciter votre sainte prière européenne « l’Europe c’est la paix, l’Europe c’est la prospérité ».

« Une récession profonde et une désindustrialisation pour l’Europe selon Forbes ! » L’édito de Charles SANNAT



par | 16 Sep 2022 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

C’est un article très long qui nous vient d’outre Atlantique et des Etats-Unis et que le magazine Forbes a traduit pour son édition française.

Pour le grand magazine économique américain, l’Europe se dirige vers une « récession profonde » et une désindustrialisation et ils n’y vont pas par le dos de la petite cuillère.

Si je parle de cet article aujourd’hui c’est parce qu’il faut bien comprendre ce que signifie pour l’Europe et la zone euro, pour nos pays et la France en particulier les conséquences de la guerre en Ukraine, les conséquences des discours va-t-en-guerre du type « avec nous ou pour Poutine ».

Voici comment commence l’article de Forbes.

« Avec des prix du gaz naturel supérieurs de plus de 100 dollars par mégawattheure à ce qu’ils étaient il y a un an, les économies d’Europe occidentale se dirigent vers le Moyen Âge ».

Et oui, c’est logique, l’économie moderne c’est de l’énergie abondante et peu coûteuse transformée en bidules et autres services. Pas d’énergie ? Pas d’économie moderne. Sans énergie, ce n’est pas le Moyen-Age, c’est pour être plus réaliste les débuts de la révolution industrielle et au mieux la machine à vapeur, mais sans charbon, ce sera tout de même compliqué !

Puis, ils continuent en vous disant qu’il « ne s’agit plus d’une crise à court terme. Les histoires de l’Europe occidentale ressemblent à celles que l’on entendait autrefois dans des pays comme la Bolivie. Une inflation élevée et des rations de ressources imposées par l’État ».

Voilà donc de quoi vous remonter le moral. Rationnement et inflation.

C’est une évidence.

L’Europe en récession…

Lorsque les Etats créent les conditions du manque de tout, ils ne sont plus bon qu’à gérer les pénuries et étaler les manques. Voilà donc les prévisions de récession pour l’Europe que peuvent faire nos « amis » Américains. Bruno, Le Maire, lui, vous explique qu’il révise les prévisions de croissance en France à la hausse, hahahahahahahahaha! Impayable notre Bruno. Mais il a raison. Avec 10 % d’inflation et plus de dépenses dans l’énergie, c’est bien le PIB qui va monter !!! Mais bon, Bruno pense que c’est la queue qui remue le chien et pas le chien qui remue sa queue. Bref.