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viernes, 11 de octubre de 2024

« Je suis venu sonner l’alarme » (Viktor Orbán)


"Je suis venu sonner l'alarme" (Viktor Orbán)

 

par 11 octobre 2024  


« Je suis venu tirer la sonnette d’alarme », l’Union européenne doit changer, a déclaré le Premier ministre Viktor Orbán qui, en décrivant le programme de la présidence tournante hongroise de l’UE, a proposé mercredi à Strasbourg l’adoption d’un nouveau pacte européen de compétitivité, l’organisation de sommets Schengen réguliers sur les questions de migration et de protection des frontières, et l’admission de la Bulgarie et de la Roumanie comme membres à part entière de l’espace Schengen avant la fin de cette année.


Deuxième présidence tournante hongroise du Conseil de l’Union européenne

Le Premier ministre a rappelé que la Hongrie assurait pour la deuxième fois, après 2011, la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne. Il a ajouté qu’il supervisait personnellement cette tâche pour la deuxième fois. « Je suis député depuis 34 ans. Parler en tant que Premier ministre devant les membres de n’importe quel parlement est un honneur », a-t-il déclaré.

Il a rappelé qu’en 2011, lors de la première présidence hongroise, l’Europe avait été confrontée à de multiples crises ; elle avait dû gérer simultanément les conséquences de la crise financière, du Printemps arabe et de la catastrophe de Fukushima. Il a déclaré qu’à l’époque, elle avait promis une Europe plus forte et qu’elle avait tenu sa promesse : elle avait adopté la première stratégie européenne concernant les Roms ainsi que la stratégie pour le Danube. Pendant la présidence hongroise. Il a ajouté que c’était pendant la première présidence hongroise que l’UE avait pour la dernière fois mené à bien un processus d’adhésion, celui de la Croatie.

Selon lui, la première présidence n’a pas été facile, mais aujourd’hui, la tâche est beaucoup plus difficile, car la situation de l’UE est beaucoup plus grave qu’en 2011 et peut-être plus grave que jamais dans l’histoire de l’UE. Parmi les difficultés actuelles, il a mentionné la guerre en Ukraine, ainsi que les conflits dévastateurs au Moyen-Orient et en Afrique, qui ont des répercussions sur l’Europe, et chaque conflit comporte une menace d’escalade.

Il a également souligné que la crise migratoire a pris des proportions démesurées depuis 2015. L’immigration illégale et les défis sécuritaires actuels menacent de désintégrer l’espace Schengen. Dans le même temps, l’Europe perd sa compétitivité sur la scène internationale, a ajouté M. Orbán, estimant que l’UE est confrontée à des décisions qui détermineront son propre destin.

Concernant le travail d’organisation et de coordination réalisé jusqu’à présent au cours de la présidence hongroise, le Premier ministre a souligné que la Hongrie a déjà tenu 585 réunions du groupe de travail du Conseil, présidé vingt-quatre réunions d’ambassadeurs, organisé huit réunions formelles et 12 réunions informelles du Conseil, et organisé 69 événements de la présidence à Bruxelles et 92 en Hongrie, ajoutant que les événements en Hongrie ont été suivis par plus de 10 000 invités.

Le travail législatif au Conseil « avance à plein régime », a-t-il dit. Actuellement, 52 dossiers législatifs sont en cours de traitement à différents niveaux du Conseil.

Il a observé qu’après les élections, la transition institutionnelle a été difficile, mais quatre mois se sont écoulés et la présidence hongroise est prête à coopérer avec le Parlement également sur les 41 dossiers en attente de consultation. Il a déclaré que « la présidence hongroise, en tant qu’intermédiaire honnête, vise une coopération constructive avec tous les États membres et toutes les institutions ; dans le même temps, la présidence hongroise protégera les droits du Conseil qui sont fondés sur les traités », notamment l’accord interinstitutionnel entre le Parlement européen et la Commission européenne.

Concernant la responsabilité politique de la présidence hongroise, il a souligné que l’Union européenne devait changer et que la présidence hongroise souhaitait être la voix et le moteur de ce changement. Il a mentionné l’amélioration de la compétitivité comme l’élément le plus important du changement. Il a ajouté que la présidence hongroise cherchait à mettre en évidence les problèmes et à formuler des recommandations, mais que les décisions devaient être prises par les États membres et les institutions de l’UE.

Sans l’énergie russe, l’Europe trinque

martes, 10 de septiembre de 2024

La flotte hongroise de bus de migrants à destination de Bruxelles est prête !


La présentation de la flotte de bus de migrants à destination de Bruxelles présentée par Retvari Bence, secrétaire d'Etat hongrois. 
 La présentation de la flotte de bus de migrants à destination de Bruxelles présentée par Retvari Bence, secrétaire d'Etat hongrois.
 

Lors d’une conférence de presse, le 6 septembre à Budapest, le secrétaire d'État parlementaire du ministère de l’Intérieur hongrois, Bence Rétvári, a présenté une flotte d’autocars qui pourraient être utilisés pour le transfert des migrants depuis le hot spot de Röszke.

« Les bus sont prêts ! Si Bruxelles veut plus de migrants, ils peuvent les obtenir. Mais nous voulons protéger la frontière, nous voulons protéger la sécurité de la Hongrie », a déclaré Rétvári, dans une publication Facebook, devant des bus jaunes flambant neufs. Leur écran d’affichage indique « Röszke > Bruxelles ». Röszke est le hotspot de migrants hongrois, à la frontière serbe, longue de 170 km, où ceux « qui ont traversé la frontière sont maintenus », selon Thibaud Gibelin, spécialisé dans les relations entre la Hongrie et l'Union européenne, interrogé par BV. « Cette mesure a pour but de mettre en relief l’hypocrisie et l’incohérence des eurocrates bruxellois », explique ce dernier.

Déjà, le mois dernier, Gergely Gulyás, ministre du cabinet de Viktor Orbán, réaffirmait le refus de son gouvernement de se conformer à l'arrêt de la Cour de justice européenne, la CJUE, qui lui imposait une amende de 200 millions d’euros pour la sanctionner sur sa politique migratoire,

Des efforts non récompensés

viernes, 6 de septiembre de 2024

Immigration illégale. La Hongrie refuse de payer les 200 millions d’euros d’amende à Bruxelles… et menace d’y envoyer des migrants

Les relations ne sont toujours pas au beau fixe entre Budapest et Bruxelles. 

La Hongrie a en effet accusé l’Union européenne d’avoir refusé l’assistance financière pour aider le pays à maîtriser l’immigration illégale aux frontières de l’espace Schengen.

En réponse, un porte-parole de la Commission européenne a fait savoir que la Hongrie avait reçu 104 millions d’euros d’aide pour la période 2021-2027. Une somme qui représente « presque le double » des quelques 59,2 millions d’euros accordés par Bruxelles pour la période 2014-2020.

De son côté, le gouvernement du Premier ministre hongrois Victor Orbán a annoncé sa volonté de déposer un recours contre l’UE afin de récupérer les fonds promis pour protéger les frontières du pays. Budapest affirmant par ailleurs n’avoir jamais reçu d’aide financière de Bruxelles.

Cette nouvelle polémique fait suite à la décision de la Cour de justice de l’Union européenne qui, dans un arrêt rendu le 13 juin 2024, avait ordonné à la Hongrie de payer 200 millions d’euros pour « non-respect » de la législation européenne, notamment dans le domaine des procédures d’octroi de la protection internationale et du retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier.

À l’époque, Victor Orbán avait réagi en déclarant que cette décision d’infliger une telle amende à la Hongrie « pour avoir défendu les frontières de l’Union européenne [était] scandaleuse et inacceptable ». « Il semble que les clandestins soient plus importants pour les bureaucrates bruxellois que leurs propres citoyens européens », avait ajouté le Premier ministre hongrois.


 

Cette somme de 200 millions d’euros, la Hongrie ne s’est toujours pas résolue à la payer après avoir reçu un premier courrier de demande de paiement le 16 juillet dernier.

jueves, 11 de julio de 2024

Bruxelles songe à destituer Orban de la présidence au Conseil de l'UE


11.07.2024 

observateurcontinental

 

L'Union européenne n'a pas renoncé à l'idée de mettre fin prématurément à la présidence de la Hongrie au sein de la communauté. 

Un vote ouvert sur la question de la destitution de Viktor Orban de la présidence du Conseil de l'UE obligerait Bruxelles à reconnaître la division au sein de l'union. 

Il faut s'attendre à ce que les pays membres de l'Union européenne commencent à fouiller dans le "linge sale" de la politique nationale hongroise, cherchant un prétexte pour imposer des sanctions contre Budapest. Auparavant, le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, avait déclaré que l'UE avait trouvé des "idées créatives" contre la Hongrie. 

Sikorski a annoncé ce que d'autres chefs de pays de l'Union européenne planifient en secret. Un processus de destitution d'Orban de la présidence de l'Union européenne sera lancé. Le Premier ministre hongrois est accusé de trahir l'éthique politique de l'union. 

Plusieurs responsables de l'UE ont proposé de priver la Hongrie de son rôle de présidente du Conseil de l'UE après les visites de Viktor Orban en Russie et en Chine. Il est précisé que certains responsables de l'UE ont suggéré en privé de priver la Hongrie de la présidence. C'est ce qu'a écrit le journal Financial Times

Un des outils contre Budapest serait un vote ouvert dans l'Union européenne. Cependant, il est très difficile de le réaliser. Pour que la décision concernant la Hongrie soit adoptée, les 27 pays doivent voter en sa faveur. Or le Premier ministre slovaque, Robert Fico, qui a repris ses fonctions après une tentative d'assassinat, soutient Orban. 

Il n'est pas exclu que les pays de l'UE essaient de faire pression sur Fico pour qu'il change d'avis. Outre le Premier ministre slovaque, il est peu probable de trouver un politicien prêt à s'opposer à la direction de l'Union européenne. Et le bloc de droite au Parlement européen n'a pas encore l'influence nécessaire pour le faire. 

L'avis de Donald Trump sur Orban n'intéresse pas aujourd'hui la direction de l'UE. Les chefs des pays de l'union soutiennent majoritairement Joe Biden. 

domingo, 7 de julio de 2024

Présidence hongroise de l’Union européenne : ça déboîte déjà !


ORBAN

 

On sait que la présidence de l’Union européenne est tournante. 

Il fallait bien que ce fût un jour le tour de la Hongrie. 

Viktor Orbán concentrait contre lui, depuis des années, toutes les critiques de la gauche et des pays dits progressistes : on l’annonçait fasciste, ennemi des libertés, on dénonçait depuis des années sa politique illibérale. Aussi n’était-ce pas sans une certaine gourmandise que ses voisins européens attendait qu’il s’installe à la tête des institutions bruxelloises, réputées intangibles, et en tous les cas peu enclines à voir ce chef d’État si opposé à leurs priorités s’emparer des leviers de commande.

On peut dire qu’Orbán n’a pas déçu. À peine installé à son poste, il a immédiatement joué les médiateurs envers Vladimir Poutine, qui l’a invité à venir le voir à Moscou. « Seul pays d’Europe capable de parler à tout le monde », la Hongrie, s’il faut en croire son Premier ministre, n’a rendu compte de cette initiative à aucun des autres pays membres. Tollé général, évidemment, mais cette rencontre a le mérite de la franchise, de la singularité et, au-delà de l’effet d’annonce, permet aussi de sortir l’Europe des postures toutes faites et du psittacisme collectif. Allait-il s’arrêter là ? Bien sûr que non !

Le parti Identité et Démocratie (ID), traditionnellement classé très à droite au Parlement européen, est traditionnellement celui du RN, et il reste marginal du fait de la radicalité de certaines de ses prises de position. Reconquête avait fait de sa proximité avec les conservateurs d’ECR, le parti dont dépend Giorgia Meloni à Bruxelles, l’un de ses arguments phares pour la campagne. Or, voici qu’Orbán et Marine Le Pen pourraient former autour d’eux un grand parti de droite à l’échelon européen ; les pourparlers avancent dans ce sens. On apprend, ces jours-ci, que le PVV du Néerlandais Geert Wilders va se joindre à cette coalition dont le Fidesz hongrois est le centre de gravité.

sábado, 6 de julio de 2024

“Négocier avec un homme qui contrôle 6 500 ogives nucléaires et un véritable empire est particulier.”

 

viernes, 14 de junio de 2024

La justice de l’Union européenne inflige une lourde amende à la Hongrie pour non-respect du droit d’asile


 Un garde ferme la porte de la Grande Salle de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) à Luxembourg, le 12 juillet 2022.  — © MOHAMMED BADRA / KEYSTONE

Un garde ferme la porte de la Grande Salle de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) à Luxembourg, le 12 juillet 2022. — © MOHAMMED BADRA / KEYSTONE

 

Publié le 13 juin 2024
 

 La Cour de justice de l’Union européenne a condamné jeudi la Hongrie à payer une somme forfaitaire de 200 millions d’euros et une astreinte d’un million d’euros par jour de retard pour ne pas s’être mise en conformité avec le droit de l’UE en matière d’asile.

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a constaté que Budapest n’a pas exécuté un de ses arrêts, en décembre 2020, qui jugeait que la Hongrie «n’avait pas respecté les règles du droit de l’Union en matière, notamment, de procédures relatives à l’octroi de la protection internationale et au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier». L’astreinte d’un million d’euros est une pénalité par jour de retard tant que la décision de 2020 n’est pas respectée.

«Ce manquement, qui consiste à éluder délibérément l’application d’une politique commune de l’Union dans son ensemble, constitue une violation inédite et exceptionnellement grave du droit de l’Union», explique la CJUE pour justifier cette nouvelle sanction de la politique migratoire du Premier ministre nationaliste Viktor Orban.

Lire aussi: La Hongrie et la Pologne tempêtent, en vain, contre le Pacte migratoire de l’UE

Atteinte au principe de solidarité

La Cour, saisie par la Commission européenne, estime que la Hongrie ne respecte toujours pas les règles de l’Union européenne sur «l’accès à la procédure de protection internationale, le droit des demandeurs de cette protection de rester en Hongrie dans l’attente d’une décision définitive sur leur recours contre le rejet de leur demande et l’éloignement des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier».

viernes, 31 de mayo de 2024

Viktor Orbán : « La Hongrie décidera de son propre destin, pas Bruxelles »


 Pour Viktor Orban, l'avenir de la droite européenne repose entre les mains  de deux femmes

 

Le Premier ministre Viktor Orbán rejette le plan de conscription européen de Manfred Weber, soulignant le droit de la Hongrie à décider de ses propres politiques de défense.

 Alors que l’UE se rapproche de la guerre, le Premier ministre Orbán insiste sur la nécessité d’un leadership axé sur la paix lors des prochaines élections.

Dans une interview accordée cette semaine à l’émission « Good Morning, Hungary ! » de la radio Kossuth, le Premier ministre Viktor Orbán s’est fermement opposé à l’idée de rétablir la conscription dans l’ensemble de l’Union européenne, comme le propose Manfred Weber, le président du Parti populaire européen. Le Premier ministre Orbán a souligné l’importance de la souveraineté nationale en matière de défense, insistant sur le fait que chaque pays doit décider de manière indépendante comment se protéger.

« Il y a 30 ans, après la fin de la guerre froide, nous avons pensé que l’état de préparation permanent, concrétisé par la conscription, n’était plus nécessaire », a fait remarquer le Premier ministre Orbán. Il a reconnu la valeur du personnel militaire, affirmant que les soldats sont parmi les membres les plus utiles et les plus respectables de la société. Toutefois, il a fermement déclaré que la conscription n’était pas à l’ordre du jour en Hongrie.

Le Premier ministre Orbán a qualifié le projet de Weber d’inacceptable. « Cela signifierait que quelqu’un d’autre pourrait décider du sang des Hongrois », a-t-il déclaré. « De telles idées doivent être rapidement écartées ; la graine doit être retirée du sol avant qu’elle ne puisse germer.

Le premier ministre a souligné que la guerre se rapprochait de plus en plus chaque semaine, notant deux développements importants : les négociations en cours entre la France et l’Ukraine concernant le déploiement de personnel de formation militaire français en Ukraine, et l’acceptation croissante du fait que les armes fournies par l’Occident pourraient être utilisées de manière offensive, et pas seulement de manière défensive. « Sans l’OTAN, l’Ukraine ne serait pas en mesure de frapper le territoire russe. Il s’agit d’une nouvelle étape vers une implication plus profonde“, a souligné le Premier ministre Orbán.

Il a réaffirmé que la Russie avait attaqué l’Ukraine en raison de ses aspirations à l’OTAN. Les Russes ont clairement indiqué que plus les armes utilisées contre eux sont puissantes, plus ils avanceront en Ukraine. « Nous nous rapprochons de la destruction », a-t-il averti, expliquant que la progression d’une guerre suit trois phases : la rhétorique, la préparation et la destruction

sábado, 10 de febrero de 2024

Hongrie. « Aucune pitié pour les pédophiles ». Le Premier ministre Orbán propose une protection constitutionnelle pour les mineurs


 

 

En réponse à une polémique sur les limites des grâces présidentielles, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a proposé un amendement crucial à la loi fondamentale, visant clairement à protéger les droits et la sécurité des mineurs.

Cette initiative législative vise à supprimer purement et simplement la possibilité de grâce présidentielle pour les personnes reconnues coupables de crimes intentionnels contre des mineurs, en mettant l’accent sur une conviction sociétale fondamentale : La protection et le bien-être des enfants hongrois sont primordiaux, et le système juridique doit le refléter sans équivoque.

La proposition du Premier ministre Orbán au Parlement hongrois repose sur un engagement ferme en faveur de la sécurité des plus jeunes. “Pour les pédophiles, il n’y a pas de pitié“, a déclaré le Premier ministre Orbán, plaidant en faveur d’un cadre juridique qui ne laisse aucune place à l’indulgence à l’égard de ceux qui commettent de graves délits à l’encontre des enfants. Cette position n’est pas seulement le reflet des convictions personnelles du Premier ministre, mais une réponse directe à la demande du public pour une protection plus forte des droits et du bien-être des enfants.

“Il ne s’agit pas de querelles juridiques, mais de créer une situation claire avec une décision claire et sans équivoque“, a souligné le Premier ministre Orbán, en insistant sur la nécessité d’une action législative décisive. Cet amendement témoigne de la position proactive du gouvernement sur la question controversée des pouvoirs de grâce présidentielle dans certaines situations, envoyant ainsi un message résolu : La sécurité et la protection des mineurs sont des priorités qui transcendent les débats juridiques ou politiques et qui exigent un engagement clair et une action législative.

Gergely Gulyás, ministre du cabinet du Premier ministre, a renforcé la position du gouvernement en soulignant l’importance de l’amendement : “Si quelqu’un commet un crime contre des enfants, il ne doit bénéficier d’aucune pitié. Cette déclaration s’inscrit non seulement dans le cadre de la politique pénale du gouvernement, mais elle clarifie également sa position contre toute ambiguïté quant aux conséquences pour ceux qui s’en prennent aux enfants. “Cela contribue à faire en sorte que tout le monde comprenne clairement les objectifs de la politique pénale du gouvernement”, a ajouté le ministre Gulyás, en insistant sur la nécessité de faire preuve de clarté et de détermination dans la protection des enfants.

lunes, 25 de diciembre de 2023

La Hongrie rejette fermement le paquet migratoire de l’UE, la Suisse semble se soumettre sans en être membre


Le gouvernement hongrois rejette fermement le paquet migratoire de l'UE

La Hongrie rejette avec la plus grande fermeté le pacte sur la migration et l'asile sur lequel les institutions co-législatives de l'Union européenne sont parvenues à un accord politique - a souligné le ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce Péter Szijjártó mercredi à Budapest.

[...]

Lorsqu'on lui a demandé si la Hongrie serait en mesure d'accepter des demandeurs d'asile sur la base du "décret de crise" du pacte migratoire, ou si elle préférerait payer 20 000 euros par personne, le ministre a répondu que personne ne pouvait forcer la Hongrie à laisser entrer qui que ce soit.

[...]

Péter Szijjártó: "Seuls ceux dont nous voulons qu'ils viennent ou à qui nous permettons de venir et de rester ici peuvent venir en Hongrie. Nous rejetons ce pacte migratoire, nous ne laisserons entrer personne ici contre notre volonté.
Ici, c'est la Hongrie, un pays hongrois, et ici, c'est le peuple hongrois qui nous a donné le pouvoir de gouverner, et non l'élite bruxelloise."

"Ni Bruxelles ni qui que ce soit d'autre ne peut nous dire qui laisser entrer, et nous refusons avec la plus grande fermeté d'être punis pour cela", a-t-il encore souligné. [...]

Le pacte sur la migration et l'asile doit encore être officiellement approuvé par la session plénière du Parlement européen et du Conseil, qui rassemble les gouvernements des États membres.

Extraits de: https://www.origo.hu/nagyvilag/20231220-szijjarto-peter-magyar-kormany-elutasitja-eu-migracios-csomag.html

Traduction: A. C.

domingo, 17 de diciembre de 2023

Quand Orbán fait un pied de nez à l’Union européenne


 

  

Philippe Kerlouan 16 décembre 2023

Jeudi soir, Viktor Orbán, qui s'était d'abord opposé à l'ouverture de négociations pour l'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne, s'est finalement abstenu.

 La veille, la Commission européenne avait débloqué 10 des 28 milliards dont la Hongrie avait été privée en raison d'atteintes aux principes de l'État de droit qui lui sont reprochées.

Bruxelles évoque un hasard de calendrier, justifiant ce versement par l'annonce d'une réforme de la Justice hongroise visant à lui donner plus d'indépendance. Cette version ne satisfait pas la majorité du Parlement européen. Un député Vert allemand a même déclaré qu'Ursula von der Leyen versait « le plus gros pot-de-vin de l'histoire de l'UE à l'autocrate et ami de Poutine », elle aurait cédé au « chantage » de la Hongrie. Peut-être comptait-elle, plutôt, amadouer Orbán en vue de la validation prochaine d'un soutien de 50 milliards d'euros à l'Ukraine, qui requiert l'accord unanime des pays de l'UE ?

Il y aurait beaucoup à dire sur la moralité de ces probables marchandages, même si l'on sait, depuis longtemps, que morale et politique ne font pas bon ménage. Jusqu'à présent, Viktor Orbán n'avait guère cédé aux injonctions de Bruxelles et l'on pouvait s'étonner, cette fois, de son abstention. Rien d'étonnant, en revanche, de la part de Bruxelles, qui pratique un chantage financier constant sur les membres de l'UE qui ne respectent pas ses orientations.

sábado, 14 de octubre de 2023

Orbán : « Pas question d’organiser une manifestation de solidarité avec des organisations terroristes en Hongrie ! »


Extraits de l'interview hebdomadaire de Viktor Orbán du 13/10/23

"Ce sont des choses brutales qui font frémir. Remercions Dieu de ne pas avoir un tel problème. Rendons grâce pour la sécurité dans laquelle nous vivons."

"La première chose que nous espérons faire est de rapatrier d’Israël tous les Hongrois. Les compétences sont disponibles, mais ce n'est pas si simple, car il est difficile pour de nombreux touristes de comprendre qu'ils peuvent être en danger, bien qu'aucune victime hongroise ne soit connue jusqu'à présent"

Les choses commençaient tout juste à bien se passer au Moyen-Orient,  les relations israélo-arabes s'étaient beaucoup améliorées sous l'administration de Donald Trump. Malgré l'attentat terroriste, tout doit être sauvé du rapprochement des dernières années.

Parlant des manifestations de solidarité qui ont lieu en Europe occidentale, le Premier ministre a déclaré: De tels événements ne sauraient avoir lieu en Hongrie, car ils conduiraient en eux-mêmes à une menace terroriste.

"D'un autre côté, il y en a en Europe occidentale, et il y a aussi des gens qui approuvent de telles actions. Rendons grâce à Dieu d'avoir eu la bonne idée en 2015 et d'avoir construit la clôture".

"Le gouvernement hongrois doit protéger les citoyens juifs hongrois et ils ne doivent pas se sentir en danger. Le gouvernement hongrois doit rester ferme même en période de danger", c'est pourquoi les manifestations en faveur du terrorisme sont interdites (la Gauche l'a essayé).

Tout d'abord l’UE invite les migrants en Europe en exprimant son souhait qu'elle trouvera une solution pour eux en répartissant les migrants entre les États membres. L'UE veut nous imposer ses problèmes avec la répartition des clandestins, ce qui est absurde, alors que le seul modèle  qui ait réussi en matière de politique migratoire jusqu'à présent en Europe est le modèle hongrois.

Orbán a ensuite déclaré qu’il nous était nécessaire de nous défendre politiquement, car l’UE nous impose un nouveau système de migration par décision politique et par force juridique, mettant de côté les accords antérieurs et le droit de véto.

martes, 22 de agosto de 2023

Orban: Si tu es né Hongrois, tu as la mission, le devoir d’assurer que le peuple hongrois, sa langue, sa culture, ne disparaissent pas de la Terre


Le 20 août, c'est la fête nationale hongroise et jour férié officiel commémorant la fondation de l'État et le fondateur de l'État, le roi István I (Étienne Ier ou saint Étienne). 



Cette journée est également l'une des principales fêtes de l'Église catholique hongroise, organisée en l'honneur du saint patron de la Hongrie .

La mémoire de saint Étienne a joué un rôle dans l'histoire hongroise depuis la canonisation du roi fondateur le 20 août 1083, rôle qui a été interprété et célébré différemment selon les époques.

Voici la version feu d'artifice du 20 août 2023, truffée de références historiques, de symboles, de chants que chaque Hongrois apprend à l'école depuis son plus jeune âge. Cette éducation donne un sentiment d'être irremplaçable, contrairement à l'éducation multiculturaliste. (trad. A. C.)



lunes, 24 de julio de 2023

Immigration : quand Viktor Orbán donne une leçon à l’UE et à la France


 

Philippe Kerlouan 23 juillet 2023

Il ne fait pas bon, de nos jours, manifester quelque sympathie pour Viktor Orbán. 

Pourtant, beaucoup de Français aimeraient bien que, dans certains domaines, la France menât une politique comparable à la sienne. 

 Le 22 juillet, plusieurs journaux ont rapporté que le Premier ministre hongrois, « coutumier des diatribes contre l'Union européenne », a appelé, samedi, à combattre « les échanges de populations » orchestrés par « cet empire fédéraliste », qu'il accuse aussi de mener « une offensive LGBT+ » et de rejeter « l'héritage chrétien ».

Les « échanges de populations », une autre façon de désigner ce qu'on appelle parfois « le Grand Remplacement », s'attirant les foudres de la bien-pensance. Certains médias, comme Le Parisien, soulignent d'ailleurs que Viktor Orbán, « farouchement opposé à la réforme européenne de l'asile », fait ainsi référence au « programme du Grand Remplacement », ajoutant que « cette théorie complotiste popularisée par l'extrême droite arguë que les élites organiseraient le remplacement des populations européennes par des immigrés extra-européens ».

Vous l'aurez compris, si vous avez le malheur de penser et surtout de dire qu'il y a trop d'immigrés en France ou en Europe et qu'il faudrait prendre des mesures pour en limiter le flux, vous serez immédiatement taxés d'extrémisme, considérés comme infréquentables et, bien que majoritaires, ostracisés par les tenants de la pensée unique. On peut cependant estimer que Viktor Orbán a raison et que l'Union européenne organise une immigration qui, à la fois, lui donne bonne conscience et compense son déficit démographique.

La France de Macron veut être le bon élève de l'Europe. Le locataire actuel de l'Élysée fait partie de ces prétendues élites pour qui les frontières sont un obstacle à l'extension des marchés et l'identité culturelle française, une lubie réactionnaire et passéiste.

domingo, 9 de julio de 2023

Viktor Orban (Hongrie) : « Nous n’accepterons pas les quotas obligatoires de migrants. La Hongrie d’Abord ! »


 

 

Le Premier ministre hongrois s’est montré très ferme vis à vis de l’UE et de Bruxelles concernant la volonté des bureaucrates d’imposer l’immigration (et ses conséquences que l’on voit tous les jours en occident) à tous les pays y compris d’Europe centrale.

Le message est clair, à découvrir ci-dessous

Lors de la dernière séance d’information du gouvernement, Gergely Gulyás, ministre hongrois, a mis en garde contre le programme de relocalisation de l’UE. Il a également parlé de l’amendement au budget de l’UE, déclarant que les recommandations de Bruxelles visant à réduire les allocations familiales et à supprimer les réductions de prix des services publics sont totalement hors de question.

La mesure de l’UE relative aux quotas obligatoires de migrants impose des migrants à l’Europe, à la Hongrie et au peuple hongrois et invite des millions d’autres à venir, a déclaré le ministre à la tête du cabinet du Premier ministre lors de la séance d’information du gouvernement qui s’est tenue aujourd’hui.

Tous les gouvernements responsables d’Europe centrale, “où les sociétés sont encore exemptes de toutes les conséquences de l’immigration”, doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir que “cette réglementation complètement insensée et folle” n’entre pas en vigueur, a-t-il déclaré, notant que le Premier ministre hongrois n’a pas soutenu l’adoption d’une déclaration commune lors du sommet de l’UE sur le sujet.

Le projet de législation prévoit que la Hongrie doit traiter au moins 10 000 demandes d’asile par an. Cela signifie que des camps d’accueil devraient être mis en place, ce qui reviendrait à démanteler l’actuelle clôture frontalière.

martes, 21 de marzo de 2023

La Hongrie bloque la déclaration commune de l’UE sur le mandat d’arrêt contre Poutine


Le veto de la Hongrie a empêché l'Union européenne de publier une déclaration commune sur le mandat d'arrêt délivré par la Cour pénale internationale à l'encontre de Vladimir Poutine. 
 
Le commissaire aux affaires étrangères, Josep Borrell, a dû publier une déclaration en son nom propre, indiquant que l'Union européenne considérait la dernière décision du tribunal de La Haye comme un premier pas vers la responsabilisation des dirigeants russes.

Les ministres de la justice de l'UE ont publié lundi une déclaration commune soutenant la décision de la CPI. Mais la ministre hongroise de la justice, Judit Varga, n'a pas signé le document.

La position du gouvernement hongrois devrait être discutée lors d'un sommet des dirigeants de l'UE qui se tiendra à Bruxelles à partir de jeudi.
La semaine dernière, la Cour pénale internationale de La Haye a lancé un mandat d'arrêt à l'encontre du président russe et de son commissaire aux droits de l'enfant. M. Poutine devrait arrêté pour "crimes de guerre" en Ukraine, tandis que Maria Lvova-Belova serait poursuivie pour "enlèvement d'enfants ukrainiens".

source: https://www.vadhajtasok.hu/2023/03/20/magyarorszag-blokkolta-az-eu-kozos-nyilatkozatat-a-putyin-elleni-elfogatoparancsrol

traduction: Albert Coroz

martes, 14 de marzo de 2023

Rencontre Macron-Orbán : l’eau et le feu ?



 Nicolas Gauthier 13 mars 2023

La dernière fois qu' et se sont vus en tête-à-tête, c’était en décembre 2021.

 L’eau a coulé sous les ponts depuis. Il y a eu le conflit russo-ukrainien, évidemment. Mais aussi une autre guerre, larvée celle-là, menée par la Commission européenne contre Budapest, sur fond d’accueil de migrants et de respect des « minorités ».

D’où le peu d’entrain de cette instance supranationale à débloquer les douze milliards d’euros d’aides, de longue date promis à la Hongrie. Bref, l’ambiance du dîner censé se tenir ce lundi 13 mars à l’Élysée s’annonce plus que tendue.

Ces deux-là ont néanmoins le mérite de n’avoir jamais tout à fait rompu le contact. À croire qu’il peut y avoir du « en même temps » chez chacun d’eux. Si a clairement jeté la France dans le camp antirusse, il maintient des liens discrets avec Vladimir Poutine et affirme qu’il faudra, tôt ou tard, négocier avec cette Russie qu’il convient de ne pas « humilier ». De son côté, , soutien de l’hôte du Kremlin, refuse d’envoyer des armes à Kiev tout en condamnant les sanctions internationales visant Moscou. Des sanctions qu’il a pourtant votées aux côtés de ses partenaires européens…

Il y a peut-être encore un autre point commun entre ces deux personnages. demeure un libéral atlantiste, confondant Europe et Occident, même si la tripe française peut, de temps à autre, se réveiller en lui. Viktor Orbán, pur produit des écoles Open Society, fer de lance du milliardaire George Soros, est depuis devenu un repenti. Ayant été longtemps biberonné au soft power états-unien, il le connaît mieux que personne : les putains qui ont tourné casaque peuvent faire d’excellentes bonnes sœurs...

Voilà qui explique mieux le viatique du Premier ministre hongrois qui, ayant échappé à la tutelle soviétique, n’a pas envie que la terre de ses ancêtres ne tombe sous une autre chape de plomb, tout aussi pesante : celle du néo-libéralisme mondialisé et des oukases bruxellois. Bref, c’est désormais aux seuls intérêts des Hongrois que entend consacrer son énergie.

jueves, 22 de diciembre de 2022

Fustigeant les scandales de corruption au Parlement européen, Orban suggère sa dissolution



 22 déc. 2022

 © Attila KISBENEDEK Source: AFP Le Premier ministre hongrois Viktor Orban lors de sa conférence de presse annuelle le 21 décembre 2022. 

 En raison des scandales de corruption qui minent le Parlement européen, Viktor Orban a soumis l'idée de sa dissolution lors de sa conférence de presse annuelle. 

Le Premier ministre hongrois a par ailleurs critiqué les sanctions contre la Russie. 

 Lors de sa conférence de presse annuelle le 21 décembre, le Premier ministre hongrois Viktor Orban n'a pas mâché ses mots à l'égard de ses partenaires européens. «Les Hongrois souhaiteraient que le Parlement européen soit dissous sous sa forme actuelle», a-t-il taclé. Ses propos font écho au récent scandale de corruption au sein du Parlement européen. La vice-présidente de l'institution européenne Eva Kaili est accusée d'avoir reçu directement de l'argent du Qatar pour défendre les intérêts de l'émirat alors que celui-ci accueillait la Coupe du monde de football.

Le chef du gouvernement hongrois estime que ce scandale «attire l'attention sur le fait que les parlements nationaux disposent d'un système de contrôle plus solide», ajoutant que les législateurs des parlements des Etats membres devraient être délégués au Parlement européen, au lieu d'être élus séparément. «Et ils [les partenaires européens] connaissent évidemment notre position politique : le marécage doit être asséché», renchérit Viktor Orban, qui reprend à son compte un slogan souvent utilisé par l'ancien président américain Donald Trump («Drain the swamp»), dont il partage certaines orientations politiques, notamment sur la question migratoire.

 Orban : «Si cela dépendait de nous, il n'y aurait pas de politique de sanctions» 

miércoles, 14 de diciembre de 2022

Hongrie. Viktor Orbán ironise sur les soupçons de corruption au Parlement européen [Vidéo]


Viktor Orbán


Menacer de priver la Hongrie de subventions au nom d’une lutte jugée insuffisante contre une prétendue corruption tout en étant confronté au plus vaste scandale de corruption de son histoire : les paradoxes du Parlement européen ont inspiré Viktor Orbán.

 

Corruption au Parlement européen : Viktor Orbán ironise

Malmené depuis plusieurs années par la direction de l’UE, la réaction du Premier ministre hongrois Viktor Orbán était attendue suite aux révélations concernant le scandale des soupçons de corruption au Parlement européen. Des soupçons plutôt ironiques d’un point de vue hongrois, puisqu’une partie des accusations des dirigeants de l’UE à l’encontre de Viktor Orbán portait également sur des suspicions de corruption.

Aussi, la suspension d’Eva Kaili de son poste de vice-présidente du Parlement européen dimanche dernier n’est pas passée inaperçue dans le monde politique hongrois. L’eurodéputée socialiste grecque a été arrêtée vendredi dernier dans le cadre d’une « enquête de corruption sur des activités de lobbying illicites présumées du Qatar ».

Au matin du 12 décembre, Viktor Orbán a salué le Parlement européen (secoué par le plus grand scandale de corruption son histoire) sur Twitter avec une image ne manquant pas d’humour :



« Et là, ils ont dit qu’ils étaient vivement préoccupés par la corruption en Hongrie», peut-on lire sur le texte accompagnant l’illustration. Sur la photo en question, datant de 1981, figurent, hilares, les anciens présidents américains Ronald Reagan et George Bush.

L’UE prête à geler plusieurs milliards d’aides à la Hongrie

La situation est en effet propice à l’ironie puisque lundi 12 décembre au soir, cette affaire de corruption liée au Qatar a été débattue au Parlement européen lors d’une réunion des présidents de groupe tandis que la vice-présidente Eva Kaili est désormais incarcérée depuis dimanche 11 décembre.

sábado, 3 de diciembre de 2022

L’Union européenne gèle 13 milliards destinés à la Hongrie : un avertissement aux pays tentés par la dissidence ?


 
 

 Marie d'Armagnac 2 décembre 2022

La Commission européenne, sous la pression, nous dit-on, du Parlement européen, refuse pour le moment d’accorder à la Hongrie plus de 13 milliards d’euros de fonds qui lui étaient destinés : 7,5 milliards devaient lui être alloués au titre des fonds de cohésion sur le budget 2021-2027 et 5,8 milliards d’euros au titre du plan de relance post-Covid. 

La Hongrie est en effet le seul pays de l'Union européenne qui n’a pas encore reçu ces fonds.

En septembre dernier, par 433 voix pour et 123 voix contre, le Parlement européen avait voté en faveur d’un rapport qualifiant l’État hongrois de « régime hybride d’autocratie électorale » : cela ne veut rien dire, à moins que la définition de la démocratie en Occident, dont le socle et la légitimité reposent sur l’onction populaire accordée par le vote, n'ait changé. À ce compte-là, pour reprendre les mots de Ghislain Benhessa, l’État de droit n’est « que l’illusion d’une perfection juridique et rien de plus que la somme des principes que l’on choisit de lui injecter » : le parfait prétexte pour contourner ce qui reste de démocratie dans l’Union européenne. Depuis avril dernier, la Commission a introduit spécialement pour la Hongrie (et demain l’Italie, qui vote si mal ?) le mécanisme de conditionnalité des fonds au respect de l’État de droit sous prétexte que ce non-respect mettrait en danger l’équilibre budgétaire de l’Union européenne.

Lors du vote de ce rapport, la députée européenne Fabienne Keller (Renew Europe) avait déclaré, dans les colonnes du Monde, que la loi hongroise qui interdit la propagande LGBT dans les écoles « ressemble aux lois poutiniennes ». Fustigeant la politique conservatrice hongroise, elle avait averti : « Si la Hongrie était candidate aujourd’hui pour rentrer dans l’UE, ce ne serait pas possible, elle ne remplirait plus les critères d’adhésion, c’est le triste constat du rapport. »

Les députés européens ont donc fait pression depuis septembre sur la Commission, laissant même planer le doute sur une éventuelle motion de censure de ladite Commission si le gel des fonds destinés à la Hongrie n’était pas mis en place.

Peu importe que la Hongrie ait mis en chantier différentes réformes, dont celle de la Justice, ou encore l’installation d’une autorité indépendante pour mieux contrôler les fonds de l’Union européenne. La date butoir du 19 novembre pour la mise en place de ces réformes n’a pas été respectée, estime la Commission.