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miércoles, 4 de junio de 2025

En attendant les Oreshniks pendant que le Kabuki d'Istanbul est « non négatif »

 


Pepe Escobar

Une ambiance modérée mais concentrée régnait dans le Moscou politique à quelques heures de la prochaine séance du théâtre Kabuki d'Istanbul, officiellement des « négociations » entre la Russie et l'Ukraine.

 La situation est explosive. Trois enjeux sont en jeu :

  1. L'attaque contre les bombardiers stratégiques russes – élément clé de la triade nucléaire – était une opération conjointe des États-Unis et du Royaume-Uni, en particulier du MI6. La technologie, la planification et l'exécution ont été entièrement fournies par les agences de renseignement anglo-américaines.
  2. On ignore encore si Donald Trump contrôle réellement la politique étrangère américaine. Une source haut placée des services de renseignement russes a confirmé hier soir que le Kremlin enquêtait précisément sur ce point : qui a donné le feu vert ?
  3. Il y a presque unanimité au sein de la population russe : libérez les Oreshniks – et répondez avec des missiles balistiques.

La réunion d’Istanbul était prévisible : une délégation ukrainienne en uniforme militaire, une conférence de presse chaotique avec un ministre de la Défense qui parlait à peine anglais et un commentaire final du ministère turc des Affaires étrangères selon lequel elle n’avait pas été « négative ».

Le contenu ? Zéro. Il ne s'agissait que d'un échange de prisonniers. À Moscou, tout le monde est d'accord : Medinsky aurait dû remettre un ultimatum, pas un mémorandum. Pourtant, il a remis un document en trois parties, deux options de cessez-le-feu et 31 points, dont beaucoup étaient déjà connus : le retrait des forces armées ukrainiennes de quatre régions sous 30 jours, la reconnaissance internationale de la Crimée, du Donbass et de la Nouvelle-Russie, la neutralité ukrainienne, des élections, un traité de paix, une résolution de l'ONU et l'interdiction des armes nucléaires sur le sol ukrainien.

Kiev n'acceptera rien de tout cela. La guerre – ou BBS, comme on l'appelle à Moscou – continuera. Le prochain cycle de négociations est prévu pour fin juin.

Le traité START en ruine

Les bombardiers Tu-95MS étaient stationnés sans protection sur la piste, comme l'exigeait le traité New START. La visibilité des images satellite – vestige de la Guerre froide utilisé pour instaurer la confiance – a été détruite.

L'élite sécuritaire russe mène une enquête acharnée : Trump était-il au courant ? Ou a-t-il été contourné ? Et dans ce dernier cas, qui a donné l'ordre ?

sábado, 6 de julio de 2024

“Négocier avec un homme qui contrôle 6 500 ogives nucléaires et un véritable empire est particulier.”

 

martes, 29 de marzo de 2022

Reprise des négociations Ukraine-Russie, vers une sortie de crise hors toute médiation UE


 
Le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a prononcé le discours d’ouverture de cette ronde de négociations pour la paix.
AFP
Publié le 29/03/2022 à 14:18 - Mise à jour à 14:39


Auteur(s): Teresita Dussart, pour francesoir.

CHRONIQUE - Un nouveau round de négociations s’est ouvert ce matin à Istanbul entre les délégations de Russie et d'Ukraine sur un socle désormais partagé. 

Ces pourparlers ont été marqués par un premier succès : la Russie s'engage à desserrer son étau sur Kiev. 

Les points non négociables pour la partie russe avaient été rappelés par le ministre des Affaires étrangères, Serguei Lavrov. L’Ukraine devait s’engager à "ne pas héberger d’armée étrangère sur son sol". L’autre point, l’arrêt des "assassinats de civils dans le Donbass". Si un accord venait à couronner ce socle, à l’origine de l’intervention russe à l’Est du Dniepr, une rencontre entre Zelensky et Poutine serait possible, a estimé Lavrov. "Poutine n’a jamais été contre une rencontre avec Zelensky" mais "trop de contentieux se sont accumulés au cours de ces dernières années pour se réunir et échanger des idées. Ce serait contreproductif”. Ce cycle de rencontre avec pour hôte, le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlüt Çavuşoğlu, pourrait se déplacer à Belgrade au cours de prochaines sessions, a laissé entendre Lavrov.

Hier, le même Lavrov avait déclaré que l’Union européenne, au vu du passif sur le Kosovo et l’Ukraine et au regard des accords de Minsk, ne saurait être considérée comme "État garant de confiance". 

Il est vrai que pour sceller des accords qui garantissent la paix et la sécurité de la région, sans suspicion, l’Europe a perdu toute crédibilité, tant du fait de la diplomatie de ses États membres que de celle déployée par l’Espagnol Josep Borell au sein de la Commission européenne. Optant pour un rôle de hooligan rageur, en faveur d’une des parties en conflit, en décontextualisant le différent du long contentieux qui le précède et duquel deux nations européennes, la France et l’Allemagne, avaient été investies du rôle de garant, l’UE occupe désormais un rôle qui n’est ni celui de co-belligérant ni celui d'arbitre, mais lequel, in fine est considéré comme néfaste et pyromane par les parties en présence.