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lunes, 17 de marzo de 2025

[CHRONIQUE] Provocation, agitation, exhibition : la méthode Macron

 

Capture d'écran
Capture d'écran
 

 

 Le président de la République aime le spectacle, mais le cabotinage est contre-productif sur le théâtre international.

La diplomatie nécessite de la discrétion, de la retenue, de la conviction et de la compréhension. De la discrétion car, lors de tout conflit, ceux qui gouvernent sont toujours entourés de « jusqu’au-boutistes » qui rêvent de victoire totale. L’exposition au grand jour des tractations ne peut que fragiliser les faiseurs de paix. De la retenue, car prendre sans nuance le parti de l’un contre l’autre est assurément la meilleure façon de faire échouer les négociations. De la conviction pour convaincre certes, mais aussi la conviction profonde que la recherche d’une solution pacifique est préférable à la poursuite d’une guerre sans fin dont l’aboutissement serait la reddition sans condition de l’adversaire, au nom d’une morale qui, bien souvent, n’est que pure hypocrisie. Comme ce fut le cas pour la seconde guerre d’Irak, par exemple. Enfin, de la compréhension, car il faut comprendre les ressorts d’action des belligérants. Il est toujours si facile de dénoncer la paranoïa, les provocations délibérées ou l’impérialisme de l’un ou l’autre, mais c’est le meilleur moyen de ne rien comprendre aux raisons qui ont pu conduire à la guerre et, dès lors, de jamais trouver les voies de la paix. C’est en écartant les causes qui ont provoqué le conflit que l’on peut parvenir à une paix durable, par un équilibre des intérêts et des conditions de sécurité.


Macron et l'UE se sont condamnés à n'être que des figurants

Or, le président de la République et, avec lui, l’Union européenne ont agi exactement à l’inverse et se sont donc condamnés à être exclus du processus de paix, à n’être que des figurants qui prétendent au premier rôle et qui ne feront sans doute que tapisserie dans le décor diplomatique. L’UE, qui se rêve une puissance, ne réussit qu’à sortir l’Europe de l’Histoire. Était-il opportun de faire échouer les pourparlers engagés à Istanbul, en mars 2022, et de pousser à une guerre sans fin, même si les crimes de guerre de Boutcha provoquaient une juste indignation 1 ? Était-il opportun d’agiter l’idée d’envoyer des troupes au sol en Ukraine ? N’était-ce pas faire bon marché de l’Ukraine et de la vie des Ukrainiens tout en prétendant le contraire ? Ou n’était-ce pas la traduction de l’illusion d’une défaite russe à venir, fondée sur une sorte de sentiment de supériorité occidental, alors même que nul ne voulait ni n’avait les moyens d’entrer en guerre ouverte contre la Russie ?


Arrogance française, réalisme américain

domingo, 22 de diciembre de 2024

Ukraine, Afrique, Israël : un ancien diplomate de l'Elysée balance les dossiers ! - Erwan Davoux


 
 
 

 
 
  20 déc. 2024 
 
 La France victime d’un sabotage en règle de notre diplomatie ? 
 
 🔷 Avec Erwan Davoux Président de LMD CONSEIL, directeur de la publication de geopolitics.fr Ancien fonctionnaire à la DGSE et ancien chargé de Mission à la Présidence de la République (cellule diplomatique)

domingo, 7 de julio de 2024

Présidence hongroise de l’Union européenne : ça déboîte déjà !


ORBAN

 

On sait que la présidence de l’Union européenne est tournante. 

Il fallait bien que ce fût un jour le tour de la Hongrie. 

Viktor Orbán concentrait contre lui, depuis des années, toutes les critiques de la gauche et des pays dits progressistes : on l’annonçait fasciste, ennemi des libertés, on dénonçait depuis des années sa politique illibérale. Aussi n’était-ce pas sans une certaine gourmandise que ses voisins européens attendait qu’il s’installe à la tête des institutions bruxelloises, réputées intangibles, et en tous les cas peu enclines à voir ce chef d’État si opposé à leurs priorités s’emparer des leviers de commande.

On peut dire qu’Orbán n’a pas déçu. À peine installé à son poste, il a immédiatement joué les médiateurs envers Vladimir Poutine, qui l’a invité à venir le voir à Moscou. « Seul pays d’Europe capable de parler à tout le monde », la Hongrie, s’il faut en croire son Premier ministre, n’a rendu compte de cette initiative à aucun des autres pays membres. Tollé général, évidemment, mais cette rencontre a le mérite de la franchise, de la singularité et, au-delà de l’effet d’annonce, permet aussi de sortir l’Europe des postures toutes faites et du psittacisme collectif. Allait-il s’arrêter là ? Bien sûr que non !

Le parti Identité et Démocratie (ID), traditionnellement classé très à droite au Parlement européen, est traditionnellement celui du RN, et il reste marginal du fait de la radicalité de certaines de ses prises de position. Reconquête avait fait de sa proximité avec les conservateurs d’ECR, le parti dont dépend Giorgia Meloni à Bruxelles, l’un de ses arguments phares pour la campagne. Or, voici qu’Orbán et Marine Le Pen pourraient former autour d’eux un grand parti de droite à l’échelon européen ; les pourparlers avancent dans ce sens. On apprend, ces jours-ci, que le PVV du Néerlandais Geert Wilders va se joindre à cette coalition dont le Fidesz hongrois est le centre de gravité.

viernes, 15 de mayo de 2020

Diplomatie et Covid-19 : Jean-Yves Le Drian envoie la Chine dans les cordes



Il est assez rare d’avoir l’occasion de saluer le comportement d’un membre du gouvernement français, par les temps qui courent. 

Je ne vais pas la manquer. Et je vais approuver un changement d’attitude diplomatique vis-à-vis de cet immense danger planétaire qu’est la .

Il était temps, me direz vous.
Le 12 mai, le gouvernement chinois a demandé à la France d’annuler un contrat d’armement de 25 millions d’euros passé entre la France et Taïwan, portant sur la rénovation de frégates La Fayette vendues en 1991, rapporte le site Opex 360.
En effet, la Chine ne reconnaît pas l’indépendance de Taïwan et considère l’île comme une de ses provinces – ce que Taipei réfute absolument, bien entendu.
L’île, ultime repli des forces nationalistes de Tchang Kaï-chek vaincues par les maoïstes en 1949, est, depuis, dans le viseur du Parti communiste chinois et vit dans la hantise permanente d’un débarquement des troupes du grand frère continental.
Elle bénéficie de la protection des États-Unis, mais depuis quelques années, la montée en puissance de Pékin sur la scène internationale inquiète au plus haut point les autorités taïwanaises, qui ne veulent pas subir le sort de Hong Kong et vivre dans l’enfer du communisme.

miércoles, 22 de abril de 2020

Le laboratoire P4 de Wuhan : le cadeau de la France au monde…



 


Depuis début avril, dans les médias classiques, une ritournelle s’installe, sous forme interrogative pour ne pas ennuyer le gouvernement chinois : « Est-ce que le Covid-19 vient d’un pangolin mal cuit lors d’un barbecue ou d’un laboratoire bactériologique P4 de haute sécurité ? »

Le Figaro a publié une enquête dans son édition du 21 avril 2020.

Il explique comment ce laboratoire est une exportation française, en partenariat avec Pékin.
Comment ce partenariat s’est transformé en contrat unilatéral chinois : presque un cadeau, en somme, de la France à la Chine !
Les réticents à ce projet craignaient que d’un laboratoire de recherche l’on tombe dans un « arsenal biologique » communiste… Oh, les vilaines Cassandre !
Le laboratoire a été terminé en janvier 2015 et ouvert en janvier 2018, date qui « coïncide », affirme élégamment Le Figaro, avec une visite d’Emmanuel Macron en Chine.
Ce n’est pas tant le soupçon qui est intéressant que la suite de l’article concernant la diplomatie française :
« […] la France, qui n’est qu’une puissance moyenne, n’a pas les moyens d’arrêter un projet car elle ne peut assumer les rétorsions économiques qui s’en suivraient », affirme un spécialiste dans l’article.
Il continue : « Les Chinois cherchent à s’approprier notre technologie. Et nous allons plus loin que nous le devrions de peur d’être victime d’un chantage. »
Un diplomate affirme : les autorités « ont péché par innocence. Elles ont cru qu’on pouvait faire confiance aux Chinois. »

jueves, 26 de febrero de 2015

Départ en Syrie : au tour des parlementaires !


 
 
Le 26/02/2015
 
 
L’initiative est heureuse parce que, ainsi que l’a affirmé Jacques Myard, "rien n’est tout noir, rien n’est tout blanc".
 
Quelle belle et heureuse initiative que celle des quatre parlementaires français, d’être ainsi allés voir sur ses terres Bachar el-Assad, ce tyran honni de l’Occident, des États-Unis, de l’Europe, des pétromonarchies.
Deux sénateurs, Jean-Pierre Vial (UMP, Savoie), président du groupe d’amitié France-Syrie, et François Zocchetto (UDI, Mayenne) se sont joints à leurs homologues députés, Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne), président du groupe d’amitié France-Syrie au palais Bourbon, et Jacques Myard (UMP, Yvelines) pour discuter avec le « grand ordonnateur de la répression qui a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2011″, rapporte Le Monde.
En effet, tout juste le fils d’Hafez el-Assad trouve-t-il grâce aux yeux d’un autre tyran, l’immonde Vladimir Poutine…
Dans cette escapade entourée, sinon du plus grand secret, au moins d’une très grande discrétion, les pro-Assad salueront le courage des parlementaires français quand les anti les traiteront sans aucun doute de « collabos ».
Les plus retors diront : « Encore un départ en Syrie. Même les politiques sont touchés ! »
Ce voyage était strictement privé, à en croire les représentants du peuple français.

miércoles, 26 de febrero de 2014

Querelle France-Maroc : Hollande apporte des «clarifications» au roi.

V.F. | Publié le 25.02.2014, 06h44 | Mise à jour : 26.02.2014, 15h26

ARCHIVES. Afin d'apaiser la querelle diplomatique entre le Maroc et la France, François Hollande a apporté des «clarifications» au roi Mohammed VI lundi soir.
                                   
 ARCHIVES. Afin d'apaiser la querelle diplomatique entre le Maroc et la France, François Hollande a apporté des «clarifications» au roi Mohammed VI lundi soir.

AFP / Bertrand Langlois

s'est directement impliqué lundi pour tenter de mettre fin à la querelle diplomatique entre la France et le Maroc.

Le de la République a contacté le roi Mohammed VI afin d'apporter des «clarifications» après le coup de froid né la semaine dernière de plaintes déposées à Paris contre un haut responsable marocain.
                                                                                                                     
François Hollande a téléphoné lundi soir à Mohammed VI, actuellement en tournée africaine, a annoncé le Palais royal.
 «A la lumière des clarifications apportées (...), les deux chefs d'Etat ont convenu de poursuivre les contacts durant les prochains jours au niveau des deux gouvernements, et d'œuvrer dans l'esprit des relations d'exception qui lient le Maroc et la France», a ajouté la même source.

Le Maroc, un proche allié de la France, ne décolère pas depuis jeudi dernier et l'annonce du dépôt, par une ONG, de deux plaintes pour «complicité de torture» contre le patron de son contre-espionnage, Abdellatif Hammouchi.