par Charles Sannat | 15 Fév 2023 |
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
C’est un article du site très europhile Euractiv.fr (source ici)
qui revient sur cette information fracassante puisque le New York Times
attaque en justice la Commission européenne au motif que l’institution
n’a pas rendu public les textos échangés par sa présidente Ursula von
der Leyen et le PDG du géant pharmaceutique Pfizer tout au long de la
pandémie de Covid-19.
Et oui.
Ce ne sont pas les médias ni européens ni français qui auraient intenté une telle action.
Cela en dit d’ailleurs plus long que tous les discours sur la réalité
de la démocratie en Europe et sur la transparence des institutions
européennes.
Si je suis en lutte contre la Commission de Bruxelles, ce n’est pas
parce que j’ai en moi un sentiment profondément anti-européen, mais
parce que l’Europe telle qu’elle est conçue ne peut que nous mener à la
négation des droits des peuples et à une immense corruption puisque la
Commission Européenne, c’est LE lieu des arrangements entre amis, loin,
très loin de contrepouvoirs démocratiques et judiciaires pourtant
tellement nécessaires.
L’Union Européenne, c’est la création volontaire d’une immense
lessiveuse au service de quelques puissants non élus et contre les
peuples.
L’Europe de Bruxelles, en ce sens n’est plus synonyme de paix, ni de prospérité, et cela commence sacrément à se voir.
La requête du New York Times, le premier média à révéler l’affaire
des SMS en avril 2021, a été déposée le 25 janvier, mais est seulement
visible depuis lundi (13 février) sur le registre public de la Cour de
justice des Communautés européennes.
Le SMS-Gate de Von der Leyen« Elle concerne l’affaire dite « des SMS ». Pour rappel, des soupçons
portent sur des textos échangés entre Ursula von der Leyen et le PDG de
Pfizer Albert Bourla à propos de la négociation d’un contrat de 1,8
milliard de doses de vaccins contre le Covid-19.
Lorsque le journaliste Alexander Fanta, du site d’informations
netzpolitik.org, a demandé l’accès à ces messages, la Commission lui a
répondu qu’elle ne les avait pas « identifiés » et qu’elle ne les
retrouvait plus.
Ces déclarations de la Commission ont donné lieu à une plainte de la
médiatrice européenne Emily O’Reilly en janvier 2022, qui a rappelé
l’exécutif européen à l’ordre et a exhorté la Commission à « effectuer
une recherche plus approfondie des messages pertinents. »
La commissaire à la transparence Věra Jourová avait répondu que la
recherche de SMS entre Mme von der Leyen et M. Bourla « n’avait donné
aucun résultat ».
Conséquence : en juillet 2022, la médiatrice européenne avait
sévèrement critiqué la Commission européenne et avait estimé que le
manque de volonté de retrouver ces SMS était un signal d’alarme.