Marck & Balsan est une entreprise française « spécialisée dans l'habillement et l'équipement des administrations et des entreprises privées, en France et à l'international ».
Depuis près de 25 ans, la marque fournissait l’armée. Elle confectionnait les uniformes de différents corps, principalement les tenues de gala. C’est terminé !
La dernière attribution du marché public de l'armée française lui a échappé. Il a été remporté par Paul Boyé, une société basée en Haute-Garonne dont l’activité se situe principalement dans l’océan Indien. Résultat : les nouveaux uniformes seront en partie fabriqués à Madagascar. Jacques Boyé, le président de l’entreprise, confie à l’AFP : « On est dans un espace mondial, il faut suivre [...]. Si on voulait relocaliser, on aurait du mal à trouver les gens pour le faire. » Une phrase qui a de quoi faire bondir.
D’une part parce que toute la ligne de production de Marck & Balsan était basée en France, ce qui prouve qu’il y avait de la main-d'œuvre qualifiée ; d’autre part, parce qu’en parlant d’économie mondiale, il montre combien la France ne protège pas ses entreprises, ne se protège pas.
De fausses économies
Comment se fait-il que lorsque l’État dépense de l’argent public, il ne fasse pas tout pour que celui-ci reste sur le territoire ? Dans les colonnes du Figaro, Laurent Marck répond à la question avec beaucoup de lucidité : « Les acheteurs publics achètent au meilleur prix en raison des contraintes budgétaires. » Conséquences : il doit mettre la clef sous la porte de son usine calaisienne et procéder à soixante-cinq licenciements. De futurs chômeurs que l’État va indemniser… « Plutôt que d'indemniser des chômeurs, on ferait mieux de payer des employés dans les usines », souligne Laurent Marck. Comment lui donner tort ?
En achetant à l’étranger, l’État fait une économie pas si économique que cela. D’autant moins qu’elle s’accompagne de pertes en cascade. Sur les euros envoyés à Madagascar, la France ne récupère plus rien, alors que lorsqu’ils sont dépensés en France, ils font des petits (charges sociales, TVA…).
De vraies pertes













