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martes, 6 de mayo de 2025

SNCF : des cheminots bien payés, primés, gratifiés… mais (encore) en grève !

© Samuel Martin 
 
 © Samuel Martin

 

 

 En moyenne, un conducteur de train touchait 4.214 euros bruts par mois en 2023 très au-dessus du salaire moyen en France

Ce week-end, le PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, se voulait rassurant quant aux risques de grève : « Nous sommes loin d'une semaine noire. » Des propos infirmés dès ce lundi 5 mai au matin où les trajets des usagers, en Île-de-France ou dans le Nord-Pas-de-Calais, ont été apocalyptiques. Les syndicats n’avaient-ils pas prévenu ? « Du 5 au 7 mai, mettons les trains à l’arrêt ! » Les préavis de grève concernent aussi, bien sûr, le pont du 8 Mai.

Et une prime traction, une !

Des milliers de Français resteront une fois de plus... à quai. Pourquoi ? Que réclament, par exemple, le Secteur fédéral des cheminots de Paris Rive Gauche (CGT) et l’UNSA Ferroviaire ? Une réforme de la « prime traction ». N’allez pas croire que les gros bras de la CGT Cheminots tirent eux-mêmes les convois, mais les conducteurs touchent cette prime fixée selon le kilomètre parcouru, le type de train, le type de voie… Une usine à gaz : « La méthode de calcul de la prime traction est incompréhensible pour bon nombre de conducteurs. » La réforme passe, pour les syndicats, par l’augmentation de la prime, mais aussi par sa « sécurisation », autrement dit qu’elle soit versée même lorsque les conducteurs ne roulent pas ! Ça confine à l’absurde.

Représentant, actuellement, quelque 150 millions d’euros par an, la prime traction s’ajoute aux autres avantages dont la SNCF est prodigue pour ses ADC (agents de conduite) : « gratification de vacances », « gratification annuelle d’exploitation », « gratification pour distinctions honorifiques » et autres « gratifications exceptionnelles » (pléonasme, puisqu’une gratification est censée être, par nature, exceptionnelle, ce qui la distingue de la prime). Quel métier est aussi… gratifiant ? On se le demande.

Ne me dis pas combien tu gagnes

Les syndicats réclament aussi la réforme de la « prime de travail » des contrôleurs - encore une prime - et une gestion plus anticipée des plannings. Pour François Delétraz, président de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT), contacté par BV, « la grève est un bazooka, elle doit être utilisée à bon escient. S’ils avaient fait grève pour dénoncer que, sur un billet de TVG à 100 euros, 50 euros sont ponctionnés par l’État ou que la SNCF a 5,4 milliards d’euros de bénéfices qui sont reversés au budget général de l’État, là, on comprendrait. » Mais « faire grève lors du pont du 8 Mai pour cent balles ? Ils sont hors-sol. »

Interrogée sur le salaire d’un conducteur, la SNCF nous répond qu’elle ne communique pas « sur le détail des rémunérations de chaque métier qui sont tous soumis à des spécificités ».

miércoles, 12 de octubre de 2022

Les grévistes de Total sont-ils de vilains privilégiés capricieux !


Invité par RTL Emmanuel Lépine, Secrétaire général FNIC-CGT a « conteste formellement » le salaire avancé par la direction.

Selon Emmanuel Lépine, le salaire moyen d’un opérateur de raffinerie n’est pas de 4 300 euros comme l’annonce Total.

« Je conteste formellement et avec la plus grande énergie ce chiffre », ajoute-t-il. « On est en plein dans les effets d’annonce. Quand Total dit qu’il est prêt à négocier, là encore c’est un mensonge », ajoute le patron de la FNIC-CGT. Le salaire moyen d’un opérateur de raffinerie « est aux alentours de 3 000 euros, ce sont des postes à très hautes qualifications », précise-t-il.

Certes.

Tout d’abord 3 000 euros ce n’est pas non plus la misère quand on regarde le salaire moyen et médian. Ensuite est-ce avec les primes, sans les primes ? Avec ou sans l’intéressement ?

Bref, on est sans doute pas si loin que cela de ce qu’annonce la Direction de Total et si vous écoutez son intervention elle ne brille pas sa clarté et sa limpidité.

C’est même un peu clair comme du jus de chique !

Il ne s’agit pas ici de juger de la vérité mais de la perception !

Bref, ici je ne juge pas du salaire de ces grévistes, et j’aimerais que notre pays soit comme la Suisse avec un salaire plutôt à 6 000 euros pour presque tous que nous soyons tous « riches » et si c’est possible en Suisse c’est aussi possible en France mais pas avec cette politique économique évidemment. D’ailleurs en Suisse, ils n’ont pas la CGT. Mais c’est un autre débat.

Ce que je vous dis en revanche, c’est que ces grévistes vont être « détestés » et ils seront punis par là ou pêche la CGT et le discours gauchiste insupportable qui consiste à faire croire que l’on est le riche du voisin et que si on est un peu plus riche que le voisin on est un vilain, un méchant, un profiteur.

martes, 11 de octubre de 2022

Les « pauvres » de chez Total, en grève à 5 000 euros par mois !



 » L’ouvrier en 3/8 en raffinerie TotalEnergies en Normandie a un salaire brut annuel de 40.000 euros bruts, auxquels s’ajoutent des primes de poste et d’ancienneté ainsi que d’autres éléments variables. 

Sans oublier l’intéressement et la participation. Le total est plus près de 70.000 euros bruts par an que de 60.000, et la participation sera beaucoup beaucoup plus élevée cette année, avec les résultats exceptionnels de la société ».

Voilà les chiffres dévoilée par la direction de Total.

Evidemment cette divulgation n’a rien de gentil ou d’aimable.

Il s’agit des faire passer les grévistes des raffineries pour des vilains nantis qui se plaignent et couinent parce que 5 000 balles par mois en Normandie c’est pas assez pour vivre alors que des millions de Français tirent la couenne chaque mois avec plutôt 1 400 euros par mois et qu’ils ne peuvent même plus faire leur plein à cause des méchants grévistes.

La diffusion de cette information n’est pas un bon signe, car cela montre plutôt la volonté de la direction de saper le soutien populaire envers un tel mouvement et veut le rendre profondément impopulaire.

Cela devrait marcher, et c’est un signal faible d’un risque de conflit fort et durable avec pourrissement et bénédiction de l’état même si le discours consiste à parler de « dialogue social ».

Charles SANNAT

Source Radio France.fr ici

Carburant : La France insoumise plus proche des grévistes que des automobilistes français


 

Marc Eynaud 10 octobre 2022

« Il n’ y a pas de pénurie. ». Depuis les débuts de l’épidémie de Covid-19, il est commun, lorsque prend la parole, de prendre les vérités du moment en futurs mensonges, du moins en vérité relative. 

Car si la fin de semaine a vu des problèmes d’approvisionnement et de ruptures dans près de 30 % des stations-essence, les Hauts-de-France et l'Île-de-France se retrouvent dans une situation plus tendue encore : ces deux départements affichent respectivement,54,8 % et 44,9 % de leurs stations en rupture de stock. V

oilà qui oblige l’État à puiser dans ses réserves stratégiques et les services d’urgence et de sécurité à privatiser, par intervention des forces de l’ordre, les accès aux pompes...

Une grève des raffineurs

En réalité, le contexte international chahuté n’est pour rien dans la rupture des approvisionnements en carburant. En cause, les mouvements de grève dans les raffineries appartenant aux groupes TotalEnergies et ExxonMobil. Chez Total, les syndicats exigent une augmentation des salaires afin de faire face à l’inflation. Les grévistes demandent une revalorisation de 10 % de leurs émoluments et rappellent le bénéfice exceptionnel de plus de 13 milliards d’euros réalisé par le groupe pétrolier. Lancé depuis une dizaine de jours et gagnant la plupart des infrastructures, le bras de fer entre le siège et les salariés a fini par impacter le pays tout entier. En guise de réponse, le groupe TotalEnergies a détaillé les salaires touchés par ses employés en raffinerie. « La rémunération mensuelle moyenne d’un opérateur de raffinerie de TotalEnergies en France en 2022 est de 5.000 euros par mois, intéressement-participation compris (4.300 euros par mois hors intéressement) », précise le groupe dans un communiqué. L'entreprise ajoute que, « pour aider les salariés à faire face à l’inflation », elle a versé « un avoir de 150 euros en mars 2022 pour les salariés français abonnés au et à l'électricité chez TotalEnergies » et « une prime énergie de 200 euros nets en juillet 2022 pour tous les salariés ». De quoi agacer les Français qui attendent devant des stations vides pour se rendre au travail...

jueves, 9 de enero de 2020

Arretmaladie.fr, le nouveau site pour vrais grévistes et faux malades ?


 
 
 8 janvier 2020
 
Can Ansay, le docteur – en droit, pas en médecine – qui a ouvert, mardi 7 janvier, sa plate-forme de téléconsultations Arretmaladie.fr, en préparait évidemment le lancement depuis un temps certain et n’avait sans doute pas anticipé la concomitance avec les grèves des transports.
 
C’est une farce de l’actualité, en quelque sorte, puisqu’on apprend en même temps le lancement de ce site, qui ne cache pas son objectif, et l’augmentation exponentielle des arrêts maladie à la RATP et peut-être à la SNCF.
 
C’est RTL qui le révèle : durant la dernière semaine de décembre, les arrêts maladie ont été multipliés par cinq pour les conducteurs de RER, par quatre pour les conducteurs de métro et par trois pour les conducteurs de bus.
Invité, mardi, de la matinale sur cette même station, le Premier ministre a donc demandé aux entreprises des contrôles renforcés.
« Ceux qui souhaiteraient se placer en arrêt maladie pour faire grève se placeraient dans une situation qui est illégale », a déclaré Édouard Philippe, en foi de quoi il a « demandé à la SNCF et la RATP d’accélérer et d’accroître leurs contrôles – elles ont le droit de le faire – sur ceux qui, pour certains, donnaient le sentiment d’utiliser la possibilité de se placer en arrêt maladie pour faire grève ».
Hélas, si l’on en croit le Dr Philippe Vermesch, un vrai médecin celui-là, président du Syndicat des médecins libéraux, cela ne peut être qu’un vœu pieux.
Invité à défendre sa profession, ce mercredi matin, il explique au micro de RTL : « Si vous avez par exemple un conducteur qui ne veut pas faire grève et qui se fait agresser par les autres conducteurs et en plus par les passagers qui sont irascibles, énervés, stressés, je pense qu’au bout d’un moment ça doit être très pénible de travailler. »

martes, 5 de febrero de 2019

Les forces de l'ordre matraquent des manifestants grévistes à Paris (vidéo)

 
 
La «grève nationale de 24 heures» lancée par la CGT
 
© Sputnik .
 
La «grève nationale» qui se déroule actuellement à Paris a été marquée par des tensions entre la police et des manifestants, ainsi que par des violences.


Sur une vidéo diffusée sur le Net, des grévistes reçoivent des coups de matraque alors qu'ils sont visiblement désarmés.
Sur la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux ce mardi, des grévistes sont violement frappés par des policiers à Paris lors de la «grève nationale de 24 heures», lancée par la CGT, qui a pour objectif de mobiliser toute la France et qui se déroule actuellement à Paris.
Cette violence déployée par des policiers a été qualifiée de disproportionnée par des internautes.