Réflexions sur l'actualité et la
politique Française.
Avec quelques exceptions sur le reste du monde.
Immigration, invasion, colonisation, islamisation, révolution.Covid
La théorie du cheval mort est une petite histoire qui semble venir
d’un conte des Indiens d’Amérique semble-t-il du Dakota, ne m’en
demandez pas plus je n’ai pas de grosses connaissances en Indiens
d’Amérique.
Bref, la légende dit assez justement d’ailleurs, que quand le cheval
que tu montes est mort, il vaut mieux en descendre… Logique.
Cette histoire permet en réalité d’évoquer ceux qui ne veulent pas
reconnaître que le cheval est mort… ce que l’on appelle le déni.
Et ce déni s’applique aux organisations, aux entreprises, aux gens,
aux familles, et bien évidemment aux nations qui refusent de reconnaître
des problèmes évidents et vont utiliser une débauche de moyens, de
temps, d’argent, pour tenter de résoudre un problème qui est en réalité
insoluble puisque le cheval est mort.
Mais personne ne veut reconnaître que le cheval est mort.
Comme il n’avance plus, nous allons commencer par changer le
cavalier, c’est forcement la faute du cavalier. Ainsi nous en sommes à
notre 4ème cavalier pas encore de l’Apocalypse mais de Matignon. Après
Barnier, c’est Bayrou. Personne ne veut voir que le cheval est mort.
Bayrou veut donc nourrir mieux le cheval. S’il n’avance plus c’est qu’il
est mal nourri. Il faut donc augmenter les impôts pour pouvoir nourrir
le cheval Etat français. Ce cheval là ne mange pas de paille… il nous
met sur la paille.
Il existe un petit village gaulois entouré de camps retranchés de pays libéraux, sans impôts, que dis-je de paradis fiscaux.
Heureusement, les chefs gaulois, Bayroutix et Macronix veillent aux
grains, le grain des “zImpôts”, une exception culturelle gauloise.
Sous la pression du Druide Mélenchonix, les impôts ne font que
monter, il faut dire qu’il sait la faire la potion amère des zImpôts,
qui donnent cette force surhumaine à l’économie gauloise du Menhir…
d’ailleurs il paraît que menhir est mort ce soir, comme le lion d’une
certaine chanson.
Aux Etats-Unis, l’IS, l’impôt sur les sociétés, doit passer à 15 %,
en Allemagne, c’est même le 10 % qui est envisagé. Au Portugal ce sera
12 % pour les PME.
En France, Bayroutix au nom de l’égalité gauloise, et de la justice
fiscale augmentera la flat tax et le chiffre de 37.5 % circule au lieu
de 30 %. Bayroutix voudrait même pour faire plaisir au Druide
Mélenchonix remettre un impôts sur la fortune nouvelle formule. Une
nouvelle potion donc.
A ce stade, heureusement, les chefs gaulois n’ont pas encore voté le
nouveau budget. A ce rythme, il serait souhaitable qu’ils ne votent rien
et qu’ils fichent la paix aux Français, car comme à chaque fois qu’ils
font quelque chose, ils font plus de mal que de bien.
Jeudi 14 novembre, les départements dirigés par la droite et le centre ont tapé du poing sur la table : ils ont menacé de suspendre le versement
du revenu de solidarité active (RSA) et d'arrêter de prendre en charge
les nouveaux mineurs non accompagnés (MNA) si le gouvernement ne
revenait pas sur les ponctions budgétaires prévues en 2025.
Que
pensez-vous qu’il arriva ?
Le Premier ministre, pour calmer la fureur
des départements, a proposé de renflouer les caisses des départements… en augmentant les DMTO (Droits de Mutation à Titre Onéreux), improprement appelés « frais de notaire ». « La droite, ce fut longtemps la gauche sans les impôts, mais aujourd’hui ce n'est même plus le cas », notait récemment Philippe de Villiers devant le parterre de l'IFP (Institut de Formation Politique).
Que l'État se débrouille !
Le projet de loi de finances pour 2025 prévoit « un effort » de 5
milliards d'euros pour les collectivités, dont deux milliards d’euros
pour les départements, qui ne peuvent plus faire face. « Aujourd'hui les mineurs non accompagnés, que l'Etat s'en débrouille et les prenne en charge »
a notamment déclaré Nicolas Lacroix (LR), président du groupe des
départements de la droite, du centre et des indépendants (DCI). Il faut
savoir que la question des mineurs isolés est la patate chaude entre les
départements et l’État : ce dernier la considère du ressort de la
protection à l’enfance, donc du département. Les départements estiment
que, puisqu’il s’agit d’un sujet d’ordre migratoire, c’est à l’État de
s’en charger.
Il faut savoir aussi que depuis l’élection de Macron en 2017, plus de
100 000 mineurs ont été pris en charge par les départements. L’année
2023 fut une année record avec un nombre en augmentation de 31%. Les MNA
représentent aujourd'hui entre 15 % et 20 % des mineurs dont s'occupe
l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance), aujourd’hui saturée. Le coût annuel
par personne est estimé entre 36 500 euros par la Drees (Direction de la
Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques) et 50 000
euros selon l’Assemblée des départements de France. À cela il faut
rajouter par exemple, les tests osseux (1500 euros), quand la justice
les autorise… et parfois, les frais de justice : comme l’avait souligné
la sénatrice LR Valérie Boyer lors d’une question au ministre de
l’Intérieur en 2023 , ces dits MNA sont souvent victimes d'exploitation
sexuelle ou au travail, d’esclavage domestique, de mendicité forcée, ils
sont contraints ou entraînés à commettre des délits (notamment par les
narco-trafiquants)... et parfois tout cela à la fois. Ce simple et
triste état des lieux devrait, en soi, pousser tout un chacun à lutter
contre ce phénomène, devenue filière ordinaire d’immigration, au nom de
la Convention des Droits de l’Enfant qu'a signée la France : celle-ci
stipule qu'un enfant a le droit essentiel de vivre avec ses parents. Qui
garderait chez soi un enfant trouvé, au risque de le mettre en danger,
sans se demander d’où il vient, qui sont ses parents, et sans chercher à
lui faire regagner son foyer ? C’est pourtant ce que fait la France, et
de nombreux autres pays occidentaux d’ailleurs, qui avec un
paternalisme bienveillant d’inspiration néo-colonialiste, s’estiment le
devoir moral d’entretenir et (mal) élever les enfants des autres.
Depuis Raymond Barre, tous les premiers Ministres ont expliqué,
directement ou indirectement aux Français, qu’il allait falloir se
serrer la ceinture.
Pour quel résultat ? Si le serrage de ceinture avait
une quelconque efficacité, depuis 40 ans, cela se saurait.
Barnier,
avec son budget en trompe l’œil, ne déroge pas à la règle et nous ramène
le mythe de la ceinture de plus en plus serrée pour les Français.
Derrière l’image de l’ustensile vestimentaire, il y a bien la
destruction graduelle des services publics hérités du gaullisme :
l’école, l’hôpital, la police, la justice, la sécurité sociale et
l’armée. Et les Barnier boys de pérorer avec une moue entendue, sur la
faute de ces Français qui se soignent trop, qui chôment trop et qui
gaspillent trop : l’éternelle rengaine. L’argent versé à l’Ukraine,
l’achat de vaccins inutiles, les aides aux développement versées à des
multiples pays, les éoliennes dans la pétole, les retraites payées en
Algérie à des gens morts depuis longtemps, les départements ou
quartiers, comme le 93, vivant sous perfusion d’allocations, les
clandestins logés en hôtel trois étoiles, les niches fiscales, l’évasion
fiscale, le train de vie de l’État, tout cela, pour plus de 150
milliards, n’est pas un problème. Le vrai problème c’est l’incurie de
ces Français qui majoritairement travaillent pour moins de 2000 euros.
Dans la même veine, que les dealers s’attaquent directement aux forces
de l’ordre, à Cavaillon, ou que des OQTF violent et tuent tous les
jours, ce n’est pas non plus un problème. Le vrai problème c’est qu’on
doit empêcher les gens d’en parler, pour ne pas faire le lit de
l’extrême droite.
“Vous qui entrez, laissez toute espérance”, peut-on lire au Chant III
de la Divine Comédie de Dante, et la vision budgétaire est terrible.
L’état des finances de notre pays est… “dantesque” et l’avenir
économique s’annonce être un enfer.
L’enfer de Dante.
A ce stade, on nous explique que les riches très riches seront taxés
ainsi que les entreprises mais uniquement les entreprises très riches.
A ce stade le riche très riche c’est un couple sans enfant gagnant
500 000 euros à deux, soit 250 000 euros par personne. Nous conviendrons
tous que cela fait beaucoup de sous certes. Que tout le monde se
rassure avec mon épouse nous ne les gagnons pas, et comme en plus nous
avons des enfants (un chat et des poules qui hélas de donnent pas de
parts fiscales supplémentaires), ce n’est pas la raison qui va me
pousser à “défendre” ces méchants riches.
Selon la source officielle et politiquement la plus correcte à savoir le simulateur fiscale du Nouveau Front Populaire (source ici)
ce foyer paye 269 715 euros d’impôts à l’heure actuelle. Soit 500 000
euros – 269 715 = seulement 230 285 euros soit 19 190€ net après impôts.
Le NFP veut les monter à 365 798€ et leur laisser seulement 134 202
euros après impôts soit 11 183 euros par mois. Effectivement c’est
toujours beaucoup d’argent et de quoi remplir quelques caddies chez
Aldi, mais quand on croit gagner 41 600 euros par mois et qu’il ne vous
en reste que 11 000 avouez qu’il y a quand même de quoi se gratter la
tête et pousser au découragement même les plus travailleurs.
⚡️ ALERTE INFO
Il s'agit d'un ménage sans enfant qui touche des revenus d'à peu près 500 000 euros par an, a précisé Laurent Saint-Martin sur France 2. pic.twitter.com/tq1fJg35vd
Pourtant même si je trouve le taux de taxation actuel déjà totalement
confiscatoire et injustifiable, même pour ces vilains riches, ce n’est
pas la raison pour laquelle je prends leur défense.
Le danger de tous les processus itératif d’habituation.
Voilà la thématique à la mode ces derniers jours qui tourne et retourne en boucle.
J’ai tenté d’expliquer dans cette émission, que ce qui est défini
comme un riche en France correspond au salaire médian en Suisse, et que
plutôt que de continuer à se focaliser sur qui est le riche à taxer,
nous ferions mieux de nous demander comment créer de la richesse pour
tous, comment créer les conditions de l’abondance pour le plus grand
nombre.
En France selon l’Observatoire des Inégalités pour faire parti des 1 %
les plus riches il faut gagner 7 180 euros par mois. En Suisse le
salaire médian, lui est de 6 500 Francs Suisses. Vous me direz oui mais
la parité de pouvoir d’achat, oui mais le taux de change, et je
rajouterai oui et le sens du vent et si ma tante en avait on
l’appellerait mon oncle…
On se fiche de toutes ces arguties.
La réalité c’est que les “riches” en France sont en réalité très pauvres.
Ils sont pauvres parce que nous sommes pauvres.
Nous sommes pauvres, non pas parce qu’il y a des impôts trop élevés,
mais parce nous détestons tellement la richesse, tellement l’argent,
tellement le riche d’à côté que nous n’avons plus aucune ambition de
réussite au sens large ce qui inclut aussi l’argent.
Mais ce n’est pas tout.
Dans une étude publiée en 2020, l’Insee constate que l’argent des
ultra-riches provient, à 57 %, des revenus de leur patrimoine, contre
4,6 % pour l’ensemble des ménages…
Les bonnes âmes vont venir couiner à l’injustice sociale.
Evidemment, quand le sage montre la lune, les bonnes âmes (et les imbéciles) regardent le bout du doigt.
L’important ce n’est pas l’injustice.
L’important c’est de comprendre qu’il y a une catégorie de gens (très
minoritaire en France) qui a compris comment faire travailler l’argent
pour eux, alors que l’immense majorité travaille pour l’argent.
J’aime bien le début de article de Libé (source ici) qui résume parfaitement la situation politique actuelle.
“Cela ressemble à un ballon d’essai mais, en laissant dire qu’il
pourrait éventuellement augmenter des impôts notamment celui sur les
sociétés, Michel Barnier a mis la macronie dans tous ses états.
Car pour
le chef des députés Ensemble pour la République, Gabriel Attal, c’est
niet : demandeur d’une clarification du Premier ministre sur la «ligne
politique» de son successeur à Matignon, le député des Hauts-de-Seine
avait prévu une arrivée groupée, ce mercredi matin à Matignon pour en
savoir plus sur les intentions du futur gouvernement. Mais le
rendez-vous a été annulé une demi-heure avant.
Suivi d’une déclaration du Premier ministre transmise à la presse : « La situation budgétaire du pays que je découvre est très grave. J’ai demandé tous les éléments pour en apprécier l’exacte réalité. Cette situation mérite mieux que des petites phrases. Elle exige de la responsabilité».Les troupes présidentielles apprécieront.”
Michou “découvre”…
Notre Michou national vient de découvrir qu’il n’y avait plus de sou
dans les caisses de l’Etat et que Bruno et Manu avaient carabistouillé
pour ne pas effrayer le chaland électeur alors qu’il y avait les
élections européennes suivies d’une dissolution “brillante” du Mozart de
la finance.
Notre Michou que personne n’a jugé utile d’abonner gracieusement au
site insolentiae afin que Matignon puisse bénéficier de la sagacité de
mes poules de cristal made in Normandie en est donc, le pauvre, réduit à
“découvrir” que la situation budgétaire de la nation est très grave.
Bon, allez Michou, nous l’a fait pas, on a bien compris que tu es parfaitement au courant.
On le sait puisque tu n’exclus pas plus de “justice fiscale” ce qui veut dire des hausses d’impôts.
A part ceux qui n’en paye pas, personne n’en veut, et plus personne n’en peut plus des hausses d’impôts.
Il va donc falloir à un moment avoir le courage de baisser les dépenses, mais ce n’est même pas le sujet de ce soir.
Alors que la nuit est déjà tombée sur la France au moment où j’écris ces lignes, c’est le drame politique.
Barnier pourra-t-il seulement constituer un gouvernement ?
Quand on vous parle de “justice fiscale”, c’est évidemment un
synonyme pour vous dire “augmentation” de VOS impôts, pas de ceux des
autres.
Dans ce pays, on est vite trèèèèès trèèèèès riche au sens des impôts.
La preuve par le barème des tranches de revenu imposable.
Quand vous gagnez entre 28 798€ à 82 341€ c’est 30 %.
Quand vous gagnez entre 82 342€ à 177 106€ c’est 41 %.
Quand vous gagnez plus de 177 106€ c’est 45 %.
82 342 euros c’est 6 861 euros par mois (auxquels il faut retrancher
les 40 % d’impôts donc ce sera nettement moins en net de net), et si
cela peut sembler beaucoup quand on est au SMIC, il n’y a rien de
choquant dans un tel salaire. Rien. Au contraire. Si nous avions des
millions de gens qui gagnaient une telle somme chaque mois, le France
serait bien plus riche.
177 000 euros, c’est 14 750 euros avant 45 % d’impots… donc c’est
nettement moins là aussi. Aujourd’hui ce serait 84 418 euros d’impots
soit 93 000 euros nets d’impots et donc plus que seulement 7 750 euros
nets de nets… et oui. Plus de quoi faire la bamboche tous les soirs
avenue Montaigne. Les petits “riches” sont déjà largement ponctionnés au
nom de la justice fiscale qui est une escroquerie monumentale.
Je ne suis pas milliardaire mes amis, loin de là et j’ai fait le
choix de vivre dans un petit coin de Normandie, pas de privilégier ma
carrière et mes revenus en baignant dans le panier de crabe parisien. Et
je vais vous dire une chose qui me semble évidente. Les “pauvres” ou
ceux qui se croient plus pauvres que les “millionnaires” n’ont pas plus
de droit sur ces derniers que l’inverse.
Moralement, rien ne m’autorise ou ne justifie que je “prenne” 50 % ou
même 62 % à un méchant riche de ce qu’il gagne sous prétexte que je
considère qu’il gagne plus que moi, même si c’est beaucoup, même si
c’est trop.
Il n’y a pas de justice fiscale passé un certain stade de taxation.
Il n’y a pas de justice fiscale, parce qu’il y a du vol légal.
Je sais qui est Michel Barnier et personne ne peut oublier ses
convictions européennes très fortes, c’est le moins que l’on puisse
dire.
Pour autant, je dois dire que cela fait quand même du bien de voir
autre chose que des gamins dans les palais de la République qui jouent à
“et si on était des chefs” alors qu’ils n’ont que de bien piètres états
de services, ce que Barnier a rappelé de manière à peine aimable au
jeune Gabriel Attal qui vient de retourner ranger sa chambre.
Que l’on aime Barnier ou pas, que l’on apprécie ses positions
pro-européennes ou pas, ce qui est certain, c’est qu’il faut remettre de
l’ordre financier dans les écuries d’Augias des finances publiques.
Nous verrons ce qu’il choisira comme voie pour le budget 2025.
Il faut évidemment que le travail paye plus que l’inactivité sous toutes ses formes.
Vous ne le savez pas, parce que personne ne vous l’a dit comme cela,
mais la France ne fera pas faillite.
Certain m’expliqueront qu’un Etat
ne fait pas faillite il fait défaut… je vous répondrais que je sais tout
cela.
Je sais aussi qu’un Etat qui a ses caisses vides ne payent plus
ses retraités, ses fonctionnaires ou ses citoyens qui dépendent de la
dépense publique. Alors faillite ou défaut, c’est de la sémantique. Les
gamelles vides, c’est la dureté de la réalité.
Mais cela n’arrivera pas.
Pas encore.
La France ne fera ni faillite. Ni défaut.
Pourquoi ?
Parce que vous ne le savez pas, mais vous vous êtes porté caution.
Oui je sais, on ne vous a pas vraiment demandé votre avis, de toutes façons quand vous le donnez, ils n’en tiennent pas compte.
Mais vous êtes caution quand même.
La solvabilité de la France est garantie par votre épargne.
Ce n’est pas moi qui le dit.
C’e sont les agences de notation, c’est Sandrine Rousseau ou enocre Pierre Moscovici.
Oui, la vedette qui avait été ministre de l’économie, de la dette et
de l’emprunt, ministre de la dépense publique et du “creusage” de trous.
Et que dit-il alors qu’il est président de la Cour des comptes ?
Que…
Contre le déficit, « il ne faut pas s’interdire le levier fiscal »
“Le Premier président de la Cour des comptes a, une nouvelle fois,
tiré la sonnette d’alarme, appelant le prochain gouvernement à s’atteler
au plus vite au redressement des comptes publics. Et il a sa petite
idée sur la marche à suivre.
« Il y a trois façons d’agir sur les comptes publics : la croissance,
la fiscalité, et les dépenses. Pour ce qui est du levier fiscal, on ne
peut pas augmenter massivement les prélèvements obligatoires mais on
peut agir sur tel ou tel levier », a-t-il suggéré. Et le magistrat
d’évoquer la principale proposition du rapport Pisani-Mahfouz, celle
d’un « impôt exceptionnel et temporaire» sur le patrimoine financier des
10 % de Français les plus aisés, à hauteur de 5 milliards d’euros par
an. « Je ne suis pas un maniaque de la fiscalité, mais il ne faut pas
s’interdire le levier fiscal », a-t-il nuancé. Pour financer la
transition écologique, le Premier président de la Cour des comptes est
ainsi favorable à la réintroduction d’une «taxe carbone», compensée par
des « subventions pour les plus modestes ». Reste à savoir si le
prochain locataire de Matignon acceptera de suivre les préconisations du
sage de la rue Cambon…”
Vous pouvez lire ces déclarations dans le Figaro ici.
Vous pouvez aussi l’écouter et le voir sur France Inter lors de son intervention du lundi 15 juillet 2024.
Il vous dit tout.
Il vous annonce tout.
Vous allez, nous allons payer et conjuguer les mots payer, raquer,
cotiser, imposer, et renflouer à toutes les personnes et à tous les
temps !
Un impôt exceptionnel et temporaire sur le patrimoine financier !
Hahahahahaha….
Un impôt sur le patrimoine financier… il faut vite planquer le grisbi ! Les frères “rap tout” arrivent.
Au nom de l’égâââlitéééé, de la jûûûstice socialeu et autres
bêlements de rigueur et complètement convenus, vous serez taxés.
Rapinés. Volés.
Il y a toujours une justification que l’on ne peut pas refuser.
Alors au Front Populaire qui est un ramassis de communistes,
anticapitalistes qui suintent la haine du propriétaire, du riche, du
capitaliste, ce n’est pas ainsi que l’on vous amène la chose .
Non, c’est beau, c’est séduisant, c’est la justice sociale, c’est
“que ma vie vaut plus qu’un travail”, c’est qu’il n’y a pas de raison
que Pierre gagne plus que Jacques puisque Pierre et Jacques sont égaux.
Pourtant derrière ces messages sympathiques, se cache une dure et terrible réalité.
Il n’y a pas de milliardaires en France à taxer. Si… 12, ou 13 et
encore, c’est eux qui payent le moins d’impôts sinon ils partent se
faire taxer ailleurs. Simple.
Alors il reste quelques petits millionnaires et ils sont quelques
centaines de milliers devant leurs “fortunes” à la valorisation de leurs
biens immobiliers (et pas de leur compte en banque).
La réalité c’est que la grande majorité c’est la classe moyenne
supérieure, celle qui gagne entre 3 et 5 000 euros nets par mois. C’est
sans doute beaucoup pour certains, mais de vous à moi, cela n’a jamais
fait, ne fait pas et ne fera jamais de vous un milliardaire !
A 3 600 euros… ce sera 40 % d’impôts !
Toute notre gauche insoumise avait donc déposé un amendement (source Assemblée Nationale ici
pour que vous puissiez vérifier vous même) pour refaire les fameuses 14
tranches plus “progressives” pour taxer les milliardaires qui ne
gagnent que 3 600 euros par mois.
Hahahahahahaha. Bande d’ecrocs.
Cela a été déposé par : Mme Sabine Rubin Mme Clémentine Autain M. Ugo
Bernalicis M. Alexis Corbière Mme Caroline Fiat M. Bastien Lachaud M.
Michel Larive M. Jean-Luc Mélenchon Mme Danièle Obono Mme Mathilde Panot
M. Loïc Prud’homme M. Adrien Quatennens M. Jean-Hugues Ratenon Mme
Muriel Ressiguier M. François Ruffin Mme Bénédicte Taurine.
Voici les tranches.
« « 1. L’impôt est calculé en appliquant à la fraction de chaque part de revenu le taux de :
« « – 1 % pour la fraction supérieure à 0 € et inférieure ou égale à 10 292 € ;
« « – 5 % pour la fraction supérieure à 10 292 € et inférieure ou égale à 15 438 € ;
« « – 10 % pour la fraction supérieure à 15 438 € et inférieure ou égale à 20 584 € ;
« « – 15 % pour la fraction supérieure à 20 584 € et inférieure ou égale à 27 789 € ;
« « – 20 % pour la fraction supérieure à 27 789 € et inférieure ou égale à 30 876 € ;
« « – 25 % pour la fraction supérieure à 30 876 € et inférieure ou égale à 33 964 € ;
« « – 30 % pour la fraction supérieure à 33 964 € et inférieure ou égale à 38 081 € ;
« « – 35 % pour la fraction supérieure à 38 081 € et inférieure ou égale à 44 256 € ;
« « – 40 % pour la fraction supérieure à 44 256 € et inférieure ou égale à 61 752 € ;
« Rodolphe Saadé, le milliardaire chouchou de Macron, échappe à l’impôt » c’est le titre de cet article à charge de Médiapart (source ici) sur le patron de la CMA CGM la grande compagnie maritime française.
« Grâce à une niche fiscale sur le fret maritime et à l’optimisation
via sa holding, le patron de CMA CGM, Rodolphe Saadé, ne paie quasiment
pas d’impôts, alors que sa fortune a septuplé grâce à la crise du covid.
La Macronie et le président en personne applaudissent ».
Je n’ai rien contre Monsieur Saadé et son rachat de BFMTV, un
milliardaire remplaçant l’autre à la tête de nos médias, et restant
toujours proche du pouvoir car à ces niveaux là les relations sont assez
intestines. Ne soyons pas naïfs.
Ce qui me dérange plus, c’est évidemment quand on nous explique le cœur sur la main qu’il faut faire payer les riches.
JAMAIS. Vous m’entendez, JAMAIS dans l’histoire les vrais riches n’ont payé. JAMAIS.
C’est eux qui font les rois et les lois. Ne soyons pas naïfs.
Éric Ciotti et François-Xavier Bellamy viennent de signer, dans FigaroVox, une tribune sur la question de l’impôt sur les successions et les donations.
Et ils n’y vont pas de main-morte : « Nous voulons la mort de l’impôt sur la mort »,
lancent-ils dans le titre.
Nous sommes en pleine campagne pour les
élections européennes et l’on peut se demander pourquoi cette tribune
tombe maintenant alors que la tête de liste des LR ne cesse de dire, à
juste titre, qu’il faut ramener la campagne sur les enjeux européens.
Les droits de succession ne sont pas une compétence (pas encore, en tout
cas !) européenne, mais on comprendra aisément que tout est bon pour
tenter de ramener vers soi un électorat de droite sensible à ce sujet et
tenté, par ailleurs, d’aller voir en face, notamment du côté de
Reconquête ou du RN.
Un régime quasi confiscatoire remettant en cause le droit de propriété
Il n’empêche que Ciotti et Bellamy mettent sur la table une question
essentielle, existentielle, voire philosophique. Du reste, c’est ce
qu’écrivent les deux parlementaires en qualifiant cet impôt sur les
successions et les donations de « philosophiquement inacceptable ». On devine qui a été la plume… Effectivement, « au
terme d’une vie d’imposition, un patrimoine – imposé et taxé à chaque
étape de sa constitution – se retrouve de nouveau frappé par la
fiscalité du simple fait de sa transmission », rappellent-ils.
Aussi proposent-ils d’alléger cette fiscalité confiscatoire en
l’alignant sur le mieux-disant en Europe (cela doit être le fil rouge
pour se raccrocher à la campagne européenne !) : en Italie, par exemple,
l’abattement est fixé à un million d’euros et le taux d’imposition
n’est que de 4 %, alors qu’en France, l’abattement est de cent mille
euros et que le taux peut monter à 45 % ! Des droits de succession qui pèsent 0,6 % de notre PIB, contre 0,2 % en Allemagne.
On est bien dans un régime quasi confiscatoire qui remet en cause,
l’air de rien, le droit de propriété consacré par la Déclaration des
droits de l’homme et du citoyen. Notons, tout de même, que si la
proposition de Ciotti et Bellamy est très intéressante (restera à en
évaluer le coût pour les finances publiques), elle est relativement
incohérente, à bien y réfléchir : un impôt « philosophiquement
inacceptable » devrait tout bonnement être supprimé et non pas allégé !
Philosophiquement parlant…
Hahahahahahahahahahahahahaha. Qu’ils sont mauvais.
Mais qu’ils sont affligeants.
Plus je les écoute et plus ma culture familiale radicale-socialiste
me revient en mémoire. Je me souviens de mon pépé, soldat de toutes les
guerres les plus stupides qui déjà à l’époque ont ruiné notre pays. De
l’Indochine (où le pépé avait rencontré des Américains, des « vrais
amis » comme il disait) aux confins de l’Algérie il n’a rien compris à
ce qu’on l’avait envoyé faire là-bas, bref, lorsque j’étais gamin, le
pépé me citait le président Queuille.
Pour ceux qui ne connaîtrait pas ce sacré président « Henri Queuille
est un homme d’État français, né le 31 mars 1884 à Neuvic (Corrèze) et
mort le 15 juin 1970 à Paris. Membre du Parti radical-socialiste,
plusieurs fois ministre sous la IIIe République, notamment à
l’Agriculture, il fut trois fois président du Conseil sous la IVe
République. » Voilà pour resituer le type, l’époque et le courant de
pensée politique.
Dans radical-socialiste, il y a radical, et les radicaux-socialos,
n’aimaient ni le désordre ni la feignantise, ni la médiocrité. Bref.
Queuille avait de sacrées formules, des formules truculentes qui vont comme des gants aux miteux qui nous « gouvernent ».
Par exemple…
« La politique, ce n’est pas de résoudre les problèmes, c’est de faire taire ceux qui les posent. »
Pour pouvoir taxer en paix, faire la guerre en paix, vous voler en
paix, alors il faut d’abord faire taire ceux qui ne pensent pas comme
votre politique. C’est la première étape. Elle est presque achevée.
Quand vous regardez les lois qu’ils font passer, de l’insulte ou de la diffamation… non publique !
« Art. 225-16-4. – La provocation non publique
à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une
personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur origine ou de
leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une
ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée est
punie d’une amende de 3 750 euros.
« Est punie de la même peine la provocation non publique à la haine
ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en
raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle, de leur identité de
genre, vraie ou supposée, ou de leur handicap ainsi que la provocation
non publique, à l’égard de ces mêmes personnes, aux discriminations
prévues aux articles 225-2 et 432-7. (source ici)
Ou encore la nouvelle nouvelle loi sur l’outrage en ligne dont la
définition est tellement large, que tout peut constituer un « outrage »
terrible en ligne !
« Est puni de 3.750 euros d’amende et d’un an d’emprisonnement le
fait […] de diffuser en ligne tout contenu qui soit porte atteinte à la
dignité d’une personne ou présente à son égard un caractère injurieux,
dégradant ou humiliant, soit crée à son encontre une situation
intimidante, hostile ou offensante » (source ici)
Queuille disait aussi que…
« Il n’est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout. » Citation que je n’ai jamais hésité à transformer en « il n’est pas de problème qu’un nouvel impôt ne finisse par résoudre ».
Par exemple, nous sommes menacés par des dégradations de notes souveraines par les agences de notation ?
C’est un article du site Caradisiac qui nous apprend deux choses très intéressantes et qui sont liées l’une à l’autre.
La première c’est que le « leasing social » de voitures électriques
proposé par le gouvernement démarre en trombe ! Et c’est normal.
A ce prix-là, c’est un cadeau payé avec l’argent du contribuable qu’il ne faut surtout pas laisser passer si vous êtes éligible.
Surtout qu’il ne va pas y en avoir pour tout le monde !!
« L’offre de leasing social va de 40 € par mois pour la Renault
Twingo électrique à 150 € pour la Megane E-Tech (ou 149 € pour la
Peugeot e-2008) », kilométrage illimité et open bar ou presque. Alors si
vous pouvez, franchement foncez (j’en parlais dans la vidéo
ci-dessous).
Il n’en fallait pas plus pour que la mamamouchette à savoir la ministre
de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher se félicite dimanche
dernier que « le leasing électrique promis par le Président suscite
l’intérêt des Français : plus d’un million de connexions sur la
plateforme; 80.000 personnes ont demandé à être recontactées. Ce
dispositif inédit va progressivement monter en charge. »
Concrètement, entre 20 et 25 000 dossiers seront ouverts dans un
premier temps, avec une aide dont le montant s’élève à 13 000 € par
voiture !!
Et oui, 80 000 demandes mais seulement 20 à 25 000 heureux élus au
tirage au sort et à la loterie de la voiture électrique pas chère grâce à
l’argent que l’on n’a pas !!
Il
faut se rappeler la teneur des deux débats de second tour entre
Emmanuel Macron et Marine Le Pen.
L’actuel président de la République se
campait lui-même en expert responsable et féru d’économie face à
l’incompétence et la démagogie faites femme. La chanson gobée par les
élites autoproclamées risque d'être plus difficile à interpréter lors
des campagnes européenne et présidentielle.
Dans un éditorial sans concession sur RTL, le journaliste François Lenglet parle de « racket », de « brigandage », de « rançonnage » et s'inquiète : « Le président dépense sans compter »,
dit-il. De fait, comme Gargantua et son père Grandgousier, les héros
voraces de Rabelais, l’Etat piloté par Emmanuel Macron n’est jamais
rassasié. Dernier coup de Jarnac, la captation de la trésorerie des
caisses de retraite Agirc-Arco, citée par Lenglet. Le quotidien Le Monde, dans un article paru le 18 septembre, écrit : « L’exécutif
envisage une contribution de l’Agirc-Arrco, la caisse de retraite des
cadres, qui pourrait se situer, à terme, dans une fourchette comprise
entre 1 milliard et 3 milliards d’euros par an ». Ou comment l’un
des Etats les plus mal gérés de l'OCDE vient sanctionner la bonne
gestion d’une entreprise privée et ponctionner ses adhérents. Notre ami
Eric Letty reviendra prochainement sur ce coup fumant.
Piège mortel
L’Etat mettra encore la main sur une partie des bénéfices des sociétés d’autoroute, imitant en cela l’Europe et ses taxes sur les superprofits des entreprises.
Lenglet ne cite pas tous les coups de râteau étatiques. Mais pendant ce
temps, les hausses des taxes foncières, les projets de taxes sur les
maisons secondaires ajoutées aux folies normatives des écologistes sont
en train de bloquer le marché immobilier en France. Qui est une
ressource importante, via les droits de mutation, notamment pour les
départements et les communes. Sur la table du festin étatique, les taxes
sur les billets d’avion et les taxes sur les carburants qui fournissent
à l’Etat des ressources croissantes. Car voilà, les dépenses voulues
par le président s'accumulent.
Comme tous les lundis j’étais l’invité de l’émission Ecorama et cette semaine il fallait parler des baisses d’impots…
Enfin des baisses que nous ne verrons sans doute jamais.
Et des hausses que nous subissons tous déjà !
La France est politiquement un pays de faux-culs, où l’on s’arrange toujours pour créer des chaînes d’irresponsabilités.
L’Etat par exemple transfère des « compétences », comprenez des
tâches et donc des coûts aux collectivités locales sans leur donner de
moyens supplémentaires. Mieux. L’Etat supprime la taxe d’habitation qui
pesait sur tous, locataires comme propriétaires et finançait notamment
les communes.
Résultats ?
Les impôts locaux flambent et les taxes foncières explosent amplifiant une crise immobilière déjà importante.
Mais ce n’est pas le gentil État qui augmente les impôts, ce sont les méchantes communes.
Et c’est valable sur de très nombreux autres sujets que j’évoque dans cette interview.
La pression fiscale déjà très forte en France, devient effroyable et non, ni la misère ni la pauvreté n’ont été vaincues.
Ce sont les contribuables qui doivent déclarer et subir cette
nouvelle règle administrative imposée par l’administration fiscale, mais
ce sont nos agents du fisc qui sont « en pleurs » à cause de cette
déclaration des biens immobiliers une campagne qui vire au cauchemar
pour Bercy !
« Le principal syndicat de Bercy tire le signal d’alarme face à la
mise en place laborieuse de la déclaration de biens immobiliers, qui met
les agents de la Dgfip à l’épreuve face à des usagers parfois « très
agressifs ».
Comment éviter le « fiasco » ? Face au grand nombre de déclarations
toujours pas validées par l’administration fiscale, Bercy a annoncé que
les propriétaires ont finalement jusqu’au 31 juillet pour déclarer la
situation de leurs biens immobiliers au fisc. L’administration a ainsi
repoussé la date butoir, initialement du 30 juin, mais ce répit dans le
calendrier est loin de régler une situation tendue, rapporte Les Echos.
Selon le quotidien d’information, le principal syndicat de Bercy,
Solidaires Finances publiques, a adressé lundi 26 juin un courrier
accablant au directeur général des Finances publiques, Jérôme Fournel,
évoquant un un « risque psychosocial grave et avéré » , pour les agents
du fisc, auquel il est « de (sa) responsabilité de remédier ».
« Nous avons des remontées d’agents et de nombreux chefs de service
qui nous font part de situations extrêmement préoccupantes, notamment au
niveau de la réception du public », est-il décrit dans la lettre,
évoquant des usagers parfois « très agressifs » face aux relances ou
menaces d’amendes. « Loin d’être la campagne idéale tant vantée par
notre ministre, cette campagne ‘Gérer mes biens immobiliers’ est surtout
représentative de toutes les erreurs et errances dont est capable
l’administration » , fustige Solidaires Finances publiques.
Le syndicat pointe par ailleurs les couacs liés à la
dématérialisation à tout prix, qui mène certains services à créer
eux-mêmes des documents papier non-harmonisés, menant à des
dysfonctionnements importants, ou encore l’absence d’accusé de réception
qui laisse certains contribuables dans l’incertitude. Face à ces
constats, le syndicat décrit des agents en pleurs, qui craquent devant
les contribuables ne sachant plus comment faire pour répondre à leurs
questions et interrogations »