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martes, 8 de agosto de 2023

JDD : la gauche blessée balance entre rage et pulsion dictatoriale


 

Marc Baudriller 7 août 2023

C’était si bien, dans les années 1980, quand la gauche et ses associations s'exprimaient seules et presque sans contradictions dans tous les médias de France et de Navarre. 

Personne n’entendait les quelques courageux fanzines parfaitement marginaux sur le plan quantitatif (Minute, Présent...) qui osaient contredire l’avalanche des bons sentiments, appels aux mobilisations de tous poils, larmes de crocodile engagées et appels à vomir sur les Français attachés à leur pays : des beaufs, bêtes, racistes bien sûr, ringards, auxquels on ne donnait la parole que pour rire de leur débilité.

 Rien ne dure, ici-bas. Les temps sont difficiles pour les nostalgiques de l’unique doxa imposée à tous et pour les laveurs de cerveaux professionnels.

JDD pour Journal D'extrême Droite

La reparution du Journal du dimanche (JDD) sous la houlette de Geoffroy Lejeune, ancien patron de Valeurs actuelles devenu le nouveau vilain méchant loup à gauche, met nos infatigables professeurs de pluralisme et de démocratie sur le gril. Un débat ? Horreur. Pour cacher la rougeur sur la joue administrée par ce média libéré, désormais symbole d’une défaite de la gauche, on ironise. L’entreprise de diabolisation n’est pas en congés payés, elle tourne à plein régime ! On rivalise d’esprit, à l’aide de sauts conceptuels dignes des plus beaux élans de la pensée occidentale. Ainsi, pour la journaliste Pascale Clarke, qui eut longtemps son rond de serviette à France Inter, il faut oublier le JDD et parler du JDE, Journal de la Droite Extrême. Malin ! Edwy Plenel, le fondateur de Mediapart, fait encore plus simple et plus intellectuel : pour lui, JDD signifie Journal D’extrême Droite. Il suffisait d’y penser. Il a sa place dans les dictionnaires des mots d'esprit. Ces attaques feront frémir Geoffroy Lejeune et paniquer Vincent Bolloré, cela va de soi.



Avec sa délicatesse d’analyse devenue proverbiale, Sandrine Rousseau considère tout simplement une partie de l'opinion et de la population françaises comme une émanation polluante et toxique, à éradiquer par tous les moyens. Une forme d’humanisme vert, en somme.



Mais il y a pire que Bolloré et Lejeune réunis en congrès, c’est cette secrétaire d’État qui a accepté de parler au JDD. Alexis Corbière n’en revient pas : la preuve, encore une fois, de la collusion entre le macronisme et l’extrême droite, idée baroque, très prisée à la NUPES.

miércoles, 2 de agosto de 2023

La grève du JDD prend fin, Geoffroy Lejeune prend la tête de l’hebdomadaire malgré la fronde


Ndlr. Dans une récente émission « d’information » de la Radios suisse romande, le journaliste en poste et le correspondant à Paris se sont empressés de parler de Geoffroy Lejeune, un des meilleurs jeunes journalistes français (pas de gauche) mais qui dit ce qu’il voit et voit ce qu’il voit, finalement nommé rédacteur en chef du JDD après des semaines de grève, comme un journaliste « d’extrême droite ». 

Encore! Mais implicitement, cela veut-il dire que certains de nos journalistes gauchistes sont de mauvais journalistes, ou en tout cas des journalistes aveuglés idéologiquement? Ces journalistes ont-ils lu le moindre article de ce remarquable journaliste? Mais cela ne mérite visiblement jamais la moindre sanction.

 

Geoffroy Lejeune, 34 ans, ancien directeur de la rédaction du magazine Valeurs actuelles et proche du candidat Eric Zemmour à l'élection présidentielle de 2022, prend ses fonctions de directeur de la rédaction du Journal du dimanche dans un climat très conflictuel entre la rédaction du journal et la direction du groupe Lagardère, propriétaire actuel.

Le JDD de retour dans les kiosques à la mi-août

Sa nomination, annoncée le 22 juin, avait aussitôt déclenché une grève d'une durée inédite de la rédaction, reconduite à la quasi-unanimité pendant 40 jours. Ce mouvement a empêché six week-ends de suite la parution du JDD, institution dominicale en France, dans laquelle les puissants de tous bords se plient régulièrement au jeu de l'interview.

Mais un accord a été conclu pour mettre fin à la grève et le site internet du journal doit reprendre son activité dès ce 1er août, a annoncé dans un communiqué Lagardère, qui table sur un retour dans les kiosques de la version papier «à partir de mi-août».

«L'accord prévoit également la mise en place de conditions d'accompagnement pour les journalistes qui souhaiteraient quitter la rédaction», a ajouté le groupe.

A l'origine de la grève, le refus de la rédaction d'être dirigée par Geoffroy Lejeune, «dont les valeurs sont en totale contradiction avec celles du JDD», et son exigence de «garanties d'indépendance juridique et éditoriale». Même si Arnaud Lagardère, patron du groupe du même nom, s'en défend, nombre d'observateurs voient dans cette nomination la main du milliardaire Vincent Bolloré, accusé par ses détracteurs d’avoir des opinions «ultra-conservatrices».

Vivendi, groupe de Bolloré, est en effet en train d'absorber Lagardère, propriétaire de plusieurs médias français (Le Journal du dimanche, le magazine people Paris Match et la radio Europe 1).

jueves, 27 de julio de 2023

États généraux de l’information : une nouvelle croisade contre Bolloré ?


 

 

Clémence de Longraye 26 juillet 2023

 

« Bolloré accapare des médias et réduit le journalisme ».

Au micro de France Inter, ce 24 juillet, Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, s'en prend à Vincent Bolloré. Une sortie qui fait suite à son interview réalisée dans le même studio quelques jours plus tôt. « Là ou Bolloré passe, le journalisme trépasse. C'est un ogre qui digère les médias et les transforme en organe d'opinion. » accusait-il alors. Ces déclarations hostiles au milliardaire breton sur les ondes du service public ne devraient pas nous étonner si elles n’émanaient du tout juste nommé délégué général des états généraux de l’information.

Promesse de campagne, le président de la République a profité du mouvement de grève lancé par la rédaction du Journal du Dimanche contre l’arrivée de Geoffroy Lejeune, pour organiser à partir du mois de septembre une réflexion sur les médias et plus largement sur le droit à l’information. Pilotés par un comité soigneusement sélectionné par l’Élysée, ces états généraux de l’information ont, entre autres, pour objectif de « lutter contre toutes les tentatives d’ingérence et de donner aux journalistes le meilleur cadre pour remplir leur mission essentielle ». Et si l’exécutif promet un « processus ouvert et contradictoire » conduit par un comité « indépendant », force est de constater que le casting retenu n’a rien de neutre et transpartisan Bien au contraire…

Un comité orienté 

 
Aux côtés de Bruno Lasserre, ancien vice-président du Conseil d’État aujourd’hui à la tête de la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada), Christophe Deloire présidera donc ce comité de pilotage. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le secrétaire général de Reporters sans frontières ne porte pas Vincent Bolloré dans son cœur. Outre ses déclarations au micro de France Inter, Christophe Deloire s’est engagé aux côtés de la rédaction du JDD dont il « salue le courage ». Il en appelle à Arnaud Lagardère, ancien propriétaire du journal, pour mettre fin à la « menace Bolloré ». Une hostilité envers l’homme d’affaires breton qui ne date pas d’hier. Déjà en 2021, il présentait un documentaire, intitulé « Système B », dans le but de dénoncer méthodes de Vincent Bolloré. Nul doute qu’il profitera donc des états généraux de l’information pour une nouvelle fois taper sur les médias du groupe Vivendi, et plus largement sur la presse libre dont il ne partage pas les opinions.

Pour l’épauler, il pourra compter sur la chercheuse Camille François, spécialisée dans le numérique. Cette enseignante à l’université de Columbia n’a certes pas (encore) manifesté son hostilité vis-à-vis de Vincent Bolloré mais ne cache pas son soutien au Président de la République. En 2022, elle partjageait ainsi son « soulagement » de voir le candidat d’En Marche élu face à Marine Le Pen.