La mairie de Grenoble conseille à ses administrés de confectionner un sac à dos pour survivre en situation de crise.
On sait que la panique face à l’Est a le vent en poupe, ces temps-ci, au sein de la classe politique française. Le gouvernement va nous envoyer un guide de survie, dans les prochains mois. Il ne serait pas surprenant que la mode des abris antiatomiques revienne. Et maintenant, clou du spectacle : le sac de survie. La mairie de Grenoble, ordinairement peu suspecte de liens avec la mouvance survivaliste (plutôt marquée à droite), conseille à ses administrés de confectionner un sac à dos permettant de survivre en situation de crise. Le Dauphiné libéré du 21 mars 2025 consacre une page entière à l’interview d’un certain Antoine Back, adjoint au maire chargé des risques et de la résilience territoriale. Il a déjà tout prévu. Il a beaucoup d’idées. Écoutons-le !
Après plusieurs précautions oratoires qui semblent destinées à chasser tout sentiment de peur (c’est un comble !), l’adjoint au maire de Grenoble entre dans le vif du sujet : un sac par personne (au cas où les familles seraient séparées), de quoi avoir chaud en cas de nuit dans un gymnase, de quoi écrire, une gourde filtrante, des bouchons d’oreille, une radio à piles, des photocopies de vos papiers d’identité ou encore des doubles de vos clefs… La liste est longue. On peut même prendre des jeux de cartes, parce que « c’est important, la bienveillance », dans ce genre de situations.
À ce sujet — Les Français recevront cet été un manuel de survie : tremblez, braves gens !
En cas de crise... mais à cause de qui ?
Il est tout de même très curieux que ce sujet soit lancé, un beau matin de mars, dans les pages de la presse quotidienne régionale.













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