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jueves, 15 de mayo de 2025

Trump en Arabie saoudite : carton plein pour les États-Unis

Licence Creative Commons 
 
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 Acmé du séjour : la signature du « plus gros contrat d'armement de l'Histoire » d'une valeur de 142 milliards de dollars

Le 13 mai, Donald Trump a été accueilli en grande pompe à Riyad par le prince héritier Mohammed ben Salmane. Première étape de sa tournée au Moyen-Orient. À son arrivée, l’apparat royal était au rendez-vous : escorte d’avions de combat, garde à cheval et fastes du palais ont marqué cette visite. Accompagné de grands patrons, dont Elon Musk, Trump a affiché une complicité éclatante avec « MBS », mêlant sourires et échanges animés. Cette cordialité souligne un partenariat stratégique renforcé entre Washington et Riyad. Point d’orgue de ce séjour : la signature d’un « partenariat économique stratégique » incluant un contrat d’armement colossal de 142 milliards de dollars qualifié par la Maison-Blanche de « plus gros de l’Histoire ». Ce deal, impliquant des équipements de défense de pointe, promet de doper l’industrie américaine tout en consolidant l’alliance avec l’Arabie saoudite.

Un jackpot économique pour les États-Unis

Ce contrat d’armement, incluant des systèmes de défense aérienne, des missiles et des technologies de communication, vise à renforcer la sécurité saoudienne face aux tensions régionales, notamment avec l’Iran. Au-delà de l’armement, la visite a scellé des engagements d’investissements saoudiens aux États-Unis, évalués à 600 milliards de dollars. Ces accords touchent l’intelligence artificielle, avec un investissement de 20 milliards de dollars par l’entreprise saoudienne DataVolt, ainsi que les technologies, impliquant des géants comme Google, Oracle et Salesforce. Cette moisson de contrats illustre l’approche transactionnelle de Trump, qui avait promis de repartir de Riyad avec « de gros chèques » - de quoi largement consolider les liens de son pays avec cet allié clé et historique du golfe Arabo-Persique.

L’Arabie saoudite, soucieuse de sécuriser le soutien d’un président américain imprévisible, a déroulé le tapis rouge pour Trump, qui a su s'y montrer sensible. Ce partenariat économique, qualifié de « nouvelle ère » par Washington, s’inscrit dans une volonté de nouer des liens durables, notamment face aux ambitions iraniennes. Trump a aussi évoqué les « accords d’Abraham », espérant une normalisation des relations entre Riyad et Israël, tout en laissant au royaume le soin d’avancer « à son rythme ».

Un virage diplomatique en Syrie

À la surprise générale, Trump a annoncé depuis Riyad la levée des sanctions américaines contre la Syrie, une décision prise à la demande pressante de Mohammed ben Salmane et après des discussions avec le président turc Recep Tayyip Erdoğan.

lunes, 6 de enero de 2025

Le pharaonique projet architectural du royaume saoudien, qui accumule surcoûts et retards, est de plus en plus critiqué pour sa catastrophique gestion des ouvriers qui travaillent sur les différents sites


 The Line : 170 km entre mer, désert et montagne, à parcourir en 20 minutes en train à grande vitesse. Photo SIPA/Neom

 The Line : 170 km entre mer, désert et montagne, à parcourir en 20 minutes en train à grande vitesse. Photo SIPA/Neom
 
 
Publié le 04/01/2025

Neom, utopie architecturale à 500 milliards de dollars en plein désert de l’Arabie saoudite, semble s’enfoncer dans des sables mouvants qui pourraient gravement ternir sa réputation et remettre en cause son ambition architecturale démesurée.
 
 Initiée dès 2017 par le prince héritier et Premier ministre du pays Mohammed Ben Salmane, le projet consiste en plusieurs réalisations pharaoniques parties de la mer rouge et s’enfonçant dans les arides et accidentées terres du nord ouest du royaume : port de commerce construit sur la mer, station balnéaire pour ultras riches sur une île, station de ski dans des montagnes qui ne voient presque jamais la neige et surtout The Line, ville futuriste et centre technologique de plus de 150 km de long construits comme un immense mur de verre de 500 mètres de haut coupant le désert.

Mais malgré l’inauguration en octobre dernier de l’île balnéaire de grand luxe Sindalah, premier maillon du projet, Neom a depuis drastiquement baissé la voilure et tente d’étouffer les scandales.

Les responsables du projet phare, The Line, qui avaient prévu d’atteindre les 170 km construits en 2023, ont en effet annoncé que la longueur achevée serait finalement à cette date de… 2,4 km. 

Soit un peu plus de 1 %. La principale raison est le coût astronomique des différents sites, obligeant les concepteurs à faire des choix par élimination.


« Le Far West »

Bien pire, selon le Wall Street journal, l’immense chantier serait devenu un coupe-gorge pour les près de 100 000 travailleurs Pakistanais, Bangladais ou Philippins qui y sont employés, logés sous un soleil de plomb au sein de camps construits selon des normes sanitaires douteuses. Le quotidien new-yorkais rapportant des cas de « viols collectifs, tentative de meurtre et trafic de drogue », les stupéfiants vendus aux ouvriers leur servant à tenir les cadences infernales qui leur sont imposées dans la très sévère monarchie islamique.

martes, 3 de diciembre de 2024

Visite de Macron en Arabie saoudite : le Louis de Funès de la diplomatie…


@Ludovic MARIN / POOL / AFP 
 
@Ludovic MARIN / POOL / AFP

 

Le gouvernement de Barnier est sur le point de tomber, à ce qu’on dit.

 Le président de la République, lui, est en voyage, vers un Orient qui, comparé à notre classe politique, ne semble finalement pas si compliqué. 

 219 ans après la victoire de Napoléon à Austerlitz, par une cocasse ironie du sort, Emmanuel Macron posait le pied, ce 2 décembre 2024, sur le sol saoudien, espérant y décrocher des contrats importants. Le prince Mohammed Ben Salmane (MBS, pour la presse), souverain de facto – le roi son père étant très malade -, a engagé, on le sait, un ambitieux projet de transformation du pays, baptisé « Vision 2030 ». Certes, il a réduit la voilure, ces derniers mois, mais la France espère encore faire partie des prestataires…

En 2018, en Turquie, MBS avait fait arrêter, transporter à l’ambassade d’Arabie saoudite, assassiner puis couper en morceaux un journaliste répondant au nom de Jamal Khashoggi. Les caméras avaient saisi les sanglants pieds nickelés du renseignement saoudien en pleine action. Les témoignages, du médecin légiste notamment, lequel avait tronçonné ce brave journaliste en écoutant de la musique dans ses oreillettes, avaient achevé de scandaliser l’opinion publique dite internationale – en réalité, occidentale… Et pourtant, dès 2022, Emmanuel Macron, nouvellement réélu, avait accueilli MBS avec beaucoup de sympathie, mettant un terme, parmi les premiers, à l’isolement de l’héritier saoudien sur la scène internationale.

Servilité

À ce sujet — [ÉDITO] 49.3, censure, chute probable du gouvernement… Merci qui ?

Chose amusante, on trouve, dans cette délégation, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, à qui l’on doit déjà la gestion de notre expulsion du Tchad et du Sénégal, pas plus tard que la semaine dernière. Le manifeste des passagers de l’avion présidentiel a dû être fait avant le drame. On trouvera aussi une flopée de patrons français qui espèrent, donc, être sollicités par la pétromonarchie pour réaliser de grands chantiers, y compris, apprend-on par la presse, dans le domaine de l’intelligence artificielle. Tout cela est fort bien.

viernes, 1 de marzo de 2024

Un village saoudien sur le site des Invalides ?


 

  

Jean Kast 29 février 2024

Déguster des dattes fraîches, accompagnées d’un verre de thé à la menthe, dans le cadre prestigieux des Invalides… Vous en rêviez ? 

Eh bien, ce sera peut-être bientôt possible. 

À partir du 10 mai prochain, si tout va bien, ce magnifique Hôtel national, construit à l'origine par Louis XIV, hébergerait un « village saoudien ». Les curieux n’auront pas à se presser puisque l’événement devrait durer quatre mois.

Le gouvernement aux abonnés absents

Cet étonnant projet n’a pas manqué de faire réagir, à l’Assemblée. « J’aimerais obtenir des éclaircissements à ce sujet, questionna ainsi la députée LR du Rhône Nathalie Serre, mercredi 28 février. Pourriez-vous m’indiquer si le cabinet du président de la République et votre ministère ont donné leur accord ? Si tel est le cas, pourriez-vous nous communiquer les détails de cette installation ? » Visiblement pris de court, le ministre interpellé préféra botter en touche. « Je vais tenter de répondre sur ce que je sais, débuta maladroitement Patricia Mirallès, secrétaire d’État chargée des Anciens Combattants et de la Mémoire. Effectivement, ce sont des informations que nous avons pu aussi avoir. Aujourd'hui, rien n'est concret, rien n'est fait. Je comprends vos interrogations, mais je ne répondrai pas sur des choses qui ne sont pas faites ni signées avec aucun accord… Je pense être claire dans ma réponse ! »


 

La réponse de la secrétaire d’État était tellement « claire » que la présidente de la Chambre basse, Yaël Braun-Pivet, fut contrainte de rappeler à l’ordre son propre camp. « Madame le ministre en charge des Relations avec le Parlement, je vous remercie d’indiquer à chaque ministre qu’il faudrait vraiment qu’il réponde aux questions que lui pose le Parlement. Je rappelle que le gouvernement est responsable devant le Parlement… » C’est ce qu’on appelle un recadrage en règle.

Un pays vendu au plus offrant

Si les Jeux olympiques de Paris 2024 seront l’occasion pour tous les pays de briller et faire vibrer leur fibre nationaliste, il n’en reste pas moins que l’Arabie saoudite nourrit des ambitions toutes particulières. Notamment en France, où le pays mène une diplomatie « douce » sous l'égide du prince héritier Mohammed ben Salmane. Ces dernières années, plusieurs fonds d'investissement saoudiens ont investi massivement dans le bâti hexagonal. Une manne financière qui tombe à pic pour notre État en faillite. Un fonds de soutien au patrimoine français, abondé par l’Arabie saoudite, pourrait d’ailleurs voir le jour en 2024. Une demi-douzaine de lieux, tels que le château de Compiègne, devraient en bénéficier.

martes, 29 de noviembre de 2022

Bientôt un coup d'état en Arabie Saoudite ? | Idriss Aberkane



 
 
  Sortie le 28 nov. 2022 
 
 Peut-on impunément sortir du dollar pour les transactions en hydrocarbure? 
 
Depuis les accords secrets du Quincy en 1945 la réponse à cette question a toujours été, et sans aucune ambigüité, un puissant N-O-N-! et les quelques chefs d'état ou capitaines d'industrie qui s'y s'ont essayés, de Mossadegh à Khadafi en passant par Enrico Mattei, l'ont payé soit de leur poste soit de leur vie. Pourtant, c'est précisément ce que l'Arabie Saoudite semble en passe de faire avec la Guerre du Mépris que mène Mohamed Ben Salmane contre l'administration Biden depuis plus d'un an. J'ai attaqué Mohamed Ben Salmane par le passé, mais dans cette vidéo je ne peux qu'attirer l'attention de mon auditoire sur ce revirement géopolitique sans précédent, et très lourd de conséquences.

viernes, 5 de agosto de 2022

The Wall, les Pink Floyd l'ont chanté, l'Arabie Saoudite va le faire

 

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  170km de long, 200m de large et 500m de haut



L’Arabie saoudite a dévoilé les contours de The Line, un projet immobilier complètement fou qui se veut éco-responsable. Cette ville verticale, nommée NEOM, devrait accueillir presque 10 millions d’habitants sur seulement 34km². L’objectif ? Créer une cité qui n’abrite ni route ni voiture et n’émet aucune émission carbone.

The Line est un projet immobilier dont les contours viennent d’être dévoilés par l’Arabie saoudite. Il s’agit d’une ville baptisée NEOM qui s’étendra sur 170 kilomètres de large contre 200 mètres de profondeur et 500 mètres de haut, et comprise entre deux miroirs géants. Son ambition est de proposer une métropole très verticale, dans laquelle les gens se déplaceront sans voiture ou véhicule polluant.


 

NEOM, la ville du futur connectée et éco-responsable

The Line NEOM Arabie Saoudite 

© NEOM

NEOM se veut être une smart city où tout sera connecté et intelligent. Les gens ne se déplaceront plus en voiture, mais à pied, puisque la promesse est de permettre à chaque citoyen saoudien d’accéder à toutes les commodités (infrastructures sportives, écoles, commerces, centres de soins…) en moins de 5 minutes. S’ils souhaitent tout de même se rendre d’un bout à l’autre de cette barre d’immeuble, ils pourront toutefois prendre un train sous-terrain dont l’empreinte carbone devrait être nulle.

miércoles, 27 de julio de 2022

L’Arabie saoudite, les Etats-Unis et le pétrole russe. L’Union Européenne dindon de la farce ?

 Le 27 juillet 2022

Depuis que le président américain Joe Biden a pris ses fonctions en janvier 2021, il tente de ramener l’Arabie saoudite dans le giron de l’Occident politique. 

Ces tentatives se sont considérablement intensifiées après que la Russie a lancé sa contre-offensive contre l’empiètement rampant de l’OTAN. M. Biden a fait de nombreuses et vaines tentatives pour contacter les dirigeants saoudiens, qui ont culminé avec une visite ratée le 15 juillet.

Les raisons de la réticence de l’Arabie saoudite sont nombreuses, notamment l’intention ouvertement déclarée des dirigeants américains d’abandonner les combustibles fossiles au profit de sources d’énergie renouvelables. Le pétrole étant l’élément vital de l’Arabie saoudite depuis sa création en tant que pays moderne, on comprend aisément pourquoi les dirigeants saoudiens ne sont pas très enthousiastes à l’idée d’aider les États-Unis à atteindre un tel objectif.

Joe Biden s’est engagé dans une sorte de tentative quasi-reaganienne pour que l’Arabie saoudite augmente significativement sa production de pétrole, ce qui aurait dû permettre d’atteindre au moins deux objectifs. D’une part, faire baisser les prix du pétrole, ce qui aurait allégé la pression sur l’économie américaine pendant la transition vers des sources d’énergie alternatives, et d’autre part, contribuer à mettre l’économie russe à genoux, à l’instar de ce qu’a fait feu le président américain Ronald Reagan dans les années 1980, ce qui, selon de nombreux Occidentaux, a contribué à la chute de l’Union soviétique. Cependant, il semble que le président Biden n’ait pas seulement échoué à atteindre l’un ou l’autre de ces objectifs, mais qu’il ait en fait aggravé la situation de l’Occident politique.

Naturellement, tous les grands pays producteurs de pétrole ont profité de la hausse des prix du pétrole sur le marché mondial pour réaliser des profits exponentiels tout en devant pomper pratiquement la même quantité de pétrole. Cela est particulièrement vrai pour l’Arabie saoudite, troisième producteur mondial de pétrole, juste après la Russie et les États-Unis. Après que l’Occident politique a imposé des sanctions à la Russie, les marchés sont entrés en frénésie, ce qui a immédiatement provoqué une augmentation du prix de tous les produits énergétiques, y compris le pétrole brut. Cependant, c’est désormais la Russie qui vend le pétrole le moins cher, ce qui le rend extrêmement attractif pour les autres pays qui ne peuvent tout simplement pas se permettre d’acheter quelque chose de plus cher. Bientôt, d’énormes pays importateurs de pétrole comme la Chine et l’Inde ont commencé à acheter plus de pétrole russe que jamais auparavant.

À ce stade, la Russie commençait à dépasser la part de marché de l’Arabie saoudite dans d’autres pays, notamment en Chine, l’un des plus grands consommateurs de pétrole au monde.

lunes, 6 de diciembre de 2021

Emmanuel Macron, la putain exigeante

 


Photo AFP Le président français, Emmanuel Macron
 

Emmanuel Macron vend cher sa réputation. 

Il a des exigences et des tarifs qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses, un peu comme une cocotte de luxe. Ses prix commencent à quelques milliards de dollars. Mais ses clients en ont pour leur argent.

Parlez-en par exemple au prince assassin de l’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, qu’aucun dirigeant occidental n’ose plus fréquenter depuis qu’il a fait découper vif le journaliste Jamal Khashoggi. Samedi, Macron n’a pas hésité à le visiter en Arabie saoudite, moyennant la signature de quelques contrats bien juteux.

Mohammed Ben Salman paye en souriant. C’est que Macron est capable d’ouvrir les portes des salons les plus réputés, ceux où l’on se pique de démocratie du meilleur genre.

Macron défend avec verve l’Arabie saoudite. Certes ses dirigeants ont commis ici et là quelques erreurs. Mais faut-il pour autant refuser de les fréquenter ?

Sous les ors royaux et les damasseries, Macron pavoise, plus encore que Donald Trump avec sa pitoyable danse du ventre au milieu des Saoudiens, sabres au clair.

Comment un dirigeant qui soutient des dictateurs aussi épouvantables peut-il garder la moindre autorité pour défendre les droits de la personne et la démocratie ?

Comment s’étonner quand ensuite des populations du Proche et du Moyen-Orient méprisent la France ?

Contre les intérêts des démocraties

Certains diront que la dure réalité politique impose des choix qui répugnent à la morale. En effet. Mais les choix de plusieurs dirigeants des démocraties à l’endroit des dictatures islamoreligieuses sont à la fois immoraux et contre les intérêts des démocraties.

C’est que contrairement à ce que clame Macron, l’Arabie saoudite soutient les terroristes islamistes. Pas nécessairement de manière directe, mais au moins à travers quelques-uns des princes du royaume. Il faut se souvenir que 15 des 19 terroristes qui ont détourné les avions le 11 septembre 2001 étaient des Saoudiens. Et surtout, l’Arabie saoudite construit et finance à travers le monde des mosquées qui font la promotion d’un islam fondamentaliste qui s’oppose aux démocraties et plus généralement à la rationalité moderne.

Pour comble d’insulte

Alors quand Macron tente d’excuser ses ventes militaires en avançant que l’Arabie saoudite aide la France à lutter contre le terrorisme, il prend les gens pour des imbéciles. Et pour comble d’insulte, il ajoute qu’il a susurré aux oreilles de Mohammed Ben Salman quelques mots doux en faveur des droits de la personne.

Macron envisage même de reprendre langue avec les talibans. Pourvu qu’ils consentent à acheter quelque chose à la France, sans doute. On se demande quelles excuses Macron va trouver aux talibans pour défendre ses tractations commerciales qui s’en viennent sûrement. Ne pas laisser toute la place à la Chine ? Modérer les excès des talibans contre les femmes afghanes ?

Macron s’avilit devant l’Histoire. En même temps, il humilie la France et les démocraties.

 

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jueves, 26 de marzo de 2020

Oléo-trio ou la guerre de l'or noir




26 Mars 2020

La grande guerre du pétrole engagée début mars commence à sérieusement démoraliser le secteur du schiste américain et les autorités impériales qui, dans un contexte encore compliqué par la pandémie mondiale, tentent de le sauver afin d'éviter une cascade de faillites oléo-financières.
Victoria Coates.

Retenez bien ce nom car il n'est pas impossible qu'il revienne sous les feux de l'actualité dans les semaines ou les mois à venir.
Collaboratrice de Trump à la Maison Blanche sur les questions moyen-orientales, elle vient d'être nommée Envoyée spéciale à l'énergie en Arabie saoudite, un poste créé sur mesure.
Son but : "convaincre" les Saoudiens de fermer les vannes afin de faire remonter les cours du brut qui, en l'état actuel, menacent de ruiner tout un pan de l'industrie pétrolière US.
L'accablement a en effet gagné les esprits fébriles de Washington qui multiplient les tentatives pour stopper l’hémorragie.
Nous en donnions un exemple il y a une vingtaine de jours :
L'administration du Donald a tout de suite pris la mesure du danger
Douce coïncidence, le secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, s'est précipité pour rencontrer au débotté l'ambassadeur russe aux Etats-Unis, plaidant pour un "marché énergétique organisé" (décodeur : ne faites pas baisser les prix, vous allez ruiner nos compagnies). 
Ô ironie, des "possibilités de commercer et d'investir" ont été évoquées. 
Tiens, les sanctions sont passées de mode à Washington ?
Tout cela semble en tout cas confirmer en creux ce que nous disions : Moscou a décidé de lancer une contre-attaque d'envergure contre l'empire pour toutes les avanies subies ces dernières années (blocage du Nord Stream II, sanctions, Syrie). 
Et il faudra plus que de vagues promesses pour ramener l'ours à de meilleurs sentiments.

miércoles, 11 de marzo de 2020

Pétrole : attention à l’arbre qui cache la forêt…

 
 


Suite à l’échec des négociations OPEC/Russie de vendredi dernier sur le volume des productions de pétrole, on ne parle, dans la presse, que d’une « guerre commerciale » entre la Russie et l’Arabie saoudite.

L’Arabie saoudite a annoncé, dimanche, des « discounts » massifs, 20 à 25 %, sur ses prix de vente export pour le mois d’avril.

Les cours de marché, ce matin lundi, tournent autour de 30 à 35 dollars le baril selon les qualités, dans un contexte déprimé par la chute de la demande asiatique à cause du coronavirus.
S’il y a guerre, la première victime ne sera pas l’un des deux belligérants, mais les États-Unis.
Le coût moyen d’extraction (seuil de rentabilité) du pétrole de schiste américain est d’environ 57 dollars et varie selon les gisements.
L’industrie du pétrole de schiste est hyper-endettée.
Les dépôts de bilan se multiplient depuis 2018.
Les obligations émises par les sociétés sont toutes classées en junk bonds (obligations pourries).
Le coup est très rude pour Donald Trump qui, de Davos au discours sur l’état de l’Union, se vante de l’indépendance énergétique des États-Unis.
Une faillite à grande échelle de cette industrie, notamment au Texas, État pétrolier traditionnellement républicain, représenterait un risque électoral majeur.

lunes, 9 de marzo de 2020

La guerre du pétrole est lancée



 8 Mars 2020

Coup de tonnerre dans le monde de l'or noir !

Tout a commencé vendredi, lorsque l'entente qui régnait depuis trois ans entre l'Opep et la Russie a volé en éclats, Moscou s'opposant à une réduction de la production de pétrole pour enrayer la baisse des cours due au coronavirus. 

L'Opep+ n'est plus et les délégués pétromonarchiques présents à la réunion en étaient abasourdis tandis que le cours du baril dégringolait de 10%.
N'assiste-t-on qu'à une énième guéguerre de prix et de quotas ? 
Rien n'est moins sûr... 
Selon un bon connaisseur, Moscou a décidé de dire "Stop" et de lancer une contre-attaque générale contre l'empire pour toutes les avanies subies récemment (blocage du Nord Stream II, sanctions, Syrie). 
En le punissant là où ça fait mal : le secteur financier et la dette.
Le schiste US vit au-dessus de ses moyens depuis des années et avait déjà eu très chaud au milieu de la dernière décennie. 
Dans un billet intitulé L'ours, l'aigle et le chameau, nous en décryptions les tenants et les aboutissants :
Ce n'est pas une fable de La Fontaine ni un western de Sergio Leone, mais ça y ressemble tant le jeu géopolitique entre les trois grands de l'or noir - Russie, Etats-Unis et Arabie Saoudite - comporte son lot de ruses, de grandes et petites manoeuvres et de coups de théâtre...

Acte I : en septembre 2014, le chameau et l'aigle, sans doute nostalgiques de leur tango afghan, semblent manigancer la chute du prix du baril. 
Le but : punir l'ours pour son soutien à Bachar (et accessoirement aux rebelles du Donbass). 
Le chameau ouvre les vannes, quelques petits aiglons poussent à la roue à Wall Street et le pétrole passe en quelques semaines de 110$ à 50$.
L'ours, victime dans le même temps des sanctions occidentales, est un temps en difficulté mais bâille. 
La baisse du cours de l'or noir est plus que compensée par la baisse du rouble et Moscou engrange des recettes record dans sa monnaie. 
L'aigle l'a mauvaise et fourbit ses griffes pour un nouveau plan quand...

Acte II : le chameau tourne sa bosse à 180°. 
Où l'on apprend que Riyad voulait autant sinon plus détruire l'industrie américaine du schiste que s'en prendre à la Russie. 
Les coûts de production dans le schiste étant bien plus élevés que dans le pétrole conventionnel, la chute des cours met les producteurs US au supplice. 
L'aigle a beau piailler devant cette traitrise, les faits sont là : les investissements s'écroulent, la production commence à piquer du nez, et le schiste américain est dans une impasse.
Pire ! tout au long du printemps 2015, le chameau se rapproche de l'ours et lui fait des oeillades appuyées : invitation à rejoindre l'OPEP, entente pour fixer le cours de l'or noir... 
Si Moscou lâche Bachar, les Seoud wahhabites sont prêts à devenir danseuses orientales. 
De rage, l'aigle en avale ses plumes qu'il n'a déjà plus très nombreuses devant la perspective de la fin du pétrodollar.

martes, 4 de febrero de 2020

L’Arabie Saoudite décapite et crucifie 134 opposants politiques...


 
 
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Source : The Sun, 16 septembre 2019.
Traduction : lecridespeuples.fr
 
On peut faire confiance aux affirmations de Macron, Parly et Le Drian : jamais un tel régime n’utiliserait les armes françaises contre des civils ! Quel bel allié nous avons là, nous la pseudo-patrie des droits de l’homme (qui croit encore à ce slogan après les Gilets Jaunes ?) !
 
Les exécutions en Arabie Saoudite montent en flèche en 2019 : 134 personnes ont été crucifiées et décapitées, dont six enfants au moment de leur arrestation.


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Non, cette image n’est pas extraite d’un film…
 
Selon une organisation de défense des droits de l’homme, les victimes ont été torturées et massacrées selon des méthodes brutales, notamment la crucifixion et la décapitation.
La « hausse alarmante » des exécutions par l’État intervient malgré l’engagement du prince héritier Mohammed bin Salman de réduire le recours à la peine de mort.
Dans un rapport présenté au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, le Projet sur la peine de mort a révélé que 24 autres personnes sont « sur le point d’être exécutées ».
Ils comprennent trois enfants, d’éminents opposants politiques du prince héritier, des religieux et des militants des droits de l’homme.
Selon le rapport, au moins six adolescents ont été exécutés cette année après avoir été arrêtés pour de supposés « crimes » alors qu’ils étaient enfants.
Un événement organisé par le Projet sur la peine de mort a mis en lumière les « exécutions illégales et arbitraires » en Arabie Saoudite, ainsi que les atteintes aux droits humains des détenus et de leurs familles.
Les experts ont déclaré que ces abus avaient été « exacerbés par la torture systématique des détenus et des procès manifestement iniques aboutissant à des condamnations à mort ».

miércoles, 22 de enero de 2020

L’Arabie saoudite renonce à financer les mosquées à l’étranger ? La bonne nouvelle du jour !


 
 
Mohammad bin Abdul Karim Alissa
 21 janvier 2020
 
Serions-nous donc, chaque jour, condamnés aux mauvaises nouvelles ?

Pas fatalement. La preuve par ce revirement saoudien consistant à enfin cesser de promouvoir le salafisme sur l’ensemble de la planète.

Ainsi, Riyad abandonnerait toute forme d’autorité sur les mosquées dont elle a la charge, religieuse comme financière.
Première victime de ce désengagement ? Celle de Genève, installée en 1978 à grands coups de pétrodollars.
Pour Mohammed ben Abdulkarim Al-Issa, ancien ministre de la Justice saoudien et secrétaire général de la Ligue islamique mondiale, dont les instances dirigeantes n’ont rien à refuser à l’État saoudien : « Nous allons arrêter de la financer. Sinon, cela voudrait dire que nous continuons de l’influencer. […] Nous allons prendre les mêmes dispositions dans le monde entier. Partout, il y aura un conseil d’administration local, mis en place en coordination avec les autorités nationales. Notamment pour des raisons de sécurité. Il faut veiller à ce que les mosquées soient placées entre des mains sûres, évidemment. Ensuite, nous n’interviendrons plus. »
Les raisons de cette sorte de révolution copernicienne étaient déjà exposées sur ce site, le 4 octobre 2018, menaçant, en ces termes, la fragile monarchie en question : « Roi, nous te protégeons, tu ne serais peut-être pas là dans deux semaines sans nous ! »
Rugueux, mais clair…
Il est vrai qu’entre-temps, cette dynastie a été encore plus fragilisée par l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi et le procès ubuesque de ses bourreaux.
Bref, le prince héritier Mohammed ben Salmane, figure donnée pour réformatrice par nos médias, à condition de n’y pas regarder de trop près, n’en menait pas large.

viernes, 10 de enero de 2020

Le Paris-Dakar de MBS: on se tait et on profite du spectacle

 

L'Autrichien Matthias Walkner lors de la seconde étape du rallye en Arabie Saoudite le 6 janvier 2020 © FRANCK FIFE / AFP

L’édition 2020 du Paris-Dakar a lieu… en Arabie Saoudite

Mohammed ben Salmane (MBS) veut rattraper le retard qu’il a pris sur le Qatar en organisant de grands évènements sportifs. Il veut faire de Quiddya une vaste destination touristique digne d’un Disneyworld. Première pierre à cet édifice ambitieux, le Paris-Dakar. La délocalisation de la course dans le royaume de MBS est révélateur d’une époque où l’occident rend l’âme.


Départ le 5 janvier à Djeddah.
Arrivée le 17 à Quiddya.
Privés d’Afrique par les jihadistes, les amateurs de rallye auto-moto se sont d’abord rabattus sur l’Amérique Latine (2009-2019).
Cette année, ils se délocalisent dans le pays qui représente le modèle absolu pour les jihadistes du monde entier.
Un régime politique dont l’idéologie – le wahabisme – galvanise les fanatiques qui interdisent les sables et les savanes d’Afrique aux courses automobiles.
Consciemment ou inconsciemment, le Paris-Dakar se réfugie dans la gueule du loup pour être sûr de ne pas être mordu. Cruelle ironie.

Mohammed ben Salmane, le prince héritier d'Arabie Saoudite
 
Mohammed ben Salmane, le prince héritier d’Arabie Saoudite

On pourrait gloser longtemps sur les crucifixions pratiquées en place publique et sur le sort réservé aux femmes saoudiennes et aux migrants.

sábado, 4 de enero de 2020

La course au fric n’a pas de limites : le Dakar s’installe en Arabie saoudite


 
 
 3 janvier 2020
 
Après les championnats du monde d’athlétisme au Qatar et la Coupe du monde de foot qui s’y déroulera en 2022 sous un soleil de plomb fondu, la course au fric se poursuit dans les champs pétrolifères de la planète.
 
C’est ainsi que le , ex-Paris-Dakar exilé depuis onze ans dans les déserts des Andes, partira, le 5 janvier, de Djeddah, en Arabie saoudite.

Changement de sable, donc.
Au programme, remontée le long de la mer Rouge par Al Wajh et Neom, puis direction Riyad et boucle, au sud du pays, par Wadi ad-Dawasir et Shubaytah avant le terminus à Qiddiya.
Bof, diront les amateurs, tant qu’on roule dans le désert, où est le problème ?
Le problème est que, sous prétexte de « sport qui ne fait pas de politique », nous cautionnons, au nom du fric, les pires dictatures de la planète.
Tant que ça paye, hein, pourquoi se poser des questions ?
Amaury Sport Organisation (ASO) a donc passé un contrat avec le royaume wahhabite pour les cinq années à venir.
Et tant pis si l’on pend, lapide, fouette jusqu’à ce que mort s’ensuive ou découpe les opposants en rondelles pendant que les moteurs ronflent entre les dunes.
 « Ce n’est pas notre problème ! » clament les organisateurs, suivis d’ailleurs par les compétiteurs comme Hubert Auriol, triple vainqueur du Paris-Dakar, qui estime : « On ne peut pas demander à des personnes qui participent à une compétition sportive d’être les porte-parole des problèmes des droits de l’Homme dans ces pays-là. Ce n’est pas notre rôle. »
Il est vrai qu’ils courent tous avec un casque sur la tête, version moderne des œillères.
Ça évite de voir ce qui se passe à côté.

viernes, 4 de octubre de 2019

Les rebelles Houthis affirment préparer de nouvelles attaques contre l’Arabie saoudite

 
par | 4 Oct 2019 |
 
 
Si les Houthis attaquent l’Arabie Saoudite tous les mois et qu’ils réduisent la production de moitié tous les 30 jours et qu’il faut à chaque fois 20 jours pour tout réparer il finira par y avoir un gros trou dans la raquette de la production mondiale et des approvisionnements pétroliers.
 
C’est l’une des grandes interrogations concernant le conflit qui se déroule dans la région entre l’Arabie saoudite et le Yemen dont Ryad n’arrive pas à venir à bout… je vous laisse imaginer le sort de l’armée saoudienne en cas de guerre avec l’Iran !
 
Je vous invite également à regarder cette vidéo pour comprendre ce qu’il se passe au Yemen et la guerre militairement extraordinaire menée par les Houthis contre le plus gros acheteur d’armes de la planète.
Vous noterez la raclée que vient de se prendre cette brigade saoudienne… à moins qu’elle ne soit soudanaise !
En effet, les Saoudiens ont recruté des milliers de Soudanais 14 000 pour être précis, et parmi eux, figurent 20 à 40% d’enfants mineurs… et oui, la guerre c’est dégueulasse, et les armes françaises continuent d’être vendues à l’Arabie saoudite par notre pays et elles sont utilisées dans une guerre où des enfants en tuent d’autres…
 
En attendant les jeunes soudanais qui sont grassement payés par rapport à leur misère noire, ne sont que moyennement motivés dans cette guerre qui n’est pas la leur, ce qui n’en fait pas une troupe « acharnée » au combat, ceci expliquant cela.
 
Que le monde est beau.
 


Charles SANNAT

martes, 1 de octubre de 2019

Les prévisions « apocalyptiques » du roi saoudien !


«Si le monde n’agit pas avec force pour dissuader l’Iran»: ben Salmane prédit un désastre en cas de guerre… Que dit-il le roi saoudien ?

En substance que si l’Arabie saoudite rentre en guerre avec l’Iran ce sera le chaos sur terre, en déclarant : « la région représente environ 30% de l’approvisionnement mondial en énergie, à peu près 20% du trafic mondial de marchandises, environ 4% du PIB mondial. Imaginez que ces trois choses-là s’arrêtent toutes. Cela signifie un effondrement total de l’économie mondiale, et pas seulement de l’Arabie saoudite ou des pays du Moyen-Orient »
 
Effectivement si l’approvisionnement en pétrole cesse, cela va faire un gros trou dans la raquette du transport de marchandises, et des godasses made in china qui font marcher le monde entier à la distribution alimentaire, ce serait d’énormes pénuries en quelques jours.
Personne ne vous le dira de cette façon-là mais encore une fois, poussez simplement les raisonnements jusqu’au bout… et les risques apparaissent plus clairement.
Cela ne veut pas dire qu’ils se matérialiseront, cela veut dire qu’ils existent et que cela peut arriver.
Si diriger c’est prévoir alors le bon sens veut que l’on espère le meilleur, et que l’on prévoit le pire !
Evidemment ben Salmane qui n’arrive pas à s’en sortir avec les Houthis du Yemen se verrait laminer en quelques heures par la puissance iranienne.
Il a donc tout intérêt à évoquer le pire pour bénéficier du parapluie militaire américain et… européen. Pour aller plus loin sur ce sujet des risques et de l’effondrement vous avez cette vidéo.



Charles SANNAT

miércoles, 18 de septiembre de 2019

Valérie Boyer : « Plan de lutte contre les trafics de stupéfiants : des actes et moins de paroles ! »

 
 



Réaction de Valérie Boyer au micro de Boulevard Voltaire. L’occasion d’évoquer avec elle la manifestation à laquelle elle participait ce même jour pour protester contre le financement, désormais possible, de la Fédération de l’islam de France par l’Arabie saoudite.

Une nouvelle disposition passée totalement inaperçue.





Vous étiez présente lors de la manifestation de ce midi contre la ligue musulmane mondiale.
Pouvez-vous nous expliquer la raison de votre présence ?


Ces réponses se trouvent dans le courrier que j’ai adressé à monsieur le président de la République.
Je ne comprends pas comment le ministre des Cultes et de l’Intérieur, sous l’impulsion du président de la République, a pu laisser passer le changement de statut de la fédération de l’Islam de France.
Sauf erreur de ma part, le 16 juillet le successeur de Jean-Pierre Chevènement, à la tête de cette fédération, a trouvé les caisses peu pleines lorsqu’il est arrivé.
On comprend pourquoi…
Il a fait changer les statuts de la fédération de l’Islam de France dans la discrétion de l’été et il est allé chercher de l’argent en Arabie saoudite.
La question que je pose au président de la République est : est-ce qu’en échange de cet argent, l’Arabie saoudite a organisé cette conférence à Paris qui devait être présidée par Emmanuel Macron et clôturée par Édouard Philippe ?
Si la fédération de l’Islam de France doit être financée par l’étranger, qu’en est-il des associations ?
Je croyais que ces choses-là n’étaient pas permises.

lunes, 16 de septiembre de 2019

La production de pétrole de l'Arabie chute de moitié après l’attaque de drones

 
 
 
Smoke is seen following a fire at Aramco facility in the eastern city of Abqaiq, Saudi Arabia, September 14, 2019. REUTERS/Stringer
 
© REUTERS / HAMAD I MOHAMMED
 
 
L’attaque de drones houthis perpétrée le 14 septembre contre deux installations de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco a entraîné une forte perturbation de la production du brut, a annoncé Riyad.

Son allié américain a pointé du doigt l’Iran, proposant dans la foulée d’exploiter ses réserves pétrolières d’urgence.
 
La production pétrolière de l'Arabie saoudite, le plus gros exportateur mondial d'or noir, a été temporairement réduite de moitié suite aux attaques de drones qui ont provoqué samedi 14 septembre des incendies dans deux sites du géant Aramco.
Les attaques ont été revendiquées par le mouvement yéménite Houthi.
Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdoulaziz ben Salmane, a déclaré dimanche que 5,7 millions de barils par jour sont concernés, soit près de la moitié de la production saoudienne, ou 5% du commerce quotidien mondial de pétrole.
 
Pointé du doigt, l’Iran se défend
 
Le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a accusé l'Iran d'être responsable des attaques.
«Au milieu de tous ces appels à une désescalade, l'Iran vient de lancer une attaque sans précédent contre l'approvisionnement énergétique de la planète», a-t-il indiqué.
Selon la Saudi Press Agency, Donald Trump, lors d'une conversation téléphonique avec le prince héritier Mohamed ben Salmane, a déclaré que les États-Unis étaient prêts à coopérer avec l'Arabie saoudite pour «garantir sa sécurité».