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martes, 3 de octubre de 2023

Se suicider sur l’autel de la vertu climatique en pactisant avec le diable !


 

Philippe Charlez 2 octobre 2023

 

Les États-Unis sont devenus le premier fournisseur de gaz de la France en 2022, année du début de la guerre en Ukraine, devant la Norvège et la Russie, selon BFM Business, qui s'appuie sur les chiffres clés de l'énergie publiés fin septembre par le ministère de la Transition énergétique.

 Les États-Unis étaient au 9e rang en 2018, la Russie reculant du 6e au 10e rang.

En voulant s’imposer à tout prix une baisse de 55 % de ses émissions à l’horizon 2030, l'Europe se veut championne de la vertu climatique. Hélas, la vertu a toujours un prix exorbitant en termes socio-économiques.

Pour la France, ce coût a été chiffré dans le fameux rapport Pisani-Ferry : accéder au graal des 55 % se fera au prix d’un accroissement stratosphérique de la dette (+25 % anticipés en 2040), de la fiscalité (retour de l’ISF en ponctionnant 10 % du patrimoine des plus aisés) et du déficit de la balance commerciale. Ces investissements en majorité non productifs (équipements principalement produits dans le Sud-Est asiatique) induiraient pour au moins deux décennies davantage de pauvreté, « un passage au purgatoire nécessaire pour accéder à une croissance verte n’émergeant qu’après 2040 », selon France Stratégie.

Le climat est secondaire

D’autant que dans cette démarche, le climat est finalement secondaire. Les émissions de GES [gaz à effet de serre, NDLR] et le réchauffement climatique étant des phénomènes globaux totalement indépendants du lieu d’émission, des approches nationales voire régionales resteront peu efficaces si elles ne s’intègrent pas dans une politique mondiale de décarbonation : « L’effort climatique français n’aura qu’une incidence marginale sur les émissions mondiales et, donc, sur le réchauffement », poursuit le rapport. Marginale signifie nulle, pour un pays comme la France possédant déjà l’un des mix les plus décarbonés du monde ! Comme toujours, les Français les plus modestes seront les « dindons de la farce » : on ne leur demande rien de plus que de se suicider sur l’autel de la vertu. Pas certain qu’ils l’entendent de cette oreille et ne se retrouvent pas sur les ronds-points pour lancer un nouveau mouvement des gilets jaunes. N’oublions jamais que c’est une taxe écologique sur les carburants qui lança les hostilités.

Mais le plus cocasse est que, parallèlement à cette marche forcée vers une vertu vide de sens, l’Europe pactise aujourd’hui… avec le diable. Depuis quinze ans, le Vieux Continent a toujours diabolisé ses ressources potentielles en gaz de schiste, considérant la méthode d’extraction (la fracturation hydraulique) comme infréquentable. Qui se souvient encore de François Hollande déclarant fièrement : « Tant que je suis Président, il n’y aura pas d’exploration de gaz de schiste en France. » Exploration et non exploitation : nous n’étions même pas autorisés à regarder !

lunes, 23 de enero de 2023

Le prix du gaz et de l'électricité n'a rien à voir avec la guerre en Ukraine


Engie s'approvisionne en gaz de schiste américain pour ne plus dépendre du  gaz russe | Choisir.com

Le 23/01/2023

Cette gigantesque escroquerie a été organisée par les USA pour nous refourguer leur gaz de schiste trop cher pour être concurrentiel sur le marché du gaz traditionnel .

 


sábado, 10 de diciembre de 2022

L'Allemagne en plein hiver a perdu le GNL américain



 Le 09/12/2022

Une semaine plus tôt, les dirigeants allemands se vantaient d'avoir construit des terminaux GNL flottants à un rythme record pour recevoir du gaz étranger. 
 
Cependant, le canular a été rapidement révélé et il s'est avéré qu'il s'agissait d'un rapport médiatique populiste élogieux. 
 
En réalité, l'infrastructure du terminal flottant (FSRU) est totalement au dépourvu et ne sera pas mise en service en décembre. Der Spiegel écrit à ce sujet en faisant référence à l'entreprise de construction de gaz Deutsche Regas.


Ainsi, le sauvetage de l'Allemagne avec du gaz américain est reporté, puisque la république a perdu l'opportunité de recevoir et de regazéifier de gros volumes de GNL en plein hiver.

Oui, il était censé lancer au moins un terminal sur les cinq prévus en décembre, mais, malheureusement, le mois s'est avéré trop court, il n'a que 31 jours

miércoles, 11 de marzo de 2020

Pétrole : attention à l’arbre qui cache la forêt…

 
 


Suite à l’échec des négociations OPEC/Russie de vendredi dernier sur le volume des productions de pétrole, on ne parle, dans la presse, que d’une « guerre commerciale » entre la Russie et l’Arabie saoudite.

L’Arabie saoudite a annoncé, dimanche, des « discounts » massifs, 20 à 25 %, sur ses prix de vente export pour le mois d’avril.

Les cours de marché, ce matin lundi, tournent autour de 30 à 35 dollars le baril selon les qualités, dans un contexte déprimé par la chute de la demande asiatique à cause du coronavirus.
S’il y a guerre, la première victime ne sera pas l’un des deux belligérants, mais les États-Unis.
Le coût moyen d’extraction (seuil de rentabilité) du pétrole de schiste américain est d’environ 57 dollars et varie selon les gisements.
L’industrie du pétrole de schiste est hyper-endettée.
Les dépôts de bilan se multiplient depuis 2018.
Les obligations émises par les sociétés sont toutes classées en junk bonds (obligations pourries).
Le coup est très rude pour Donald Trump qui, de Davos au discours sur l’état de l’Union, se vante de l’indépendance énergétique des États-Unis.
Une faillite à grande échelle de cette industrie, notamment au Texas, État pétrolier traditionnellement républicain, représenterait un risque électoral majeur.

martes, 16 de febrero de 2016

La bulle financière du schiste américain explose

                                                    


Le 16/02/2016
 
Le schiste sera né sous Obama et pourrait s'éteindre en même temps que son règne. Paradoxal pour un président qui voulait protéger le climat et l’économie.
   
Il y a deux ans, qui aurait pu imaginer telle débâcle ?
Wall Street, la Banque fédérale américaine et les banques privées continuaient de déverser des centaines de milliards de dollars dans un secteur qui promettait des gains substantiels.
La révolution du gaz et pétrole de schiste américain de 2009-2015 a été conduite par des petites et moyennes entreprises qui ont financé leur croissance avec des emprunts à hauteur de 113 milliards de dollars en actions et 241 milliards de dollars en obligations. Aujourd’hui, elles s’écroulent sous leurs dettes, d’autant que peu d’entreprises sont rentables au-dessous de 50 dollars le baril.
Comme dans toutes les bulles spéculatives, beaucoup d’investisseurs sont entrés dans ce business sans en comprendre les mécanismes.
Grâce à l’entremise des banquiers, les producteurs ont réussi à lever des sommes astronomiques alors qu’aucun d’entre eux n’aura pu démontrer une quelconque rentabilité.
Même en Europe, les grandes institutions financières comme BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, Deutsche Bank, UBS se sont engouffrées dans la brèche aux côtés des bancaires américaines.
Paradoxalement, c’est le schiste lui-même qui s’est suicidé.
En quelques années, la production pétrolière américaine est passée de 5,1 millions de barils par jour au début de 2009 à 9,7 millions de barils par jour.
 Cette augmentation massive a déstabilisé les marchés qui étaient jusque-là régulés, à bien plaire, par l’Arabie saoudite.