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martes, 27 de septiembre de 2022

Comment arrivera le grand effondrement économique qui vous fait peur


 
27 septembre 2022

Beaucoup parlent d'un grand effondrement économique qui devrait prochainement survenir. 
 
Cet événement plausible, mais loin d' être certain, suscite beaucoup de fantasmes et d'inquiétudes. Je vous propose une petite analyse "prospectiviste" sur ce qui pourrait advenir, et sur les conséquences que vous pourriez subir de cette phase désagréable. 
 

On peut comprendre l’angoisse de ceux qui entendent en boucle, sur certains réseaux, parler de l’effondrement économique qui nous guette. Cette perspective nourrit l’intranquillité générale (et donc favorise les transferts d’autorité vers le sommet de la société), surtout chez ceux qui se vivent comme les plus précaires ou les plus exposés aux coups de tabac économiques. 

Je voulais tenter aujourd’hui de remettre un peu de lucidité et de clairvoyance dans les événements, à un moment où le gouvernement entame une discussion folklorique sur le budget 2023. Peu de Français ont compris que ce budget s’apprêtait à nourrir l’instabilité financière du moment. J’y reviendrai ce soir, dans un papier spécifique.

Les causes générales de l’effondrement

Commençons par les causes générales de cet effondrement possible. Elles sont essentiellement liées à la sur-financiarisation de l’économie, et tout particulièrement de l’économie occidentale. 

Pour aller vite, depuis les années 80 en Europe, les années 90 aux Etats-Unis, les banques peuvent utiliser l’argent des dépôts comme levier pour accorder des crédits et réaliser des opérations financières de plus en plus risquées et hors sol. Ce ver dans le fruit explique la crise de 2008. 

Il se trouve que, depuis cette crise, la financiarisation n’a pas suivi la cure de désintoxication qu’elle aurait dû. 

Les banques centrales ont déversé des sommes astronomiques sur les banques privées pour qu’elles fassent repartir l’économie, et des “actifs toxiques” continuent à circuler. Plus grave, la Banque Centrale Européenne est devenue prêteuse en dernier ressort dans un certain nombre de cas. 

Bref, il y a beaucoup trop d’argent en circulation, dont la valeur est illusoire : la bulle peut éclater à tout moment, et cet éclatement va faire très mal.

Les causes actuelles de l’effondrement

Trois éléments pourraient expliquer que l’effondrement arrive maintenant. 

Premier élément : la guerre bien entendu, et tout particulièrement la perspective d’une extension du conflit ukrainien à l’ensemble de la planète. Il s’agit là d’un risque majeur, exceptionnel, d’instabilité, qui peut pousser les marchés à jouer “la baisse” et à entraîner toute l’économie dans une dégringolade rapide. 

Deuxième élément : la stratégie de Great Reset, consistant à accélérer la “transition écologique”, donc à mettre en sourdine les anciennes filières de production comme l’automobile thermique, pour faire émerger de nouveaux marchés, comme l’automobile électrique. Cette stratégie, que j’appelle l’agenda du chaos, suppose que de nombreux chocs soient administrés aux sociétés occidentales pour changer leur mode de vie en accéléré, avec les conséquences économiques lourdes qu’on connaîtra.

jueves, 14 de mayo de 2020

RTE d’Ernst Wolff: « Nous vivons actuellement l’Effondrement Complet et Total du Système Financier qui existe depuis 70 ans ! »





C’est maintenant la troisième vague du tsunami financier – du moins c’est ainsi que le voit l’expert financier Ernst Wolff, qui depuis de nombreuses années prédit la catastrophe financière qui s’annonce et écrit à ce sujet. 

Dans une interview avec « eingeSCHENKt.tv », Ernst Wolff explique comment ce krach financier sans précédent est caché, dissimulé et, pour ainsi dire, « blanchi ».

Ernst Wolff:  

« Eh bien, le système s’effondre en ce moment et à mon avis, il n’y a pas de sauvetage pour ce système. 
Alors vous devriez vous demander qui est derrière cette Organisation mondiale de la santé.
Ce que nous vivons n’est en fait rien d’autre qu’un coup financier fasciste. 
Et cela a été orchestré au niveau international. 
Et je crois que toute cette hystérie faite autour du coronavirus, sert aussi à cette dépossession. 
Parce qu’il faut contrôler les gens d’une manière ou d’une autre. 
Vous devez contrôler les gens, il vaut mieux qu’ils soient dans leurs appartements. 
La meilleure chose à faire maintenant est de désactiver également une partie d’internet et de faire patrouiller la police dans les rues. 
Je pense aussi qu’il est tout à fait possible que la prochaine chose que nous verrons sera un confinement. 
C’est une occasion historique de faire comprendre aux gens ce qui se passe réellement en coulisses. Je crois, par exemple, que l’interdiction de sortie à laquelle nous sommes confrontés, est un moyen de prendre l’air, pendant quelques jours, et de prendre ensuite quelques décisions. »

sábado, 11 de abril de 2020

Épargnants, sauvez votre argent !



 



Le mégakrach est là, et bien là, comme je l’avais annoncé dans une vidéo YouTube du 31 décembre dernier (Le mégakrach aura bien lieu). 

On me dira que l’on ne pouvait pas prévoir la pandémie qui l’a provoqué : mais la situation financière mondiale, le niveau record d’endettement, la spéculation frénétique, appuyée sur des produits dérivés hyper risqués, l’intervention massive des banques centrales, qui a conduit à cette incongruité totale des taux négatifs, tout donnait des signes d’une rupture imminente.

Le monde de la finance cherchait un bouc émissaire pour endosser la catastrophe à sa place et pouvoir, ainsi, oser réclamer le soutien des États : le patron de Goldman Sachs avait expliqué au journal Les Échos que, si crise il devait y avoir, la guerre commerciale USA/Chine en serait la principale responsable.
Aujourd’hui, la crise est là, et bien là.
Les Bourses se sont écroulées mais n’ont pas encore atterri pour autant : le monde de la finance, comme les petits épargnants, n’a pas fini de souffrir…
La récession est déjà hors normes, d’un niveau inconnu dans l’Histoire : 6 % de récession au 1er trimestre, pour seulement deux semaines de confinement…
Jusqu’où va-t-on descendre ?
Pour pallier cela, les gouvernements ont mis en place des mesures d’aide exceptionnelles.
En France, le gouvernement vient de relever les crédits initiaux de 45 milliards à 100 milliards (Les Échos, 30/3/2020), pour les entreprises, le Quantitative Easing, c’est-à-dire la monétisation de la dette.
Elle le faisait déjà depuis six ans. On parle d’activer le Mécanisme européen de stabilité pour sauver les pays en difficulté.
Ou alors d’émettre des corona bonds, de la dette communautaire pour renflouer l’économie de l’Union…

martes, 10 de marzo de 2020

« Enfin le krach est là ! Bonne nouvelle » L’édito de Charles SANNAT



 

par | 10 Mar 2020 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Sur les marchés boursiers c’est la Bérézina.

Les marchés n’ont pas baissé pendant toute la première partie de cette épidémie.

Janvier et février ont été des mois finalement très calmes malgré une petite secousse bien vite stoppée.
La grande idée qui dominait dans le public était « ce n’est qu’une petite grippette ».
Le pendant sur les marchés était « cela ne va pas durer bien longtemps » et les effets de cette crise sur la Chine et l’économie du monde seront MTR.
MTR pour « maîtrisables, temporaires et réversibles ».
Finalement en ce mois de mars 2020, cela ne semble pas du tout MTR… cela ressemble même furieusement à une situation pas du tout maîtrisée, à des effets qui commencent à durer sacrément longtemps, quand à la « réversibilité », il est bien trop tôt pour dire quoi que ce soit si ce n’est que cette crise laissera des traces durables sur l’organisation des flux physiques de l’économie réelle.
Si les marchés prennent conscience depuis une semaine de cette crise, au niveau des populations, le « ce n’est qu’une grippette » vit ses derniers jours en France.
D’ici la fin de la semaine, la grippette commencera à sembler sacrément « carabinée ».
Aux Etats-Unis ce sera sans doute une semaine plus tard, mais globalement d’ici 15 jours il sera difficile de cacher une situation, que tout le monde redoute, à « l’italienne » avec saturation du système de santé, et donc une hausse sensible de la mortalité.
Je vous invite à l’article intitulé « nous devons choisir qui sauver »… car il n’y a pas de respirateurs pour tout le monde.
Les marchés ont commencé à comprendre que l’économie était à l’arrêt en Chine (toujours et que la reprise est aussi fastidieuse que lente), qu’elle était en train de s’arrêter en Europe, et que cela allait suivre aux Etats-Unis.

C’est un krach à tiroirs que nous allons vivre.

lunes, 9 de marzo de 2020

La guerre du pétrole est lancée



 8 Mars 2020

Coup de tonnerre dans le monde de l'or noir !

Tout a commencé vendredi, lorsque l'entente qui régnait depuis trois ans entre l'Opep et la Russie a volé en éclats, Moscou s'opposant à une réduction de la production de pétrole pour enrayer la baisse des cours due au coronavirus. 

L'Opep+ n'est plus et les délégués pétromonarchiques présents à la réunion en étaient abasourdis tandis que le cours du baril dégringolait de 10%.
N'assiste-t-on qu'à une énième guéguerre de prix et de quotas ? 
Rien n'est moins sûr... 
Selon un bon connaisseur, Moscou a décidé de dire "Stop" et de lancer une contre-attaque générale contre l'empire pour toutes les avanies subies récemment (blocage du Nord Stream II, sanctions, Syrie). 
En le punissant là où ça fait mal : le secteur financier et la dette.
Le schiste US vit au-dessus de ses moyens depuis des années et avait déjà eu très chaud au milieu de la dernière décennie. 
Dans un billet intitulé L'ours, l'aigle et le chameau, nous en décryptions les tenants et les aboutissants :
Ce n'est pas une fable de La Fontaine ni un western de Sergio Leone, mais ça y ressemble tant le jeu géopolitique entre les trois grands de l'or noir - Russie, Etats-Unis et Arabie Saoudite - comporte son lot de ruses, de grandes et petites manoeuvres et de coups de théâtre...

Acte I : en septembre 2014, le chameau et l'aigle, sans doute nostalgiques de leur tango afghan, semblent manigancer la chute du prix du baril. 
Le but : punir l'ours pour son soutien à Bachar (et accessoirement aux rebelles du Donbass). 
Le chameau ouvre les vannes, quelques petits aiglons poussent à la roue à Wall Street et le pétrole passe en quelques semaines de 110$ à 50$.
L'ours, victime dans le même temps des sanctions occidentales, est un temps en difficulté mais bâille. 
La baisse du cours de l'or noir est plus que compensée par la baisse du rouble et Moscou engrange des recettes record dans sa monnaie. 
L'aigle l'a mauvaise et fourbit ses griffes pour un nouveau plan quand...

Acte II : le chameau tourne sa bosse à 180°. 
Où l'on apprend que Riyad voulait autant sinon plus détruire l'industrie américaine du schiste que s'en prendre à la Russie. 
Les coûts de production dans le schiste étant bien plus élevés que dans le pétrole conventionnel, la chute des cours met les producteurs US au supplice. 
L'aigle a beau piailler devant cette traitrise, les faits sont là : les investissements s'écroulent, la production commence à piquer du nez, et le schiste américain est dans une impasse.
Pire ! tout au long du printemps 2015, le chameau se rapproche de l'ours et lui fait des oeillades appuyées : invitation à rejoindre l'OPEP, entente pour fixer le cours de l'or noir... 
Si Moscou lâche Bachar, les Seoud wahhabites sont prêts à devenir danseuses orientales. 
De rage, l'aigle en avale ses plumes qu'il n'a déjà plus très nombreuses devant la perspective de la fin du pétrodollar.